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Auteur Fil de discussion: Attribut divin : Al-Haqq  (Lu 1073 fois)
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Um_Nour
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La hawla wala quwata illa bilah


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« le: Janvier 04, 2014, 14:20:03 »
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 Salam Alaykoum



Al-Haqq: Le Vrai, le Réel, l'Être, la Vérité


I) Fondements coraniques

Allah a dit:
{Ils sont ensuite ramenés vers Allah, leur vrai Maître...} [Sourate 6; Verset 62].
{Il en est ainsi parce qu'Allah est la Vérité, et que tout ce qu'ils invoquent en dehors de Lui est le Faux (bâtil)...} [Sourate 31; Verset 30].
{Et par Ses paroles, Allah fera triompher la Vérité (yahiqqu-Llahu-l-haqqa bi kalimâti hi)...} [Sourate 10; Verset 82].
{... La promesse d'Allah est vérité...} [Sourate 31; Verset 33].


II) Signification de ce Nom

Sache que le Vrai est l'Existant (Mawjûd, étymologiquement: le Trouvé) et que le faux ou l'irréel (bâtil) est le néant ou privation (ma'dûm: le privé).
Quand une chose est nécessaire par soi, la certitude (i'tiqâd) et la reconnaissance (iqrâr) de sa réalité (wujûd) impliquent l'évauation ou détermination de sa valeur (taqdîr) et l'affirmation de son identité (ithbât). Certitude et reconnaissance sont alors désignées par le terme: le Vrai.
Quand il s'agit d'une chose nécessitant la privation ou néant ('adam), la certitude et la reconnaissance de son (manque) de réalité impliquent la privation. Dans ce cas, cette certitude et cette reconnaissance sont nommées fausses ou irréelles.
Ceci compris, nous te dirons: la chose peut être nécessaire par soi (wâjib li dhâtihi), impossible (mumtani') en soi ou possible (mumkin) en soi.
La chose nécessaire par soi est Vérité pure ou Réalité en soi; celle qui est possible en soi est fausseté ou irréalité pure. L'existence de ce qui est possible en soi, compte tenu de ce qui vient d'être dit, ne l'emporte pas davantage sur sa non-existence sauf lorsqu'intervient l'acte de Celui qui l'existencie. Si Celui-ci ne l'actualisait pas, le possible demeurerait dans le non-être ('adam). Aussi, tout possible en tant que tel, est irréel et éphémère et Allah en a dit:
{... Tout doit périr, sauf Son Visage...} [Sourate 28; Verset 88] (Allah ne ressemble point aux créatures).
C'est pour cette raison que les Connaissants ('ârifûn) affirment qu'il n'y a, en réalité, nul Existant (mawjûd) autre qu'Allah.
D'autre part, tout être possible est seulement existencié par l'acte (takwîn) de Celui dont l'Être ou l'Existence est nécessaire (wâjib al-wujûd). L'Être nécessaire est donc Celui qui rend vrai ou réel tout ce qui est autre que Lui. C'est ainsi qu'il faut entendre cette Parole:
{Et par Ses paroles, Allah fera triompher la Vérité (yahiqqu-Llahu-l-haqqa bi kalimâti hi)...} [Sourate 10; Verset 82], Lui Allah qui est Vrai en soi. Quelle excellente adéquation (mutâbaqa) de ces preuves démonstratives à ces expressions coraniques allusives.
Maintenant qu'il est bien établi qu'Allah est vrai en soi, la certitude que l'on a de Sa Réalité (wujûd) et de Sa description par les Qualités de sublimité et d'incommensurabilité est également vraie. En effet, celui qui fait l'objet de cette certitude inébranlable est dans l'impossibilité de la faire évoluer du vrai au faux. Le même raisonnement s'applique à la reconnaissance de sa réalité et à l'information qui l'a fait connaître (ikhbâr).

Allah est de toutes les vérités la plus digne d'être vraie, Sa connaissance celle qui mérite le plus d'être réelle et Sa reconnaissance la plus digne d'être proclamée vraie.
C'est alors que deux questions peuvent se poser:

 A) Première question
Quelle est la signification du propos de al-Husayn ben Mançûr al-Hallâj: Je (suis) le Vrai (anâ al-Haqq ou Moi, le Vrai).
La réponse est la suivante: la doctrine de l'ittihâd, l'union ou l'unification, est sans fondement. En effet, de trois choses l'une:
  - Les deux choses subsistent et, de ce fait, restent deux réalités distinctes;
  - Elles disparaissent toutes deux pour devenir une troisième chose différente;
  - Il ne reste que l'une des deux, l'autre cessant d'être.
Mais, alors (dans chacun des trois cas) l'union reste impossible, car l'Existant ne peut être le même que le non-existant. Il en résulte que la parole de cet initié (rajul) est passible d'interprétation (ta'wîl) et ceci sous plusieurs aspects:

  1) Nous avons démontré avec une argumentation évidente que l'Existant est le Vrai -Gloire à Lui- et que tout sauf Lui est irréel.
Dans le cas de Hallâj, tout sauf le Vrai avait disparu à sa considération et son âme s'était éteinte à elle-même au point qu'il ne subsistait en lui d'autre existant qu'Allah. C'est donc dans cet instant qu'il prononça: "anâ al-haqq". C'est comme si le Vrai -Gloire à Lui- mettait ce propos sur sa llangue alors qu'il était dans un état d'extinction (fanâ') qui lui fit perdre entièrement la conscience de son âme et qui le submergea dans les lumières de la Majesté d'Allah -Exalté soit-Il. Quand on lui demanda à propos de la signification de cet évènement: "Dis (plutôt) je suis par le Vrai (anâ bi-l-haqq)", il refusa car s'il avait dit "je suis par le Vrai", son expression anâ (moi ou je) aurait été une allusion à son âme (et non plus au Vrai). Cet initié (rajul) se trouvait dans la demeure de l'effacement (mahw) de toute réalité autre qu'Allah.

  2) Il est certain que Lui, Allah, est le Vrai dont la connaissance est la connaissance véritable.
De même que l'élixir transforme le cuivre en or quand il entre en contact avec lui, de même lorsque l'élixir de la connaissance d'Allah tombe sur l'esprit, il le fait passer de l'irréel au réel pour devenir or pur. C'est alors que Hallâj put dire: anâ al-haqq.

  3) Lorsqu'une chose s'impose à quelqu'un, on dit de lui, par métaphore, qu'il est cette chose. On dit par exemple d'un tel qu'il est généreux et noble. Hallâj, submergé par le Vrai dut certainement dire: anâ al-haqq.
Il existe toutefois une différence entre cette dernière explication et la première.
Dans le premier cas envisagé, le serviteur s'éteint intégralement à son âme, noyé dans la présence contemplative du Vrai (shuhûd al-haqq). Anâ al-haqq, je suis le Vrai est un propos que le Vrai fait prononcer au serviteur sous l'effet de l'intensité de son ivresse spirituelle (sukr) et dès lors, celui qui s'exprime de la sorte est en réalité Allah.
Dans le dernier cas, c'est le serviteur qui s'exprime ainsi par hyperbole (mubâlagha).
Entre ces deux stations, il y a une différence considérable (que tu remarqueras) si tu es d'entre les Maître du "goût" initiatique (arbâb al-dhawq).

  4) Lorsque la Lumière de la Majesté divine s'irradie dans l'esprit d'un tel être et que le voile de la nature humaine disparaît, nécessairement l'esprit parvient jusqu'aux confins des demeures de la Béatitude et devient ainsi Vrai du fait que c'est Allah Lui-même qui l'a établi vrai comme Lui-même l'a dit:
{Et par Ses paroles, Allah fera triompher la Vérité (yahiqqu-Llahu-l-haqqa bi kalimâti hi)...} [Sourate 10; Verset 82].
C'est pourquoi le propos anâ al-haqq est véridique car le Vrai (par cette réalisation) est plus universel que le vrai en soi et le vrai par un autre que Lui.
Si l'on objecte ceci: De cette interprétation, il résulte que tout être existencié est vrai. Quel est donc le sens de cette appropriation privilégiée (takhçiç)?
Nous répondrons ce qui suit: Quand la lumière du monde divin s'irradie dans l'esprit de l'homme, celui-ci devient parfait dans la réalisation de ce degré et l'appropriation (ikhtiçâç) d'un surcroît de perfection lui fait prononcer ce propos.

  5) On peut soutenir que dans cette expression anâ al-haqq, le terme pouvant être annexé à je ou moi  (anâ) (pour le qualifier) est sous-entendu, (la proposition complète devant être alors): je suis "adorateur" du Vrai (anâ 'âbid al-haqq), je suis "invocateur" du Vrai, "remerciant" le Vrai (les trois attributs: adorateur, invocateur et remerciant disparaissant en l'occurence).


 B) Seconde question

La seconde question qui se pose au sujet du Vrai est celle-ci:
Pourquoi des Noms d'Allah -Gloire à Lui- le Vrai est celui qu'on trouve le plus souvent exprimé par les gens du Taçawwuf?
La réponse est donnée par Al-Ghazâlî car (dit-il) "la station propre aux Soufis est celle du dévoilement (mukâshafa). Or, celui qui s'y trouve voit Allah comme Vrai et tout autre que Lui comme irréel".
Les Théologiens scolastiques (mutakallimûn) eux, restent dans la domaine de la recherche des preuves démonstratives (istidlâl) sur l'Existence d'Allah par autre que Lui-même. Il est sûr que le nom par lequel ils s'expriment le plus fréquemment soit al-Bârî, le Producteur.
Les Juristes en matière de Loi révélée (fuqhâ') analysent les modalités des obligations qu'elle impose (kayfiyyat al-taklîf). L'expression qui prévaut chez eux est "la Loi divine" (shar').


Fakhr ad-Dîn ar-Râz



 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh



Journalisée

Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hassanatan w-wa fî-l-âkhirati hasanatan w-waqinâ 'adhâba n-nâr
   

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