En sciences du comportement humain, ce qui différencie les domaines est le regard porté sur un même objet. Nous constatons déjà que ces qualifications du réel ont une incidence sur la configuration de l’individu. La clinique sera donc considérée dans son sens large comme modalité particulière d’un rapport sujet/objet. Il existe de nombreuses théories modernes sur l’étude du comportement humain. Beaucoup de choses peuvent être dites de l’action. Le comportement d’un être vivant est la partie de l’activité qui se manifeste à un observateur. L’individu comme figure de proue de la modernité contemporaine ne fait pas l’unanimité ; tantôt décrit comme victime d’un ordre normatif en continuité avec les procédures de contrôle du xixe siècle ou vécu par certains comme occupant entièrement la scène en donnant en spectacle ses états d’âme les plus divers. Dans ce contexte, il est peut-être utile ici de reconsidérer l’idée d’une objectivité sans faille. L’explication porte plutôt sur le sens que produit l’individu de sa propre expérience. On remarquera ici que la notion d’indésirable est peu définie comme s’il y avait des raisons objectives d’expliquer un comportement désirable ou indésirable. Il faut compter avec la créativité des individus qui ouvre en fait sur de larges pans de l’existence. Par conséquent, ce nouveau regard permet de se voir parmi les autres. Il faut aussi prendre garde de limiter la clinique à l’instant de l’acte. Ce que l’autre me raconte est aussi une représentation. Il ne s’agit pas de nier le caractère normatif de la vie sociale. L’analyse scientifique du comportement humain. Nous ne disposons ni d’instrument de mesure ni de concepts appropriés pour expliquer de façon définitive ce genre d’effets. La mise au jour des mécanismes d’action de la réflexivité reste largement à faire. Puisque seul le type de théorie utilisé détermine si un phénomène devient une donnée essentielle dans l’étude du comportement plutôt que telle autre, il est nécessaire d’examiner les procédés qui transforment l’action d’un individu en une donnée de la science du comportement. On peut bien clamer la beauté des étoiles, elles, ne pensent rien. Pour Simmel (1992 : 72) : (...) l’âme individuelle ne peut jamais se trouver à l’intérieur d’une relation si elle n’est pas en même temps à l’extérieur de celle-ci. Cette complexité peut être réduite dans un travail statistique, duquel, pour plus de commodité, on a choisi de l’évacuer, ou encore dans l’univers feutré du sens où, cette fois, on croit pouvoir faire abstraction des conditions d’existence. La sphère structurelle fait ici place à l’aire sociosymbolique car nous nous situons beaucoup plus sur le plan des croyances, de la subjectivité, des représentations sociales. Le vocabulaire de la théorie cognitivo-comportementale correspond à la gestionnarisation des problèmes sociaux et il est de plus en plus fréquent de le voir utilisé par les gestionnaires eux-mêmes. Après cette petite mise au point sur la connaissance, nous proposons trois aspects reliés à l’étude des théories et des approches de l’individu qui en découlent. Elle réfère en tout cas aux normes sociales et au devoir-être qui est en concordance avec ces normes. C’est Marx (1972) lui-même qui écrivait : « Il faut éviter de fixer de nouveau la société comme une abstraction en face de l’individu. Elles visent des conclusions légitimes à travers des formulations rigoureuses. Chacune des théories du comportement humain a sa façon d’établir le rapport sujet objet. C’est pourquoi on parle de l’aspect fonctionnel d’un système. La présente étude portant sur la compétition intrasexuelle chez la femme répond à cet objectif. Par ailleurs, la causalité est ici envisagée selon un point de vue multicausal car, à la différence de l’approche comportementale qui se concentre sur l’antécédent immédiat du comportement, l’approche écologique portera un regard plus large sur l’environnement. La clinique ouvre plutôt la voie à un pluralisme pragmatique. C’est avec cette transition qu’il faut à présent compter. De ce point de vue, il est loin d’être sûr que les théories du comportement humain, dans leur caractère obligatoirement « contraignant » sur l’individu, gagnent complètement la mise. La sociologie clinique a d’abord pour objectif de produire du sens sur un phénomène donné dans le but de présenter une connaissance sociologique de ce phénomène. Marc RENAUD et Louise BOUCHARD, RIS Elle explique le comportement en examinant la génomique sous-jacente. Par ailleurs, l’étude du comportement humain passe nécessairement par l’étude du rapport sujet/objet. D’autre part, plusieurs phénomènes s’expliquent par ce que l’on a l’habitude de nommer « les conditions objectives » d’existence. Cependant, ce pluralisme pragmatique laisse dans le non-dit le principe de la diversité. Des exemples d'études comportementales se constituent à travers la psychol… À la différence de la psychothérapie dont le but est de soigner l’autre, l’objectif de la sociologie clinique demeure la recherche sociologique. Ainsi, il n’est pas rare de constater qu’un empowerment, développé dans l’approche structurelle relevant de la théorie critique, se trouve instrumentalisé dans une approche fonctionnaliste qui prêche le développement de l’autonomie. ... Appliquer des méthodes du calcul intégral à l'étude de modèles fonctionnels du domaine des sciences humaines. Les études s’appuient sur une nosographie qui domine actuellement principalement en psychiatrie. Cette inventivité se trouve dans le registre de l’intime, du symbolique, de ce qui reste caché, dans l’ombre et pourtant qui s’insinue quotidiennement dans l’intervention. On remarquera aussi que l’approche écologique est très près de l’approche comportementale. Ce travail ne se résume pas simplement à une introspection psychologique à travers la proposition si courante et qui atteint parfois des sommets de complaisance, « se connaître soi-même », bien qu’il comporte la nécessité d’une connaissance de soi. Vincent de Gaulejac (1999) démontre dans son approche des récits de vie à quel point le territoire familial, la logique des rapports sociaux et les sentiments, tels que la honte, participent à la construction du sujet. Par ailleurs, l’étude du comportement humain passe nécessairement par l’étude du rapport sujet/objet. ÉTUDES SUR LE STRESS . 1083 0 obj <>/Filter/FlateDecode/ID[<8A52A4EF5E20BC4884486263AA300187>]/Index[1060 38]/Info 1059 0 R/Length 112/Prev 152590/Root 1061 0 R/Size 1098/Type/XRef/W[1 3 1]>>stream C’est donc à l’intérieur de ses propres règles que chaque théorie qualifie le réel. Nous nous trouvons dans l’univers de la contrainte et de l’extériorité. Tout ce qui se manifeste chez les individus sous forme de tendances, de mobilités psychiques, de conflits constitue en fait la matière brute de la psychologie et de la sociologie. Celui-ci dispose d’une marge de jeu qui lui permet d’élaborer des stratégies, donc de jouer avec les codes. Nous nous trouvons ici dans une logique qui vise la transformation structurelle. Des mécanismes, semblables aux rituels d’interaction de Goffman (1974), protègent la sécurité ontologique. Ainsi l’observé réagit à mes observations. Le premier s’intéresse à trois perspectives des théories du comportement humain : 1- transformation ; 2- sens ; 3- structure ; le deuxième aspect se penche sur la question de la complémentarité inscrite dans un pluralisme pragmatique ; enfin, le troisième est lié à la construction du rapport clinique. Le principe d’altérité implique plutôt une relation dialogique. Analyse des usages et des comportements. Cette transformation est comprise comme un processus de dépassement des contradictions vers des niveaux supérieurs. Par exemple l’herméneutique sera plus utile dans l’analyse d’une croyance qu’un programme causal. Cette oscillation nécessaire dans l’acte clinique du praticien l’est autant chez l’autre. Un comportement efficace s’acquiert progressivement lorsqu’il est récompensé par ses conséquences. Elle pose que l’on ne doit étudier les phénomènes qu’à partir de faits observables. Ce qui caractérise l’esthétique ici concerne la régénération du lien social entre deux sujets qui cherchent, en tant qu’élément constitutif de la connaissance. Des recherches démontrent que la transmission intergénérationnelle des secrets et des mythes familiaux est constitutive de l’individu. On parle plutôt de covariation entre variables structurelles. Il est donc possible de faire une classification des structures. Ainsi, a) les modes dialectique et actanciel sous-tendent un monde en transformation constante ; b) les modes structural et herméneutique renvoient au sens ; et c) les modes fonctionnel et causal correspondent à l’univers sociostructurel. Ainsi, nous interprétons le comportement humain comme nous le voyons, c’est-à-dire à l’intérieur d’un langage théorique particulier. Il s'agit d'une adaptation française de la 10 e édition d' Organizational Behavior (2008) de John R. Schermerhorn, Jr., James G. Hunt et Richard N. Osborn, volume utilisé dans plusieurs universités nord-américaines. Le deuxième schème qui fait appel au sens, le mode structural, produit une intelligibilité de comportements dont les significations ne sont pas immédiatement évidentes, restent cachées de prime abord aux yeux de l’observateur. 5 Etudes psychologiques qui expliquent le comportement humain . 1060 0 obj <> endobj L’approche psychosociale a une compréhension dynamique des problèmes vécus par l’individu. Ce sera dans la transgression de codes communs que l’on verra apparaître les pathologies. Comportement survie des plus aptes. Par ailleurs, certaines positions herméneutiques s’allient aussi au schème actanciel. La modernité contemporaine voit pourtant certains structurants, les plus ancrés dans l’inconscient collectif, se transformer sous la gouverne de l’individu. Avant-propos L’éthologie est une science à mi-chemin entre la biologie et la psychologie. Les approches compréhensives poursuivent un questionnement quant à la méthodologie expérimentale dont les modèles théoriques seront posés a priori et qui contiennent en eux-mêmes l’explication des phénomènes à observer en dirigeant le regard du clinicien. Le fait est qu’un phénomène humain qui n’est expliqué que d’une seule manière n’est, pour ainsi dire, pas expliqué du tout... et cela même et surtout si sa première explication le rend parfaitement compréhensible, contrôlable et prévisible dans le cadre de référence qui lui appartient en propre. %%EOF Depuis quelques décennies, on assiste à une remise en cause de cette relation. La réflexivité en ce sens n’est pas qu’une conscience individuelle mais bien une façon humaine de construire le social. Cependant, ici tout se passe comme si l’on pouvait prétendre penser en dehors des cadres sociaux. La référence aux grands ensembles est effectivement matière à analyse puisqu’elle situe l’individu de façon macrosociologique. comportement en ne se basant que sur un type de données. C’est à dire que dans sa dramaturgie interne, dans son monde de chien, il s’adapte à l’autre mais ne peut s’adapter à l’idée que l’humain se fait de lui. Il est donc nécessaire de prendre un temps de réflexion sur ces argumentations contradictoires au milieu desquelles se retrouve le praticien-chercheur. comment la société est-elle possible ? Il serait en effet intellectuellement plus productif de parler d’une interdépendance des disciplines concernées, la donnée psychologique et la donnée sociologique, toutes deux traversées d’une part par la question structurelle et d’autre part par ce que l’on pourrait nommer, avec Jürgen Habermas (1981), « l’agir communicationnel », ayant plus à voir avec le sens – ce qui nous ramène à l’opposition complémentaire entre explication et compréhension. L’importance de l’étude du comportement du consommateur s’explique par : Le développement considérable des sciences du comportement humain L’adoption, par un nombre croissant d’entreprises, de l’orientation de marketing : l’analyse du comportement du consommateur joue … Giddens (1987) ne nous semble pas insister suffisamment sur l’existence de l’inconscient. Il a été introduit en psychologie française en 1908 par Henri Piéron comme équivalent français de l'anglais-américain behavior. La connaissance du social est donc d’abord un problème qui se traduit par des oppositions. Il réside un certain paradoxe dans ce discours qui s’est tourné résolument du côté des systèmes vivants et s’affirme contre l’expérimentalisme. Obtenir une vue d'ensemble de la dimension humaine des organisations et accroître sa capacité d'analyse et d'intervention auprès des individus, des groupes et des organisations. Ces théories sont produites par leur discipline concernée, soit les domaines psychologique et sociologique. Berthelot (1990) avec d’autres auteurs nous a conduits à penser qu’il y a un pluralisme explicatif dans l’intelligence du social. Cependant, dans la pratique institutionnelle, cela peut paraître ironique, ce qui domine sont des représentations qui tendent justement à évacuer le sens. Disons déjà que la théâtralité, le jeu, apparaît justement en raison de cette réciprocité fondamentale. L’article propose quelques pistes de réflexion épistémologique sur la configuration sociale de l’individu à travers les théories du comportement humain au fondement de la recherche et de l’intervention sociale. On établit une distinction entre la méthodologie expérimentale et un principe d’altérité. C’est pourquoi les théories du comportement humain, dans leur application clinique, constituent les scénarios d’une véritable mise en scène de soi. Les ... Début de l’éthologie moderne, ou étude biologique comparée du comportement animal K. Von Frisch K. Lorenz N. Tinbergen Prix Nobel de médecine en 1973. Le concept d’objectivité est un concept fragile. Outre Lévi-Strauss (1967), célèbre représentant de ce vaste programme qui établit les structures de parenté par le jeu d’oppositions et de relations entre différents termes, plusieurs observateurs de la famille, notamment dans les milieux psychothérapiques, ont mis en relief l’existence de mythes au fondement des familles, de la transmission intergénérationnelle de certains symboles dont la signification se perd dans la nuit des temps. Ainsi, tout concourt à maintenir l’équilibre de cette structure. C’est pourquoi l’étude du comportement humain est d’abord un travail sur l’observateur, celui qui projette en avant son filet sur l’objet de son observation. Peut-être serait-il possible d’y porter un regard critique avec le postulat que toute prétention explicative ne rend compte du réel qu’à l’intérieur de son propre langage. Pavlov (1977) avait bien fait une distinction importante entre les animaux et l’humain et cette distinction se trouvait dans le langage qu’il a nommé « le second niveau de signalisation ». La diversité des théories du comportement humain est à l’image de la complexité du réel. Le choix des mots importe grandement lorsqu’il s’agit de définir l’individu. Le behaviorisme rejette la méthode introspective, lui reprochant de ne s’appuyer que sur le subjectif. Loin de disparaître, cette logique domine encore largement aujourd’hui, notamment dans les programmes écosystémiques. Discipline scientifique, dont l'objet est l'étude du comportement animal tel qu’il peut être observé chez l’animal sauvage en milieu naturel, chez l’animal sauvage en captivité, chez l’animal domestique en milieu naturel et chez l’animal domestique en captivité. Ce qui importe encore plus est ce qui est visé par chacune des disciplines ; c’est donc l’acte de voir qui s’insère dans une logique explicative ou compréhensive. De ce point de vue de la psychologie, on considère que la plupart des comportements sont hérités et ont une fonction adaptative. Selon l’approche structurelle, c’est dans les structures de domination justement qu’il faut replacer le problème. La notion de représentation sociale ouvre une avenue intéressante à l’idée d’une mise en acte ou, si l’on préfère, d’une mise en scène du rapport à l’autre à travers les approches qui découlent des théories du comportement humain. Il faut donc aussi éviter d’autres excès, qui, au nom d’un relativisme paradoxalement érigé en absolu, limitent les possibilités de compréhensions plus générales. Quelles sont les catégories utilisées pour parler de l’individu ? L’individu cherche un sens à ce qui lui arrive. Pour paraphraser une fois de plus Wittgenstein (2003), on peut dire que le fait qu’un objet soit décrit par une théorie n’énonce rien quant à cet objet même, mais plutôt le fait que cet objet puisse être décrit par telle théorie. Un scepticisme trop accentué face aux théories prive l’observateur de savoirs, somme toute, susceptibles d’être universalisés. Le schème actanciel met en relation un ensemble d’acteurs mais chacune des théories relevant du schème actanciel aboutit à l’individu. Ce langage doit lui-même être replacé dans le contexte de sa production. Continuité animaux grands singes humains. Selon l’auteur, l’analyse de l’impact des déterminations sociales est un point décisif pour favoriser une meilleure compréhension du sujet de son expérience individuelle. Cette nouvelle compréhension amène des effets thérapeutiques. Ce travail exigeant consiste à interroger « l’acte de voir » lui-même. Il y a, en cette matière, toujours une part de dissimulation. Il se passe beaucoup de temps à échafauder des théories sur l’objet et peu de questions sont en fait posées alors qu’affluent les réponses. L’inceste dans la famille en est un bon exemple. Elle ne fait pas partie intégrante d’un ordre sans être en même temps face à lui. La posture compréhensive, à travers la sociologie clinique par exemple, s’insinue en mineur bien sûr, mais ouvre la voie au renouvellement de la recherche et de l’intervention en sciences sociales. L’introduction toujours plus affirmée de l’individu dans toutes les sphères de la vie sociale est à notre avis au fondement de cette nécessaire transformation épistémologique. À partir du moment où l’on conçoit le rapport sujet/objet comme étant irrécusablement médié par l’une ou l’autre de ces représentations ou, pour le dire métaphoriquement à la manière de Wittgenstein (2003), par un maillage particulier du filet théorique, c’est donc du maillage du filet lui-même dont il faut s’occuper. Ce qui est observé en définitive est bien l’individu, lieu immédiat des réalités sociales. Cette posture compréhensive permet la reconnaissance d’une intelligibilité particulière. Mais outre cela, l’autre possède aussi sa propre idée sur sa situation et il est à proprement parler impossible de mettre de côté cette idée. Après avoir longtemps étudié la sélectivité des femmes dans le cadre de la théorie darwinienne de la sélection sexuelle (1871) différents auteurs ont Jacques Rhéaume pose bien la question : « Comment une épistémologie pluraliste se déploie dans la pratique clinique ? Mais il faut d’abord comprendre ces interrogations dans le contexte actuel d’une appropriation (médicaliste) du comportement humain. Après 18 ans darrêt, la revue de psychologie Science et comportement est de retour en format numérique. Venez les lire ! Par ailleurs, les actions individuelles se définissent par l’anticipation de ce que pensent les autres. Pour Eugène Enriquez (1993), l’inconscient s’inscrit à tous les niveaux du langage. Par ailleurs, ce n’est pas pour cela que sera nié l’impact des contraintes structurelles. « L’idée est placée comme des lunettes sur notre nez et nous ne regardons rien qu’au travers de l’idée », nous dit Wittgenstein (Chauviré, 1990 : 76). Télécharger en PDF GUIDE METHODO Manuel méthodologique de l'approche comportementale à l'usage des décideurs publics. EndNote (version X9.1 et +), Zotero, BIB Le rapport à l’autre, inscrit dans la relation clinique, implique une autre tension paradoxale qui est la distance et la proximité. Boris Cyrulnik (1995) constate que son chien ne sait pas mentir. Les actions sont des régulations du système. L’individu est l’être social » (Touboul, 2007 : 3). Ces deux discours, distincts quant à leur grammaire respective, doivent être également considérés comme étant complémentaires. L’approche centrée sur la modification du comportement repose sur des données probantes : le comportement. Le vol, le mensonge, la tromperie, l’automutilation et le meurtre font partie de ces attitudes propres à l’homme.Mais comment explique le fait qu’une espèce aussi intelligente Ainsi une même réalité possède plusieurs points de vue et les résultats dépendent du point de vue de l’observateur. Dans le cas d’un être humain, il est possible d’aller au-delà du comportement, et de s’interroger sur Le lancement de son premier numéro a eu lieu à lUQAM, le 12 juin dernier, en présence, notamment, de la présidente de lOrdre des psychologues du Québec, Christine Grou, et du professeur du Département de psychologie Réal Labelle, président de lAssociation pour la modification du comportement (ASMC). Ainsi il est très fréquent de rencontrer les schèmes herméneutique et actanciel au coeur des mêmes programmes. Il est donc possible de regrouper les schèmes à nouveau, cette fois en tenant compte des deux postures épistémologiques que sont l’explication et la compréhension. En milieu scolaire par exemple, on a pu établir le lien entre des problèmes familiaux et les difficultés de l’enfant. Ces schèmes d’intelligibilité peuvent être regroupés deux par deux et ainsi correspondre à une qualification du réel. Les individus ont une conscience discursive qui formule des rationalisations sur les actions. Le terme de « construction » ne rend pas assez compte de la dimension formale (Simmel) des langages : ces langages, à l’image de la forme plutôt que de la structure, sont effectivement perméables à la mouvance du social, ne serait-ce que dans la clinique, et l’on a tendance à abuser de cette notion de « construction » qui donne à voir des structures rigides, réductibles à des systèmes de contraintes et de détermination qu’il faut « déconstruire ». Nous reviendrons à ce schème qui croise l’herméneutique au sein de divers programmes de la sociologie compréhensive. L’individu devient objet de sociologie en tant que « laboratoire de l’imaginaire social » suivant l’heureuse expression de Fernand Dumont (1993). h�bbd```b``���A$�bɒ� �T�Er�"�`�Lz�I^�0��� �~"U@$W4��Ti�"m@d� �ȿH��������e3X%#����0 j�^ L'étude du comportement humain ne constitue cependant pas un terrain vierge proposé soudain à la sagacité des chercheurs scientifiques : voilà plus de soixante ans que beaucoup de psychologues le définissent comme objet d'étude, la «révolution behavioriste» remonte à L’inconscient fait appel à des modes de connaissance auxquels le sujet n’a pas accès. On cherche à définir les problèmes selon les rapports symboliques de l’individu avec les autres. L’approche écosystémique établit des comparaisons non plus avec les machines (les systèmes logiciels) mais avec d’autres systèmes vivants et en cela elle emprunte trop souvent aux thèses biologiques pourtant clairement fondées sur l’expérimentalisme. Nous nous concentrerons donc au prochain point de façon plus précise sur le théorique, l’observateur et l’observé. Mais encore, reconnaître sa subjectivité n’est pas tout ; il faut s’en distancier aux fins de l’analyse. Considérons le problème suivant, d’après la logique complémentariste de Devereux. Le discours subjectif réfère bien sûr à l’intériorité, traditionnellement objet de la psychologie. Dans le premier cas, il s’agit de transformer ces structures coercitives, tandis que dans le deuxième, il est plutôt question de maintenir l’ordre de ces mêmes structures. EndNote, Papers, Reference Manager, RefWorks, Zotero, ENW Les destinées individuelles sont peut-être en partie configurées à partir de rapports sociaux « objectifs » qui contraignent mais il existe de larges espaces d’interactions qui n’ont pas fait l’objet de beaucoup de sociologies.