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Auteur Fil de discussion: Le niqab obligatoire?  (Lu 23742 fois)
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Fatiima
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Mon Voile, Mon Choix, Ma Liberté


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« le: Juin 13, 2008, 11:46:18 »
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 bismillah

 Salam Alaykoum


Rien ne prescrit dans l'Islam, l'obligation de se couvrir le visage et les mains. Bien au contraire. Le musulman et la musulmane, dès lors qu'il (elle) a choisi(e) d'embrasser l'Islam pour religion, il (elle) ne lui appartient pas d'intervenir sur ce que Dieu et Son Prophète  Salla-llah allahi wa salam ont déjà tranché.

Par ailleurs, c'est la raison pour laquelle, on ne retrouve absolument aucune trace dans le Coran, qui indique que la femme devrait se couvrir le visage et les mains, bien au contraire:


"Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font." (24:30)

Pourquoi y aurait-il une recommandation de baisser le regard si les femmes étaient supposées se couvrir entièrement ?

Ce verset est bien une preuve que la femme n'a pas à se couvrir le visage.
Quand aux hadiths, argumentant cela, et on comprend d'ailleurs mieux pourquoi l'unanimité des savants de l'Islam disent que la femme a le droit le plus légitime de faire paraitre son visage et ses mains, en voici quelques uns:


Hadith n°1

Asma, la fille d'Abu Bakr, visita le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam portant des vêtements minces. Le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam se détourna d'elle et dit : "O Asma, quand une femme atteint l'âge de la puberté, il n'est pas convenable qu'elle montre les parties de son corps excepté pour cela et cela. (Il pointa le visage et les mains).
(Hadith Sunan Abu-Dawud livre 32, No 4092)


Hadith n°2

Jabir ibn Abdullah rapporte:
“J'ai assisté à la prière de la fête(al aïd) avec le Messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam, il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adân), ni mineur (iqâma). Ensuite, il se leva, s'appuya sur Bilal et ordonna aux gens la crainte d'Allah, les exhorta à son obéissance, les sermonna et leur fit le rappel. Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il  Salla-llah allahi wa salam dit :

« Faites l'aumône car la plupart d'entre vous seront en enfer ».
Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit : "pour quelle raison, ô messager d'Allah Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâms-4c873.gif" border="0" /> ? »
Il  Salla-llah allahi wa salam dit :
« car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez »
Il dit : « elles se mirent à faire l'aumône de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal »
(Muslim)


Ce hadith démontre avec force que le niqab, sitar et/ou toutes formes de vêtements couvrant le visage n'était pas portée par les femmes les plus pieuses que l'Islam a connu. Et que la femme musulmane a le droit le plus absolu de se découvrir le visage et les mains.
En effet comment le narrateur du hadith aurait pu savoir que cette femme avait les joues foncèes si soit disant le niqab avait été obligatoire... puisque le niqab est censé couvrir l'ensemble du visage ?



Hadith n°3 :

Ibn Abbas rapporte d'al fadl ibn âbbas :
Une femme de khath'am questionna le Messager d' allah lors du pèlerinage d'adieu (le jour du sacrifice), al fadl ibn Abbas était derrière le Messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam selon une autre variante :

« Al fadl se tourna vers elle, c'était une belle femme »
Et selon une autre variante :
« Une femme radieuse "
Et selon une autre variante
Ahmad a rapporté que :

« al fadl se mit à la regarder, elle lui plût (et elle le regardait aussi), le Messager d' allah  Salla-llah allahi wa salam
Le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté »
(Boukhari - Mouslim)


Ce hadith démontre une fois de plus que le visage de la femme n'était pas couvert et qu'il (le visage) ne constitue pas une nudité (âwra).

On notera que le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a parfaitement appliqué le verset du Coran qui demande à l'homme de baisser son regard, c'est la raison pour laquelle il a prit le compagnon par le menton et lui a tournée son visage, et non pas demandé à la femme d'aller couvrir le sien.
Louanges à Allah qui nous a donné comme Prophète la plus noble et la plus miséricordieuse de Ses créatures.

Ibn hazm a dit :

« si le visage était une nudité pourquoi n'a-t-il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a-t-il pas ordonné de le couvrir car si elle avait le visage couvert, ibn âbbas n'aurait pas su si elle était belle ou non ».


Hadith n°4:

Sahl ibn sa'd rapporte:
« une femme est venue chez le Messager d' allah  Salla-llah allahi wa salam alors qu'il était a la mosquée, elle dit : « o messager d'Allah ! je suis venu m'offrir à toi ! ». Le Messager d' allah  Salla-llah allahi wa salam la regarda de haut en bas puis baissa la tête. Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas elle s'est alors assise ».
(Boukhari - muslim)


Hadith n°5:

« Les femmes croyantes voilées par leurs habits assistaient à la prière du matin avec le prophète (Salla-Lâh wa ^Alayihi wa salâm) puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent tellement qu'il faisait noir. »

La preuve dans ce hadith c'est sa parole « sans que personne ne les reconnaissent tellement qu'il faisait noir ». Il est démontré donc que c'était bien l'obscurité qui empêchait de voir le visage ("tellement qu'il faisait noir") et non pas le fait qu'elle avait un niqab devant le visage, sinon, il est bien évident que cela n'aurait aucun de sens de préciser "tellement qu'il faisait".

La saine compréhension de cela, c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnus et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.

Une autre variante du hadith :

« Sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre ».
(Rapporté par abu ya'la dans son musnad avec une chaine de narrateur authentique selon Aîcha  Radhi Allah 'Anha.)


Hadith n°5:

Fatima bent qays rapporte :
« Qu'abu amr ibn hafs la répudia définitivement ».
(...) « elle alla chez le Messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam et lui expliqua cela (..)
Il lui ordonna de passer la période (al 'aida) chez umm sharik, ensuite il a dit :
« C'est une femme dont mes compagnons ont peur va plutôt chez ibn umm maktum ; car c'est un homme aveugle, tu pourras retirer ton voile chez lui. »

Selon une autre variante :
« Va chez umm sharik ! umm sharik est une femme ansa très riche très généreuse et qui a beaucoup d'invités. »
Je dis alors : « je vais le faire ! ». Il a Salla-llah allahi wa salam dit :
« ne le fais pas car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou tes habits découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimerais pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle, Abdullah ibn umm maktum(l'aveugle)(..) Et si tu retires ton voile, il ne te verra pas ».

-Ce hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) car le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a permit a bent qays que les hommes la voient avec un khimar c'est-à-dire ce qui couvre la tête et ceci prouve que c'est la tête qui doit être couverte et pas le visage.
C'est pour cette raison que le Prophète  Salla-llah allahi wa salam avait peur que son khimar glisse et dévoile ce qui est interdit.il lui ordonna alors ce qui était meilleur pour elle c'est-à-dire d'aller chez ibn umm maktum (l'aveugle) car il ne l'a verrait pas si elle enlèverait son khimar.

Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète  Salla-llah allahi wa salam car Fatima bent qays à la fin de sa 'idda, a entendu le Prophète  Salla-llah allahi wa salam raconter l'histoire et la conversion de tamim al dari la même année.
Et il est rapporté dans la biographie de tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire. Cela prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des versets du hijab donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).


Hadith n°7 :

Subay'a bent al harith rapporte:
Qu'elle était marié à sa'd b khawla. Il décéda lors du pèlerinage d'adieu (il participa à la bataille de badr). Elle accoucha avant la, fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.

Abu sanabil b ba'kak l'a rencontra à la fin de ses lochies, elle s'était mise du collyre dans les yeux et c'était fait belle. Il lui dit alors : « soit bonne envers toi-même ! » ou une parole semblable « peut être cherches tu à te marier ? Mais cela (ne t'est permit qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari.
Elle dit alors : « je suis allée voir le Prophète  Salla-llah allahi wa salam et je lui ai raconté ce que m'avait dit abu al sanabil b ka'kak.
Il dit :
" son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché »

Ce hadith est rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'aycha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (Hasan). Il se trouve aussi dans les deux authentiques c'est-à-dire : sahih Bokhari et sahih muslim.

Ce hadith est une preuve évidente que les mains, le visage ou au moins les deux yeux n'étaient pas connus comme faisant parti de la nudité ('awra) chez les femmes des compagnons du Prophète  Salla-llah allahi wa salam. Il ne lui aurait pas été permit de montrer son visage à abu sanabil en sachant que ce dernier l'avait demandé en mariage et qu'elle avait refusé.


Hadith n°8 :

« Une femme priait derrière le Messager d' allah  Salla-llah allahi wa salam c'était une très belle femme, ibn 'abbas a dit :
« par  allah ! je n'ai jamais vu une femme semblable ».

Certains hommes se mettaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras). C'est alors qu' allah révéla :
«Et nous connaissons certes ceux qui parmi vous ont avancé et nous connaissons ceux qui tardent encore »
(Le coran 15 :24)


Source: Islamoncoeur


 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Octobre 21, 2008, 22:28:52 par Fatiima » Journalisée

oum-talha
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« Répondre #1 le: Août 08, 2008, 08:42:15 »
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 bismillah

 Salam Alaykoum

je viens de lire un texte sur notre mère 'Aicha  Radhi Allah 'Anha qui parle de l histoire du ifk qui a ete une dure épreuve pour 'Aischa  Radhi Allah 'Anha et la ouma .
je cite le passage prouvant que Aischa  Radhi Allah 'Anha mais aussi les autres femmes portaient un voile sur le visage

Or Safwân ibn Al-Mu`attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit:
"Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui".

Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile.
il ya d autres hadiths et le tafsir du coran l explique
car ce qu ALLAH a demande est de porter le chimar et le djilbab
ce sont les deux termes utilises dans la sourate les coalises et la lumière

le terme chimar vient du verbe arabe chamara et de la est tire le mot chamr pour designer l'alcool
sa signification est couvrir totalement !
quand on dit chamartu al 'ajin en arabe cela veut dire j'ai couvert totalement la pâte
et le chamr est nomme ainsi car il couvre les facultes intellectuelles. le chimar est le voile qui couvre toute la tête visae compris et le cou et la poitrine
quant au djilbab cest un vetement qui descend de la tete au pieds

quant au mot hijab il se trouve huit fois dans le coran et il veut dire sitr c est a dire couverture totale
le passage ou ALLAH dit et quand vous leur demandez quelque chose demander leur derrière un hijab  cela signifie que si un homme doit demander quelque chose il le demande de derriere un rideau une porte ou un mur . la femme chez elle n ouvre pas la porte elle repond et donne a travers cette protection qu est la porte
quand elle sort elle se doit donc de conserver ce hijab entre elles et les hommes
et il s agit bien du voile du visage
ceci peut etre lu dans le tafsir et recherchez aupres des savants
j apporterais  InchAllah les autres hadiths
mais voila pour le coran
 El Hamdoulilah Soubhan' Allah baraka2 Salam Alaykoum
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« Répondre #2 le: Août 08, 2008, 08:55:38 »
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 Salam Alaykoum

Ma soeur oum-talha, tu nous fait part d'une obligation divine : le port du niqab mais où sont les preuves ?
Car dans ton message, tu nous explique que aicha  Radhi Allah 'Anha s'est couverte le visage. Ok certes mais cela n'en fait pas une obligation pour autant. Le prophete saws portait une barbe, c'est un sounnah, mais est ce pour autant une obligation divine ? Est ce quelque chose que nous a ordonné le prophete saws ?
Donc il ne faut pas tout mélanger et le comportement vestimentaire d'un compagnon n'induit pas forcément une obligation.

Citation
car ce qu ALLAH a demande est de porter le chimar et le djilbab
ce sont les deux termes utilises dans la sourate les coalises et la lumière
[...]
quant au mot hijab il se trouve huit fois dans le coran et il veut dire sitr c est a dire couverture totale
le passage ou ALLAH dit et quand vous leur demandez quelque chose demander leur derrière un hijab  cela signifie que si un homme doit demander quelque chose il le demande de derriere un rideau une porte ou un mur . la femme chez elle n ouvre pas la porte elle repond et donne a travers cette protection qu est la porte
quand elle sort elle se doit donc de conserver ce hijab entre elles et les hommes
et il s agit bien du voile du visage

Il ne faut pas citer de tels propos ou faire sa propre interprétation ma soeur.
Il faut se baser sur des hadiths et pour l'interprétation du coran, il faut citer des savants, moufti qui ont la compétence de le faire. On peut tous ici analyser le coran et émettre notre propre point de vue et cela devriendrait tres vite n'importe quoi car chacun verrait les choses d'une certaine manière.
 baraka

 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Août 08, 2008, 09:01:58 par admin » Journalisée

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« Répondre #3 le: Août 08, 2008, 09:41:34 »
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 bismillah Salam Alaykoum

_________________________________________
 
Recherche effectuée par Abu Mohamed Amine
La plupart des informations ci-dessous ont été tiré du livre :
" Jalons sur le chemin de la chasteté "
Du Cheikh ‘Abd’Allah b. ‘Abd al-Rahman al-Watban


________________________________________
Les Fatawas sur demande
Avec la collaboration de Sadia
Fatawas auxquelles ont répondu des savants contemporains très connus comme Sheikh Abdul Aziz Ibn Baz, Sheikh Muhammad Ibn Uthaimin Etc...
 
________________________________________
AL MOUMINAT
Ma Soeur,

Ô diamant préservé ! Ô perle cachée ! La femme musulmane cherche ce que Dieu agrée et ce qui la rapproche davantage de Lui, elle suit Ses ordres et évite Ses interdits....
 


LES ARGUMENTS CORANIQUES

1° ARGUMENT :


Le Très-Haut a dit :

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté… » [24 : 31]

Tout comme Allah ‘Azawajal a décrété aux croyantes de sauvegarder leur chasteté, Il a également décidé tout moyen contribuant à cet ordre.


Le Prophète (P.s.l.) a dit :

« Les yeux forniquent, et leur fornication est le regard et l’organe génital confirme cela ou le dément ».
[Sahih Al bukhari, al isti’dhan, 12; Sahih Muslim, al-Qadar, 20, d’Abu Hurayra (r.a)]



2° ARGUMENT :

Allah ‘Azawajal a dit :

« …et de ne montrer de leurs atours (zina) que ce qui en paraît » [24 : 31]

a) Ibn Mas’ud (r.a.) a dit : « les atours (zina) sont, par exemple, le pardessus et les vêtements »
[Ainsi dirent Al-Hassan (al-Basri), Ibn Sirin (Muhammad b.Sirin) et al-Nakha’i (Ibrahim al-Nakha’i) qu’Allah leur fasse Miséricorde.]

La parole d’ Ibn Mas’ud (r.a.) a été rapporté par plusieurs rapporteurs tels que Al-Tabarani et Al-Hakim, et que cela a été authentifié par Ibn Abi Hatim, et l’interprétation d’un compagnon constitue un argument.

Ibn Mas’ud (r.a.) a dit: « Il y a deux sortes de parures (zina) : la parure apparente et la parure
cachée. Celle qui est apparente, ce sont les vêtements, et celle qui est cachée, c’est le kuhul (matière appliquée sur le contour des yeux) et le visage. Cette dernière ne peut être montrée qu’au mari et aux hommes considéré comme mahram (homme interdits au mariage suite à un lien parental) ».

b) En effet, l’utilisation du mot al-Zina (parure) dans la langue arabe indique la parure
apparente et non le visage et les mains. A titre d’exemple, Allah ‘Azawajal dit :

« O Enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière portez votre parure (zinatakum) (vos habits) » [7 : 31]. C’est-à-dire les vêtements (et non le visage et les mains)

Dans un autre verset Allah ‘Azawajal dit :
« Dis : « Qui a interdit la parure d’Allah (zinat Allah), qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » [7 : 32]
Cela signifie également les vêtements.

Allah ‘Azawajal dit encore :
« Nous avons décoré le ciel le plus proche d’un décor (zina) : les étoiles » [37 : 6] Il est évident que les étoiles constituent une parure apparente. Donc, le sens littéral du terme zina (parure) confirme que le même mot cité dans le verset : « et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » désigne la parure apparente, c’est-à-dire les vêtements, comme on vient de le démontrer dans d’autres versets.

c) Un autre aspect de l’argumentation est que le Tout Puissant a dit : « que ce qui en paraît » et Il n’a pas dit : « ce qu’elles font apparaître », cela désigne donc ce qui apparaît contre leur volonté comme, les vêtements.

Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.


3° ARGUMENT :

La parole du Très-Haut :

« et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines » [24 : 31]

a) Dans la langue arabe, le mot Khimar signifie voile, rideau. D’où le mot khamr qui signifie alcool car il voile la conscience. Et lorsque l’on dit qu’une femme s’est voilée, cela signifie qu’elle s’est couverte. Alors, quel sens reste-t-il encore au mot « voilée » si la femme ne couvre pas la partie faisant face aux gens.

Al-Bukhari a rapporté dans son recueil de hadith authentiques que ‘Aicha qu’Allah l’agrée, a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde aux premières femmes immigrées, car lorsque Allah a révélé : « et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines », elles ont déchirée une partie de leurs robes et se sont voilées avec ». Dans une autres version, elle dit : « Elles ont pris leur manteau et en ont coupé les rebords et se sont voilée avec ».

Ibn Hajar dit dans son ouvrage al-Fath :
« Sa parole disant : « Elles se sont voilée avec », Il explique comment, et dit : « La femme met le voile sur sa tête et rabat son bout du flanc droit vers son épaule gauche.

Al-Farra’ dit : « Pendant la période d’ignorance, la femme jetait son voile derrière elle en dévoilant ce
qu’il y avait devant. Puis, il leur fut ordonné de se voiler ».

Les femmes des compagnons du Prophète (P.s.l.) mettaient en applications ce verset. Et nous allons montrer que les femmes Auxiliaires (Ansaryat) firent la même chose que les femmes Immigrées (Muhajirat)

Ibn Abi Hatim rapporte que ‘Aïcha, qu’Allah l’agrée, a dit :
« Certes les femmes Qouraichites ont de grandes qualités, mais par Allah, je n’ai point vu des femmes plus convaincues par le Livre d’Allah que les femmes des Ansars (musulmanes de Médine). En effet quand fut descendue la Sourate An-Nur (la lumière) dans laquelle se trouve le verset suivant : « Qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines » [Coran 24 verset 31]; leurs hommes se rendirent auprès d’elles pour leur réciter ce qu’Allah fit descendre à leur intention de sorte que chacun d’eux se mit à le réciter à sa femme, sa fille, a sœur et à toutes ses proches. Il n’y eut alors aucune femme qui n’eut prit son pagne bourrelé pour se couvrir la tête et le visage par ferme conviction et foi en ce qu’Allah a révélé de par Son Livre. Ce qui leur donnait l’air, lorsqu’elles priaient derrière le Messager d’Allah, de porter des corbeaux noirs sur la tête ».
[Ibn Kathir, Tafsir al-Qur’an al-‘Azim, t. III, p.285]

C’est-à-dire tellement qu’elles étaient en noir.

Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.


4° ARGUMENT :


La parole du Très-Haut :

« Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : C’est plus pure pour vos cœurs et leurs cœurs » [33 : 53]

Ceci est un ordre divin adressé aux compagnons du Prophète (P.s.l.), pour leur enseigner les bonnes conduites à tenir en voulant s’adresser aux femmes du Prophète (Ps.l.). Et cet ordre s’applique à tous les musulmans en cas de dialogue avec les femmes qui leurs sont étrangères. Remarquez que l’ordre est adressé aux plus purs et pieux de cette Oumma (communauté) islamique qui sont les compagnons du Prophète et cela à l’égard des femmes du Prophète (P.s.l.) qui leur sont interdites en mariage puisqu’Allah les a juridiquement rendues mères de tous les musulmans jusqu’à ce que la Terre et ses habitant soient hérités par leur Créateur. Que dire alors de nous aujourd’hui ?

[Source : « Le voile de la femme musulmane, pourquoi ? » Du Cheikh Muhammad Ben Ahmad Ben Ismail. De l’édition Daroussalam. Titre du livre original : « El Hidjab ; limadha ? » ]


En conséquence, on peut dire que ces versets conseil la femme musulmane de voilé son visage car Allah ‘Azawajal a dit : « Et si vous leur demandez quelque objet », c’est-à-dire un objet ou une question ou autre : « demandez-le leur derrière un rideau », c’est-à-dire derrière un écran qui vous sépare d’elle, que ce soit un pardessus (Jilbab) qui cache le visage ou un voile ou un mur.

Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.

5° ARGUMENT :


La parole d’Allah ‘Azawajal :
« O Prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leurs voiles, sur leurs fronts : elles en seront plus vites reconnues et exemptes de peines »
[Coran Sourate 33 verset 59]

a) A propos de ce verset, l’ensemble des savants a dit :
« Cela veut dire qu’elles doivent cacher tout le visage excepté un seul oeil pour voir (leur chemin) »
[Cette parole a été dite par Ibn Mas’ud , Ibn ‘Abbas et ‘Ubayda al-Salamani, ainsi que d’autres compagnons (r.a).]

b) Ibn ‘Abbas (r.a.) a dit : « A celles qui sortent de leurs maisons, parmi les musulmanes, Allah ordonne de se couvrir les visages par leurs ‘‘jalabibs’’ (qui est un vêtement long et large tel un abaya) et de ne laisser montrer qu’un seul oeil ». Ceci a été soutenue par Muhammad Ben Sirine (r.a.). (Source : Tafsir Ibn Kathir, sourate 33 verset 59)

Rappel sur Ibn ‘Abbas (r.a.) : Le Prophète (P.s.l.) considérait Abd Allâh Ibn ‘Abbas (r.a.) comme un enfant proche de lui. Le Prophète (P.s.l.) fit une invocation pour lui : " Ô Allah, donne-lui une profonde compréhension de la religion de l'Islam et instruis-le dans l'explication et l'interprétation des choses". Il y eut ensuite beaucoup d'occasions où le Prophète (P.s.l.) répéta cette invocation ou prière pour son cousin et dès lors Abd Allâh Ibn 'Abbas, qu'Allâh l'agrée, comprit que sa vie devait être vouée à la recherche de l'apprentissage et du savoir. Le Calife 'Omar Ibn Al-Khattâb, qu'Allah l'agrée, lui demandait souvent conseil pour d'importants problèmes étatiques et le décrivait comme "le jeune homme de maturité".

Ibn Sirine (r.a.) a dit : « J’ai demandé à Soufiane Ben Al-Hareth Al-Hadrami au sujet de ce verset : « Recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leurs voiles », il m’a répondu : « Il s’agit de voiler et le corps et le visage de sorte qu’on ne laisse qu’un petit espace à l’œil afin de pouvoir regarder devant lui ».

Quant à Ibn Jarir Al-Tabari (r.a.), en interprétant le même verset, il a dit : « Il s’agit de la femme croyante qui sort de chez elle et qui doit se couvrir sans laisser à découvert ni sa chevelure ni son visage à la façon des esclaves, dans le but qu’aucun homme ne s’expose à elle »
[Tafsir Tabari, t. XXII, p. 33 .]

El Mawdoudi (r.a.) à dit à ce propos : Le versets suivant : « O Prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leurs voiles, sur leurs fronts : elles en seront plus vites reconnues et exemptes de peines » [Coran 33 verset 59] a été révélé dans le but de couvrir le visage. Si on passe au sens strict du verset, on dit qu’il s’agit de voiler le visage et porter une robe assez large pour couvrir le corps. Car lorsqu’une femme musulmane, portant de tels habits sera reconnue comme telle, et personne ne pourra s’exposer à elle et saura que c’est une femme vertueuse ni esclave ni dévergondée. La majorité des Ulémas ont admis cette interprétation.

ces hadiths concerne exclusivement les femmes du prophète sws et n'oblige pas les autres femmes à se voilé car il était interdis qu'un homme voient le visage des épouse du prophète sws

Les Ulémas Al-Jassass Al-Nissabouri, Fakhr El-Dine Al-Razi et le juge Al-Bidawi (r.a.) ont eu la même opinion car par ce fait la femme croyante couvrant la tête et le corps, sera distinguée de l’esclave ou autre qui, en général, exposent leurs personnes aux hommes pour leurs plaire et part la suite commettre la débauche.

Il ne faut pas oublier que l’interprétation d’un compagnon est un argument valable. Le fait de montrer qu’un seul œil vaut en cas de nécessité, lorsque la femme ne peut voir à travers le voile.

c) parmi les indices est la Parole d’Allah ‘Azawajal qui dit :

« de ramener sur elles leur grand voile ».

Cela indique, à l’unanimité des musulmans, l’obligation pour les épouses du Prophète (P.s.l.) de se voiler et de se cacher le visage.

Puis, Il s’adressa aux filles du Prophète (P.s.l.) et après aux autres femmes en disant :

« et aux femmes des croyants ».

Le dernier cité s’associe en tout avec son antécédent. Ainsi, il est évident que les autres catégories de femmes citées dans le même contexte partagent la même règle que les épouses du prophète (P.s.l.). Si les femmes du Prophète (P.s.l.) sont incitées à ramener sur elle leurs grand voile, c’est-à-dire de cacher leur visage.

d) La parole d’Ummu Salama (r.a) indique aussi que le verset fait allusion au voile du visage :

« Lors de la révélation du verset – mentionné précédemment – les femmes des Auxiliaires (Ansar) sont sorties de chez elles comme s’il y avait des corbeaux sur leur tête à cause de leur tranquillité. Et sur elles, il y avait des habits noirs »
[al-Albani, Sahih Sunan Abi Dawud, t.II, p.520]

e) Ce qui renforce cette interprétation du verset, c’est la raison pour la quel il fut révélé.
En effet certains pervers, certain pervers à l ‘époque harcelaient les femmes esclaves et laissaient les femmes libres. Mais ils confondaient les deux catégories de femmes. Alors, Allah ‘Azawajal a ordonné aux femmes du Prophète (P.s.l.) et aux autres croyantes de mettre le voile afin qu’elles ne soient plus agressées.

Et Allah est le meilleur Connaisseur.

f) Il a été rapporté qu’Ibn ‘Abbas (r.a.) fut questionné sur l’interprétation de ce verset. Alors, il prit le bout de son turban et couvrit son visage en faisant ressortir une partie de son œil et il dit : « Le voile c’est ainsi », et n’oublions pas qu’Ibn ‘Abbas (r.a.) est l’érudit de cette communauté et l’exégète du Coran qu’Allah l’agrée.

Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.


6° ARGUMENT :


Allah ‘Azawajal a dit :

« Et quand aux femmes atteintes par la ménopause qui n’espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d’enlever leurs vêtements de (sortie), sans cependant exhiber leurs atours (zina) et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles. Allah est Audiant et Omniscient. » [24 :60]

a) Allah ‘Azawajal a autorisé à cette catégorie de femmes d’enlever leurs « vêtements » à condition qu’elles n’exhibent pas leurs atours (zina).

Cela veut dire qu’il est permis d’enlever ce qui est au dessus du voile. Ceci est spécifique aux vieilles dames, mais sans exhibition des charmes.

b) Il est clair qu’enlever les vêtements ne veut pas dire qu’elles peuvent se dénuder. Mais cela signifie qu’elles peuvent dévoiler le visage et les mains.

Les vêtements qu’il est permis aux vieilles femmes d’enlever sont ceux qui couvrent l’entièreté du corps.

Ceci prouve que cela constitue une exception par rapport à la règle de base qui est le fait de se couvrir . Par rapport à quoi, les vieilles dames font exception à la règle.

Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.


7° ARGUMENT :


Allah ‘Azawajal a dit :

« Et qu’elles ne frappent pas de leurs pieds de façon à ce que l’on devine ce qu’elles cachent de leurs parures » [24 :31]

Ceci signifie que la femme ne doit pas frapper avec son pied pour que l’on sache ce qu’elle cachent comme bracelet de cheville ou autours mis pour ce faire belle pour l’homme.
 

8° ARGUMENT :


Allah ‘Azawajal a dit :

« Nul grief sur elle au sujet de leurs pères, leurs fils, leurs frères,… » [33 :55]

A propos de ce verset, Ibn kathir a dit :

« Lorsque Allah (‘Azawajal) a ordonné aux femmes de se voiler aux étrangers, Il a expliqué qu’à l’égard de ses proches-parents, il n’est pas obligatoire de se voiler comme c’est le cas dans la sourate al-Nur (La Lumière) où Allah (‘Azawajal) dit : « et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » [24 : 31] »


9° ARGUMENT :


La parole d’Allah ‘Azawajal :

« Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (jahiliyya) » [33 :33]

Ce verset comporte l’ordre de rester à la maison. Mais il laisse également entendre que la femme ne doit pas se montrer aux hommes puisqu’en restant à la maison, la femme est déjà à l’abri des regards.
Et puis, Il ‘Azawajal dit :

« et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam »


les arguments dans la Sunnah

« Dernière édition: Août 10, 2008, 19:05:10 par islam_de_coeur » Journalisée
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« Répondre #4 le: Août 13, 2008, 14:55:08 »
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 Salam Alaykoum

tu nous as cité l'avis d'un cheikh qui est pour l'obligation, mais ce n'est clairement pas l'avis de la majorité.
je vais exposer d'autres avis afin que les soeurs puissent avoir tous les avis des savants et ainsi faire leur choix ...

Avis shaykh Al-Albani , dont l'ouvrage s'intitule "Talkh-îs Jilbâb al-Mar'atu al-Muslima", et dont sa conclusion est qu'il n'est pas strictement obligatoire que la femme couvre son visage.
 Il cite à l'appui plusieurs hadiths:

1/ Le hadith de Jabir Ibn Abdullah  qui rapporte un prône de Al Aïd fait aux femmes par le Prophète  Salla-llah allahi wa salam, leur disant "faites l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer". Une femme aux joues foncées se leva, elle dit "Pour quelle raison..." etc. Sahih Mouslim.

2/ Ibn `Abbas  qui rapporte qu'une femme de Khath`am a questionné le messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam lors du pélerinage d'adieu, al-FaDL b. `Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme. [...] Boukhari-Mouslim.
Il existe d'autres versions de ce hadith, qui démontre clairement que son visage était visible, et beau. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a détourné le visage de al-FaDl avec sa main.
Le shaykh dit: ce hadith prouve que le visage de la femme n'est pas `awra.
Ibn Hazm  Radhi Allah 'Anhou dit: "si le visage était une `awra, pourquoi n'a-t-il  Salla-llah allahi wa salam pas réagi alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens?"

3/ Le hadith de la femme qui est venue chez le messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam et lui a dit: "Ô Prophète, elle se donne à toi (en parlant d'elle même)". Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam l'a regardée de haut en bas, puis baissa la tête. Elle répéta sa demande etc... Boukhari-Mouslim.

4/ Le hadith ou `Âysha  rapporte que les femmes croyantes voilées par leurs habits assistaient à la prière du matin avec le Prophète (), puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaisse, tellement il faisait noir. Dans une autre version: sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre (à cause du noir). Isnad sahih remontant à `Âysha, dans le mousnad de Abû Ya`la.
Le shaykh dit que s'il ne faisait pas noir, on les aurait reconnues, par ce qui est habituellement reconnaissable c'est-à-dire le visage.

5/ Le hadith long du sahih mouslim, où au début le Prophète  Salla-llah allahi wa salam  conseille à Fatima bintou Qays , divorcée 3ème fois, en période de `idda, d'aller chez Umm Sharik. Mais comme elle a beaucoup d'invités et il  Salla-llah allahi wa salam a craint que son khimar (mot arabe dans le hadith) ne tombe, ou que ses habits découvrent ses jambes, il  Salla-llah allahi wa salam la conseilla ensuite d'aller chez Ibn Umm Maktum qui était aveugle et ne peut la voir.
Le shaykh dit que ce hadith est la preuve que le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a permis cette femme d'être vue avec son khimar, qui couvre la tête et non le visage. Il est obligatoire de couvrir la tête, en effet.
Quand à un autre hadith "et vous, êtes-vous aveugles?" concernant des femmes allant chez Ibn Oumm Maktoum, il est da`if (cf. silsilatu al-aHadith al-Da`ifa 5958).

6/ Une femme priait derrière le messager d'Allah  Salla-llah allahi wa salam, c'était une très belle femme. Ibn `Abbas  a dit: "Par Allah! Je n'ai jamais vu une femme semblable!". Certains hommes s'étaient mis au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leur bras (et ils écartaient leurs bras). C'est alors qu'Allah  Razza wa jal révéla: "Et Nous connaissons certes ceux qui parmi vous ont avancé, et Nous connaissons ceux qui tardent encore" (15.25).

Le shaykh a cité encore d'autres hadiths, je m'arrête ici. Il conclut: [size=12pt]"Et ceci prouve, tout comme les hadith cités précédemment, qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le khimar est ce qui couvre la tête".[/size]

 Salam Alaykoum
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« Répondre #5 le: Août 13, 2008, 15:41:15 »
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 Salam Alaykoum

L'avis du Docteur Yusuf EL QARADAWI (Président du Haut Conseil Européen de la Fatwâ.)
voici sa réponse qui montre clairement que le niquab n' est pas une obligation dans l' islam :

L’excès dans la dissimulation des femmes
Le dimanche 16 mars 2003.

Question:
Les savants ont divergé au sujet du niqâb [1]. Les uns pensent que la femme musulmane doit le porter, en ce sens qu’elle doit se dissimuler des regards de sorte qu’elle ne voie pas et qu’elle ne soit pas vue. D’autres savants pensent que ce n’est pas une obligation de le porter. Quelle est l’opinion correcte ?

Réponse du Docteur Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî :

Louanges à Dieu et paix et bénédiction sur le Messager de Dieu.
La société islamique est une société qui se fonde - après la croyance en Dieu et au Jour dernier - sur la préservation de la vertu, de la pureté et de la chasteté dans les relations entre l’homme et la femme. Cette société combat l’indécence, la déliquescence des mœurs et la poursuite des instincts concupiscents.
Pour ce faire, la législation islamique a décidé d’obstruer la voie à tout prétexte menant à la corruption des mœurs [2] et de fermer les portes par lesquelles s’engouffrent les tempêtes de la tentation, comme par exemple l’isolement d’un homme avec une femme (khulwah) ou l’ornement excessif de la femme (tabarruj). La législation islamique se fonde par ailleurs sur la facilité, non pas sur l’embarras et la difficulté. Elle rend ainsi licite ce dont la licéité est nécessaire pour répondre aux besoins de la vie quotidienne et aux affaires des gens. La femme peut par exemple laisser apparaître les ornements qu’elle ne peut dissimuler, tout en sachant que les hommes, aussi bien que les femmes, sont tenus de rabattre de leur regard et de rester chastes : « Dis aux Croyants de rabattre de leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. » [3] ; « Et dis aux Croyantes de rabattre de leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; » [4].
Les exégètes ont rapporté au sujet d’Ibn `Abbâs qu’il dit que l’expression « et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » concerne les mains, la bague et le visage. Ibn `Umar dit, quant à lui, que cette phrase se rapporte au visage et aux mains. Selon Anas, elle concernerait les mains et la bague. Ibn Hazm conclut : « Tous ces avis sont on ne peut plus justes, et ils sont corroborés par ce qu’ont dit `Â’ishah et les Successeurs [5]. »
A cause de la divergence dans l’interprétation de l’expression « ce qui en paraît », les savants ont divergé sur la délimitation de la partie du corps de la femme que celle-ci doit couvrir (i.e. la `awrah). Cette divergence a été recensée par Ash-Shawkânî dans Nayl Al-Awtâr.
Les uns pensent que tout le corps de la femme, excepté le visage et les mains, doit être couvert. C’est l’opinion d’Al-Hâdî, d’Al-Qâsim (dans l’un de ses avis), de Abû Hanîfah (dans l’une des deux versions rapportées de sa part) et de Mâlik. D’autres savants font exception du visage, des mains, des pieds et du bracelet de chevilles (khalkhâl). C’est l’opinion d’Al-Qâsim (dans l’un de ses avis), de Abû Hanîfah (dans l’une des versions rapportées de sa part), d’Ath-Thawrî et de Abû Al-`Abbâs.
Certains pensent en revanche que tout le corps de la femme doit être couvert, sauf le visage. C’est l’opinion de Ahmad Ibn Hambal et de Dâwûd.
Le visage ne fait pas partie de ce qui doit être caché
Nul n’a dit que le visage doit être caché, exception faite d’une version rapportée selon Ahmad - version qui soit dit en passant n’est pas la plus reconnue - et de ce qu’ont dit certains Shaféites.
Ce qu’indiquent les textes et les traditions, c’est que le visage et les mains ne sont pas des parties à couvrir. C’est ce qui a été rapporté d’après Ibn `Abbâs, Ibn `Umar et autres Compagnons ainsi que d’après les Successeurs [4] et les savants. Ibn Hazm - qui est un littéraliste s’attachant à considérer littéralement les textes - s’est appuyé sur le passage coranique suivant « et qu’elles rabattent leur voile » pour montrer qu’il était licite à la femme de montrer son visage. En effet, l’ordre concerne le rabattement du voile sur la poitrine, non sur le visage. Ibn Hazm s’appuie également sur le hadith rapporté par Al-Bukhârî, d’après Ibn `Abbâs qui raconte avoir assisté à un Aïd [6] avec le Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui. Ce dernier fit un sermon après la prière puis se dirigea vers les femmes, en compagnie de Bilâl. Il leur prodigua des conseils, leur rappela leurs devoirs envers Dieu et leur ordonna de pratiquer la charité. Ibn `Abbâs ajoute : « Je les vis tendre la main vers Bilâl et remplir sa tunique d’argent. » Ibn Hazm conclut : « Voici Ibn `Abbâs, en présence du Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui - qui a vu les mains de ces femmes, ce qui prouve que la main de la femme n’a pas à être cachée. »
Les deux Sheikhs [7] et d’autres compilateurs de hadiths ont également rapporté d’après Ibn `Abbâs qu’une femme de la tribu de Khath`am vint poser une question au Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui - lors du Pèlerinage d’Adieu [8]. Al-Fadl Ibn Al-`Abbâs [9] montait alors en croupe avec le Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui. Le Prophète tourna la tête d’Al-Fadl. Al-`Abbâs demanda : « Ô Messager de Dieu, pourquoi as-tu tourné la tête de ton cousin ? » Le Prophète répondit : « J’ai vu un jeune homme et une jeune femme. J’ai craint pour eux une ruse du Diable. » Dans une autre version du hadith : « J’ai craint pour eux la séduction. »
Les savants du Hadith et les juristes ont déduit de ce hadith qu’il est licite pour un homme de regarder une femme s’il n’y a pas de risque de séduction. Le Prophète - paix et bénédiction sur lui - ne demanda nullement à la femme de se couvrir le visage. Et si son visage était déjà couvert, Ibn `Abbâs n’aurait pas su si elle était belle ou laide. Ces savants ajoutent : « Si Al-`Abbâs n’avait pas compris que regarder une femme était licite, il n’aurait pas posé sa question au Prophète - paix et bénédiction sur lui. Et si sa compréhension n’avait pas été juste, le Prophète l’aurait rectifiée. »
Cet événement eut lieu incontestablement après la révélation du verset du voile. En effet, le Pèlerinage d’Adieu eut lieu en l’an 10 alors que le verset du voile fut révélé en l’an 5.
Que signifie « rabattre de son regard » ?
Le rabattement du regard que Dieu nous a ordonné ne consiste pas à refermer les yeux, ou à baisser la tête, de sorte que l’individu ne puisse voir personne. Cela est hors de propos. Le rabattement du regard signifie son contrôle afin de ne pas le promener vers des images séductrices et excitantes. On comprend à ce niveau le secret de la tournure coranique qui demande de rabattre de son regard mais non de rabattre le regard. L’homme peut ainsi regarder les parties du corps de la femme qui ne sont pas à cacher, pour autant que cela se fasse sans désir particulier. Si l’homme regarde la femme avec convoitise et qu’il craint pour lui-même la séduction, alors l’avis selon lequel il lui est interdit de regarder la femme devient valable, afin d’obstruer la voie aux prétextes.
Le même traitement s’applique à la femme. Elle peut regarder - avec décence et pudeur - les parties du corps de l’homme qui ne sont pas à cacher. Ahmad entre autres rapporte d’après `Â’ishah que les Abyssins étaient venus présenter leurs jeux chez le Messager de Dieu un jour de Fête. `Â’ishah dit : « Je les regardai par-dessus son épaule. Il (le Prophète) se baissa alors un peu et je pus ainsi les observer par-dessus son épaule jusqu’à m’en être ennuyée. Puis je partis. »
Certains Shaféites sont d’avis qu’il est interdit à l’homme de voir une femme et à une femme de voir un homme. Ils se sont appuyés sur ce qu’a rapporté At-Tirmidhî d’après Umm Salamah et Maymûnah - les épouses du Prophète - selon qui le Messager de Dieu leur ordonna de se voiler devant `Abd Allâh Ibn Umm Maktûm. Elles demandèrent : « Mais n’est-il pas aveugle, ne nous voyant pas ? » Le Prophète leur répondit : « Et vous, êtes-vous aveugles ? Ne le voyez-vous pas ? »
Ces Shaféites qui ont émis cet avis ne tirent, à vrai dire, aucune preuve de ce hadith. Ce hadith n’a en effet pas été épargné de la récusation, tant sur sa chaîne de transmission que sur sa portée. Aussi conciliant qu’on puisse être avec lui, son authenticité ne saurait atteindre celle des hadiths rapportés dans les deux Sahîh [10], lesquels hadiths impliquent qu’il est licite pour un homme de regarder une femme et réciproquement. Parmi ces hadiths authentiques, on peut citer celui de Fâtimah Bint Qays à qui le Messager ordonna de passer sa période de viduité (`iddah) chez Umm Maktûm. Il lui précisa : « Il (`Abd Allâh Ibn Umm Maktûm) est aveugle et tu peux te dévoiler devant lui. »
Al-Hâfidh Ibn Hajar a dit : « L’ordre de se voiler devant Ibn Umm Maktûm s’explique sans doute par le fait qu’étant aveugle, les parties cachées de son corps pourraient se découvrir sans qu’il n’en prenne conscience. La plupart des Arabes n’avaient en effet pas l’habitude de porter des caleçons. »
Abû Dâwûd a considéré que le hadith de Umm Salamah et de Maymûnah ne concernait que les épouses du Prophète - paix et bénédiction sur lui - tandis que le hadith de Fâtimah Bint Qays et ce qui en découle s’applique aux femmes du commun. Ibn Hajar entre autres a trouvé cette explication judicieuse. Et c’est l’opinion vers laquelle nous inclinons. En effet, les femmes du Prophète - paix et bénédiction sur lui - avaient un statut particulier, dans la mesure où Dieu doubla le châtiment de celles, parmi elles, qui en viendraient à commettre une turpitude et dans la mesure où Il doubla également la récompense de celles, parmi elles, qui feraient de bonnes œuvres. Le Coran dit : « Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. » [11]. Dieu leur assigna des directives spécifiques à cause de leur statut et de leur qualité de Mères spirituelles des Croyants. Ces directives font en partie l’objet du discours de la sourate "Les Coalisés", Al-Ahzâb.
La coutume du voile (hijâb)
Quant à l’excès dans la dissimulation des femmes, excès qu’on a pu rencontrer dans certains environnements et à certaines époques islamiques, il relève des codes sociétaux inventés pour prévenir toute corruption des mœurs et obstruer la voie aux prétextes. C’est du moins ce que ces sociétés pensaient, bien qu’il ne s’agisse nullement d’un commandement islamique.
Les Musulmans ont consensuellement approuvé que les femmes puissent se rendre dans les mosquées avec le visage et les mains dévoilés - à condition que les rangs des femmes soient derrière les rangs des hommes - ainsi que d’assister aux cercles d’enseignement.
Par ailleurs, on sait, d’après l’histoire des guerres et des expéditions militaires, que les femmes voyageaient avec les hommes jusques aux champs de batailles, afin de soigner les blessés et de porter l’eau aux combattants. On a rapporté que les femmes des Compagnons ont même aidé les hommes lors de la bataille d’Al-Yarmûk [12].
Par ailleurs, les savants sont consensuellement d’accord pour dire que les femmes en état de sacralisation rituelle (ihrâm) lors du pèlerinage majeur (hajj) ou mineur (`umrah) doivent se dévoiler le visage pendant la circumambulation (tawâf), la course (sa`y) entre les collines de Safâ et de Marwâ, la station à `Arafah (wuqûf bi-`Arafah), la lapidation de Satan (ramy al-jimâr), etc. La grande majorité de ces savants sont même allés jusqu’à interdire à la femme de se voiler le visage - avec une burka par exemple - en raison du hadith suivant : « La femme en état de sacralisation rituelle ne doit ni se couvrir le visage ni porter des gants. »
Parmi les avis juridiques (fatâwâ) les plus judicieux, on peut citer celui du juriste hambalite Ibn `Aqîl. On lui demanda si la femme devait se découvrir le visage lorsqu’elle était en état de sacralisation rituelle - prenant en compte l’étendue de la corruption contemporaine des mœurs.
Il répondit : « Le dévoilement du visage est l’expression extérieure de son état de sacralisation rituelle. Annuler une directive religieuse légalement prouvée sous prétexte de circonstances particulières ne saurait être accepté. Cela signifierait l’abrogation des directives religieuses par des événements occasionnels, ce qui mène à terme à abroger toute la Législation. La Législation ordonne à la femme de se dévoiler et ordonne à l’homme de rabattre de son regard, afin que l’épreuve de la séduction en devienne plus difficile lors du pèlerinage. De manière similaire, en état de sacralisation rituelle, le gibier devient à portée des mains alors qu’il est interdit de le chasser. » (rapporté par Ibn Al-Qayyim dans Badâ’i` Al-Fawâ’id).
Et Dieu est le plus Savant.
Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.

[1] Le niqâb est un vêtement recouvrant tout le corps de la femme, visage et mains compris.
[2] L’obstruction aux prétextes appelé en arabe sadd adh-dharâ’i` est l’un des principes de la législation islamique.
[3] Sourate 24 intitulée la Lumière, An-Nûr, verset 30.
[4] Sourate 24 intitulée La Lumière, An-Nûr, verset 31.
[5] Les Successeurs - en arabe : at-tâbi`ûn - sont la génération suivant celle des Compagnons.
[6] Les musulmans fêtent deux aïd : le petit aïd ou aïd al-fitr marque la fin du jeûne de ramadan ; le grand aïd, aussi appelé aïd al-adhâ ou l’aïd al-Kebîr a lieu le dixième jour du pèlerinage après la descente des pèlerins du Mont `Arafât, un mouton est alors offert en sacrifice en commémoration du sacrifice d’Abraham.
[7] Ce terme désigne Al-Bukhârî et Muslim.
[8] Le Pèlerinage d’Adieu est le premier et le dernier pèlerinage jamais accompli par le Prophète depuis l’avènement de l’Islam. Il eut lieu au mois de Dhul-Hijjah de l’an 10 de l’Hégire, soit quelque trois mois avant la mort du Prophète.
[9] Al-Fadl Ibn Al-`Abbâs est le cousin du Prophète. Il est en outre le frère de `Abd Allâh Ibn `Abbâs, dit Ibn `Abbâs.
[10] Les deux Sahîh désignent le Sahîh d’Al-Bukhârî et le Sahîh de Muslim.
[11] Sourate 33 intitulée les Coalisés, Al-Ahzâb, verset 32.
[12] La bataille d’Al-Yarmûk (an 15) a opposé l’armée musulmane à l’armée byzantine. L’armée musulmane était alors sous les ordres de Khâlid Ibn Al-Walîd. Ce fut une retentissante victoire musulmane contre un ennemi six fois plus nombreux.
« Dernière édition: Août 13, 2008, 15:44:50 par admin » Journalisée

   

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