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Auteur Fil de discussion: Comment selon le fiqh juger un produit licite ou illicite ?  (Lu 9935 fois)
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ghazza
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« le: Mai 03, 2008, 15:35:43 »
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 bismillah   Salam Alaykoum 

Gélatine, additifs (E422, etc.), présure... rendent-ils les aliments illicites ?


Deux questions :

Certains biscuits et crèmes glacées contiennent des colorants, conservateurs, dont on me dit à travers une liste imprimée qu'ils sont d'origine illicite. Ces colorants et conservateurs sont-ils réellement illicites ? Et ces biscuits le deviennent-ils aussi ?

Comme vous le savez sûrement, le fromage est fabriqué avec de la présure. Or, les bovins n'étant pas tous dans notre pays abattus de la façon halal, la présure extraite de leur estomac n'est apparemment pas halal. Un frère m'a donc dit que les fromages ne doivent pas être consommés. Est-ce vrai ?




Réponse :

J'aimerais tout d'abord exprimer qu'il est quelque peu déplorable de constater les deux extrêmes qui caractérisent parfois une partie de la communauté musulmane au sujet des produits alimentaires.


Certains musulmans n'hésitent pas à affirmer ainsi : "Tout est permis, Dieu ne regarde que le cœur". Argumentation erronée, puisque les actions ont un effet sur le cœur, conformément à ce que le Prophète a dit : "Lorsque le serviteur commet une faute, un point noir s'inscrit sur son cœur. S'il cesse et retourne vers Dieu, son cœur est purifié. Mais s'il continue, la tache augmente jusqu'à dominer son cœur…" (rapporté par at-Tirmidhî, n° 3334).


D'autres musulmans, à l'autre extrême, se fondent sur le Hadîth qui dit que celui qui se nourrit de l'illicite verra ses invocations rejetées pendant quarante jours (cité par Ibn Kathîr, Tafsîr, tome 1 p. 178) pour tout interdire et devenir presque hystérique sur le sujet en n'hésitant pas à dire d'Untel qu'il "mange du haram", etc. Argumentation également erronée, puisque ce Hadîth ne fait qu'indiquer une mise en garde (tar'hîb) contre le fait de se nourrir de l'illicite, mais ni ne désigne ce qui est illicite, ni ne parle de ce qui advient de ce qui était illicite mais a subi une transformation. Pour cela, il faut se référer à d'autres Hadîths (c'est ce que nous allons faire). Certains musulmans vont même jusqu'à déduire ce qui est illicite parmi les produits alimentaires contemporains, à partir d'ouvrages écrits dans le cadre de la religion juive. Démarche également erronée, puisque si certains principes en matière d'alimentation sont communs au judaïsme et à l'islam, tous les principes ne sont pas les mêmes. En effet, des choses sont interdites dans le judaïsme qui ne le sont pas dans l'islam. Ce ne sont pas les réponses apportées par les juifs en matière d'alimentation que les musulmans doivent suivre, mais bien plutôt leur démarche : des musulmans de différentes compétences devraient travailler de concert pour effectuer des recherches du même genre que celles qu'ont menées les juifs, mais cette fois sur la base des principes issus des sources musulmanes.
Et la communauté musulmane est tiraillée entre ces deux extrêmes. Et un extrême entretient l'autre… L'islam est pourtant pour le juste milieu, non ?

Pour répondre maintenant à vos deux questions, nous allons passer par trois étapes :
1) D'abord il faut établir si les additifs alimentaires que vous citez sont en soi interdits à la consommation (haram) du musulman par l'islam,
2) Au cas où ces additifs alimentaires sont en soi effectivement interdits à la consommation du musulman, il faut ensuite établir si le fait de les mélanger avec d'autres ingrédients dans la préparation d'un produit alimentaire, rend ce produit alimentaire interdit à la consommation également.
3) Nous pourrons ensuite appliquer le principe découvert en 2 aux cas concrets que vous évoquez.
Nous allons aborder ces trois étapes ci-après, dans l'ordre…



1) Les additifs alimentaires sont-ils illicites ?




1.1) En ce qui concerne la présure :



La présure est une substance extraite de l'estomac du veau. En arabe elle se dit "anfaha". Si le veau a été abattu de la façon voulue en islam, la présure qui en a été ensuite extraite est bien sûr pure et licite. La question se pose pour la présure extraite d'un animal après qu'il ait été abattu d'une façon autre que celle voulue. D'après Abû Hanîfa (et selon un des deux avis rapportés de Ahmad ibn Hanbal) une telle présure est pure et licite. D'après les autres savants (Ash-Shâfi'î, Mâlik, les propres élèves de Abû Hanîfa, et l'autre avis de Ahmad ibn Hanbal), une telle présure est impure (najis) et donc illicite (harâm). Wahba az-zuhaylî, après avoir cité l'avis des deux élèves de Abû Hanîfa au sein de l'école hanafite, écrit que cet avis est celui qui a le plus de poids, car la présure devient impure à cause de l'immédiate proximité des choses devenues impures à cause de la mort (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, pp. 308-309). Notez que, par les termes "pur" et "impur", j'entends dans tout cet article : "rituellement pur" (en droit musulman : "tâhir") et "rituellement impur" (en droit musulman : "najis").



1.2) En ce qui concerne les additifs actuellement utilisés (E422, E471, etc.) :




Il faut se renseigner auprès des biologistes, des chimistes et des industriels qui fabriquent et utilisent ces produits. Il faut ensuite se référer à des muftis pour établir lequel de ces additifs est licite et lequel est illicite. A l'île de la Réunion, le C.S.H.R. (Commission de Surveillance du Halâl de la Réunion) a, en avril 2007, publié une liste de certains additifs et ingrédients qui sont illicites (cliquez ici). Je fais confiance aux ulémas et spécialistes qui ont travaillé à l'établissement de cette liste. Il faut cependant noter ce qui suit : si ces ingrédients sont en soi harâm, il se peut que le produit d'alimentation auquel l'un d'eux a été incorporé soit harâm par voie d'incidence, mais il se peut également que ce produit fini soit, lui, halâl, pour cause de transformation complète de l'ingrédient harâm après qu'il ait été mélangé et cuit avec les autres ingrédients, lesquels sont, eux, halâl. Ci-après nous allons justement évoquer ce cas où des additifs ou bien des ingrédients qui sont illicites ont été mélangés à des ingrédients licites pour donner un produit fini différent...


2) Le fait de mélanger des ingrédients illicites avec d'autres ingrédients licites rend-il le produit ainsi composé illicite ?


Répondre à cette question - et établir alors le principe à propos de ce qui nous intéresse - demande que l'on se penche au préalable sur deux autres questions juridiques. Voici donc les étapes par lesquelles nous passerons :
2.1) Le cas de l'aliment liquide dans lequel est tombée une chose rituellement impure (najis) est-il semblable au cas de l'eau dans laquelle est tombée une chose rituellement impure ? Dans le cas où la réponse est "oui", l'eau dans laquelle une chose rituellement impure tombe devient-elle systématiquement impure ?
2.2) La chose qui était rituellement impure et qui a subi une transformation reste-t-elle impure, ou bien, au contraire, est-elle devenue rituellement pure (tâhir) ?
2.3) C'est une fois que nous aurons répondu à ces deux questions que nous pourrons, sur la base de leurs réponses, établir le principe juridique concernant l'ingrédient illicite mélangé à un produit licite.

2.1) Le cas de l'aliment liquide dans lequel une impureté (najâssa) est tombée est-il semblable au cas de l'eau dans laquelle une impureté est tombée ?

Une souris est tombée dans de l'huile et y est morte : l'huile reste-t-elle pure (lequel cas il suffira d'enlever la souris), ou au contraire est-elle devenue impure ? Peut-on faire un raisonnement par analogie à partir du cas de l'eau dans laquelle une impureté est tombée ? Les avis des savants sont divergents sur le sujet :
2.1.1) d'après certains savants, on ne peut pas faire d'analogie entre l'eau dans laquelle une impureté est tombée et tout autre liquide que l'eau dans lequel une impureté est tombée. A part l'eau, tous les autres liquides qui sont en petite quantité deviennent systématiquement impurs dès qu'une impureté tombe dedans.
2.1.2) d'après Abû Hanîfa et d'après un des deux avis rapportés de Mâlik et de Ahmad, l'analogie est tout à fait possible sur ce point : le cas de n'importe quel liquide est semblable à celui de l'eau : les règles (ahkâm) qui concernent l'eau dans laquelle une impureté est tombée s'appliquent pleinement au liquide dans lequel une impureté est tombée.
Ibn Taymiyya pense que c'est le deuxième avis qui est juste (Majmû' al-fatâwâ, tome 21 p. 514).

A l'intérieur de ce deuxième avis, la question se pose ensuite de savoir quelles sont les règles qui s'appliquent à l'eau dans laquelle une impureté tombe : par exemple que quelques gouttes d'urine tombent involontairement dans un seau d'eau. La question qui se pose alors est : cette eau devient-elle impure ou, au contraire, reste-t-elle pure ? Cette eau devient-elle systématiquement impure ? Les avis des savants sont également divergents sur le sujet :
2.1.2.1) d'après les écoles hanafite et shafi'ite, le premier critère à prendre en compte est la quantité d'eau. Si l'eau est en petite quantité, alors elle devient impure par le seul fait qu'une impureté y soit tombée, même si aucune trace de cette impureté (couleur, odeur, saveur) n'est apparue en elle. Par contre, si l'eau est en grande quantité, alors il faudra voir s'il y a présence ou au contraire absence de trace de cette impureté dans cette eau : si une des qualités (couleur, odeur, saveur) de cette impureté est apparue dans cette eau, cette dernière est impure. Si par contre aucune des qualités de cette impureté n'est apparue dans l'eau, l'eau reste sur sa pureté originelle. (Les avis sont ensuite divergents entre les écoles hanafite et shafi'ite à propos de savoir qu'est-ce que les grande et petite quantités d'eau.)
2.1.2.2) d'après l'école malikite, le seul critère qui entre en jeu est la présence ou l'absence de toute trace d'impureté dans cette eau (que cette eau soit en grande ou en petite quantité). Ainsi, si une des qualités (couleur, odeur, saveur) de cette impureté est apparue dans cette eau, cette dernière est impure. Si par contre aucune des qualités de cette impureté n'est apparue dans l'eau, l'eau reste sur sa pureté originelle.
Ibn Taymiyya donne préférence au deuxième avis (Majmû' al-fatâwâ, tome 21 p. 501).

D'après Ibn Taymiyya (Majmû' al-fatâwâ, tome 21 p. 514), comme d'après al-Bukhârî (Al-jâmi' as-sahîh, 4/67 et 75/34), le fait qu'une impureté soit tombée dans un aliment liquide ne rend donc cet aliment illicite que si une trace de l'impureté y apparaît (soit son odeur, soit sa saveur, soit sa couleur). Au cas contraire, cet aliment reste licite.

2.2) La chose qui était rituellement impure (najis) et qui a subi une transformation reste-t-elle impure, ou bien est-elle devenue rituellement pure (tâhir) ?
Il arrive qu'une impureté subisse une transformation. Par exemple qu'un cadavre de chien soit brûlé et soit ainsi complètement transformé en cendre. Ou que ce cadavre tombe dans une mine de sel et se transforme entièrement en sel. La question qui se pose alors est : la chose ayant subi cette transformation reste-t-elle impure (najis) ou est-elle au contraire devenue pure (tâhir) ? Les avis des savants sont divergents sur le sujet :
2.2.1) d'après l'école shafi'ite, cette chose reste impure.
2.2.2) d'après les écoles hanafite et zahirite, cette chose devient pure à cause de la transformation ("istihâla") qu'elle a subie.
Ibn Taymiyya pense que c'est le deuxième avis qui est juste (Majmû' al-fatâwâ, tome 21 p. 70, et tome 21 p. 479). Il mentionne comme référant le fait que lorsque du vin s'est transformé de lui-même en vinaigre, il devient pur d'après la totalité des savants (aussi bien ceux qui sont d'avis que le vin est à interdit à la consommation et impur, que ceux qui pensent qu'il est interdit à la consommation mais pur ; aussi bien ceux qui pensent qu'il est interdit de transformer volontairement du vin en vinaigre et que seul le vinaigre qui s'est transformé de lui-même devient pur que ceux qui pensent que les deux types de vinaigres sont permis et purs).

2.3) Le principe juridique concernant le produit alimentaire dans lequel quelque chose d'illicite a été mélangé :

Des deux principes juridiques cités ci-dessus en 2.1) et 2.2), il ressort de façon égale que :
- à raisonner par analogie à partir de l'eau dans laquelle une impureté est tombée, le produit alimentaire reste consommable si aucune trace de l'impureté n'y apparaît, conformément à ce que dit l'école malikite à propos de l'eau.
- et à raisonner par analogie à partir du cas de la transformation (istihâla), le produit alimentaire reste consommable si l'ingrédient illicite qui y a été incorporé s'est ensuite transformé totalement, conformément à ce que disent les écoles hanafite et zahirite à ce propos.



Ibn Taymiyya part de ces deux principes pour arriver à une même conclusion. Se basant sur le second de ces principes, il dit ainsi : "Dieu a déclaré illicites les choses mauvaises comme le sang, la bête morte d'elle-même, le porc, etc. Lorsqu'une de ces choses tombe dans de l'eau ou dans autre chose et s'y transforme, il n'existe alors plus de sang, de bête morte, ni de chair de porc du tout. (…) Ceci conformément à l'avis des savants qui disent que lorsque la chose qui était impure se transforme, elle devient pure : c'est l'avis de Abû Hanîfa, de l'école zahirite, et un des deux avis rapportés de Mâlik et de Ahmad. Le fait qu'une impureté se soit transformée en sel, en cendres, etc. est exactement comme le fait qu'elle se soit transformée en eau. Il n'y a aucune différence entre le fait qu'elle se transforme en cendres, en sel, en terre, en eau, en air, ou autre. Dieu a rendu licites pour nous les bonnes choses. Or, ces huiles, ces laits, ces boissons sucrées ou aigres etc. font partie de ces bonnes choses licites. Quant à ce qui est mauvais et illicite [et qui s'y est mélangé], il y a disparu et s'y est transformé. Comment donc rendre interdit ce qui relève des bonnes choses que Dieu a permises ? Qui a dit que lorsqu'une chose illicite se mélange avec une chose licite et disparaît totalement dans cette chose licite, cette dernière devient illicite ? Il n'y a sur ce point aucun argument ni du Coran, ni de la Sunna, ni du consensus des savants, ni du raisonnement par analogie !" (Majmû' al-fatâwâ, tome 21 pp. 501-502). "Si une goutte de sang ou d'alcool tombe dans un récipient [de lait ou d'huile] et s'y dilue de sorte que le lait ou l'huile reste sur les qualités qu'il ou elle possédait, il n'y a aucune raison de déclarer ce lait ou cette huile interdit. Cette goutte de sang ou d'alcool s'y est transformée, et elle ne possède plus rien de la réalité qui ferait que les règles s'appliquant au sang et à l'alcool s'applique à ce qu'elle y est devenue" (Idem, tome 21, p. 514).

Et se fondant sur le premier principe cité ci-dessus, Ibn Taymiyya dit : "L'avis disant que les liquides ne deviennent pas systématiquement impurs – exactement comme l'eau ne devient pas systématiquement impure – est l'avis qui est juste. (...) Les aliments, les boissons (huiles, laits, huile d'olive, vinaigre) et les aliments liquides relèvent des bonnes choses que Dieu a déclarées licites à la consommation pour nous. Dès lors, du moment que dans ce qui est en soi licite il n'apparaît ni une des qualités de ce qui est illicite – ni son goût, ni sa couleur, ni son odeur – ni une de ses parties, cela reste sur sa licité originelle. On ne peut pas le déclarer illicite alors qu'aucune des qualités de ce qui est illicite n'y est apparu. En effet, la différence entre ce qui est licite et ce qui est illicite réside dans les qualités de l'un et de l'autre. Car c'est à cause de ces qualités que ceci a été déclaré licite, et cela illicite" (Idem, tome 21, p. 514).

Le 8ème colloque de l'Organisation Islamique des Sciences Médicales, qui s'est tenu au Koweït en 1995, a lui aussi affirmé, d'après ce qu'en a rapporté Wahba az-Zuhaylî, que "la transformation complète rendait pure une matière impure, et licite une matière illicite" (Al-Fiqh al-islâmi wa adillatuh, p. 5265).

Dans le même ordre d'idées, al-Qardhâwî affirme : "Parmi les principes établis auprès des juristes musulmans, il est celui qui dit que lorsqu'une impureté se transforme, le caractère juridique qui y était attaché change aussi. Par exemple de l'alcool qui s'est transformé en vinaigre… ou une impureté qui a été brûlée et qui s'est transformée en cendres… ou un cadavre d'animal qui est tombé dans une mine de sel et s'est transformé totalement en sel… C'est pourquoi nous disons ne pas pouvoir statuer, à propos d'une chose donnée, en fonction de ce qu'elle était auparavant, à l'origine, mais bien en fonction de ce qu'elle est devenue maintenant, après transformation. En effet, l'origine du vin est le jus de raisin, qui est licite. Mais quand ce jus s'est transformé en cette boisson fermentée, nous avons statué en fonction de ce que cela est maintenant devenu et avons affirmé que cela est illicite. Si cette boisson fermentée se transforme ensuite en vinaigre, nous affirmerons ensuite que cela est devenu licite" (Fatâwâ mu'âssira, tome 3 p. 658).

De tout ce qui précède il ressort que trois cas se présentent quand un élément illicite a été mélangé à une liste d'autres éléments qui sont, eux, en soi licites :
1) Soit l'élément illicite n'a connu qu'une incorporation sans transformation complète, car il demeure présent dans le produit sous forme de petits morceaux. Le produit alimentaire est alors illicite.
2) Soit l'élément illicite a certes connu une transformation, mais celle-ci est incomplète, car une trace de cet ingrédient illicite reste perceptible. Le produit alimentaire est alors également illicite.
3) Soit l'élément illicite a subi une transformation complète ("istihâla") dans cette matière. Le produit alimentaire est alors licite.

« Dernière édition: Mai 05, 2008, 20:12:09 par Soumiiyya » Journalisée
ghazza
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« Répondre #1 le: Mai 03, 2008, 16:24:41 »
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Comment définir la transformation complète et la distinguer de la transformation incomplète ?

Il ressort de ce que Ibn Taymiyya a écrit et que nous avons cité plus haut que la transformation complète est vérifiable par le fait que n'apparaît, dans la matière licite :
- ni un morceau de l'élément illicite,
- ni une de ses qualités (ni son goût, ni sa couleur, ni son odeur).

Aujourd'hui, cette vérification reste toujours valable, mais peut-être qu'elle servirait davantage d'indice premier, car les possibilités techniques permettent de disposer désormais de preuves avancées. C'est pourquoi des ulémas contemporains ajoutent, au delà de cet indice premier, une autre vérification, qui relève des preuves avancées. Al-Qardhâwî considère ainsi qu'un ingrédient est complètement transformé lorsqu'il a subi une transformation qui est complète sur le plan chimique (Op. cit., p. 658). Muftî Taqî Uthmânî affirme pour sa part que pour que la transformation soit complète et qu'on puisse donc dire que l'élément interdit ne se retrouve pas dans le produit fini, il ne suffit pas que la transformation ait été seulement chimique, mais il faut qu'il y ait eu une véritable transformation moléculaire (il l'avait dit en 1995, j'étais alors présent).


3) L'application de ce principe juridique aux cas concrets (tahqîq ul-manât) :

3.1) Des produits qui sont illicites parce que l'ingrédient illicite y subsiste sous la forme de petits morceaux perceptibles :

Les fromages au jambon : ce type de fromages est bien sûr illicite, car des petits morceaux de ce qui est illicite y sont présents.

3.2) Des produits qui sont illicites parce que l'ingrédient illicite n'y a a subi qu'une transformation incomplète : il y subsiste sous la forme d'une ou plusieurs qualités :
Les chocolats à la liqueur : ils sont illicites, car l'alcool n'a pas disparu : on y retrouve sa trace (son odeur et sa saveur).
La volaille cuite au vin : elle est illicite pour la même raison.
Les bières dotées d'un faible pourcentage d'alcool : non seulement on retrouve ici trace (saveur et / ou odeur) de l'alcool, mais en plus le Prophète a interdit la consommation, même en petite quantité, de tout ce qui ne provoque l'ivresse que lorsque pris en grande quantité.

3.3) Des produits qui sont devenus licites parce que l'élément illicite y a subi une transformation complète ("istihâla") :

Les fromages : la présure se transforme totalement dans les autres ingrédients, et le fromage ainsi composé est donc halal, même d'après l'avis disant que la caillette de veau est en soi illicite si le veau n'a pas été abattu de la façon voulue. Al-Qurtubî écrit ainsi qu'étant donné que la présure, même illicite, est en petite quantité, elle se trouve diluée dans le lait (Tafsîr Ibn Kathîr, tome 1 p. 180). Il s'agit donc bien de la transformation dont parlait Ibn Taymiyya. Et c'est ce qui explique que, comme l'a relaté Ibn Taymiyya, des Compagnons du Prophète aient consommé des fromages préparés par des Zoroastriens. Une preuve supplémentaire du fait que la transformation complète d'un ingrédient illicite dans un produit dominant et licite entraîne que ce produit n'est pas illicite.

3.4) Des produits à propos desquels il faut approfondir la question :


Certains biscuits : sont licites les biscuits où ont subi une transformation complète , une ou deux choses illicites. Par contre, sont illicites les biscuits où des ingrédients illicites subsistent sous la forme de petits morceaux perceptibles ou sous la forme d'une ou plusieurs de leurs qualités originelles.

La gélatine :

Mufti Ebrahim Desai de Camperdown écrit :
"If the gelatine is derived from any part of an animal which can be consumed according to Shariah, e.g. cow, camel, sheep, goat, etc. and slaughtered according to Shariah, it will be permissible.
If the animal cannot be consumed according to Shariah, or was not slaughtered according to Shariah, the gelatine from such an animal will not be permissible. However, if it undergoes a complete change of metamorphosis (Tabdeel-e-Maahiyyat), the gelatine will be permissible. i.e. if metamorphosis takes place in pork gelatine or gelatine derived from an animal not slaughtered according to Shariah, it will be Halaal. If it does not undergo a complete change, it is not permissible to use it or sell it. The income will be Haraam. However, in a state of Idhtiraar (desperation), one will be excused to use it if there is no alternative and prescribed by a Physician. The state of desperation must be confirmed by a reliable Mufti" (réponse 83).
Il s'agit donc d'une part de faire des recherches pour savoir d'une part qu'est-ce que la "transformation complète" : modification chimique ou transformation molléculaire ou non, ce qui relève de la tanqîh ul-manât ; d'autre part de faire des recherches pour vérifier si dans le cas de la gélatine ce type de changement a eu lieu ou non, ce qui relève de la "tahqîq ul-manât" :

d'après al-Qardhâwî, même si elle a été fabriquée à partir d'os d'animaux illicites, la gélatine est licite, car "les experts, parmi lesquels notre frère le Dr. Muhammad al-Hawârî, ont affirmé que cette matière s'est transformée chimiquement" (Fatâwâ mu'assira, tome 3 p. 658) ;


selon la recherche de Moufti Louqman Ingar de la Réunion, le changement qui s'opère lors de la production de la gélatine n'est pas complet, et il n'y a donc pas istihâla ; dès lors, si la gélatine est produite à partir de substances illicites, elle est illicite (cliquez ici pour lire sa recherche). Cette recherche se fonde sur une interprétation très stricte du concept de istihâla, la même que celle de Muftî Taqî, et c'est ce qui explique sa différence par rapport à l'avis précédent.


quel est l'avis de az-Zuhaylî sur le sujet, je ne suis pas parvenu à le cerner : dans Al-Fiqh al-islâmi wa adillatuh, p. 5265, il relate du 8ème colloque de l'Organisation Islamique des Sciences Médicales, qui s'est tenu au Koweït en 1995, que la gélatine est permise même si elle a été "fabriquée à partir d'os, peau ou tendons d'un animal impur" parce qu'il y a eu "transformation complète" ("istihâla") ; cependant, dans le même ouvrage, en p. 5111, il relate de la 3ème session de l'Académie de Fiqh, qui s'est tenu à Amman en 1986, qu'"il n'est pas autorisé d'utiliser dans les aliments les ferments et gélatine fabriqués à partir d'éléments de porcs".


Comme je l'ai dit plus haut, on ne peut pas appliquer ces règles selon sa petite idée quant à tel produit ou tel autre ; il faut déjà que des recherches soient menées afin de déterminer :
- qu'est-ce qui constitue une "istihâla", "transformation complète ; cela relève de la tanqîh ul-manât.
Puis il faut que des recherches soient menées conjointement entre des ulémas, des biologistes, des chimistes et des maîtres pâtissiers, afin de déterminer :
- quels ingrédients proviennent réellement de quoi,
- quels ingrédients subissent quel genre de transformation après avoir été incorporés à quels autres ingrédients.
Ces recherches relèvent de la "tahqîq ul-manât".


Mes sources pour cette recherche :

Al-Fiqh al-islâmî wa adillatuh, tome 7, Wahba az-Zuhaylî – Majmû' al-fatâwâ, Ibn Taymiyya, tome 21 – Fatâwâ mu'âsira, al-Qardhâwî, tome 3 – Halâl wa harâm, Khâlid Saïfullâh.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).


source La Maison de l'islam | Auteur des articles - Anas Ahmed Lala
 Salam Alaykoum
Journalisée
salama93
Invité
« Répondre #2 le: Février 20, 2010, 13:40:48 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 Baraka Allahou Fik mon  Rire Mouslim pour ce sujet.

D'ailleurs je voulait justement poster un message à propos de l'alimentation halal.

Je pense que tous les critères ne sont pas suffisamment pris en compte et que tous les produits dit halal ne le sont pas.

Exemple, le foie gras et les chapon, pour faire du foie gras on gave les bête et les chapons on castre des poulets je crois donc par conséquent cela devient haram, pour la source j'ai posté un message dans la même rubrique.

Il y a aussi les oeufs de poule et les poules élevés en cage sont ils halal au vu de leur condition de vie qui se rapproche de la maltraitance hors nous savons qu'en islam la maltraitance y compris sur les animaux est interdite.

Le fait aussi les animaux soit nourri avec de la nourriture haram comme les farines animales qui ne proviennent pas forcément de bête halal ou avec des ogm, es ogm aussi sont une dénaturation de la création d' allah donc haram.

Les ogm que l'on trouve dans certaines sauces notament dans les sauces que l'ont set dans les sandwicherie (grec, kebab) qui porte l'appellation halal alorsd qu'ils contiennent des ogm, c'est vraiment se moquer du monde.

Il y a aussi les additifs qui sont classé halal ou haram seulement selon leur composition mais sans étudier leur effets sur la santé, est-ce qu'une substances comme l'aspartame qui est hautement cancérigène ainsi que d'autres additifs cancérigène que l'on trouvent dans les bonbons halal par exemple sont halal au vu des dégats que cela a sur la santé.

Je pense qu'il faudrait vraiment revoir la notion de halal et haram dans l'alimentaire en prenant tout cela en compte.
Comme il est dit dans un autre message du forum vous pouvez trouvez la listes des additifs dangeureux dans le livre de corinne gouget disponible à cette adresse www.santeendanger .net ou dans les librairies.

Aussi j'aimerais savoir qui décide de ce qui est halal et haram dans l'alimentation car j'aimerais leur envoyer un message.

 baraka2

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
Emna-Jennah
Invité
« Répondre #3 le: Décembre 24, 2010, 22:25:17 »
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 Salam Alaykoum Mes  Sourire Mouslima et Mes Rire Mouslim

Pour vos apports en informations et en sources, néanmoins le sujet reste assez complexe et difficile à cerné.

Pour la personne qui souhaite avoir les coordonnées de celui ou celle qui définit si le produit est Halal ou Halam je pense que ce n'est pas necessaire car c'est nous consommateurs qui sommes responsables car il n'ya pas toujours des gens bienveillants et des anges gardiens pour nous protégé de l'illicite.

Nous nous devons de nous renseignés et de recherché la vérité même si l'Islam est tolérante et de facilité certe l'humain avec le progrès à pratiquement tout fais pour que cela deviennent difficile.

Pratiquement dans tous les produits nous retrouvons les même cochonneries et pourquoi car l'industriel cherche à ce mettre dans la poche le maximum de benef et si il peux prendre un additif illicite il le feras si sa conscience ne le ramène pas à la raison.

C'est sure que parfois je rigole quand je vois dans les boucheries dites Musulmanes vendre du foie gras, pff le foie gras c'est pas quelque chose de naturelle pas son gavage, l'animal à plus que souffert , le champagne Moussy également c'est du n'importe quoi et de plus c'est une imitation à la mécréance pourquoi imité les mécréants cherchons à être unique et soumis, beaucoups de produits dis Halal c'est comme chez Quick ils vous disent la viande est Halal mais le reste qu'en est il? le pain, la sauce, les condiments si ils contiennent des produits illicites je ne vois pas l'interet de consommée cette viande bien qu'elle soit licite, c'est un principe ont ne mélange pas les deux car aussi non ont va au n'importe quoi....

Je prèfère m'épuisée dans cette vie à mangée correctement et répondre aux Attentes de ALLAH en me soumettant à sa volonté et ses régles.
Puis ce n'est pas si compliquée de mangée sainement avec des produits licites, il faut juste prendre les bonnes habitudes et ne pas éssayée de vouloir ressemblée aux mécréants dans leurs consommations.
Prenez le temps d'achetée de bons produits frais, licite, recherchez des articles et des listes pouvant vous aidée et Insh'ALLAH transmettez autour de vous voilà comment nous arriverons à être bien avec notre nourriture.

J'ai postée une liste de produits frommagers licite pouvant vous aidés mes soeurs et mes fréres!!! Battez vous pour avenir meilleur et une consommation pieuse AMINE!
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Tarek.A
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« Répondre #4 le: Décembre 24, 2011, 22:05:51 »
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Salam alaykoum

 baraka2

J'ai beaucoup appris mais c'est vraiment pas évident (quand on fait pas les courses soi même chez soi).
Comme à dit la sœur Emna-Jennah  c'est "des bonnes habitudes" à prendre  InchAllah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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abd ARRACHID
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« Répondre #5 le: Décembre 24, 2011, 22:24:18 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
nous devons connaître les conséquences du fait de manger des choses haram pour en avoir la motivation de bien choisir sa nourriture, après il ne faut pas pousser les choses au point de devenir malade à cause de ses recherches,
je n'oublie pas ce qu'un frère reconverti m'a dit une fois lorsqu'on parlait des yaourts, fromages .... halal ou pas : 'tu sais mon frère, en tout cas, si je ne mange pas ces biens de luxe, je ne vais pas mourir de faim"
après tout, y a toujours des produits qui d'après la liste des ingrédients, au moins, sont halal, puis nous somme responsable, car généralement l'économie suit toujours les besoins des consommateurs pour les satisfaire, mais nous non, c'est parce que nous mangeons tout, surtout c'est y a la marque halal apposée sur le produit, même si en lisant les ingrédients on peut y trouver alcool, porc... car c'est une étiquette qui rapporte et des consommateurs qui parlent sans faire, sauf ceux que Allah  Razza wa jal en a préservés.
et  allah  Razza wa jal sait mieux
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Allah Razza wa jal a dit:"Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vu s’humilier et se fendre par crainte d’Allah. Et ces paraboles Nous les citons aux gens afin qu’ils réfléchissent"[Sourate 59 Verset 21]
ghazza
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« Répondre #6 le: Décembre 30, 2011, 04:20:45 »
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 Salam Alaykoum
personnellement je  en mange pas des produit qui contiennent le gélatine . je prépare mes yaourts a la maison en plus c est du bio et c est moins cher et très délicieux .  Smiley
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jilbeb69
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« Répondre #7 le: Décembre 31, 2011, 04:41:11 »
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 Salam Alaykoum

Tout d'abord je voulais passer un grand salam a tout le monde j'espère que vous allez bien  InchAllah

Si on se retrouve dans la situation suivante que faire ??

Il m'est souvent arrivé que mon père acheté des yaourt contenant de la gélatine bovine ou porcine, mon père ne savant pas lire le français c'est donc moi qui vérifie mais seulement a la maison donc trop tard pour les rendre.

Je l'ai ai toujours donné a mes voisins qui ne pratiquent pas mais depuis peu j'ai arrête car pour moi je les encourageait a manger des produit pas "hallal"

Je ne sais pas si je doit continuer a leur donner pour éviter de les jeter ??

J'attend vos conseils  InchAllah  baraka2
 
Prenez soin de vous  InchAllah


 Salam Alaykoum
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ghazza
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« Répondre #8 le: Janvier 01, 2012, 06:44:44 »
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 Salam Alaykoum
a mon avis avant d acheter on doit vérifier dans ton cas ma sœur je ne peux pas te donner une réponse juste mais c est  juste mon avis personnel qui peut être juste ou faux apprends a ton père les marques que tu es certaine qu ils sont halal pour que la prochaine ne se trompe pas
si on peut moi personnellement je préfère les préparer a la maison une voisin turque qui nous a montrer cette idée.

quand a la viande on va a la ferme et on partage nous même un animal  qu on égorge nous même c est moins chers et très délicieux en plus et on es certaine qu il est halal
ça  reste mon avis et chacun choisi ce qui est facile pour lui   Salam Alaykoum
« Dernière édition: Juin 11, 2012, 13:07:04 par mouhammed » Journalisée
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« Répondre #9 le: Juin 11, 2012, 12:57:51 »
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Bonjour est ce que le champagne hallal est vraiment hallal??
« Dernière édition: Juin 11, 2012, 13:01:59 par mouhammed » Journalisée
fathéma
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« Répondre #10 le: Juin 15, 2012, 22:35:44 »
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 Salam Alaykoum

Soubhan Allah je ne savais pas que ça existait un champagne halal? !!!  Shocked Shocked Roll Eyes Roll Eyes

Barak Allahou fikoum pour tous ces renseignements macha Allah



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