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Auteur Fil de discussion: Qu'est ce que l'innovation dans l'islam?  (Lu 6137 fois)
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« le: Décembre 24, 2008, 22:42:09 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh a tous

 cest koi linnovation dans la religion
« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:11:18 par Zahiya » Journalisée
Nouriya
Invité
« Répondre #1 le: Décembre 24, 2008, 23:35:59 »
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Bismillahi Er Rahmani Er Rahim

Salam alaykoum wa rahmatoulahi wa barakatouhu


L’une des plus grandes contributions de l’imam As-Shafi’i [2] se situe au niveau de la division de l’innovation (Bid’aa) en "bonnes" ou en "mauvaises", en fonction du fait qu’elles se conforment ou non aux lignes directrices de la religion.

Ainsi, l’imam As-Shafi’i affirme [3]:
Toute chose innovée qui contredit le Livre, la Sounna, le Consensus des savants ou un Athar [4], est une innovation qui se perd dans l’errance. Par contre toute chose qui est innovée en matière de bien et qui ne les contredit en rien, est une innovation louable.

Il estime également [5]:

Il existe deux types d’innovations:

a- Les innovations réprouvées et les innovations autorisées.
b- Les innovations conformes à la Sounna sont autorisées, mais celles qui la contredisent sont réprouvées.

Il appuie ses propos en se basant sur la parole de Omar:
"Quelle bonne innovation!" Il importe de noter, à ce sujet, que des avis similaires ont été rapportés par nombre de savants tels que Al Bayhaqui , Al-Nawawî , l’Imâm Al-Haytamî, Abou Bakr ibn Al ’Arabi, Al-Ghazali, Ibn Hazm, Ibn al Jawzi, le Sultan des oulémasl’imam Al Izz Ibn Abd Salam et Al Hafidh ibn Hajar et bien d’autres.[6]

L’imam Al-Shawkani, éminent savant de l’islam, a conclu dans son livre Nayl al-Awtar que la séparation des innovations en bonnes et mauvaises, est la position la plus authentique.

Nous allons donc articuler notre article autour de l’explication d’Al-Shafi’i, qui constitue l’avis majoritaire concernant ce sujet.


« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:11:36 par Zahiya » Journalisée
Nouriya
Invité
« Répondre #2 le: Décembre 24, 2008, 23:45:48 »
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Les bonnes innovations



Il existe des actes et des faits nouveaux qui ne contredisent pas les règles de la législation islamiques, bien au contraire, ces derniers étant louables voire obligatoires.

Les compagnons et leurs successeurs qui ont "innové" à plusieurs reprises, respectaientl’esprit de l’islam et ses préceptes généraux.Ces innovationsont été bien accueillies et adoptées par toute la communauté, car elles lui étaient bénéfiques.

C’est dans ce même ordre d’idée que l’on pourra comprendre la tradition suivante:

Le Prophète Salla-llah allahi wa salam précise:
"Celui qui apporte une bonne tradition (Sounna Hassana) en Islam en aura sa récompense et la récompense de celui qui la met en pratique après lui, sans qu’aucun ne soit lésé dans sa récompense. Et celui qui apporte une mauvaise tradition (Sounna Sayi-a) en portera le fardeau et celui de ceux qui la mettent en pratique après lui, sans qu’aucun d’eux ne soient déchargés de leur fardeau." [7]

Ce hadith est édifiant à plus d’un titre. Les pratiques en rapport avec la religion, qui trouvent une justification dans les références de la législation islamique, ne sont donc pas considérées comme une innovation blâmable (Bid’aa). Par conséquent, une chose nouvelle ne constitue pas pour autant une innovation blâmable, pour l’être elle doit contredire les textes.

Dans ce sens, plusieurs innovations ont été classées comme louables. Donnons quelques exemples[8]:

Le Coran a été rassemblé en un opuscule à l’époque du khalife Abou Bakr. Le khalife Othman rassembla ensuite le Coran dans un seul ouvrage dont il envoya plusieurs exemplaires aux différentes contrées.
Omar Ibn Khattab a institué la prière collective de Tarawih pendant le mois de Ramadan. Puis, lorsqu’il vit les musulmans accomplir cette prière il s’exclama:
"quelle bonne innovation!" Oubayy Ibn ka’ab signifia alors à Omar que cette pratique n’existait pas auparavant. Omar répliqua qu’il le savait, mais que c’était une bonne chose.
Il y a aussi la rédaction de différents ouvrages relatifs à différentes sciences comme la science des Hadiths, les fondements de la jurisprudence (ousoul al-fiqh)...

La mise en place de "Mihrab"[9] dans les mosquées afin d’indiquer la direction de la Qibla.
La vocalisation du Coran (tachkil al qoraane).
L’appel à la prière du vendredi qu’institua Othman, qui s’effectuait au-dessus de sa propre maison [10], afin de permettre aux gens situés loin de la mosquée d’être bien informés [11].

L’approbation par les savants religieux de certaines décisions représente un gage incontestable de légitimé, la communauté ne pouvant s’unir dans l’erreur. Ibn Mass’oud précise:
"Tout ce que les musulmans considèrent comme bien est effectivement bien, et ce qu’ils considèrent comme mal, cela est effectivement mal."[12]






L’absolu et le relatif


L’interprétation de l’islam n’est pas une étape unique, et verrouillée, mais un effort intellectuel permanent. Le grand mérite de nos pieux prédécesseurs réside surtout dans le fait, qu’ils ont parfaitement compris l’esprit de l’islam, respectant la méthode et les principes de la recherche en "mettant toute leur énergie à formuler leur propre jugement" [13].
Cette extrême flexibilité permettra l’adoption en masse de l’islam par des peuples aussi différents que les Berbères et les Perses pour ne citer que ces derniers. Précisons qu’à cette époque, il existait plusieurs interprétations à travers une méthodologie que chacun s’efforçait d’appliquer [14].

Nous savons donc que nos pieux ancêtres avaient des positions bien différentes. Se référer à ces derniers, n’ a de sens que si nous faisons preuve de la même volonté, en s’inspirant avec sincérité de leur méthodologie. Se contenter de lister les avis de savants sans les situer dans le texte et le contexte, est aussi dangereux que de ne pas s’y référer du tout. Rappelons également, que l’histoire de l’islam est marquée par de nombreuses controverses, c’est en effet une religion qui incite ses fidèles à déployer sans cesse des efforts intellectuels: 
"Quiconque fait un effort d’interprétation et aboutit à une décision correcte sera récompensé doublement. Celui qui fait un effort d’interprétation et aboutit à une décision incorrecte n’aura qu’une seule récompense."

Ainsi, Ibnou Masoud [15], qui était un des compagnons qui faisait montre de la plus grande sévérité dans la condamnation des innovations [16], s’est retrouvé lui-même contraint de se servir de Al-ra’y (l’opinion personnelle) et de Ilm Al-Kalam (science du dogme qui fait appelle à la raison) [17], considéré par beaucoup de ses contemporains comme étant une hérésie. Ibn mas’oud fera d’ Al-ra’y un usage régulier et élaboré, ce qui fondera plus tard l’école d’ Al-ra’y en Irak [18]. Rien ne permet donc de les considérer comme des innovateurs, et un célèbre hadith de Mu’adh Ibn Jabal fonde la légitimité de ce procédé [19].

Par ailleurs, Ibn Taymiyya qui vilipendait l’imam Ghazali pour avoir utilisé les principes de la philosophie (la logique aristotélicienne), a été lui-même amené plus tard à introduire des concepts philosophiques dans ses débats. Mais certains ne retiendront de ce dernier que sa condamnation des philosophes.

Contrairement à une opinion répandue, la religion musulmane a toujours fait l’objet d’une adaptation en fonction de l’environnement dans lequel elle se trouvait. Cette adaptation est liée à un véritable effort intellectuel d’interprétation. Les compagnons du Prophète, leurs successeurs et les savants religieux ont toujours prôné une compréhension consciente, intelligente et équilibrée des références. C’est ce qu’ont signifié les premiers juristes, après Abou Hanifa et As-Safi’i, avec la notion de maqasid ashari’a: les objectifs, les principes d’orientation de la législation islamique.
« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:12:02 par Zahiya » Journalisée
Nouriya
Invité
« Répondre #3 le: Décembre 25, 2008, 00:15:46 »
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Les mauvaises innovations
 


Cette "religiosité maladive" (tadayyoun maradi) qui tourne autour d’elle-même, se conçoit comme la seule digne d’être musulmane, et toise du haut de sa supériorité et de son orgueil toute autre pensée. Ce courant ne fait montre d’aucune modestie, et se refuse à intégrer la sagesse des autres écoles. Leur seul argument est je cite:
"Comment pourrait-il y avoir en Islam de belles innovations? Toute nouveauté est une innovation, donc un égarement qui sera au feu."

Revenons désormais aux deux fameux hadiths de Aicha qui évoquent les innovations. On s’aperçoit alors qu’ils corroborent l’interprétation de l’imam As-Safi’i.

Aïcha Radhi Allah 'Anha rapporte les propos suivants du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam:
"Celui qui apporte dans notre religion, une innovation qui est étrangère, aura son oeuvre annulée et rejetée." [20]
Dans la version de Mouslim, il est précisé :
"celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, aura son oeuvre annulée et rejetée." [21]

Ces Hadiths signifient que celui qui innove, en matière de religion, une chose ou une pratique qui va à l’encontre de la législation islamique, en supporte le péché et son oeuvre est rejetée. [22]


Rappelons, encore une fois, l’analyse du grand maître As-Safi’i relative à la mauvaise innovation:
toute action qui ne se conforme pas aux commandements de Dieu, et à ceux de Son Envoyé est irrecevable.


Les innovations blâmables se situent à plusieurs degrés. Certaines font partie du polythéisme, d’autres de la mécréance et d’autres des péchés. Elles sont généralement classés en deux catégories:

a- Les innovations en matière du Credo islamique (Al-‘Aquida al islamiyya):
Ces innovations ont pour vocation d’améliorer les dogmes et les croyances ou encore la production d’un nouveau Credo qui n’a pas été institué par les authentiques références islamiques A ce propos, on rapporte qu’en marchant à Hounayn, les compagnons passèrent devant un jujubier que les associateurs vénéraient en suspendant leurs armes à ses branches.
Quelques nouveaux convertis affirmèrent alors:
"O envoyé de Dieu! Désigne-nous un arbre de bénédictions comme les associateurs en ont un"
Le Messager de Dieu leur répondit:
"Dieu est grand, vous venez de demander ce que les peuples de Moïse lui avaient demandé: (Fais nous un Dieu de même qu’ils ont des divinités) [23].
Puis il souligna:
"vous êtes un peuple se comportant suivant l’ignorance païenne. Vous allez cheminer suivant les voies de ceux qui vous ont précédé."
[24]
En effet, dès lors que la discorde a pris de l’ampleur parmi les musulmans, suivie de l’apparition de "groupes égarés" mettant surtout l’accent sur des sujets concernant le domaine de la croyance, plusieurs "hérésies" se sont ainsi manifestées. Les pieux ancêtres de cette communauté ont donc délaissé ces paroles inutiles, pour se limiter aux sujets liés au dogme et conformes aux références islamiques.

b- Les innovations dans les actes cultuels (Al-‘ibadat)
Une adoration qui ne trouve aucun fondement dans les références islamiques [25] est une mauvaise innovation. [26] Cette interdiction peut être déduite du verset où Dieu affirme: (Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses que Dieu n’a jamais permises ?) [27]. Pour illustrer cette idée, on peut citer l’exemple de cet individu qui, au temps du Prophète Salla-llah allahi wa salam, avait fait voeu de rester continuellement debout sous le soleil, et de ne jamais s’asseoir en jeûnant sans arrêt. Le Messager de Dieuor Salla-llah allahi wa salam donna de s’asseoir et de se mettre à l’ombre pour terminer son jeûne jusqu’à la fin de la journée. [28]
En revanche, les pratiques cultuels qui n’existaient pas du temps du Prophète Salla-llah allahi wa salam, mais qui trouvent quand même leur fondement dans les références islamiques ne sont pas considérées comme (Bid’aa).


Equilibre et pondération:

Doit-on rappeler que nous sommes une communauté du juste milieu.
Le messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam a averti contre l’extrémisme:
"Je vous mets en garde contre l’extrémisme dans la religion, en effet ceux qui sont venus avant vous, n’ont été détruits qu’en raison de leur extrémisme dans la_religion." [29]

Il est donc important de noter l’inflexibilité doctrinale d’un certain courant, qui aspirait, à l’origine, à dépasser les écoles juridiques, se muant ainsi en une nouvelle école, dont la particularité est d’être plus rigide que les autres. Ce n’est certainement pas le Texte qui est ici à mettre en cause, mais plutôt les comportements de certains qui prétendent parler au nom du Texte, contribuant surtout à desservir à la fois son message et son esprit !
Selon Abou Hourayra Radhi Allah 'Anhou le Prophète Salla-llah allahi wa salam souligne que:
"La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu’un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que la religion ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes..." [30] 
La rigidité est un principe totalement contraire à l’esprit de la religion musulmane.




[1] Il serait judicieux de rappeler ici, l’empreinte des préceptes extrémistes sur la société arabe qui s’est traduite par un certain nombre de mesures souvent restrictives pour la liberté individuelle des femmes. Le conseil des grands oulémas dans un pays du golfe a rappelé son hostilité à la conduite des voitures par les femmes. Ce qui nous rappelle le débat sur l’instruction de la femme dans les années 60.
"Ce sont les mêmes qui se sont opposés au téléphone, puis à la télévision, puis à l’éducation des filles et maintenant à la conduite des voitures et au droit de vote"

[2] L’imam Mohamed Ibn Idris As-Shafi’i (mort en 204 H/8l9 JC) est le disciple de l’imam Malik Ibnou Anas, l’arrière disciple des deux compagnons d’Abou Hanifa et le maître de l’imam Ahmed Ibnou Hanbal, premier fondateur d’une nouvelle discipline scientifique : les fondements de la jurisprudence islamique ‘ilm ousoul Al fiqh.

[3] Rapporté de Harmala disciple de As-Shafi’i par Abou Nouaym dans Hilyat Al-Awliya. La parole de Omar est rapportée par Al-Boukhari dans son Sahih et par l’imam Malik dans son fameux livre Al-Mouwatta.

[4] Un Athar est une information traditionnelle, en l’occurrence, ce qui est rapporté des compagnons du Prophète ou de leurs successeurs.
[5] Rapporté d’Al-Rabi’, autre disciple de As-Shafi’i par Al-Bayhaqui dans son livre Madkhal et Manaqib Al-Shafi’i avec une chaîne authentique comme l’écrit Ibn Taymiyya dans son livre Dar’ Ta’arud Al-’Aql wa Al-Naql’.

[6] Il importe de noter que certains savants ont classé les bonnes et les mauvaises innovations suivant les cinq statuts juridiques connus. L’innovation est ainsi divisée : celle qui est obligatoire (wajiba), interdite (mouharrama), recommandée (mandouba), déconseillée (makrouha) ou indifférente (moubaha). En revanche, on trouve plus de réticence au niveau de l’école hanbalite et
surtout avec Ibnou taymiyya.

[7] Rapporté par Mouslim dans son Sahih (chapitre de la Zakat)

[8] Quant aux nouveautés concernant les actes ordinaires de la vie, elles ne sont pas appelées Bid’aa [innovation] en Islam.

[9] La niche de prière qui indique la Qibla, la direction de La Mecque dans la mosquée. C’est dans cette direction que prient les musulmans.

[10] La maison de ‘Othman est située dans un endroit avoisinant la mosquée prophétique appelée Zawra’.

[11] Rapporté par Al-Boukari, Abou Daoud, Attirmidhi et An-Nassai’

[12] Rapporté par l’Imam Ahmed dans son livre As-Sunnah

[13] Expression empruntée du Dr Saîd Ramadan Al Bouti, grand savant du monde islamique, dans son livre "assalafiyya". Je désigne ici par méthode les règles d’extractions des avis juridiques à partir des références islamiques.

[14] Y compris la notion de Bid’aa a fait l’objet de l’ijtihad

[15] Ibn Mas’oud: Compagnon du Prophète et lecteur du Coran, exégète. Mort en 32H/652JC.

[16] Il a été authentiquement rapporté par Ibn Mas’oud (que Dieu l’agrée) qui a affirmé:
"Suivez et n’innovez pas, car en vérité ceci vous est suffisant et sachez que touteinnovation est un égarement"

[17] A l’instar d’Ibn Mas’oud , d’autres ont fait de même, citons entre autres, l’imam Ali, qui a débattu avec Yazid Ibnou Oumayra à propos de la foi (Al Imane), Ibnou Abbas qui a débattu avec le groupe des khawarij et l’imam As-Shafi’i (que Dieu les agrée tous) qui a débattu avec Bichr Al Merissi.

[18] Parmi ses disciples nous retrouvons, ‘Alqamah Ibnou Qays Nakha’i et Ibrahim Nakha’i

[19] Mu’adh ibn jabal avait été nommé juge au Yémen par le prophète Salla-llah allahi wa salam.
Avant son départ, le prophète Salla-llah allahi wa salam lui demanda:
Selon quoi vas-tu juger ?
Il répondit : Selon le livre de Dieu.
Mohammed Salla-llah allahi wa salam demanda:
Et si tu n’y trouves rien ?
Il répondit: Selon la tradition du prophète de Dieu.
Mohammed Salla-llah allahi wa salam demanda finalement:
Et si tu n’y trouves rien ?
Il dit:
Alors je m’efforcerai de former mon propre jugement. Et aussitôt le prophète s’écria: Que Dieu soit loué, car il a montré au messager de son prophète ce qui plaît à son prophète. Hadith authentique rapporté par Abou Daoud.

[20] Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim

[21] Un autre hadith a été longuement commenté au sujet des innovations:
Le Prophète Salla-llah allahi wa salam précise:
"... En réalité, celui d’entre vous qui vivra après moi verra une divergence de vues. Restez donc attachés à ma Sounnah, à celle des califes bien guidés après moi. Mordez-y à pleine dents ( lit : par vos molaires). Evitez les pratiques innovées car toute innovation (en islam) constitue un égarement."
(Rapporté par Ahmad, Abou Daoud et at-Tirmidhi qui le déclare: bon et authentique)

[22] Parmi les causes qui ont favorisé l’apparition des innovations, on trouve:
6.Des habitudes (‘Adat) et des légendes (Khourafat) qui n’ont aucune source dans la religion.

[23] Coran Sourate 7/138

[24] A titre d’exemple, citons le fait de suivre en matière de credo, la doctrine incriminée par les groupes égarés tels que : Al Batiniyah, Al Murjiaah, Al Khawarij, Al Kadariyya, Al Jahamiyya,Ar-Rawafids ...

[25] Les références islamiques telles que définies par les fondements de la jurisprudence islamique ‘ilm ousoul Al fiqh’.

[26] Pour illustrer ce passage, voici quelques illustrations :

[27] Coran Sourate 42/21

[28] Rapporté par Mouslim

[29] Rapporté par An-Nasa’i, Ibn Maja, Ahmad avec un chaine authentique

[30] Rapporté par Al-Boukhari


Ahmed Elouazzani



Salam Alaykoum

« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:12:35 par Zahiya » Journalisée
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« Répondre #4 le: Décembre 25, 2008, 10:23:06 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh a touse (Qu’est ce que la bid’a ? 
Posté par Fhardi Abû 'l-Qâssim le 2008-02-13 16:46:12 (280 lectures)


Shaikh ‘Ali Hassan Al-Halabi


C'est un point très important qui, lorsqu’il est discuté, clarifie des principes détaillés sous la lumière desquels on peut savoir si une action est une bid’a ou non. « Ceci parce qu'Allah, le Béni et Glorifié, n'acceptera pas une action tant que deux conditions ne sont pas remplies:

- Qu’elle soit faite sincèrement, en cherchant la Face d'Allah, le Tout Puissant.

- Qu’elle soit correcte et elle ne peut être correcte que lorsqu’elle est en conformité avec la Sunna, et non en contradiction. »

[Hujja Nabi (p. 100) de notre shaykh Al-Albani (qu’Allah lui fasse miséricorde). Je dis et c’est sur ces deux principes que Shaykh Al-Islam ibn Taymiya a basé son superbe livre 'Al-‘Ubudiya'.]

Notre shaykh, Al-Albani, a dit dans son livre ' Ahkam Al-Jana'iz ' (p. 242) :

« Certes la bid'a que la Shari'a a textuellement exposé comme étant un égarement comporte de nombreux types :

1. Tout ce qui contredit la Sunna, que ce soit une action, parole ou croyance, même si cela provient d'un ijtihad. »

Je dis (shaikh ‘Ali Hassan) : As-Suyuti dit dans Al-Amr bil-Ittiba’ (pp. 92-93) :

« Cela varie selon les différentes circonstances et la mesure dans laquelle elle contredit la Shari'a. Parfois cela mène à ce qui nécessiterait l’interdiction et parfois cela n'excède pas les limites du détestable. Il est possible à tout juriste habile de différencier les deux types, surtout s'il a une connaissance enracinée et la foi.

[ Plutôt toutes les innovations dans la religion sont interdites].

Cette catégorie d'innovation vile se divise en deux :

a. Dans les questions de croyance qui mènent à l’égarement et à la perte.

Les adhérents des sectes égarées sont de six types et chaque type est divisé en 12 sectes – ce qui donne les 72 sectes dont le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) nous a informés qu’elles seraient dans le Feu. Nous n’allons pas les détailler ici, mais celui qui s’accroche à la Sunna et à la Jama'a et voit clairement les bases et les ramifications de ces innovations sera parmi la Secte Sauvée avec la Permission d'Allah.

b. Les actions sont divisées en deux :

i. Le type que chacun connaît, l'élite et la masse, pour être une bid'a, interdite ou détestée.

ii. Le type que la majorité pense être des actes d'adoration et des moyens de se rapprocher d'Allah et une Sunna.

Ainsi, dans le premier type, est tombé un groupe d’ignares - ceux qui ont cessé de suivre les imams de la Religion - ceux qui appartiennent au Faqr dont la réalité doit être pauvre de foi, en se liant d’amitié aux femmes et en restant seul avec elles.

Ceci est interdit d’après le consensus des musulmans et celui qui considère que cela est licite est un mécréant. Celui qui fait cela, en le considérant de moindre importance est un pécheur, égaré et égarant (les gens), ayant abandonné la religion et s’étant détaché de la Jama'a des musulmans – qu’Allah nous éloigne de celui qui le fait – car regarder les femmes qu’il n’a pas le droit de regarder et rester seul avec elles et les écouter parler est illicite (haram) pour toute personne pubère, à moins qu'il n’ait des liens de parenté. Haram selon le Livre, la Sunna et le consensus des musulmans.

Ce n'est pas le lieu pour détailler les preuves concernant cela, plutôt le but est de clarifier ce qui constitue une bid'a et ce qui en constitue la preuve et ceci n'est pas caché du musulman. »

Puis il a dit (p. 153) :

« Quant au deuxième type que les gens pensent être une obéissance à Allah et un moyen de se rapprocher de Lui, alors que ce n'est pas le cas, ou le laisser est meilleur que de le pratiquer - alors c'est ce que le Législateur a ordonné de faire sous une forme spécifique, à un temps spécifique ou en lieu spécifique. Par exemple, jeûner le jour et tourner autour de la Ka'ba. Ou ce qui a été commandé à une personne spécifique comme les choses spécifiques au prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui), si bien que l'ignare trouverait une analogie avec lui et les accomplirait alors qu’il lui est interdit de les faire, ou qu’il fasse une analogie entre une adoration et une autre, sans prendre en considération le temps et le lieu. »

Puis notre shaykh a dit :

2. « Chaque chose par laquelle le rapprochement d’Allah est cherché, mais que le messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a interdit. »

Je dis : Comme jeûner continuellement, ou spécifiquement, le jour du Jumu'a jeûner ou prier la nuit et ce qui se rapproche de cela. Ceci parce qu’en elles, ce sont des choses qui rapprochent d'Allah, car à la base ce sont des adorations, mais elles ne rapprochent pas d'Allah, car elles sont faites d’une manière interdite.

As-Suyuti dit dans Al-Amr bil-Ittiba' (p. 152) en mentionnant la bid'a :

« … Et cela arrive chez certains d'entre eux en raison de leur désir d'exécuter beaucoup d'adorations et d’actes d'obéissance, donc leur désir les mène à faire cela en des temps et lieux où la Shari'a a interdit de les pratiquer.

Par cela, il y a ce que l'on interdit et ce que l'on déteste. L'ignorance et l'ornement de Shaytan mettent ces gens dans un dilemme lorsqu’ils disent : « Ce sont des actes d'obéissance, il est établi qu'ils ont été faits à d'autres moments, donc nous les ferons continuellement, car Allah ne nous punira jamais pour des actes d'obéissance sans regarder le moment où nous les exécutons! »

Puis notre shaykh a dit :

3. « Chaque chose ne peut être légiférée que par un texte et il n’y a aucun texte pour cela alors c'est une bid'a, à l'exception de ce qui est rapporté d'un compagnon qui accomplissait régulièrement cet acte, sans l’objection de quiconque. »

Je dis : Abu Sulayman Ad-Darani a dit :

« Il n’appartient pas à celui qui reçoit l'inspiration (ilham) que quelque chose est parmi les bonnes actions de le mettre en pratique, jusqu’à ce qu'il l'entende d'un texte. Ainsi quand il l'entend d'un texte il doit le mettre en pratique et louer Allah que ce qui est dans son cœur soit conforme au texte. »

[ Al-Ba'ith (p. 108) d'Abû Shama.]

Et il n'y a rien qui a été dit de plus beau que la parole de l’imam Ibrahim Nakha'i :

« Si les compagnons avaient essuyé (mas’h) sur leurs ongles alors je ne les aurais pas lavés en raison de la grande vertu de leur suivi. »

[Al-Ibana (n°254) d'Ibn Batta. Une narration semblable a été rapporté par Ad-Darimi dans ses Sunan (1/72)]

Ibn Abi Ad-Dunya rapporte dans Kitab Al-Iyal (n°56) que ‘Ata a dit :

« J'ai interrogé ‘Aisha à propos de la ‘aqiqa : quel est ton avis sur celui qui sacrifie un chameau d'abattage ? ' Elle a répondu : La Sunna est meilleure et plus excellente. »

Je dis : Et y a-t-il quelque chose de meilleur à suivre !!

On a interrogé Taqi As-Subki dans ses Fatawa (2/549) sur une question nouvellement inventée et pratiquée par certains de ses contemporains à qui il a répondu :


« La louange est à Allah. C'est un bid'a sans aucun doute et personne ne doit avoir de doute sur cela. Il est suffisant de déclarer que l'on ne l'a pas connu du temps du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et ni du temps des Sahaba et cela n’est connu d’aucun des savants des Salaf. »

Ce sont des mots en or qui cimentent ce qui a précédé, que la Shari'a est suffisante et complète et que le droit de législation appartient à Allah. Il n'est pas permis d'outrepasser ses limites ou d’inventer de nouvelles choses.

Parmi les exemples de ceci est ce qu'Al-Hakim dit dans son Mustadrak (1/370) en commentaire au hadith qui est rapporté concernant la prohibition de l'écriture sur les tombes [dont la base est dans Sahih Muslim (n° 970)] :

« Ce hadith ne doit pas être appliqué ! En effet les imams des musulmans de l'est à l'ouest ont des mots écrits sur leurs tombes, c'est une action que les Khalaf ont pris des Salaf ! »

Adh-Dhahabi a suivi cette déclaration en la corrigeant et en disant :

« Ce que vous dites n'a aucune conséquence ! Nous ne connaissons aucun compagnon qui ait fait cela, plutôt c’est quelque chose qui a été introduit par quelque tabi'in et ceux qui sont venus après eux parce que la prohibition ne les a pas atteints (c’est à dire qu’ils ne la connaissaient pas). »

Une discussion détaillée concernant cela suit plus tard.

Puis notre shaykh a dit :

4. « Les choses qui sont prises comme adoration, mais sont en réalité des habitudes des mécréants. »

Je dis : As-Suyuti dit dans Al-Amr bil-Ittiba’ (p. 141) :

« Et parmi les bid'a et les mauvaises actions est de ressembler aux mécréants et de se joindre à eux et accepter leur fêtes et festivités maudites comme cela est fait par beaucoup de musulmans ignorants …
 
 
« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:13:27 par Zahiya » Journalisée
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« Répondre #5 le: Décembre 25, 2008, 10:23:06 »
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la suite (Shaykh ibn Al-Islam Taymiya dit dans Iqtida As-Sirat Al-Mustaqim (p. 214) :

« L’ensemble de ces actions prises des chrétiens et d'autres qui ne sont pas rapportées (dans notre religion) - Satan les a ornés et les a faits sembler attirantes à ceux qui revendiquent l’islam, et il a fait que leurs cœurs les acceptent et aient une bonne opinion d'elles. Ainsi ceux-ci (les musulmans) ont ajouté certaines choses et enlevé d'autres, ils ont mis en avant certaines et retardé d'autres, de même qu'ils changeaient quelques aspects de la Vraie Religion. Mais en raison de ces jours (de fête) et de leurs semblables qui ont été spécifiés alors que la Shari'a ne l'a pas fait, et les rendre spéciaux dans la Religion est faux et invalide plutôt la base du fait de les rendre spéciaux vient de la religion des mécréants, et en réalité, cette spécification leur ressemble.

Et il n'est pas possible que quelques ignares pensent qu'en changeant ces aspects venus des mécréants, ils ont réussi dans leur opposition à eux, comme cela est arrivé dans le cas du jeûne le Jour de ‘Ashura. Ceci parce que la base de ce jeûne a été légiférée pour nous et ils avaient l’habitude de le faire, mais la forme de notre jeûne diffère du leur. Quant à ce qui ne fait nullement partie de notre Religion, et est plutôt parmi leur religion innovée et abrogée, alors nous ne devons pas leur ressembler - ni dans sa base, ni sa description. »

Je dis : Un des exemples les plus clairs de cela qui a été inventé dans le passé par beaucoup de musulmans ignorants est la célébration annuelle du Mawlid du messager (Prières et bénédictions d’Allah sur lui). En cela, ils ressemblent aux juifs et chrétiens qui font ce genre de célébrations dans leur fêtes et saisons festives !!

J'ai réfuté les doutes que ces gens ont levé dans mon introduction au livre, Al-Mawrid fi Amal Al-Mawlid de Taj Al-Fakihani et la louange est à Allah.

Alors notre shaykh dit :

5. « Ce que certains savants, particulièrement les derniers, ont textuellement exposé comme étant recommandé alors qu'il n'y a aucune preuve pour cela. »

Je dis : Malheureusement les exemples de ceci sont abondants. Parmi eux est ce que An-Nawawi (qu’Allah lui fasse miséricorde) cite d'Abul-Hassan Al-Qazwayni dans Al-Adhkar (p. 276) qu'il a dit :

 


« On recommande à celui qui voyage de réciter : « li Ilafi Quraysh » parce que cela le préserve de tout mal »!

Et An-Nawawi a approuvé cela !!

Notre shaykh, Al-Allamah Al-Albani dit à la suite de cela dans Silsila Ad-Da'ifa (1/374) :

« C'est légiférer quelque chose dans la religion pour laquelle il n'y a aucune preuve sauf la simple revendication, donc où qu’il aille cela le protège de tout mal ?! Certes, ce genre d'avis pour lequel rien n’est rapporté dans le Livre ou la Sunna aurait été parmi les moyens de changer cette religion par des voies que l'on ne connaît pas, si Allah n’avait promis de la sauvegarder. »

As-Sakhawi dit dans Ibtihaj bi Adhkar Al-Musafir wa Al-Hajj (p. 17) :

« Je n'ai rencontré aucun hadith concernant cela. »

Puis notre shaykh dit :

6. « Tout acte d'adoration dont le mode d'exécution vient seulement d’un hadith faible ou inventé. »

Je dis : Il a aussi dit dans Hajja Nabi (p. 102) en comptant les différents aspects de la bid'a :

« Il n'est pas permis de dépendre d’un hadith faible ou de l’attribuer au prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et à notre avis il n'est pas permis d'agir sur un tel hadith. C'est l'avis d'un groupe des savants comme ibn Taymiya et d'autres …

Quant au hadith inventé ou qui n'a aucune base alors ce fait n'était connu par aucuns des juristes et c’est pourquoi ils ont des jugements basés sur eux ! Ceux-ci sont le cœur de la bid'a et des choses nouvellement inventées. »

Un exemple de ceci est Salat Al-Ragha'ib que l'on prie le premier vendredi de Rajab. As-Suyuti dit dans Al-Amr bil-Ittiba’ (p. 166) :

« Sachez, qu’Allah vous fasse miséricorde, que glorifier ce jour et cette nuit a été inventé dans l’islam après le quatrième siècle et le hadith à ce sujet est inventé selon l'accord des savants. Le contenu de ce hadith concerne l'excellence du jeûne ce jour et la prière pendant cette nuit et ils l'ont appelé Salat Al-Ragha'ib !

Quant à ce sur quoi sont les savants, est d’interdire la spécification de ce jour pour le jeûne et interdire la prière pendant la nuit avec cette prière inventée et tout qui contiendrait l'exaltation de ce jour comme les banquets et ornements, etc, avec le but que ce jour arrive au même niveau que d'autres jours (normaux). »

[ Référez-vous à : Iqtida As-Sirat Al-Mustaqim (p.283), Al-Fatawa Al-Kubra (1/177), Al-Ba'ith (p. 39), Tabyin Al-Ajab (p.47), Al-Madhkal (1/293), Masajila Ilmiya d'ibn Salah et Al-Izz ibn Abd As-Salam. Référez-vous aussi à Al-Mawdu'at (2/124) et Al-La'i Al-Masnu'a (2/57).]

Puis notre shaykh a dit :

7. « Excéder dans l’adoration. »

Je dis : Allah blâme les mécréants pour leur extrémisme dans leur religion en disant : « Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. » [An-Nisa : 171]

Le messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a averti contre cela en disant :

« Je vous mets en garde contre l'extrémisme dans la religion, en effet ceux qui sont venus avant que vous n'ont été détruits qu’en raison de leur extrémisme dans la religion. »

[Rapporté par An-Nasa'i (5/268), ibn Maja (n°3029), Ahmad (1/215, 347) avec un isnad sahih.]

Shaykh Al-Islam ibn Taymiya dit dans Iqtida Sirat Al-Mustaqim (1/72) :

« Exagérer en ce qui concerne les prophètes et les pieux est arrivé parmi quelques groupes de fidèles et soufis, au point que beaucoup d'entre eux ont mélangé cela avec la croyance en l’incarnation et ittihad qui a fini par être plus vil que la parole des chrétiens ou parfois semblable ou parfois un peu moins que cela. »


 

Tous cela tombe sous la signification d’excéder dans l'adoration.

La signification d'excès (ghulu) est de transgresser les limites appropriées. Parmi les exemples de cet excès est ce que certaines personnes disent dans l'éloge du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) :

« Certes c’est toi qui accorde le plaisir et le mal de ce monde

Parmi ta connaissance est la connaissance des Tables Préservées et de la Plume »

Peut-il y avoir un excès plus extrême que cela ?!

L’imam As-Shatibi a dit dans Al-Muwafaqat (2/242) :

« Dans les limites de temps mises par le Législateur pour les actes d'adoration, obligatoires et recommandés, à certains temps connus pour des raisons apparentes ou non, résident assez pour amener la certitude que la raison derrière la législation est de tenir les actions continues et constantes.

Il est dit concernant la Parole d'Allah : « Mais ils ne l’observèrent pas comme il se devait. » [Al-Hadid : 27] qu'en effet leur manque d’observation de cela réside en son abandon après l’avoir commencé et pratiqué (un court moment.)

A ce stade nous pouvons tirer un jugement pour ce que les soufis font en ce qui concerne l'exécution de rituels et dhikr (wird) à certains moments. »
Je dis : A ce point, il serait bon de mentionner le livre publié par Al-Luknawi Abû Al-Hasanat, Iqama Al-Hujja ala Anna Al-Ikthar min Ad- Ta'bud Laysa bi Bida'a. Il déclare bon ce qui a été rapporté de certains savants et imams en ce qui concerne l’exercice à l'extrême dans l'adoration, comme rester debout la nuit entière pour prier, ou réciter tout le Qur'an en une raka'a, ou faire 1000 raka'at !

L’énorme majorité de ces narrations est rapportée par des chaînes desquelles on ne peut dépendre ! Ces citations sont-elles des actions légiférées par la Shari'a ou des innovations nouvellement inventées ?!

Je dis : Il n'y a aucun doute dans les yeux de celui qui comprend la signification de la Sunna et la signification correcte de la bid'a et dont le cœur a orné pour lui le suivi continu de la Sunna et a enlaidi le suivi de la bid'a, que ces voies, manières et dépassement des limites sont en opposition avec la Sunna du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui), et tombent en fait dans ce qu'on a interdit - excéder dans la religion et l'innovation méprisable.

L’imam Adh-Dhahabi dit dans son livre étonnant Siyar Al-A'lam Nubala (3/84-86) après la mention de la parole du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) à ‘Abdullah ibn ‘Amru, « … récite le Qur'an en sept jours et ne va pas au-delà de cela. » [Rapporté par Muslim]

« Il est authentiquement rapporté du messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) que cela a été réduit à 3 nuits et il a interdit de réciter le Qur'an en moins que cela.

[Rapporté par Abû Dawud (n°1394), At-Tirmidhi (n°2950), ibn Maja (n° 1347), Al-Baghawi (4/498) d’après ‘Abdullah ibn ‘Amru que le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « la personne qui récite le Qur'an en moins de trois (nuits) ne l'a pas compris. »]

Ceci à un moment où tout le Qur’an n’était pas révélé, ensuite après cette parole du prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) le reste du Qur'an a été révélé. Le dernier niveau de l’interdiction est qu'il est répréhensible de réciter tout le Qur'an en moins de trois nuits. Il n'y a aucune compréhension ou contemplation de la part de celui qui le récite en moins de trois nuits. S'il était lu et récité en une semaine et ceci constamment, cela serait une action excellente et la religion serait facile.

Par Allah la récitation d’un septième du Qur'an pendant At-Tahajjud, avec la préservation des prières surérogatoires prescrites et la prière de Duha et la prière de salutation de la mosquée, avec la préservation des rappels authentiquement rapportés, des invocations au sommeil, au réveil, après les prières prescrites et à la rupture du jeûne, avec l'étude de la science bénéfique et en se consacrant à cela sincèrement pour Allah, la recommandation du bien et l’interdiction du mal, la guidée des ignorants et leur enseignement, la réprimande au pécheur et les choses semblables, avec l'exécution des actions obligatoires et l’éloignement des péchés principaux, la constance dans l’invocation et la recherche du pardon et de la miséricorde, le respect des liens de parenté, l’humilité et la sincérité dans tout de ce qui a été mentionné – certes il y a en tout cela une grande occupation. C'est la position des Gens de la Droite et des Pieux Awliya d'Allah, dans tout ce qui a été mentionné.

Donc quand le serviteur s’occupe à essayer de finir tout le Qur'an en une nuit, il s'est opposé à la Religion Droite et devient incapable de faire beaucoup de ce que nous avons mentionné et il n'a pas médité ce qu'il a récité.

Voici le maître, le serviteur, le Compagnon qui disait alors qu’il avait vieilli : « Malheur à moi, si seulement j'avais accepté l’autorisation donnée par le messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) »

[ Comme rapporté par Al-Bukhari]

Cela parce qu'il lui a été dit par le prophète (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) concernant le jeûne surérogatoire, il continuait à réduire (le temps entre les jeûnes) au point qu'il a dit : « Jeûne un jour et romps ton jeûne un jour, c'est le jeûne de mon frère Dawud. »

[ Même hadith que ci-dessus]

Et il (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) ordonné de dormir une partie de la nuit en disant : « mais je prie la nuit et je dors, je jeûne et je romps le jeûne, j'épouse les femmes et je mange de la viande, donc celui qui se détourne de ma Sunna n'est pas de moi. »

[Rapporté par Al-Bukhari et Muslim].

Qu’Allah nous inspire, ainsi qu’à vous, de suivre la meilleur des voies et de nous écarter des désirs et de l’opposition (à la Sunna). »

Puis notre shaykh a dit :


8. « Tout acte d'adoration que la Shari'a a généralisé, mais pour lequel les gens ont mis quelques restrictions comme un lieu spécifique, un temps, une description ou un nombre. »

Je dis :L’imam Abu Shama a dit dans Al-Ba'ith (p. 165) :

« Il n'est pas permis de spécifier un acte d'adoration à un temps qui n'a pas été spécifié par la Shari'a, plutôt tous les actes pieux sont applicables à tout moment, il n'y a aucun temps spécifique qui soit meilleur qu'un autre à l'exception de ce que la Shari'a a déclaré être ainsi, comme le jeûne le jour de 'Arafat et ‘Ashura, la prière dans la profondeur de la nuit et l'accomplissement d’une ‘Umra pendant le mois de Ramadhan.

Et Parmi les lieux que la Shari'a a déclaré meilleur pour exécuter les actes d'adoration sont les 10 jours de Dhul-Hijja, Laylatul Qadr qui est meilleure que mille mois …

En résumé : Ce n'est pas au serviteur de spécifier, plutôt que c'est au législateur (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et c'est la description de l'adoration du messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui). »

[ Référez-vous à Iqtida (pg. 308-309)]

Et les savants, morts et vivants, ont établi ce principe : « Ce que le législateur (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) a généralisé doit être appliqué de sa façon générale et il n'est pas permis de le restreindre ou de le limiter. »

[ Al-Ikhtiyarat Al-‘Ilmiya Li Shaykh Al-Islam ibn Taymiya (p. 73) d'Al-Ba'li]

Je dis : Ibn Al-Qayim dit dans Igatha Al-Lufhan (p. 371) :

« …Parmi ceci est que la Sunna a déclaré répréhensible la spécification de Rajab et du Jumu'a pour le jeûne, afin que cela ne puisse pas être pris comme moyen d'innovation dans la religion par la voie de la spécification d'un temps que la Shari'a n'a pas spécifié pour l'adoration. »

Notre shaykh a dit dans Hajja An-Nabi (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) (p. 103) :

9. « Les Habitudes et les superstitions qui n'ont aucune preuve dans le Shari'a et dont aucun intellect ne témoigne, même si quelques ignares les appliquent, en en faisant une partie de leur loi légiférée et même si certaines personnes présentent qui les aident en ceci, prétendent la science. »

Je dis : Les exemples de ceci sont trop nombreux pour pouvoir être énumérés, cela dépeint la condition de beaucoup d’enfants de cette époque qui suivent leurs désirs et la voie des Khalaf. C’est pourquoi : « Il n'est pas permis de quitter la voie des Salaf, car elle est la meilleure la plus complète de voies. »
[ Ikhtiyarat Al-Ilmiya' (p. 54) d'ibn Taymiya].

Il est nécessaire de s’éloigner de ceux qui s'opposent aux Salaf, car ils sont les plus égarés et les plus ignorants.


Article tiré du site troid.org

Source : Tiré du livre 'Ilm Usul Al-Bid'a' de Shaykh Ali Hasan (pp. 75-90, Chapitre 2 : Kayfa Na'rifu Al-Bid'a)]

Traduit par Abû Rumaysa

« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:14:08 par Zahiya » Journalisée
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« Répondre #6 le: Décembre 25, 2008, 10:23:51 »
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La Commémoration de la naissance du Prophète Muhammad (saw) 
Posté par Fhardi Abû 'l-Qâssim le 2008-02-13 17:07:07 (216 lectures)


Sheikh Muhammad Ibn Sâlih Al ’Uthaymîn (RahimAllah)


A l’approche de la date de naissance présumée de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم),, nous avons jugé bon de réactualiser une traduction qui porte sur ce sujet. Beaucoup de nos frères et soeurs, sauf ceux à qui Allah a fait miséricorde, célèbre la naissance de notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), sans savoir que cette célébration relève ni plus, ni moins, des innovations.


On allume des bougies dans telle maison, on égorge un mouton dans telle autre et la liste des innovations à l’occasion de cet événement est malheureusement bien longue, qu’Allah nous en préserve.


Que ces gens sachent que le seul moyen d’honorer notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), est de suivre le message pour lequel il, ’alayhi salat wa salam, a été envoyé par miséricorde pour toute l’Humanité.


Qu’ils sachent qu’honorer notre prophète consiste à connaître sa personnalité, l’obéir dans tout ce qu’il, ’alayhi salat wa salam, a ordonné, de croire à toutes les choses qu’il nous a informées de s’écarter de tous les interdits contre lesquels il, ’alayhi salat wa salam, nous a mis en garde et de n’adorer Allah que par ce qu’il, (صلى الله عليه وسلم), à légiféré.
Telles sont les conditions nécessaires à remplir pour toute personne prétendant vouloir suivre notre prophète, (صلى الله عليه وسلم).

Prouvons notre amour pour notre prophète, (صلى الله عليه وسلم), en pratiquant TOUTE sa sounnah authentique dans la mesure de nos possibilités en tout temps et en tout lieu insha Allah et que les salutations et les bénédictions soient sur notre prophète wa-salâm ’alaykum.



--------------------------------------------------------------------------------

Au Nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Ô gens ! Craignez Allah et sachez que le plus grand de Ses bienfaits réside dans les Messagers qu’Il a dépêchés en tant qu’annonciateurs et avertisseurs, et dans les Livres qu’Il leur a révélés afin de trancher les litiges de Ses serviteurs.



Muhammad (صلى الله عليه وسلم), qu’Allah suscita afin de guider l’humanité dans son entier et par qui il clôtura la prophétie, fait [sans conteste] partie des plus élevés d’entre eux, de ceux dont l’emprunte fut la plus profonde et dont le message fut le plus global.



Allah l’envoya à une période creuse de la prophétie, à un moment où les hommes avaient le plus grand besoin de la lumière de [Son] message.



Par lui, Il répandit la guidée après l’égarement, l’union après la division et la richesse après la pauvreté. Les êtres devinrent alors frères par Sa grâce et des soutiens mutuels dans Sa religion. Les nations y adhérèrent ensuite et ceux qui s’y agrippèrent furent telle une lueur éclatante dans le ciel de l’histoire humaine.


En effet, aussi longtemps que la communauté islamique s’est montrée soucieuse d’appliquer la Loi d’Allah et de vivre en conformité avec les principes qui furent ceux de son guide Muhammad (صلى الله عليه وسلم) en termes de pratiques cultuelles, de relations sociales et de politique intérieure et extérieure...



Aussi longtemps donc qu’elle observa cette ligne de conduite, elle garda le leadership des nations.


Mais la situation eut vite fait de changer avec les premières déviations qui apparurent. Allah plaça alors son malheur dans ses membres mêmes et les soumis à l’autorité de leurs ennemis.



Ils devinrent tel l’écume du torrent et furent littéralement dévorés par les autres nations, sans compter que les passions semèrent la division en leur sein.


[Il convient par ailleurs de savoir] que ce prestige et cette puissance dont elle a longtemps joui ne pourront à nouveau être effectifs que lorsqu’elle reviendra, par chacun des membres et des peuples qui la constituent, vers sa religion...



Sa religion qu’elle appliquera avec tout ce que cela implique en termes de paroles, d’actes et de croyances...



Sa religion dont elle fera son unique finalité [et qu’elle observa] conformément à ce qui nous été rapporté de la part du Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et de ses nobles compagnons. Or, une parfaite application passe nécessairement par le fait de n’instaurer aucune pratique rituelle ou autre occasion religieuse en dehors de celles qui ont été vérifiées de source sûre de la part du Prophète (صلى الله عليه وسلم).



Car il a en effet uniquement été ordonné aux êtres humains d’adorer leur Seigneur en toute exclusivité. Dès lors, quiconque Lui adresse un acte d’adoration qu’Il n’a pas légiféré verra cet acte lui être renvoyé, conformément à la parole dans laquelle le Prophète (صلى الله عليه وسلم) nous dit :
" Quiconque accomplit un acte non conforme à nos enseignements le verra rejeté."
De telles pratiques constituent, aux yeux de la législation, des innovations, sachant que toute innovation est égarement.


Participe de ces pratiques innovées, la commémoration de la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) qui se déroule [chaque année] durant le mois de Rabî’ Al Awwal. Ainsi, la douzième nuit de ce mois voit les gens se réunir dans les mosquées ou chez eux pour accomplir des prières, innovées, sur le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) et lui adresser des éloges par lesquelles ils dépassent la limite qu’il a fixée en termes de considération à son égard.
D’aucuns accompagnent même parfois ces réunions d’un repas et veillent ainsi. Ils dilapident donc de l’argent et du temps tout en fatiguant leur corps dans ce que ni Allah, ni Son Messager n’ont légiféré...



Dans une pratique à laquelle ni les califes éclairés, ni les compagnons, ni les musulmans des trois premiers siècles ou encore ceux qui les ont suivis en bien ne s’adonnaient.



Or, [il est évident que] s’il y avait un bien en cela, ils nous y auraient certes devancés. Car comment Allah priverait les plus anciens membres de cette communauté, qui comptaient parmi eux les califes éclairés, d’un tel bien si toutefois il en était ainsi.



Ce n’est donc qu’au quatrième siècle de l’hégire que des gens ont institué cette innovation.


Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans son ouvrage intitulé : " Iqtidâ As-Sirâte Al Mustaqîm : Mukhâlafatu Ashâb Al Jahîm " :



"L’institution, par certains, d’une fête commémorant la naissance du Prophète malgré les divergences existant quant à sa date exacte -et qui vise, soit à ressembler aux chrétiens dans leur commémoration de la naissance de ’Îssa (’alayhi salam), soit à exprimer leur amour et leur vénération pour le Prophète (صلى الله عليه وسلم) - n’était pas pratiquée par les anciens bien qu’ils aient eu raisons de le faire et que rien ne les en empêchait.
Et si une telle démarche comportait un bien, qu’il soit absolu ou même prépondérant, ces derniers seraient plus en droit de l’appliquer que nous. L’amour et la vénération qu’ils avaient à l’égard du Prophète (صلى الله عليه وسلم) étaient en effet bien plus intenses que les nôtres et ils étaient on ne peut plus soucieux que nous de pratiquer le bien. Leur amour et leur vénération s’exprimaient donc uniquement dans leur mise en conformité avec la voie du Prophète, l’obéissance qu’ils lui vouaient, l’application de ses commandements, la revivification tant dans la forme que dans le fond- de sa Sunna, la propagation [du message] avec lequel il fut dépêché et enfin dans tous les efforts qu’ils déployèrent dans leur coeur, par leur langue ou par les actes- dans cette voie.
Or, force est de constater que la plupart de ces personnes soucieuses de pratiquer de telles innovations sont dans une totale léthargie lorsqu’il s’agit d’oeuvrer là où l’ordre du Prophète (صلى الله عليه وسلم) leur est parvenu. On ne peut que les comparer à ceux qui ornent et embellissent le Coran sans le lire ou encore à ceux qui le lisent sans l’appliquer. "


Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Sachez par ailleurs que cette pratique innovée que l’on a instaurée le 12 du mois de Rabî’ Al Awwal n’a aucun fondement du point de vue historique.
En effet, il n’a pas été vérifié de source sûre que la naissance du Prophète (صلى الله عليه وسلم) eut lieu en cette nuit. Les historiens ont ainsi divergé sur ce point en sept dates différentes, à savoir : le 02, le 08, le 09, le 10, le 12, le 17, et le 22.



Sept opinions existent ainsi et rien n’indique que l’une d’elles prévaut sur les autres. La détermination du jour exact de la naissance du Prophète al-dhiyâ’ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ en ce mois reste donc inconnue.



Cependant un spécialiste contemporain de la question a établi qu’elle correspondait au 09 Rabî’ Al Awwal.


Et si une telle innovation n’est pas fondée historiquement parlant, elle ne l’est pas plus du point de vue religieux. En effet, ni le Prophète (صلى الله عليه وسلم), ni ses compagnons ou ceux qui les ont suivis en bien ne s’y sont adonnés.
Or, le messager d’Allah dit :



" Attachez-vous donc à ma Sunna ainsi qu’à la Sunna des califes bien guidés qui me succéderont. Agrippez-vous-y becs et ongles ! Et prenez garde à ce que l’on introduit en religion, car toute innovation est égarement. "
Il dit également :


" Ceci étant : ’’Le meilleur des propos est certes la parole d’Allah et la meilleure des voies est celle de Muhammad (صلى الله عليه وسلم). Quant aux pires des choses, ce sont celles que l’on introduit [en religion]. Or, toute innovation est égarement et tout égarement mène en enfer.’’ "


Toute fête ou occasion religieuse par laquelle on entend se rapprocher d’Allah en proclamant Sa grandeur ou celle de Son Messager (صلى الله عليه وسلم) entre dans le cadre des adorations. On n’en instituera donc que ce qui l’a été par Allah et par Son Prophète ( صلى الله عليه وسلم), et l’on ne pourra vouer d’adoration par l’une quelconque d’entre elles en dehors de celles avec lesquelles Muhammad (صلى الله عليه وسلم) s’est présenté à nous.


Et sachez qu’il y a dans les façons qu’Allah nous a instituées afin d’exprimer notre vénération et notre amour du Prophète (صلى الله عليه وسلم) largement de quoi nous passer de tout autre moyen que l’on innove et introduit à cet effet.


Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs et contentez-vous de ce qui a été légiféré par Allah et instauré par Son Messager (صلى الله عليه وسلم) pour délaisser ce qui ne l’a pas été.
Sachez enfin, chers musulmans, que nous n’avons pas abordé ce sujet du fait de l’existence d’une telle innovation chez nous. Nous louons en effet Allah de voir que celle-ci n’a pas cours ici et que les habitants de ce pays ne la pratiquent pas, suivant ainsi l’exemple du Prophète (صلى الله عليه وسلم) et de ses compagnons.



C’est uniquement le fait que beaucoup en entendent parler sur les ondes radio qui nous a amenés à en expliciter l’origine et le statut. Le but étant que les membres de cette communauté soient à même d’en avoir une vision claire et de puiser dans ce qui fait le coeur de cette religion tout en délaissant les futilités sans fondement aucun.


[Et Allah nous dit] :
" ’’ Et voilà mon chemin dans toute sa rectitude. Suivez-le donc, et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.’’ Voilà ce qu’Il vous enjoint. Ainsi atteindrez-vous la piété. " [1]

 

[1] Sourate Le Bétail ; verset 153.


--------------------------------------------------------------------------------

Source : al-dhiyâ’ ul-Lami’ou minal-Khotbi al-djawâmi’ P 36

Auteur : Sheikh Muhammad Ibn Sâlih Al ’Uthaymîn

Traducteur : Abou Anas

 
 
« Dernière édition: Février 19, 2009, 14:14:34 par Zahiya » Journalisée
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« Répondre #7 le: Mai 03, 2009, 23:27:29 »
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