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Auteur Fil de discussion: Le Fiqh et Son Evolution  (Lu 1792 fois)
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islam_de_coeur
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Mariée


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« le: Septembre 30, 2007, 20:35:55 »
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bismillah

 Salam Alaykoum

Définition : Le Fiqh signifie littéralement en arabe la vraie compréhension de ce que l’on recherche, comme le dit le hadith de Muhammad  (saws)  « A quiconque Dieu souhaite le bien, Il lui donne le Fiqh (la compréhension correcte) de la religion ».

Techniquement, le Fiqh se réfère à la science de la déduction des lois à partir de l’évidence trouvée dans les sources de la loi islamique (la Shari’a). 

1/ LA FONDATION (609-632)
 
L'Islam n’a pas été révélé pour créer une nouvelle civilisation humaine, mais seulement pour la réformer en confirmant ou en supprimant certaines pratiques et coutumes déjà existantes. « Il ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licite les bonnes choses, leur interdit les mauvaises. » Coran 7/157

Le Coran : L’étude du Coran peut être divisée en 3 groupes:

- La théologie(‘ilm al-kalâm, al ‘aqîda) Tout ce qui concerne la croyance.

- L’éthique.(‘ilm al-akhlâq) Concerne les principes moraux, le comportement...

- Les prescriptions légales. Concerne les commandements, interdictions…


Le Prophète (saws) était le seul à avoir l’interprétation parfaite du Coran

 

La Sunna : Ce sont les actions et déclarations du Prophète (saws)  ainsi que celles faites par les autres en sa présence sans être désapprouvées.

Ces jugements et décisions sur la religion étaient confirmer ou rectifier par les révélations coraniques, il n’y avait donc pas de place pour l’erreur en matière de Fiqh.

Bien sûr, le Prophète (saws)  était un être humain et il pouvait se tromper sur des sujets autres que la religion : « Je suis simplement un être humain, ce que je vous dis à propos de la religion, acceptez-le, mais lorsque je vous dit une chose issue de ma propre opinion, gardez-vous à l’esprit que je suis un être humain. »
Tous ses jugements, décisions et opinions résultant de son raisonnement personnel constituaient un entraînement pour les Compagnons, dans la façon d’appliquer la Shari’a.

Ainsi, il préparait les Compagnons à l’Ijtihâd en y établissant les règles et les principes.

« Quiconque a pris une décision raisonnée (ijtihâd) qui s’avère correcte, recevra deux rétributions tandis que celui qui le fait et prononce une décision incorrecte, n’en recevra qu’une. »

Les Compagnons ont, alors appliqué l’ijtihâd décris par le Prophète (saws)  , notamment lorsqu’ils ont été envoyés dans d'autres régions.

Le Coran et la Sunna ont établi des principes que l'on pourrait classifier en quatre catégories;

1. La suppression des difficultés: « Dieu veut pour vous la facilité. Il ne veut pas la difficulté pour vous. » Coran 2/18

Le Prophète (saws) choisissait toujours la voie la plus facile lorsqu’un choix lui était laissé tant que celui-ci n’était pas une offense.

Et lorsqu’il a délégué certains des Compagnons en tant que gouverneur au Yémen il leur a dit : « facilitez les choses (pour les gens), et ne les rendez pas difficiles. »

2. La réduction des obligations religieuses: Tout était fait pour ne pas alourdir la religion. Les Compagnons posaient quotidiennement des questions sur la religion au Prophète (saws)   , il leur répondaient, mais parfois, il préférait ne pas rentrer trop dans les détails pour ne pas rendre la religion difficile aux musulmans. Par exemple, on lui posait souvent la question si le Hajj était obligatoire chaque année, il déclara « si je dis oui, [une telle pratique] deviendrait obligatoire, ne m’importunez pas à propos des choses que je ne vous ai pas définies…. »

« Ô les croyants ! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient divulguées, vous mécontenteraient. Et si vous posez des questions à leur sujet, pendant que le Coran est révélé, elles vous seront divulguées… » Coran 5/101

3. La réalisation du bien-être public:Allah prend en considération le bien-être et la condition humaine. L'abrogation (Naskh) de certaines lois illustre bien cette intention (Le legs, la période de Deuil, l'alcool,…).De plus, certaines lois sont générales et larges afin de rendre possible leur application partout et pour tous, alors que d’autres, qui concernent les intérêts communs de tous, sont précises et détaillées.

4. Réalisation de la justice universelle: Le Coran n'est pas venu pour régir uniquement les rapports entre les Arabes, mais entre tous les peuples de la terre. De même que le devoir de justice doit s'appliquer envers toute l'humanité (musulman ou non).« Ô les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Dieu et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes… » Coran 5/9  

2/L’INSTAURATION (632-661)
 
 Avec l'extension des territoires, les Califes bien-guidés (Compagnons) devaient résoudre des questions de Fiqh car ils étaient confrontés à des nouvelles cultures, modes de vie….

Pour ce faire, ils ont établi un ordre de préférence des sources à utiliser :

Le Coran

La Sunna

La convocation des Compagnons:

Décision à l'unanimité ou à la majorité ('ijma) sinon décision personnel du Calife (ijtihâd).

La décision personnelle (jamais consignée) du Calife bien-guidé n'était jamais contesté par les Compagnons, mais elle pouvait être remplacée par celle du Calife suivant.


De plus, les Compagnons étaient souvent questionnés individuellement sur des sujets auxquels ils donnaient leur opinion en précisant que "ce n'est peut-être pas la décision de Dieu".

Ainsi, ils élaboraient des jugements en évitant le sectarisme, en traitant les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présentaient (réels), en s'adaptant au contexte (ex : loi divorce…), en respectant la liberté d'opinion ('ijma…) et l'autorité juridique(le Calife).

Il existait déjà 2 écoles de pensées parmi les Compagnons:

Celle de 'Umar ibn al-Khattab à Médine, qui était littéral, et celle de 'Abdellah ibn Mas'ud à Kûfa (Irak), basée sur l'opinion.
 

 

3/LA CONSTRUCTION (661-750)

 

 

 

Le début de la dynastie umeyyade (fondée par Mu’awiya) entraîna beaucoup de changements nuisibles pour l'unité de la société musulmane. Comme le changement de régime de Califat en royaume, l'apparition de faux hadiths, de bid'as contraires à la religion…

Les déviations des califes umeyyades, qui voulaient se justifier en utilisant le Fiqh, ont poussé les Savants à éviter leurs réunions. Ceux qui refusaient de confirmer leur abus étaient persécuté, et devaient fuir l’Etat.

De plus, des facteurs socio-politiques ont entraîné la division des musulmans en sectes et en groupes: Khawarijs;  Shi'as; 'Abdellah ibn Az-Zubayr et ses compagnons.

Il s'ensuivit des luttes pour le pouvoir.

Au même moment, les Savants furent dispersés dans l’empire, à cause des agitations qui s’y déroulait. Cette dispersion les obligeait à pratiquer l’ijtihâd au détriment de l’ijma, qui était devenu presque impossible.

Des écoles de pensées commencèrent à naître un peu partout dans l’empire musulman, et les Savants de chaque région commençaient à rechercher les hadiths et à compiler le Fiqh des Compagnons.

Les étudiants des différents Savants contribuèrent énormément à l’apport d’informations venant d’ailleurs car, malgré tout, ils voyageaient beaucoup d’une école à l’autre.

A ce moment, il y avait toujours deux écoles importantes :

Celle de Médine« ahl al-hadith » et celle de Kufa« ahl ar-ray ».

 

4/ L’ EPANOUISSEMENT(750-950)

 

Avec le début de la dynastie Abbasside (Abul ‘Abbâs), les califes voulaient un Califat digne de ce nom, et donc basé sur une bonne interprétation de la Shari’a. Ils accordaient une grande importance à l’étude des sciences islamiques. Certains des califes devenaient même  de grands savants (Harûn ar-Rachîd).

Les écoles pouvaient échanger leurs informations et opinions et en débattre plus facilement, ainsi il y avait une grande flexibilité et peu de place pour le sectarisme. Lorsqu’un Savant apprenait un hadith ou un jugement qu’il estimait sûr et plus correcte, il n’hésitait pas à changer son opinion si elle était contraires.(ex : khamr)

Les Savants continuaient la recherche et l’étude des hadiths ainsi que les paroles et actes des Compagnons et de leurs étudiants (athârs), en voyageant et en étudiant avec les autres Savants.

L’apport de nouvelles connaissances avec la  traduction des ouvrages scientifique et philosophique de Grèce, de Rome, de Perse…contribua au perfectionnement de l’étude des Textes islamiques (Tafsir, science du hadith, grammaire arabe…) et donc du Fiqh.

Ils élaborèrent chacun, avec une approche différente, leur ouvrage de Fiqh et ils le classèrent en 2 parties : les principes fondamentaux (‘Usûl) et secondaires (Furû’). Ils classèrent également un ordre de préférence des sources de la loi islamique :

 

Le Coran

La Sunna                                                                           

L’opinion des Compagnons (ijma’) ; (ijtjhâd)


 

Déduction analogique (qiyâs) : Ijtihâd basé sur une des lois citées plus-haut (ex :Marijuana, tabac)

L’intérêt général Pratiqué par une partie des Savants sous des appellations différentes.

La coutume (‘Urf) Tant qu’elle ne contredit aucun principes de l’Islam (ex : moment d’attribuer la dot). Contestée par une partie des Savants car risques d’être assimiler à l’Islam.

Les califes demandaient à leur Savant d’établir leur propre ouvrage du Fiqh comme loi d’Etat, mais ils ont toujours refusé car ils estimaient que l’apport des autres écoles ne devait pas être écarté. Malgré leur refus, une école finissait par s’imposer au détriment des autres, notamment, à cause des débats de cour organisés par les califes.

De plus, si un Savant refusait de confirmer la loi d’un calife jugé contraire à l’Islam, il pouvait être persécuté et torturé. Mais cela ne les influençait pas.

Il y avait pendant cette période de nombreuses écoles (une dizaine) qui faisaient un travail considérable et chacune contribuait à l'épanouissement de l'autre. Les Imams fondateurs des écoles de cette période étaient: Abu Hanîfa; Mâlik; al-Awzâ'î; Zayd; al-Layth; ath-Thawrî; ash-Shâfi'î; Ahmad; Dâwûd; at-Tabarî (Que Dieu leur accorde Sa Miséricorde).

 

 

5/ LA CONSOLIDATION (950-1260)

 

 

Les facteurs politiques contribuèrent fortement à la disparition de nombreuses écoles pour ne laisser la place qu'à seulement quatre d'entres-elles. Cette période correspond également à la fin de la dynastie abbasside.

Les jugements des fondateurs (et de leurs étudiants) furent regroupés, analysés, interprétés et codifiés par les savants de leur école, il pouvait avoir des divergences, au sein d’une même école, sur l'interprétation des déclarations du fondateur.

L'ijtihâd dépassant le cadre de l'école est alors écarté, et est remplacé par l'ijtihâd al-madh-habî. Maintenant, les écoles atteignent leur forme finale de systématisation et d'organisation. Bien que des ouvrages sur le Fiqh comparatif apparaissent, ils laissent transparaître des idées sectaires.

 

 

6/ LE DECLIN, LA STAGNATION (1260-1850)

 

 

Cette période représente l'émergence de l'empire ottoman ('Uthman Ier) et la mort du dernier calife abbasside.

A ce moment les savants ont estimé que l'ijtihâd n'était plus nécessaire, car selon eux, tous les sujets avaient été traités. L'appartenance à une des quatre écoles était obligatoire puisqu’elles étaient considérées comme entièrement correctes et infaillibles.

Il eut beaucoup d'abus, ainsi ceux qui refusaient d'appartenir à une des écoles étaient jugés impie et ceux qui décidaient de changer d'école pouvait être puni et réprimandé. Le mariage et même la prière à la Mecque n'étaient pas épargnés par ce sectarisme.

Sous l'empire ottoman il fut demandé à plusieurs savants de haut rang de codifier le droit islamique qui fut imposé à tout l'empire. Cette tâche qui peut sembler noble, fut affectée par le fanatisme juridique. Etant donné que les savants choisis appartenaient tous à la même école. De plus, après les guerres de colonisation, les codes de lois européens furent introduis dans le Fiqh.

Il faut noter que les ouvrages des Imams fondateurs, que nous connaissons aujourd’hui, furent condensés et résumés, ces mêmes résumés furent encore raccourcis, puis diminué sous forme de sommaires. Les étudiants faisaient alors des commentaires aux explications de ces sommaires pendant que d'autres y ajoutaient des notes…! Heureusement cette période a vu l'apparition de réformateurs, qui voulaient un retour à l'ijtihâd basé sur les sources anciennes des meilleures générations qu'a décris le Prophète (saws)  "la sienne puis la génération suivante, et celle d'après"

 

Ces réformateurs ont fait un travail extraordinaire, parmi eux on peut citer: Ahmad Ibn Taymiyya (1263-1328);Muhammad Ibn 'Ali Ash-Shawkâni (1757-1835); Muhammad 'Abdu (1849-1905); Al-Afghâni (1839-1897); Sayyid 'Abdul A'ala Mawdudi; Nasir ad-dîn al-Albânî, Hassan al-Banna…

Tous ces savants ont travaillé, non pas, pour faire disparaître ces écoles et en créer une seule, car la diversité des écoles est bénéfique, mais pour les unifier en évitant le taqlîd (suivisme aveugle) et le sectarisme au profit de l'ittiba' (suivisme raisonné) et l'ijtihâd aux sources, conformément à la pensée des fondateurs des écoles.

Aujourd’hui, nous devons tous aller dans ce sens, car seul Le CORAN et Le Prophète (saws) (en ce qui concerne la religion) doivent être suivis aveuglément, les Compagnons et les Imams fondateurs ne voulaient pas être suivis aveuglément, car ils savaient qu’ils n’étaient pas infaillibles. Voilà les vraies et uniques sources de l’Islam, ces générations décrites dans le hadith

Notre comportement, nos actes, notre façon de traiter les problèmes… doivent refléter les leurs. Ces sources sont larges (El hamdoulillah) et c’est pour cela qu’Allah nous appelle à la science et à la réflexion !!

 

WA ALLAHOU 'ALAM

Livre recommandé:

 

Le Fiqh et son évolution, Bilal Philips-édition Tawhîd.                                Toulon, mars 2003

NB : La source exacte des hadiths cités figurent dans ce livre.

 Salam Alaykoum   Sourire Mouslima
« Dernière édition: Septembre 23, 2008, 19:58:32 par Fatiima » Journalisée


fathéma
Invité
« Répondre #1 le: Septembre 03, 2012, 21:30:05 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 MachAllah El Hamdoulilah Allahou Akbar

 baraka pour toutes ces explications ma soeur  El Hamdoulilah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Ray
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« Répondre #2 le: Septembre 04, 2012, 05:37:41 »
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As Salam alaykoum.

Quelques remarques, car beaucoup d'inexactitudes dans ce texte.

Déjàa, l'ordre d'importance que sont 1 Coran, 2 Sounnah, et 3 Consensus, est venu du temps même de la Révélation puisqu'on la retrouve, pas dite directement, mais néanmoins explicitement, plusieurs fois répété, il suffit de rassembler ,e matériel, cela n'était donc pas un sujet sur lequel les compagnons ont du réfléchir.

Al ijma3 designe le consensus et non l'opinion qui ce dit ar ray'.

Avant le califat de Mou3awiyya, il existait bien plus que deux écoles de "pensées" dans le fiqh (le mot pensées est d'ailleurs inexact). C'est trop réducteur de voir cela ainsi car il y avait au moins 20 grandes tendances à cette époques qui ont toutes joué un rôle fort.

L'ijtihad n'a jamais été pratiqué au détriment de l'ijma3, comme cela est décrit dans ce texte, car les sujets sur lesquels il y avait consensus étaient évident déjà à l'époque.
De même, de nombreux consensus sont venu par la suite, ce qui prouve que l'évolution du fiqh n'a jamais empêché le consensus, au contraire, c'est grâce aux écoles de fiqh que les musulmans ont pu se rassembler autour du consensus.

Au plus fort de la construction des outils de la Lois, par les savants compétants, ont comptait plus de 100 madhahib, selon certains auteurs, et non pas deux.

L'analogie, qiyâs, est aussi tirée d'une directive coranique.



La description des ousoul va beaucoup plus loin que ce qui semble être si simplement décrit. Biensur il s'agit d'une vulgarisation alors pas question d'en tenir rigueur. Cependant, le lecteur doit avoir en tête qu'a cette époque les savants ce sont posé des questions à savoir par exemple, si le hadith ahad était plus valeureux que l'imitation des gens(savants) de Médine, qui ont vécu avec les compagons et ceux qui les ont suivis, etc etc.



Les imams fondateurs des écoles de cette époque étaient au minimum beaucoup plus nombreux que ceux cités, mais toutes étaient authentiques car tous les imam en question avaient ateint le niveau d'ijtihad complet et indépendant.

Le fait que deux imams divergent ne veut pas dire que l'un des deux se trompe.

Quoiqu'il en soit, de nos jours, ce niveau d'ijtihad n'existe plus, et parmis toutes ces écoles seules 4 sont parvenues jusqu'à nous, avec une chaine de transmission (comme pour les ahadith), donc, qui remonte jusqu'au compagnons, de maître à élève.

Cette disparition ne veut pas dire que les autres imam étaient moins forts, ou qu'au final ils avaient tort, car leurs arguments sont encore pris en compte dans les 4 écoles. Simplement leur transmission s'est éteinte. Beaucoup de ces imam, d'ailleurs, ont laissé une grosse emprunte dans d'autres domaines que le fiqh, comme par exemple l'imam Tabari qui a aussi laissé une oeuvre importante dans le tafsir.

Les savants ont institué le principe de la ijaza, autorisation, pour transmettre leur enseignement.

Le sectarisme des écoles est un fantasme, bien que certains auteurs marginaux si soient adonnés, cela reste une marginalité, par ailleurs condannée.

Le meilleur moyen de savoir sur quoi on est d'accord c'est de mettre de côté ce sur quoi on est pas d'accord, mais cela aussi il faut le savoir. Donc on met tout sur la table, et on insiste sur là où on est d'accord. C'est comme ca que des consensus ont continué a apparaitre, en exposant tout, pas en faisant comme si il n'y avait pas de discussion, c'est une vraie bid3a de faire ca, même les sahabi, au temps de Prophète paix et prière sur Lui, s'interrogeaient entre eux quand ils divergeaient, dans la fraternité et la recherche du consensus. justement ils le faisaient avec la bonne methode.


L'auteur de l'article cite un certain nombre de réformateurs, et on pourra pas dire que je "traite" untel ou untel de réformiste car Bilal Philips est lui-même un croyan réformiste convaincu. Cependant il en oublie certains très importants, mais la n'est pas la question. Ce qu'il devrait dire en revanche, c'est que la reforme, avant d'avoir touché le fiqh, est d'abord intervenue par une relecture du dogme islamique, et d'un certain nombre de définitions techniques au coeur de la foi. Pour des raisons techniques trop longues à expliquer, les réformistes n'ont pas eu d'autre choix que de réformer aussi le fiqh. Ce n'est donc pas une question d'évolution de fiqh à proprement parler.


En revanche il y a bien une relecture des outils du fiqh qui s'effectue, chez les Traditionnalistes, mais dans le respect des règles héritées des Anciens. Cette relecture aborde par exemple des questions comme le fiqh des minorités, les problèmes de la vie moderne, la possibilité ou non de suivre plusieurs écoles sur des points précis et pourquoi, l'économie islamique, etc.

Salam.

 Avis personnel mon Frère et effectivement :

    et on pourra pas dire que je "traite" untel ou untel de réformiste

  Tu le fais fréquemment
« Dernière édition: Septembre 04, 2012, 05:40:01 par DELIVRE » Journalisée
Ray
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« Répondre #3 le: Septembre 04, 2012, 09:09:02 »
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Salam alaykoum.

Je le fais pas fréquement parce que même eux revendique de l'être du point de vu de leur démarche, "scientifiquement" parlant. Ce n'est pas péjoratif du tout, au contraire.
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