Forum de la Grande Mosquee de Lyon
Nouvelles: Téléchargez sans plus attendre la GML tool, la barre d'outils 100% islamique, 100% Grande Mosquée de Lyon !!
 
*
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Charte du Forum  
Favoris  
Coran 
GML TV
connectez vous !

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session


Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Êtant Obliger de Porté le nom de son mari??  (Lu 5685 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Sarah92
Nouveau membre
*
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Femme
Âge: 32
Localisation: Paris
Messages: 10



Voir le profil
« le: Mars 09, 2012, 10:56:41 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh j'ai une question a ton le droit de porter le nom de notre Marie ou on doit garder le nom de jeune fille Huh??on ma dit hiers que cetait pas bien de prendre le nom de famille du Marie ya qu'il un écrie qui puise me le prouvée ? Barak'allah ou fikoume
« Dernière édition: Mars 09, 2012, 10:58:41 par Um~Rayhane » Journalisée
ibn al quaim
Membre très actif
*****
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Localisation: algerie
Messages: 4239



Voir le profil
« Répondre #1 le: Mars 09, 2012, 13:30:37 »
Share   Modifier le messageModifier



 Salam Alaykoum


Question:


J’ai lu votre réponse aux questions n° 2537 et 4362 concernant la conservation par la femme de son nom de jeune fille après son mariage ainsi que le verset de la sourate 33 qui précise que l’enfant adopté doit garder son propre nom de famille. Comment appliquer un tel verset à une femme qui n’a changé son nom qu’à cause du mariage ? Elle ne s’affilie pas à son mari, mais elle porte tout simplement son nom. Si la cause de l’interdiction a trait à la généalogie, j’espère que vous m’aiderez à l’éclaircir ? Puisse Allah vous récompenser par le bien.


Louange à Allah

Les effets de l’imitation de l’Occident dans le domaine de l’attribution du nom sont nombreux. L’un de ces effets consiste dans la suppression du mot ibn (fils/fille) entre le nom d’une personne et celui de son père. A son origine, cette pratique avait pour cause le fait que certaines personnes adoptaient des enfants et voulaient leur donner leurs noms. Pour les distinguer de leurs vrais enfants, ils disaient dans le cas des premiers : Ahmad ibn Muhammad par exemple, et dans le cas des seconds Ahmad Muhammad. A partir du 14e siècle, on a systématisé la suppression du mot « ibn ». Ce qui est inadmissible linguistiquement, traditionnellement et légalement. C’est à Allah seul que l’on doit s’en plaindre !

L’un des effets de cette pratique consiste dans l’attribution à la femme du nom de son mari. En Principe, l’on doit dire Une telle fille d’Un tel et non une telle épouse d’Un tel. Allah le Très Haut dit : « Appelez-les par le nom de leurs pères. C’est plus équitable aux yeux d’Allah » (Coran, 33 : 5). Ceci est valable aussi bien dans la vie d’ici-bas que dans l’Au-delà d’après ces propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur Lui) : « Au jour de la Résurrection, on affectera un drapeau au traître et dira : voici la traîtrise d’Un tel fils d’Un tel. » (rapporté par Boukhari, 5709 et Mouslim, 3265).

Cheikh Bakr Abou Zayd (Puisse Allah le préserver) a dit : « Ceci fait partie des secrets de la législation. En effet, l’affiliation au père est plus apte à identifier l’individu et à le distinguer car le père est dépositaire de l’autorité sur son fils et sa mère aussi bien dans le foyer qu’à l’extérieur. C’est pour veiller aux intérêts de l’enfant qu’on le voit dans les rencontres publiques et les marchés, et on le voit s’exposer aux dangers des voyages effectués pour se procurer de la subsistance licite et entretenir les intérêts de sa famille et ses affaires. C’est pourquoi il convient bien de s’affilier à lui et non à celle restée au foyer, celle à qui Allah s’est adressé en ces termes : « Restez dans vos foyers » (Coran, 33 ; 33). Voir Tasmiyyatou al-mawloud, p. 30-31).

Etant donné l’absence d’une relation de parenté entre l’épouse et son mari, comment donner le nom de famille de celui-ci à celle-là ? En outre, elle peut être répudiée ou perdre son mari et épouser un autre, continue-t-elle dans ce cas de changer de nom avec les changements de mari ? A cela s’ajoute le fait que son affiliation à son père fonde des dispositions relatives à la succession, aux dépenses, aux relations de parenté entre autres. Le fait de lui attribuer le nom du mari détruit tout cela. Et puis, le mari portant le nom de son propre père, quel rapport pourrait alors exister entre elle et le nom du père de son mari ? Ceci est un leurre par rapport à la raison et la réalité. Le mari n’a rien qui lui donne le droit de donner son nom à sa femme tout en conservant, lui, celui de son propre père ! C’est pourquoi toute dame qui a pris le nom de son mari doit rétablir les choses dans leur ordre normal. Nous demandons à Allah d’améliorer les conditions des musulmans.



Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Journalisée
Um_Nour
Membre très actif
*****
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Femme
Localisation: Saint-Etienne
Messages: 7339


La hawla wala quwata illa bilah


Voir le profil
« Répondre #2 le: Mars 11, 2012, 21:34:58 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum


LE NOM DE LA FEMME

 
En France et dans les pays du Maghreb, il est courant que la femme, une fois mariée, change son nom de famille pour celui de son mari. La plupart du temps, cela parait une évidence, une conséquence du mariage. Mais la femme est-elle vraiment obligée de le faire ? Est-ce administratif ou culturel ? Qu’en est-il au niveau de l’islam ?


En France, que dit la loi ?

Changer de nom pour la femme mariée est tellement ancré dans les mentalités que beaucoup seront surpris d’apprendre ce qui suit. Le texte de loi relatif au nom que doit porter une personne est celui du 6 Fructidor an II, article 1er où il est spécifié : "Aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance". D’autre part, dans la constitution de 1946 : "la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l’homme".

Il n’y a pas de texte de loi où il est spécifié que la femme doit prendre le nom de son époux lorsqu’elle se marie. Bien au contraire, la loi stipule que l’on ne peut pas porter d’autre de nom que celui de naissance. La femme n’a donc absolument pas à changer de nom après son mariage. Les formulations de type « Nom de jeune fille », « nom de femme mariée » ne devraient donc même pas figurer dans les documents administratifs, il ne devrait y avoir qu’une seule appellation le nom tout court. Pourquoi n’y a-t-il pas d’expression « nom de jeune homme » ? N’est-ce pas une forme de discrimination ? En utilisant le terme « nom de jeune fille » cela sous-entend que la femme doit changer de nom lorsqu’elle se marie. Et cela est parfois mis en pratique dans de nombreuses administrations et divers organismes, par exemple avec les banques ou la caisse d’allocations familiales, où votre nom de naissance disparaît quasi automatiquement au profit de celui de l’époux. Parfois, il est même difficile de reprendre son nom tout en gardant la dénomination « madame ». Il faut alors à se résilier à un simple « mademoiselle » afin de pouvoir garder son nom de naissance car on vous dira que les logiciels utilisés n’ont pas prévu ce cas qui devrait pourtant être celui par défaut.

 Alors qu’aucun texte ne l’oblige, la majorité des femmes en France portent le nom de leur mari, c’est pour dire à quel point cette pratique est répandue et ancrée dans les esprits.
Certaines femmes sont fières de porter le nom de leur mari. Seraient-elles heureuses à ce point de devenir leur propriété ? Que l’on le veuille ou non, c’est une forme de soumission, bien entendu inconsciente dans un pays où les femmes se disent libérées. En prenant le nom de son mari, la femme ne renonce-t-elle pas également à une part de son identité ?
De plus, lorsque la femme ne souhaite pas porter le nom de son mari, il n’est pas rare de voir ce dernier vexé d’une part parce que ce n’est pas la norme et d’autre part il se demande pourquoi sa femme ne serait pas fière de porter son nom. Quoi qu’on en dise la société est encore très machiste sur ce point.

Que dit l’islam ?

Dans l’islam, il n’est pas permis à une personne de porter un nom autre que celui de son père, aussi bien pour l’homme que pour la femme. Le Coran est très clair à ce sujet :


« Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. [...] »
[Sourate 33, Al Ahzab (Les coalisés), verset 5]

Et dans la sounnah, on trouve que le Prophète   a dit : « Qu’Allah maudisse celui qui se réclame à une personne autre que son père » (rapporté par l’imam Ahmad et d’autres).

L’appellation par le nom du père est valable aussi bien dans la vie ici-bas que dans celle de l’au-delà comme le montre le hadith suivant : « Au jour de la Résurrection, on affectera un drapeau au traître et dira : voici la traîtrise d’untel fils d’untel. » (Rapporté par Boukhari, 5709 et Mouslim, 3265).

On doit donc appeler une personne par son nom et celui de son père, sous la forme untel fils d’untel ou unetelle fille d’untel. En arabe, cela donne untel ibn untel. Cet usage était la règle jusqu’au 14ème siècle de l’hégire (20ème siècle grégorien). Par la suite, il a été remplacé pour copier le système des pays non musulmans (souvent anciens colonisateurs) et ainsi supprimer la filiation par le terme ibn « fils de ». Par exemple : Amid ibn Mohammad ibn Musleh est devenu Amid Mohammad Musleh, le terme « fils de » a disparu, ce qui n’est linguistiquement et traditionnellement pas acceptable.

Une partie des musulmans a aujourd’hui perdu l’habitude d’utiliser le nom du père et pire, la femme prend le nom de son mari. Comment peut-elle prendre le nom d’une personne avec laquelle elle n’a aucun lien de parenté ? Son mari n’est en aucun cas son père ! Dans ce cas, changer de nom est donc clairement interdit en islam.

"Si par ignorance ou pour une autre raison, la femme a pris le nom de son mari, elle doit corriger cette erreur dès que possible". C’est l’avis de Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
.



Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée

Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hassanatan w-wa fî-l-âkhirati hasanatan w-waqinâ 'adhâba n-nâr
   

L'arabe pour les francophones - Niveaux 1+2
L'arabe pour les francophones - Niveaux 1+2

 Journalisée
Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  

 
Aller à:  

 Développé par TOOLYNK, spécialisée dans le développement d'applications web et mobile, plateformes e-commerce et marketplace.