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Auteur Fil de discussion: Allaitement et Jeune : Nuisible pour le bébé? Comment et Quand rattraper ?  (Lu 19348 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
elodie 92290
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« le: Septembre 23, 2008, 15:11:57 »
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 Salam Alaykoum j'allaite mon fils ossama-zeyd qui à 1 mois et 5 jours et je voulais savoir comment sa se passe pour le jeune car on ma dit que sa peut nuire pour le lait et comment je dois faire je dois rattraper quand
 Sourire Mouslima
« Dernière édition: Février 11, 2009, 18:35:15 par Fatiima » Journalisée
oum.abdellah
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« Répondre #1 le: Septembre 23, 2008, 15:57:17 »
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Bismillah Ar-Rahman Ar-Rahim,

As-Salam 'aleykoum wa rahmatullahi wa barakatuh,

Je tenais avant tout à te féliciter pour ton bébé. Qu'Allah fasse de lui un pieux musulman. Amîn.

Concernant tes quetions voici ce que j'ai trouvé:

Citation
QUESTION

Si une femme enceinte ou qui allaite craint pour elle et pour son enfant et qu’elle mange pendant je jeune, Est ce qu’elle doit rompre son jeûne et nourrir des pauvres pour chaque jour ou doit-elle juste rattraper ses jours ou alors nourrir des pauvres seulement ?
Quel est avis le plus authentique ?



REPONSE DE AL DAJNA ADDAIMA QUI EST LE COMITE DES GRANDS SAVANTS D'ARABIE SAOUDITE


Si une femme est enceinte ou allaite et qu’elle craint pour elle ou pour son enfant, elle mange et fait que rattraper ses jours comme le cas du malade.

Question:

Quel est le statut de la femme qui est enceinte ou qui allaite si elle ne jeûne pas pendant le ramadan ?

REPONSE de cheykh ibn 3otheymin rahimahoullah.


Si le jeûne cause des difficultés et peut causer des problèmes pour leur enfant, alors elle n’est pas obligée de jeûner et rattrape ses jours plus tard. Mais si la cause est la crainte pour l’enfant, elle doit rattraper et elle doit nourrir un pauvre pour chaque jour.
Et d’autres oulamas disent qu il n’y a pas de dalil sur le fait de nourrir un pauvre pour chaque jour, donc elle ne doit que rattraper ses jours, selon leur avis.


Question :

J’ai lu dans le livre « La description du jeûne du prophète durant le mois de Ramadan », de Salim Hilali et ‘Ali Hasssan ‘Abdul-Hamid que la femme enceinte et celle qui allaite, si elles craignent pour leur vie ou celle de leur enfant, rompent leur jeûne et nourrissent (en guise d’expiation) pour chaque jour non-jeûné une personne indigente, sans avoir à accomplir ce jeûne ultérieurement. Quelle est la véracité de ces propos ? Nous espérons une explication qu’Allah vous récompense par un bien.



Réponse de Cheikh Albany rahimahou Allah,

Il ne leur est pas demandé de repousser ultérieurement leur jeûne, mais il leur est demandé, en guise d’expiation, de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Telle est la réponse, la bonne réponse. Quant à la condition citée, qui est : « Si la femme enceinte ou la femme qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant », cette condition a été établie à partir d’efforts personnels de certains savants. Elle ne peut être imposée à la femme enceinte ou la femme qui allaite car le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam)a dit : « Allah, l’Exalté, a dispensé de jeûne la femme enceinte et la femme qui allaite ».


Ibn ‘Abass a commenté le verset : « Quiconque d’entre vous est malade ou en voyage, jeûnera (plus tard) un nombre égal de jours. Et à ceux qui ne peuvent jeûner qu’avec difficulté, incombe, en expiation, de nourrir un pauvre ».

Il a dit : « La femme enceinte et la femme qui allaite doivent nourrir un pauvre ».

La condition précédemment citée est ici inexistante : que la femme enceinte ou celle qui allaite craint pour sa vie ou celle de son enfant.

En résumé : Il est donc permis à toute femme enceinte et à toute femme qui allaite de rompre son jeûne mais elles doivent en guise d’expiation nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné et elles ne sont pas tenues d’accomplir leur jeûne ultérieurement.

wallahou 'allem.

Wa salam 'aleykoum wa rahmatullahi wa barakatuh
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elodie 92290
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« Répondre #2 le: Septembre 24, 2008, 13:14:58 »
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 Salam Alaykoum merci pour ses renseignement qui me sont utiles j'apprecie de pouvoir trouver des soeurs qui puissent repondre a une converties qui ne connait pas tout  Sourire Mouslima
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oum.abdellah
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« Répondre #3 le: Septembre 24, 2008, 16:18:15 »
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 bismillah

As-Salam 'aleykoum wa rahmatullahi wa barakatuh,

Je t'en prie ma soeur, c'est tout à fait normal. N'hésite pas a poser tes questions.

Qu'Allah te protège.

Wa salam 'aleykoum



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AlexInès
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« Répondre #4 le: Septembre 29, 2008, 12:09:06 »
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 Salam Alaykoum
Merci pour ses informations, je suis en fin de grossesse, incha ALLAH je dois accoucher debut octobre, alors je voudrais que vous me confirmiez cela: je ne suis pas obligé de ratrapper mon ramadan mais je peu nourrir un pauvre? comment trouvé un pauvre a nourrir?
merci pour vos réponses, je reste malgré tout motivé à ratrappé mon mois de ramadan, incha ALLAH.
salam
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AlexInès
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« Répondre #5 le: Juillet 24, 2009, 14:54:10 »
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 bismillah
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
 Soubhan' Allah J'avai mis mes questions l'an dernier... et pas de réponses depuis... Néanmoins j'ai encore besoin qu'on reponde à mes questions svp !!!! Smiley
Que  allah me pardonne....Je n'ai pas rattrapper mes jours de jeun... je voudrais savoir combien je dois payer, et à qui Huh?Huh?Huh?Huh?
SVP SVP... donné moi une réponse InchAllah
Merci
 baraka2
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ibn al quaim
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« Répondre #6 le: Juillet 24, 2009, 16:31:00 »
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 Salam Alaykoum

Qu’est ce qui est préférable pour la femme enceinte : observer le jeûne ou s’en abstenir quand il s’avère pénible ?


Louanges à Allah

 Premièrement, quand on réfléchit sur l’institution du jeûne, on découvre qu’Allah l’a établie de manière aisée et que la facilitation de sa pratique est chère à Allah le Très Haut. C’est pourquoi celui-ci dit dans le verset relatifs au jeûnes :« Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous…» (Coran,2 :185)

Si le jeûne devient si pénible que l’on craint qu’il soit nuisible au jeûneur, il est alors interdit à celui-ci de l’observer. C’est pourquoi le prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit à propos du voyageur qui avait jeûné péniblement :«Ce n’est pas de la pitié que de jeûner  pendant le voyage» (rapporté par al-Boukhari, 1946 et Mouslim, 1115). Il a dit encore quand des compagnons en voyage avaient jeûné avec difficulté : « Les voilà les désobéissants ! Les voila les désobéissants !» (rapporté par Mouslim, 1114).

An-Nawami dit : « Ceci concerne celui auquel le jeûne porte préjudice »

Il a été rapporte de façon sûre qu’Aïcha (P.A.a) a dit : « il n’a jamais été donné au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) de choisir entre de choses sans qu’il n’ait choisi la plus facile, à moins q’un tel choix comporte un péché. Dans ce cas, il s’en écartait le plus loin possible » (rapporté par al-Boukhari 3560 et par Mouslim, 2327)

An-Nawami (puisse Allah nous accordé Sa miséricorde) dit encore : « Ce hadith implique la préférence du plus facile, pourvu qu’il ne soit ni interdit ni reprouvé ».

Ahmad (5832) a rapporté d’après Ibn Omar (P.A.a) que le Messager d’Allah a dit : « Certes, Allah aime qu’on utilise ses dispenses comme Il reprouve qu’on lui désobéisse » (déclaré authentique par al-Albani dans Irwa al-Ghahil (564)

Ces arguments indiquent que plus la pratique culturelle est facile pour le fidèle, plus elle est à même de répondre aux desseins de la Charia. Deuxièmement, les ulémas ont mentionné que la non observance du jeûne est préférable pour le malade qui a du mal à jeûner. Mieux, al-Qurtubi (2/276) dit : « La non observance du jeûne lui est recommandée. Et seul un ignorant jeûne dans ce état ». Dans al-Moughni (4/404) Ibn Qudama (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a mentionné que la pratique du jeûne est reprouvée  pour le malade qui la trouve pénible. Dans Charh al-mumti’ (6/352), Cheikh Ibn Outhaymine (puisse Allah lui accordé Sa miséricorde) dit : « Ceci nous fait connaître l’erreur de certains zélés notamment des malades qui, tout en trouvant le jeûne pénible voire nuisible, persistent à l’observer. Nous leur disons qu’ils ont tort dans la mesure où ils décline un geste de générosité qu’Allah le Puissant et Majestueux leur a fait puisqu’ils rejettent Sa dispense et se font mal alors qu’Allah le Puissant et Majestueux dit : «  ne vous tuer pas » (Coran, 4:29) Voir la question n° 1319. Ceci montre que la femme enceinte et celle qui allaite doivent s’abstenir de jeûner quand il leur est pénible. Certains ulémas vont jusqu’à le leur interdit clairement quand le jeûne porte atteinte au fœtus ou à l’enfant. Dans ahkam al-Quran, (1/252) al-Djassas dit : «  La femme enceinte et celle qui allait ne peuvent que se retrouver dans l’un de ces cas : « soit le jeûne leur nuit , soit nuit à l’enfant, soit enfin il n’est pas nuisible du tout ». Dans les deux premiers cas, il est préférable pour elles de ne pas observer le jeûne et déconseillé de l’observer. Si le jeûne ne porte  atteinte ni à elles-mêmes ni à leurs enfants, elles sont tenues de jeûner puisse qu’ils ne leur est pas permis de ne pas le faire.

 Il dit encore (1/307) : « le malade, la femme enceinte , celle qui allaite et toute personne craignant que le jeûne lui soit nuisible ou le soit pour son enfant sont autorisés à ne pas observer le jeûne puisque la probabilité que le jeûne soit pénible voire nuisible constitue une sorte de difficulté. Or Allah a nié avoir nourri la volonté de nous rendre la vie difficile. Ce qui renvoie à ce qui a été rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à savoir que chaque fois qu’il lui était donné de choisir entre deux choses, il choisissait la plus facile».

Ibn al-Mouflih dit dans al-Fourorou'  (3/35) : « Il est reprouvé pour la femme enceinte et celle qui allaite de pratiquer le jeûne malgré la crainte que cela puisse leur nuire ou nuire à leurs enfants».

Selon Ibn Aqil, si une femme enceinte ou en période d’allaitement craint pour l’enfant conçu ou allaité, il ne lui est pas permis d’observer le jeûne. Mais elle doit procéder à une expiation. Si elle ne craint rien, il ne lui est pas permis de s’abstenir de jeûner.

Cheikh Ibn Baz (puisse Allah lui accordé Sa miséricorde) a dit : « La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilables aux malades ; elles sont autorisées à ne pas jeûner, si l’observance du jeûne leur est pénible ».

Tuhfat al-ikhwan bi adjwibatin muhimmatinta taallaqu bi arkani al-islam, P.171.Allah aime qu'on profite de Ses dispenses comme Il reprouve qu’on Lui désobéisse » (déclaré authentique par al-Albani dans Irwa al-Ghalil (564).

Ces arguments indiquent que plus la pratique culturelle est facile pour le fidèle, plus elle est à même de répondre aux desseins de la Charia.

Deuxièmement, les ulémas ont mentionnés que la non observance du jeûne est préférable pour le malade qui a du mal à  jeûner. Mieux, al-Qurtubi  (2/276) dit : la non observance du jeûne lui est recommandé. Et seul un ignorant jeûne dans cet état ».

Dans al-Moughni (4/404), Ibn Qudama (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a mentionné que la pratique du jeûne est reprouvée pour le malade qui la trouve pénible ».

Dans Charch al-mumti (6/352) Cheikh Ibn Outhaymine (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : «  Ceci nous fait connaître l’erreur de certains zélés notamment des malade qui, tout en trouvant le jeûne pénible voie nuisible, persistent à l’observer. Nous leur disons qu’ils ont tort dans la mesure où ils déclinent un geste de générosité qu’Allah le Puissant et Majestueux leur a fait puisqu’ils rejettent Sa dispense et se font mal alors qu’Allah le Puissant et Majestueux dit : « Ne vous tuez pas » (Coran, 4 :29) voir la question n°1319.

Ceci montre que la femme enceinte et celle qui allaite doivent de préférence s’abstenir de jeûner quand le jeûne leur est pénible. Certains ulémas vont jusqu’à le leur interdire clairement quand le jeûne porte atteinte au fœtus ou à l’enfant.

Dans ahkam al-Quran, (1/252) al-Djassaas dit : « La femme enceinte et celle qui allaite ne peuvent que se retrouver dans l’un de ces cas : soit le jeûne leur nuit, soit il nuit à leur enfant, soit enfin il n'est pas nuisible du tout. Dans les deux premiers cas, il est préférable pour elles de ne pas observer le jeûne et déconseillé de l’observer. Si le jeûne ne porte atteinte ni à elles même ni à leurs enfants, elles sont tenues de jeûner puisqu’ils ne leur est pas permis de ne pas le faire.

Il dit encore (1/307) : « Le malade, la femme enceinte , celle qui allaite et toute personne craignant que le jeûne ne lui soit nuisible ou ne le soit pour son enfant sont autorisées à ne pas observer le jeûner puisque la probabilité que le jeûne soit pénible voire nuisible constitue une sorte de difficulté. Or Allah a nié avoir nourri la volonté de nous rendre la vie difficile. Ce qui renvoie à ce qui a été rapporté du prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à savoir que chaque fois qu'il lui était donné de choisir entre deux choses,il choisissait la plus facile.

Ibn al-Mouflih dit dans al-Fourou' (3/35):«Il est réprouvé pour la femme enceinte et celle qui allaite de pratiquer le jeûne malgré la crainte que cela puisse leur nuire ou nuire à leurs enfants».

Selon Ibn Aqil,si une femme enceinte ou en période d'allaitement craint sur l'enfant conçu ou allaité,il ne lui est pas permis d'observer le jeûne,mais elle doit procéder à une expiation. Si elle ne craint rien, il ne lui est pas permis de s'abstenir de jeûner.

Cheikh Ibn Baz (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:"La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilables au malade;elles sont autorisées à ne pas jeûner, si l'observance du jeune leur est pénible».

Tuhfat al- ikhwan bi adjwibatin muhimmatin ta taallaqu bi arkani al- islam,p.171. Allah le sait mieux.



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« Répondre #7 le: Août 24, 2009, 13:38:31 »
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 Salam Alaykoum

j'aimerai savoir si ma femme doit faire le ramadan vu qu'elle allaite notre enfant ?
« Dernière édition: Août 24, 2009, 13:38:49 par Nourya » Journalisée
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« Répondre #8 le: Août 24, 2009, 13:42:13 »
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Salam Alaykoum

j'aimerai savoir si ma femme doit faire le ramadan vu qu'elle allaite notre enfant ?



 Salam Alaykoum


J’ai lu qu’il était permis à la femme enceinte et à celle qui allaite de ne pas observer le jeûne et de se contenter de nourrir (un pauvre) sans effectuer un jeûne de rattrapage. On utilise pour étayer cet avis un hadith rapporté d’Ibn Omar allant dans ce sens… Est-il exact ? Donnez-nous une réponse argumentée. Puisse Allah vous bénir…


Louanges à Allah Il y a une divergence de vues au sein des ulémas à propos du jugement à porter à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles n’observent pas le jeûne. Ils ont émis plusieurs avis : Le premier est qu’elles ne doivent effectuer qu’un jeûne de rattrapage. C’est l’avis de l’imam Abou Hanifa (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde). C’est aussi l’avis d’Ali Ibn Abi Talib (P.A.a). Le deuxième avis est que si elles craignent pour elles-mêmes, elles n’auront qu’à effectuer un jeûne de rattrapage. Si elles craignent pour leurs enfants, elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage et nourrir un pauvre pour chaque jour.


 C’est l’avis des imams Ahmad et Chafii. Al-Djassas l’a également rapporté d’Ibn Omar (P.A.a). Le troisième avis est qu’elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre (pour chaque jour non jeûné). Et elles n’ont pas à effectuer un jeûne de rattrapage. C’est l’avis d’Abd Allah ibn Abbas (P.A.a). Ibn Qudama (P.A.a) l’a rapporté dans al-Moughni (3/73) d’Ibn Omar (P.A.a). Abou Dawoud (2318) a rapporté d’Ibn Abbas que l’expression «Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu' (avec grande difficulté), il y a une compensation: nourrir un pauvre. » (Coran, 2 : 184) était une dispense accordée au vieillard et à la vieillarde encore capables d’observer le jeûne; on leur permettrait de ne pas le faire et de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné.


 La dispense profite aussi à la femme enceinte et à celle qui allaite si elles éprouvent des craintes. Selon Abou Dawoud cela signifie que si elles craignent pour leurs enfants, elles s’abstiennent de jeûner et nourrissent un pauvre (pour chaque jour non jeûné ». An-Nawawi dit que la chaîne de transmission de ce hadith est bonne. Et Al-Bazzaz l’a cité et ajouté à la fin : « Ibn Abbas disait à sa concubine enceinte : tu es assimilable à celui qui ne peut pas l’observer, tu peux te contenter de nourrir un pauvre. Et tu n’as pas à effectuer un jeûne de rattrapage ». la chaîne de transmission  du hadith a été authentifié par ad-Daraqutni selon l’affirmation d’al-Hafiz dans at-Talkhis. 


  Dans ahkam al-qur’an, al-Djassas a rapporté une divergence de vues au sein des compagnons sur cette question en ces termes : « les ancêtres pieux ont émis trois avis sur la question : Selon Ali, la femme enceinte et celle qui allaite n’ont pas à procéder à une expiation si elles n’observent pas le jeûne. Pour Ibn Abbas, elles doivent procéder à une expiation sans effectuer un jeûne de rattrapage. Quant à Ibn Omar, il pense qu’elles doivent faire les deux. Ceux qui estiment qu’elles peuvent se contenter d’un jeûne de rattrapage s’appuient sur plusieurs arguments :


 1/ Le hadith rapporté par an-Nassaï (2274) d’après Anas selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « certes  Allah a dispensé le voyageur, la femme enceinte et celle qui allaite de la moitié de la prière et du jeûne » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi an-Nassaï ). Dans ce hadith, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) assimile la femme enceinte et celle qui allaite au voyageur. Or celui-ci est autorisé à s’abstenir du jeûne du Ramadan pour le rattraper plus tard. Aussi, devrait-il en être de même pour la femme enceinte et celle qui allaite. Voir Ahkam al-Quran d' al-Djassas.

2/ L'assimilation de la femme enceinte et celle qui allaite au malade qui est autorisé à ne pas observer le jeûne du Ramadan mais qui devra effectuer un jeûne de rattrapage. Voir al-Mouhgni (3/37) et al-Madjmou’ (6/273), un groupe d’ulémas a choisi cet avis


Dans Madjmou al-Fatawa (15/225), cheikh Ibn Baz dit : « La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade ; si le jeûne leur est pénible, elles peuvent s’en abstenir, quitte à l’observer plus tard, quand elles en seront capables, comme le ferait le malade. Certains ulémas soutiennent qu’elles leur suffisent de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. Cet avis est faible et laisse à désirer. Ce qui est juste, c’est qu’elles doivent effectuer un jeûne de rattrapage à l’instar du voyageur et du malade en vertu de la parole du Très Haut : « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours.» (Coran, 2 : 184).

   Le même Cheikh dit dans Madjmou' al-Fatawa, 15/227 : « Ce qui est juste c’est que la femme enceinte et celle qui allaite doivent effectuer un jeûne de rattrapage. Car l’avis (contraire) fondée sur ce qui a été rapporté d’après Ibn Abbas et Ibn Omar selon lequel elles peuvent se contenter de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné est un avis faible qui laisse à désirer pour son non-conformité avec les arguments religieux. En effet, Allah le Transcendant dit : «Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours » (Coran, 2 : 184). La femme enceinte et celle qui allaite sont assimilées au malade et non au vieillard incapable. De ce fait, elles effectuent un jeûne de rattrapage quand elles peuvent le faire, fût-ce tardivement.     


 Une des fatwa de la Commission Permanente (10/220) se présente en ces termes : « Si la femme enceinte craint pour elle-même ou pour son enfant des effets du jeûne de Ramadan, elle peut s’abstenir de jeûner, quitte à effectuer un jeûne de rattrapage plus tard à l’instar du malade incapable de jeûner ou craignant que le jeûne lui porte préjudice. À ce propos, le Très Haut dit : « Quiconque d' entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d' autres jours» (Coran, 2 : 184). Il en est de même de la femme qui allaite. Car, si elle craint que le cumul du jeûne avec l’allaitement lui porte préjudice ou craint de porter atteinte à son enfant si elle jeûne et ne l’allaite pas , elle s’abstient du jeûne dans les deux cas, quitte à effectuer un jeûne de rattrapage. L’une des fatwa de la Commission Permanente (10/226) dit : « Quant à la femme enceinte, elle doit observer le jeûne pendant sa grossesse à moins qu’elle ne craigne que le jeûne ne lui porte préjudice ou ne le porte à son enfant.


Dans ce cas, elle est autorisée  ne pas observer le jeûne. Mais elle devra le rattraper quand elle aura recouvré sa propreté rituelle après les couches. .. Le fait de nourrir un pauvre ne le dispensera pas du jeûne de rattrapage. En revanche, ce jeûne absolument nécessaire, peut la dispenser d’avoir à nourrir un pauvre.. »   Dans ach-charh al-mumti’ (6/220), cheikh Ibn Outhaymine dit après avoir évoqué la divergence de vues opposant les ulémas sur la question et choisi qu'elles n'ont qu'à  effectuer un jeûne de rattrapage : « cet avis est, selon moi, le mieux que d’assimiler les deux femmes en question au malade. Or celui-ci se contente d’effectuer un jeûne de rattrapage ». Allah Très Haut le sait mieux.

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