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Auteur Fil de discussion: On dit que c'est l'arbre des jeunes mariés...  (Lu 761 fois)
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soujoude
Invité
« le: Juillet 01, 2013, 09:04:44 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh mes  Rire Mouslim et  Sourire Mouslima

'Abd Allah Ibn Ma'mar Al Qaysia dit :

 

"Une année, j'ai accompli le pèlerinage, puis je suis entré une nuit dans la mosquée de Médine, afin de rendre visite à la tombe du Messager d'Allah  صلى الله عليه وسلم.

 

Alors que j'étais assis, cette nuit, entre la tombe et la chaire, j'entendis des gémissements auxquels je tendis l'oreille [.]

 

Puis la voix cessa, et je ne sus d'où elle provenait.

 

Puis les pleurs et gémissement reprirent [.]

 

Je suis allé trouver l'origine des vers, et leur auteur ne s'en rendit compte qu'alors que j'étais assis à ses côtés, j'ai vu alors un jeune homme dans sa prime jeunesse, dont les pleurs avaient creusé deux sillons sur ses joues.

 

Je l'ai salué et il me dit : - "Assieds-toi, qui es-tu?"

 

- "'Abd Allah Ibn Ma'mar al Qaysi"

 

- "Désires-tu quelque chose?"

 

- "Oui j'étais assis dans le jardin [du paradis entre la chaire et l'appartement du Prophète صلى الله عليه وسلم et ta voix m'a séduit.

Que mon âme te soit donné en rançon, que ressens-tu?"

 

- "Je suis 'Utbah Ibn Al Hubab Ibn Al Mundhir Ibn Al Jamuh Al Ansari.

Je me suis rendu un jour à la mosquée des coalisés, et j'y ai accompli la prière, puis je me suis éloigné non loin, et me suis trouvé face à des femmes qui venaient d'un pas léger, et au milieu desquelles se trouvait une jeune fille d'une beauté éblouissante et parfaite.

Elle s’arrêta devant moi et me dit : -"O 'Utbah ! Que dis-tu du fait d'aller vers celui qui cherche à venir vers toi?"

Puis elle m'a laissé, elle est partie, et je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle, et je n'ai pu retrouver sa trace.

Je suis, depuis, désemparé et j'erre d'un endroit à l'autre"

 

Puis il cria s'évanouit, puis il reprit conscience comme si ses pommettes étaient teintes au mémécyle, et il dit :

 

Je vous vois par mon cœur depuis des contrées lointaines

Me voyez-vous par le cœur, malgré mon éloignement?

Mon cœur et mon regard vous regrettent

Mon âme est auprès de vous, et votre souvenir auprès de moi

Je n’apprécierais la vie que lorsque je vous verrais

Même si je suis au Firdaws ou au Paradis éternel

 

 Je lui dis : - "O jeune homme ! Repent toi auprès de ton Seigneur, et demande Lui pardon pour ton péché, car les frayeurs de l'au-delà sont devant toi

- Je ne serais réconforté que "lorsque les deux tanneurs reviendront".

 

(NDT : Expression qui désigne une chose perpétuelle, et qui a pour origine la disparition de deux hommes de 'Anazah partis chercher du tanin, et qui ne sont jamais revenu)"

 

Je suis resté avec lui jusqu’à l’apparition de l'aube, et je lui ai dit : - "Allons à la mosquée des coalisés, il se peut qu'Allah soulage ton affliction"

Il répondit : - "Je l’espère, si Allah le veut, et par la bénédiction de ton apparition"

 

Nous sommes donc partis jusqu’à parvenir à la mosquée des coalisés, où j'ai entendu dire :

 

Si seulement en ce mercredi les hommes

Ne s’étaient pas dispersé pour m'annoncer une réjouissance

Telle une gazelle pour laquelle je me consume d'amour

Et qui se rend à la mosquée des coalisés le visage voilé

Disant aux gens qu'il cherche la récompense

Mais il n'est pas venu pour chercher le bien et espérer la récompense

S'il désirait la récompense il ne serait pas venu en fanfaronnant

Enduit de miettes de musc et teint

 

Puis nous nous sommes assis jusqu’à accomplir la prière du Dhur, c'est alors que des femmes sont arrivés, mais la jeune fille n’était pas parmi elles.

 

Elles se sont arrêtées devant lui et lui ont dit : - "Que dis-tu de celle qui cherche à te rejoindre et te rend mélancolique?"

- "Qu'en est-il d'elle?"

- "Son père l'a prise et l'a emmené vers les contrées de Samâwah"

Je les ai interrogé concernant la jeune fille, et elles m’ont répondu : - "Il s'agit de Rayyâ Bint Al Ghitrif As Sulami".   

'Utbah leva la tête vers elles et dit :

 

Ma bien aimée Rayyâ m’a de nouveau devancé

Et sa caravane est partie vers les contrées de Samawah

Ma bien aimée, mes pleurs m'ont fait perdre la vue

Puis-je emprunter des yeux à un autre ?

 

Je lui dis - "Je suis venu avec beaucoup d'argent que je voulais donner aux pauvres qui ne mendient pas.

Par Allah, je le dépenserai pour toi, jusqu’à ce que tu sois satisfait et plus encore, alors allons à la mosquée des Ansâr".

 

Nous nous y sommes rendus, jusqu’à parvenir devant un groupe d'entre eux, je les ai salués et ils m'ont répondu de la meilleure manière.

Je leur dis : - "Ô gens ! Que dites-vous de 'Utbah et de son père ?"

- "Ils comptent parmi l'élite des arabes"

- "Il a été frappé par un drame des passions, et je veux uniquement votre aide pour nous rendre à Samâwah"

- "Nous sommes à ton service"

 

Nous nous mîmes en selle, jusqu’à parvenir aux demeures de la tribu de Sulaym.

On annonça à Al 'Itrif notre arrivée, et il vient vers nous pour nous accueillir.

Il dit - "Salut à vous, nobles gens"

- "Toi de même, qu'Allah te salue, nous sommes tes hôtes" "Vous êtes dans la plus généreuse des demeures. O gens de 'Ubayd installez ces gens"

 

On posa des tapis et coussins, on fit des sacrifices, mais nous dîmes : - "Nous ne mangerons que lorsque tu auras répondu à notre requête"

- "Quelle est-elle?"

- "Nous demandons ta noble fille en mariage pour 'Utbah Ibn Al Hubab Ibn Al Mundhir"

- "La décision de celle que vous demandez en mariage lui appartient, je vais entrer et l'en informer"

Il entra en colère chez sa fille qui lui dit : - "Ô père! Qu'ai-je à voir la colère sur ton visage?"

- "Les Ansâr sont venus me trouver pour te demander en mariage"

- "Ceux sont des gens nobles pour lesquels le Prophète صلى الله عليه وسلم a demandé pardon, qui me demande parmi eux ?"

- "'Utbah Ibn Al Hubab"

- "Par Allah j'ai entendu que 'Utbah respecte ses engagements, et qu'il atteint les objectifs qu'on lui fixe"

- "J'ai juré que je ne te marierais jamais avec lui car on m'a rapporté que tu lui avais parlé"

- "Cela n'est pas arrivé, mais puisque tu as prêtés serment, les Ansâr n'acceptent pas les refus déshonorant, refuse avec courtoisie"

- "Comment?"

- "Demande une dot élevée, ainsi ils repartiront et n'accepteront pas"

- "Tu as bien parlé"

 

Il sortit promptement et dit : - "La jeune fille est d'accord, mais je demande une dot d'une valeur égale à ses semblables, alors qui s'en acquittera ?"

'AbdAllah Ibn Ma'mar dit - "Moi. Demande ce que tu veux.

- "Mille mithqal  d’or, cent vêtements d’étoffe, et cinq flacons d'ambre"

- "Tu auras tout cela. Ai-je répondu à ta demande?

- "Oui" 

 

'Abd Allah dit : "j'ai envoyé un groupe de Ansâr à Médine, ils apportèrent tout ce qui avait été demandé, on fit le repas de noce, et nous sommes restés pour cela plusieurs jours"

Puis il dit : - "Prenez votre jeune fille, et partez unis"

Il la plaça sur une litière accompagnée de trente bêtes chargées d’ustensiles et présents.

Nous fîmes nos adieux et nous mirent en route. 

 

Mais alors qu'il ne nous restait qu'une étape à parcourir pour arriver à Médine, nous vîmes arriver une troupe qui nous chargeait, que je pensais être de Sulaym.

'Utbah se lança contre eux, tua plusieurs hommes, en blessa d'autres, puis revint avec une blessure dont coulait le sang.

Il tomba à terre et s'évanouit sur sa joue.

La troupe s'éloigna, alors que 'Utbah était passé de vie à trepas.

 

Nous dimes "O 'Utbah».

La jeune fille nous entendit, se jeta de la chamelle, poussa un cri de douleur et dit en vers :

 

J'ai enduré, sans patienter mais 

En donnant espoir à mon âme qu'elle te rejoindrait

Si mon âme était juste, elle t'aurait

Devancé dans la mort

Après toi et moi, personne ne sera un bien aimé juste

Et aucune âme ne sera en harmonie avec une autre

 

Puis elle hurla et passa de vie à trépas.

 

Nous leur avons creusé une seule tombe et les avons enterrés ensemble, puis je suis revenu à Médine où je suis resté sept ans.

 

Puis je suis parti vers le Hijaz et suis revenu à Médine.

 

Je me suis dit : - "Par Allah, je vais visiter la tombe de 'Utbah" 

 

Je me suis rendu sur la tombe et y ai trouvé un arbre couvert de bandeaux rouges et jaunes.

 

J'ai demandé aux habitants du lieu :- "Que dit-on de cet arbre ?"

Ils répondirent : - "On dit que c'est l'arbre des jeunes mariés".

 

Source : Péchés et guérison - Ibn-Qayyim Al-Jawziyya - p 303/306

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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