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Auteur Fil de discussion: Le don et la greffe d'organes sont-ils autorisés?  (Lu 36738 fois)
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Salam
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« le: Novembre 25, 2006, 19:06:57 »
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salam alaykoum,
J'ai une question assez importante à poser, je voudrais savoir si le don d'organe est haram ou non que le donneur soit vivant ou de mort cérebrale, au niveau religion qu'en est-il? je sais plus si c'était l'an dernier qu'un petit enfant palestinien a donné son coeur à un enfant israelien!!! bref je veux en savoir plus!!!! pouvez vous m'aidez à m'éclairer sur ce domaine j'attends votre réponse avec impatience!!!merci
« Dernière édition: Octobre 24, 2009, 18:04:09 par Nourya » Journalisée
othmane
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« Répondre #1 le: Novembre 25, 2006, 19:14:35 »
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bismillah
 Salam Alaykoum


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   Re : les dons d'organes
« Répondre #2 le: Novembre 12, 2006, 08:25:59 pm »
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Salam alaikoum
Reponse 1
Est-il permis à un musulman de faire don de l’un de ses organes de son vivant ? Le musulman dispose-t-il de ses organes comme bon lui semble, si bien qu’il peut en faire don par exemple ? Les organes constituent-ils au contraire un dépôt confié par Dieu dont l’individu n’a pas le droit de disposer sauf par la permission de Dieu ? Tout comme l’individu n’a pas le droit de disposer de sa vie librement en se suicidant, il n’a pas non plus le droit de disposer d’une partie de son corps dont la cession lui sera préjudiciable.

À ce sujet, on peut considérer le corps — bien qu’il soit un dépôt confié par Dieu, Exalté soit-Il, dont Il a donné à l’homme la jouissance et la liberté d’en disposer comme il l’entend — au même titre que la fortune. En réalité, la fortune appartient à Dieu — Exalté soit-Il — comme indiqué dans le Noble Coran à l’instar du verset : « Et accordez-leur une part de la fortune de Dieu qu’Il vous a accordée. », mais Il en a accordé à l’homme la jouissance et la liberté d’en disposer comme il l’entend.

Tout comme l’individu peut faire don d’une part de sa fortune au profit de ceux qui en ont besoin, il peut aussi faire don d’une partie de son corps à ceux qui en ont besoin. Il y a cependant une limite à cette analogie entre la fortune et le corps, à savoir que l’on peut faire don de l’intégralité de sa fortune, mais on n’a pas le droit de faire don de son corps en entier. En outre, il n’est pas permis à un musulman de se sacrifier pour sauver la vie d’un malade, ou lui épargner la souffrance ou lui éviter une vie dure.

S’il est licite pour un musulman de se jeter à l’eau pour sauver un noyé, ou de pénétrer dans le feu pour éteindre un incendie, ou de faire ses gestes pour sauver une personne sur le point de se noyer ou de se brûler, pourquoi ne lui serait-il pas licite de risquer une partie de son corps au profit de ceux qui en ont besoin ?

À notre époque, nous avons connu le don du sang — qui fait partie du corps humain — se dérouler dans les pays musulmans, sans qu’aucun savant ne le condamne. Au contraire, les savants approuvent qu’on fasse campagne pour promouvoir le don du sang, voire certains savants en font la promotion eux-mêmes. L’abstention unanime de toute condamnation ajoutée à l’existence de fatwas favorables à cette pratique montre bien que cela est acceptable du point de vue de la loi islamique. Or, selon les principes établis de la jurisprudence islamique, le préjudice doit être levé dans la mesure du possible. C’est pourquoi la jurisprudence islamique prévoit que l’on porte secours aux nécessiteux, que l’on soigne les blessés, que l’on nourrisse les affamés, que l’on libère les prisonniers de guerre, que l’on soigne les malades, et que l’on sauve toute personne exposée au péril en sa vie ou sur tout autre plan le concernant. Il n’est pas permis au musulman de voir un individu ou un groupe subir un préjudice qu’il est capable de lever sans rien faire, ou sans faire ce qui est en son pouvoir pour le lever.

Par conséquent, nous pensons qu’il est permis de soulager un musulman souffrant d’une insuffisance rénal en lui faisant don de l’un des deux reins sains que possède un tiers. Cela est non seulement permis, mais méritoire aussi ; le donateur sera rétribué pour avoir fait miséricorde à un être humain, méritant ainsi la miséricorde du Ciel.

L’islam ne limite pas la charité (sadaqah) à l’argent, il étend cette notion à toute œuvre charitable. Faire don d’une partie de son corps au profit d’autrui rentre dans ce cadre. Il s’agit même de l’une des formes de charité les plus élevées et les plus méritoires car le corps vaut beaucoup plus que la fortune. L’individu donnerait toute sa fortune pour sauver une partie de son corps ; dépenser son corps pour l’amour de Dieu — Exalté soit-Il — est donc une œuvre pie et une charité comme il y en a peu.

Si nous tenons pour autorisé le don d’organe émanant d’un donateur vivant, cette permission est-elle absolue ? La réponse est qu’il existe des restrictions. Il n’est pas permis de faire un don occasionnant un préjudice pour soi ou pour toute personne ayant des droits inaliénables sur soi. Aussi est-il interdit de faire don d’un organe unique dans le corps tels que le cœur ou le foie car le donateur ne peut pas vivre sans eux. Or, il n’est pas permis de lever le préjudice subi par autrui en portant préjudice à soi-même. Car la règle juridique stipulant que « le préjudice doit être levé » est restreinte par une autre règle stipulant que « le préjudice ne peut être levé par un (autre) préjudice », cette dernière règle ayant été interprétée comme signifiant qu’il n’est pas permis de lever un préjudice par un préjudice équivalent ou supérieur. C’est pourquoi il est interdit de faire don d’un organe apparent du corps tel que l’œil, la main ou le pied, car dans ce cas le préjudice subi par autrui est levé au prix d’un préjudice assuré pour le donateur, sans oublier ce que cela entraîne comme perte de jouissance et comme mutilation de l’apparence. On inclut dans ces considérations les organes internes du corps que nous avons en double lorsque l’un des deux organes est malade ou non fonctionnel. On se ramène alors au cas de l’organe unique.

Nous avons également mentionné l’interdiction de faire don de l’un de ses organes lorsque cela entraîne un préjudice pour des personnes ayants des droits inaliénables sur soi, tels que l’épouse, les enfants, l’époux ou encore les créanciers. Un jour une femme m’interrogea sur un problème personnel : Elle voulait donner un rein à sa sœur mais son mari n’était pas d’accord. Elle voulait savoir si son mari avait le droit de s’y opposer. Ma réponse a été que l’époux a des droits sur son épouse. Si celle-ci fait don de l’un de ses reins, elle devra subir une intervention chirurgicale, être hospitalisée et elle aura besoin de soins particuliers. Vu que cela prive le mari d’une partie de ses droits, et lui impose des obligations, il faut que cela ait lieu avec son accord et sa permission.

Enfin, seul un individu adulte et sain d’esprit peut faire don de ses organes. Un enfant n’a pas le droit de le faire car il ne peut déterminer où se trouve son intérêt. Il en est de même pour le fou. Le tuteur de ces deux catégories de personnes n’a pas non plus le droit de prendre cette décision à leur place alors qu’ils n’ont pas conscience de leur intérêt. En effet, si le tuteur n’a pas le droit de disposer de leur argent et d’en faire don, alors, à plus forte raison, il n’a pas non plus le droit de faire don de ce qui est encore plus cher, à savoir le corps.
Et Dieu est le plus savant.
Fatwa de Cheikh Yûsuf Al-Qaradâwî

Reponse 2

Le don d’organes est autorisé en Islam s’il est fait dans le cadre des limites tracées par la Sharî`ah.

Les conditions que les savants ont posées concernant le don d’organes sont les suivantes :

Conditions pour un donneur vivant :

   1. Le donneur doit être en pleine possession de ses facultés de telle sorte qu’il soit capable de prendre tout seul une décision judicieuse ;

   2. Il doit être adulte et, de préférence, âgé de vingt et un ans au moins ;

   3. Il faut que cela soit fait de son plein gré sans aucune pression extérieure exercée sur lui ;

   4. L’organe dont il fait don ne doit pas être un organe vital dont dépend sa survie ou sa bonne santé ;

   5. Les transplantations d’organes sexuels sont interdites.

Conditions pour les donneurs décédés :

   1. Cela ne doit être fait qu’après s’être préalablement assuré du consentement du donneur avant son décès. Cela peut être établi par un testament allant dans ce sens, ou en signant la carte de donneur, etc.

   2. Dans le cas où le consentement pour le don d’organes n’aurait pas été donné avant la mort du donneur, le consentement peut être obtenu auprès des parents les plus proches du défunt qui sont en mesure de prendre de telles décisions en son nom.

   3. Il doit s’agir d’un organe ou d’un tissu en mesure de sauver la vie ou de maintenir la qualité de la vie d’un autre être humain selon l’appréciation des médecins.

   4. L’organe ne doit être prélevé sur la personne décédée qu’après l’établissement du décès par des procédures médicales fiables.

   5. Les organes peuvent également être récoltés à partir de victimes d’accidents de la route si leur identité est inconnue, mais cela ne doit être fait qu’après la décision d’un juge en bonne et due forme.

Fatwa de Cheikh Ahmad Kutty

Il y a aussi plusieurs savants parmi eux l'ancien cheikh el Azhar Djad El Hak Ali Djad Al hak
aussi y a le Conseil du Fikh International qui s'est tenu a Djadah en Arabie saoudite du 6 au 11 Fevrier 1988 qui ont permis le don d'organes avec les conditions cité ci-dessus.
« Dernière édition: Décembre 01, 2012, 08:29:29 par Um♥Rayhane » Journalisée

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Salam
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« Répondre #2 le: Novembre 25, 2006, 19:18:07 »
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Je vous remercie d'avoir repondu à ma question othmane et shams

Donc si j'ai bien compris nous pouvons faire don d'organe avec notre consentement de notre vivant par exemple un rein
Par contre une mort cerébrale c'est que le coeur le foie les poumons fonctionnent mais pas le cerveau il faut avoir fait l'accord préalablement. Franchement au niveau de la législation en France( le site agence biomedecine ou santé.gouv)  ça reflete vraiment la pensée islamique à ce sujet.
Je suis contente  ça prouve que la science et générosité sont vraiment liés dans islam
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muslimclassic
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« Répondre #3 le: Septembre 04, 2007, 22:08:14 »
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bismillah
 Salam Alaykoum

A) Ce qu'il n'est permis ni de greffer, ni de prélever :

Il est des organes qu'il n'est pas permis de greffer (et donc, par voie d'incidence, de prélever) ; il s'agit des organes génitaux et des organes qui renferment des cellules gardant les caractéristiques de l'être humain sur qui le prélèvement a été fait (les testicules, l'ovaire, etc., dont les cellules reproductrices transmettront les caractéristiques génétiques de celui sur qui le prélèvement a été effectué) (Fatâwâ mu'âsira, al-Qardhâwî, tome 2 pp. 539-540).


B) Concernant la greffe d'autres organes que ceux cités ci-dessus :

Certains savants considèrent que la greffe d'organes est permise en soi (dans le cadre du respect des principes de l'éthique musulmane). Ceci, disent-ils, car la règle première est celle de la permission originelle (al-ibâha al-asliyya) en l'absence d'un texte ou d'un principe extrait d'un texte indiquant une interdiction ; or, poursuivent-ils, en ce qui concerne la greffe d'organes, il n'y a bien sûr pas de texte explicite du Coran et des Hadîths l'interdisant (puisque la greffe était inconnue de la médecine d'il y a quatorze siècles).
Cependant, d'autres savants, objectant à cela certains textes et certains principes, sont opposés au principe même de la greffe d'organes.

Le savant indien Khâlid Saïfullâh considère pour sa part que cela est permis pour cause de nécessité (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 88 ; voir aussi Jadîd fiqhî massâïl, tome 2 pp.388-409). Nous reprenons donc ici son avis, et citons ci-après les éléments de réponses apportés aux objections formulées par les savants qui sont d'avis que cela n'est pas autorisé.

"Un Hadîth dit : "Casser l'os d'un défunt est comme casser l'os d'un vivant" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3207, Ibn Mâja, n° 1616, 1617)". Ne s'agit-il pas, dans le cas du prélèvement d'un organe de la dépouille mortelle, d'un cas similaire ?"
Khâlid Saïfullâh rappelle d'abord que l'authenticité de la chaîne de transmission de ce Hadîth est discutable, à cause de la présence de Sa'd ibn Sa'ïd, qui est un maillon faible (dha'îf jiddan). D'autre part, même à ne considérer que le contenu de ce texte sans égard pour l'authenticité de sa chaîne, l'interdiction qu'il formule concerne les cas habituels, lorsqu'aucune situation de nécessité n'existe ; or la greffe n'est permise qu'en cas de nécessité (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, pp. 81-82). Al-Qardhâwî écrit quant à lui que cette interdiction concerne un geste qui consiste à manquer de respect envers la dépouille mortelle d'un être humain ; or le prélèvement ne consiste pas en la même chose (Fatâwâ mu'âsira, tome 2 pp. 535-536).

"Des juristes musulmans des siècles précédents ont écrit qu'il est interdit à un homme d'utiliser des organes humains, à cause de la nécessité du respect dont on doit témoigner vis-à-vis d'eux".
Khâlid Saïfullâh approuve le principe du respect, mais poursuit en disant qu'il s'agit là d'un principe général, du genre de principes dont les sources de l'islam n'ont pas fixé les modalités d'application. Or, l'utilisation d'organes humains qui était faite auparavant n'a rien à voir avec "l'utilisation" qui en est faite aujourd'hui dans le cadre d'un prélèvement et d'une greffe ; celui qui donne son accord pour qu'on prélève tel organe de son corps ne se perçoit ni n'est perçu par la société comme manquant de respect à cet organe (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, pp. 73-76).

"Le jour du jugement, quand les hommes seront ressuscités, qu'adviendra-t-il de l'organe qui aura appartenu à une personne puis, à la mort de celle-ci, aura été greffée sur une autre ? En ce jour du jugement, les organes témoigneront de ce qu'aura fait leur possesseur sur terre ; eh bien, pour lequel des deux l'organe greffé viendra-t-il témoigner ?"
Le jour du jugement l'homme sera certes ressuscité avec un corps, mais il ne sera pas composé de ces organes précis qu'ils aura eus sur terre : ceux-ci auront été réduits en poussière depuis longtemps ; il recevra d'autres organes ressemblant à ceux-ci. Le Hadîth ne dit-il pas que les hommes seront ressuscités non circoncis (rapporté par al-Bukhârî, n° 3071, Muslim, n° 2860) ? Il y a même des hommes qui auront été voyants sur terre et qui seront aveugles le jour du jugement (Coran). Le simple fait qu'un organe aura appartenu à l'un, puis, après son décès, aura été greffé sur un autre ne semble donc pas empêcher que l'un et l'autre auront tous leurs organes le jour du jugement.

"Le corps n'est qu'un dépôt entre les mains de l'homme ; il appartient à Dieu ; comment l'homme pourrait-il être d'accord pour céder ce qui appartient à Dieu ?"
Le fait que, de quelque chose, Dieu est le réel propriétaire et l'homme gérant est-il suffisant pour interdire à l'homme de céder cette chose ? S'il la cède d'une façon qui est hors des principes voulus par Dieu, alors oui. Mais sinon non : la preuve c'est que l'homme peut – dans le cadre des principes voulus – offrir son argent à des nécessiteux ; pourtant, c'est bien Dieu qui est propriétaire de l'argent, comme le dit le verset coranique : "Et donnez-leur de ce bien de Dieu qu'Il vous a donné" (Coran).


C) Réponse concrète :

1) Le prélèvement et la greffe d'organe humains ne constituent pas en soi des manquements au respect de l'être humain et de ses constituants. Cependant, la vente d'organes humains est interdite. (Cf. Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, pp. 88-89).

2) Il est permis de recevoir un greffon en cas de nécessité (danger de mort, ou présence de graves difficultés comme la cécité) et quand les médecins compétents jugent très probable la guérison par le moyen de la greffe (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 88). Le musulman peut tout à fait recevoir un organe prélevé sur un non musulman (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 89).

3) Le prélèvement d'un organe sur une personne défunte est possible à la première condition qu'il en ait donné l'accord lors de son vivant (car il en était alors le gérant) et à la seconde condition que ses proches en donnent aussi l'accord après son décès (car ce sont eux qui s'occupent de sa dépouille et qui peuvent, au cas où il a été assassiné, demander aux autorités d'un pays musulman l'application du talion au meurtrier) (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 89). Cependant, il n'est pas possible que l'on prélève la majeure partie du corps du défunt, ni une partie du corps telle que le bain mortuaire, l'enveloppement dans le linceul et la prière funéraire ne puissent plus être possibles ensuite (Fatâwâ mu'âsira, tome 2 p. 536). Muftî Radhâ' ul-Haqq a également fait l'exception du coeur, qui ne peut être prélevé sur une personne défunte : cette exception est très pertinente.

3') Le prélèvement d'un organe sur une personne vivante est possible à condition qu'elle soit d'accord, que cela ne lui cause aucun problème de santé (Islâm aur jadîd medical massâ'ïl, p. 89). Pour qu'un tel don soit possible, il faut concrètement :
a) qu'il soit gratuit ;
b) que le donneur soit adulte (car le don de l'enfant – que ce don ait été décidé par lui-même ou par son tuteur légal – n'est pas permis ;
c) qu'il s'agisse d'un organe interne (car le don d'un organe externe – tel que main, pied, œil – n'est pas autorisé) ;
d) qu'il s'agisse d'un organe que l'on possède en double, comme le rein (car le don d'un organe interne qui n'est pas double – comme le foie – n'est pas autorisé) ;
e) que les médecins aient exprimé leur avis confiant que la personne pourra ensuite mener une vie normale avec l'organe restant (car sinon cela n'est pas autorisé) (Fatâwâ mu'âsira, tome 2 pp. 532-533).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).


« Dernière édition: Décembre 01, 2012, 08:26:09 par Um♥Rayhane » Journalisée
malikamuslima
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« Répondre #4 le: Juin 06, 2008, 09:05:12 »
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Salam ahlikoum.
J 'ai fais des recherches pour savoir si le don d'organe apres la mort etait halal ou bien haram. J' ai aussi pris conseil aupres de differentes soeurs. Mais malgre tout je ne sais quoi penser.
Peut etre que l'un de vous peut repondre a ma question inchALLAH.
Barak ALLAH  ou fikoum wa salam alaykoum!
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layli
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« Répondre #5 le: Juin 06, 2008, 09:38:18 »
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 Salam Alaykoum

tu trouveras reponse a ta question sur le fils de discussion suivant : http://www.mosquee-lyon.org/forum3/index.php/topic,35.0.html
 baraka2

 Salam Alaykoum
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« Répondre #6 le: Juin 07, 2008, 12:43:32 »
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Salam ahlikoum.

Jasak ALLAH wa khairan pour ce lien.

El hamdoulileh, j'ai enfin pu me decider au sujet du don d' organes. D' apres ce que j'ai compris, il m'est autorise de faire don d' un rein de mon vivant car il est present en double dans mon organisme et de faire don de certains de mes organes a mon deces, tout cela bien sur a condition de respecter les conditions etablies par l'islam. Je te remercie pour ces informations claires et precises.

Toutefois, une question me viens a l' esprit. Je possede la carte de donneur d'organes et mes proches sont au courant de mes souhaits. Cependant releve t-il de mon devoir de les informer des a present sur les conditions selon lesquelles ils devront proceder et sur les organes qu' il est halal de donner. Serais-je punis par ALLAH (soubhana houwa wa tahala) si mes proches commetent une erreur par ignorance a ce sujet...


Barak ALLAH oufikoum.
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« Répondre #7 le: Octobre 16, 2009, 18:29:47 »
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 Salam Alaykoum

Je voudrai connaître la position de l'Islam vis-à-vis du don d'organe après la mort, est-ce autorisé ?

Merci de vos réponses

 Baraka Allahou Fik
« Dernière édition: Octobre 24, 2009, 17:48:58 par Nourya » Journalisée

UN DON D'1 EURO, C'EST RIEN POUR NOUS, MAIS SI ON EST NOMBREUX, CA PEUT FAIRE BEAUCOUP !!!!

ibn al quaim
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« Répondre #8 le: Février 19, 2010, 08:16:37 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
J'aimerai avoir des renseignements sur le don, savoir si c autorisé  InchAllah ...dans ql cas.... je vous remerçie d'avance.... InchAllah

 baraka2

 Salam Alaykoum

C’est un sujet qui a fait l’objet d’une recherche menée au sein de l’Académie Islamique de Jurisprudence, qui a aboutit à la résolution que voici :

Premièrement, il est permis de prélever un morceau d’un corps et de le greffer dans une autre région du même corps, à condition d’être sûr que le profit de l’opération l’emporte sur l’éventuel préjudice pouvant en découler et à condition encore que l’opération vise à remplacer un organe perdu, ou à lui redonner sa forme ou sa fonction normale, ou à réparer un défaut, ou à corriger une laideur qui provoque un préjudice psychologique ou organique.

Deuxièmement, il est permis de prélever une partie du corps d’une personne et de la greffer dans le corps d’une autre personne, si la partie prélevée se renouvelle comme le sang et la peau. Toutefois, il faut respecter les conditions du donneur et vérifier la conformité de l’opération aux normes fixées par la Charia.

Troisièmement, il est permis de tirer profit d’une partie d’un organe amputé du corps pour cause de maladie comme le prélèvement de la rétine d’un oeil enlevé pour cause de maladie.

Quatrièmement, il est interdit de transférer un organe vital comme le cœeur d’une personne vivante au profit d’une autre personne.

Cinquièmement, il est interdit de prélever un organe d’une personne vivante, si l’enlèvement de l’organe perturbe une fonction essentielle pour la survie, même si celle-ci n’en dépend pas, comme le prélèvement des rétines des deux yeux.

Si le prélèvement n’entraîne que paralysie partielle d’une fonction essentielle, la question fait encore l’objet de recherches et d’examens comme indiqué au 8e paragraphe.

Sixièmement, il est permis de prélever un organe d’un mort pour le greffer dans le corps d’une personne vivante dont la survie dépend de cette opération, ou quand celle-ci est nécessaire pour assurer une fonction essentielle de son corps, à condition d’obtenir l’autorisation du défunt ou ses héritiers après sa mort ou l’accord de l’autorité musulmane, si le défunt est un inconnu sans héritiers.

Septièmement, il faut tenir compte du fait que l’acceptation du transfert d’organes dans les cas expliqués ci-dessus est assujettie à la condition que le transfert ne se passe pas grâce à des organes achetés car il n’est pas permis à aucun cas que les organes humains soient l’objet d’une vente.

Quant au don d’argent de la part du bénéficiaire pour obtenir l’organe recherché en cas de nécessité ou pour honorer le donneur, il fait encore l’objet d’études et d’examens.

Huitièmement, tout ce qui relève du présent sujet et qui ne s’inscrit pas dans un des cas sus-indiqués

Islam qa
« Dernière édition: Février 19, 2010, 08:18:51 par ibn al quaim » Journalisée
lila69170
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« Répondre #9 le: Février 19, 2010, 10:00:31 »
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Salam Alaykoum mes  Sourire Mouslima et  Rire Mouslim

voici un complément aussi que j'ai trouver sur le don d organe :

Question:
Est-ce que je peux donner mes organes quand je serai décédé ou est-ce que je dois les garder avec moi dans ma tombe?
Ceci est une question fortement controversée parmi le monde islamique.


Réponse:
Comme vous le faites justement remarquer, la question du don d'organe fait l'objet de nombreuses divergences parmi les savants musulmans.
Pour simplifier, vous trouverez dans les lignes suivantes un résumé de la position des savants du monde arabe,
ainsi que celle des savants indo-pakistanais sur les différents aspects de cette question.

Voici d'abord un extrait du compte rendu qui a été publié à la suite du deuxième séminaire sur la jurisprudence islamique, qui s'est déroulé à Delhi les 1er, 2 et 3 Avril 1989, concernant la transplantation d'organe (Il est important de rappeler que ce compte rendu exprime l'opinion de la quasi-totalité des participants du séminaire, et fait donc autorité sur la question en ce qui concerne l'école hanafite):

La vente d'organes humains est interdite.
Si un malade se trouve dans la situation suivante:
il a complètement perdu l'usage d'un de ses organes
si une transplantation d'organe n'est pas effectuée, il y a un fort risque qu'il décède
aucune prothèse ne peut palier la déficience dont il est victime
des médecins expérimentés ont la certitude qu'il n'y a aucun moyen de sauver sa vie, excepté par une transplantation d'organe
les médecins sont à peu prêt sûrs qu'à la suite d'un transplantation, sa vie sera sauvée
un organe sain est disponible
dans un tel cas extrême de nécessité, il sera permis à ce malade d'avoir recours à une transplantation d'organe.

Si une personne en bonne santé arrive à être persuadée (à la suite de diagnostiques émis par des médecins expérimentés) que s'il se sépare d'un des organes présents en double dans son corps (comme ses reins etc…), sa santé ne sera pas affectée, alors il a le droit de faire don d'un de ses organes à un membre de sa famille qui risque de mourir s'il n'a pas immédiatement recours à une transplantation (et il ne dispose pas non plus d'aucune autre alternative en matière de traitement).
Il n'est pas permis au mourant de léguer ses organes pour un éventuel prélèvement après la mort. (Référence: "Djadîd fiqhi masâil Volume 2 - Pages 408/409)
Ce dernier article vous donne l'opinion des savants indo-pakistanais sur la question que vous posez. Cependant, il faut savoir que ce point ne fait pas l'unanimité. Certains savants, comme Cheikh Khâlid Saïfoullah (éminent savant indien de l'école hanafite), autorisent le prélèvement des organes du corps d'une personne défunte, à condition qu'elle ait donnée pour cela son accord durant sa vie; de même, il sera nécessaire d'avoir au préalable le consentement de ses héritiers. (Référence: "Al halâl wal harâm" (Pages 182 - 183)
Pour ce qui est de l'opinion des savants du monde arabe, voici la traduction d'une Fatwa émise par "The Islamic Fiqh Council" (Madjma' al-Fiqh al Islâmi):

Il est permis de transplanter et de greffer un organe à partir d'une partie du corps d'une personne vers une autre partie de son corps, en veillant à ce que les profits de cette opération dépassent les éventuels maux qu'elle pourrait occasionner, et à condition que cela est fait afin de remplacer la perte d'un organe, pour restaurer son apparence ou sa fonction régulière, ou encore afin de corriger un défaut occasionnant un état de détresse psychologique.
Il est permis de transplanter un organe ou un tissu à partir d'une personne sur une autre, si cet organe ou ce tissu est capable de se régénérer seul, comme la peau ou le sang par exemple, à condition que le donneur est mature et comprend parfaitement ce qu'il est en train de faire. Il est nécessaire aussi que les autres conditions essentielles de la Charia' (portant sur ce genre de don) soient respectées.
Il est permis d'utiliser un organe ou un tissu qui a été prélevé d'une personne pour cause de maladie afin d'en faire profiter une autre. Il est ainsi autorisé d'utiliser pour une transplantation la cornée d'un œil qui a été retiré pour cause de maladie.
Il est interdit de prélever un organe vital (comme le cœur, par exemple) d'une personne vivante pour le transplanter sur une autre.
Il est interdit de prélever un ou plusieurs organes d'une personne vivante quand cela peut affecter une de ses fonctions essentielles et primordiales, même si cela ne met pas sa vie en danger (comme c'est le cas, par exemple, si les cornées des deux yeux sont prélevées). Cependant, si un tel prélèvement n'occasionne qu'une affectation partielle de ce genre de fonction, la question de savoir le caractère licite ou illicite de cet acte est encore à l'étude parmi les savants.
Il est permis de prélever un organe à partir du corps d'une personne décédée et de le transplanter sur une personne dont la vie ou la préservation d'une de ses fonctions essentielles et primordiales dépendent de cet organe, à condition que la permission de ce prélèvement soit donnée par la personne durant son vivant, ou par ses héritiers, ou par le responsable des musulmans, dans le cas où l'identité du défunt n'est pas établie ou qu'il n'a pas d'héritiers.
Une précaution particulière doit être prise afin de s'assurer qu'un réel accord inconditionnel a été obtenu dans le cas mentionné ci-dessus, et que ce transfert d'organe n'a pas fait l'objet d'une transaction financière quelconque, car le commerce d'organes n'est en aucun cas autorisé.
Tous les autres cas de figure pouvant se présenter sont encore à l'étude et nécessitent des recherches supplémentaires, aussi bien à la lumière des données d'ordre médical que des principes juridiques.
Vous trouverez cette Fatwa (qui pourrait être considérée comme un texte de référence pour les écoles châféites et hambalites) en arabe à l'adresse suivante:

http://www.islam-qa.com , dans la rubrique jurisprudence, At- Tibb (Fatwa N° 2117)

Wa Allâhou A'lam !

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« Dernière édition: Décembre 01, 2012, 08:31:59 par Um♥Rayhane » Journalisée
AlexInès
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« Répondre #10 le: Mars 03, 2010, 13:42:44 »
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 Salam Alaykoum

 baraka2 pour vos réponses, mash'Allah.... vous avez bien repondu a mes questions... mash'Allah.....

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

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« Répondre #11 le: Mars 08, 2010, 00:15:02 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

j'ai trouvé cet article en esperant qu'il t'éclairsisse inchallah :


Le jugement concernant la transplantation du rein d’un individu sain sur le corps d’un malade (la greffe de rein)


Cheikh Mohamed Ali Ferkous

La question :
-Ma sœur est malade et alitée à l’hôpital. Elle a besoin d’un rein et m’a demandé de lui donner l’un des miens.
Est-ce qu’il est donc permis par la charia de faire don de rein ?  

La réponse :
Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu'Allah a envoyé comme miséricorde pour le monde entier,
ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection. Ceci dit :
En principe, les organes de l’humain ne lui appartiennent pas ; ils sont par contre la propriété d’Allahعز وجل, et on a besoin d’une permission par la charia (pour en disposer).
Néanmoins, il n’a pas été rapporté dans les textes de la charia ce qui démontre que cet acte est permis.
 En revanche, il y a parmi les versets coraniques ce qui ordonne à l’homme de préserver son corps d’une façon absolue, ainsi que celui d’autrui.



Allah عز وجل dit :

﴿وَلاَ تَقْتُلُوا أَنْفُسَكُمْ إِنَّ اللهَ كَانَ بِكُمْ رَحِيمًا﴾ [النساء: 29]

Traduction du sens du verset :
﴾Et ne vous tuez pas vous-même. Allah, en vérité est Miséricordieux envers vous﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) :29].

Le verset indique l’interdiction de tuer l’âme. Aussi, le fait d’amputer un organe sans que ce soit utile pour le corps est considéré comme une mortification de cet organe.

Allah عز وجل dit aussi :
﴿ وَ لَا تُلْقُواْ بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ ﴾ [البقرة: 195]

Traduction du sens du verset :
﴾Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction﴿ [El-Baqara (La Vache) :195].

Ce verset indique l’interdiction de se jeter où le danger est probable, et signale aussi l’obligation de préserver le dépôt qu’on confie à la personne, Allah عز وجل dit :

﴿إِنَّا عَرَضْنَا الْأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالْجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الْإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُوماً جَهُولاً ﴾ [الأحزاب: 72]

Traduction du sens du verset :
﴾Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité (de porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal).
Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors que l’homme s’en est chargé ; car il est très injuste (envers lui-même) et très ignorant﴿
[El-Ahzâb (Les Coalisés) :72].

Pour ce, il n’est pas permis que la personne porte atteinte à soi-même ou à l’un de ses organes sauf par un droit reconnu par la charia;
comme dans le cas où elle commetrait un délit qui impliquerait l’application du talion par la mort, ou l’exécution d’une sentence par l’amputation,
ou le blessement. Le gouvernant, alors, lui fera subir le jugement qu’elle aura mérité. Du reste, Allah عز وجل a honoré les fils d’Adam ;
ce qui implique la préservation de leurs corps tel que la charia l’a ordonné.

Par ailleurs, les opinions des savants contemporains diffèrent concernant la transplantation d’une partie stable du corps humain sur un autre corps en cas de nécessité.
À mon avis, l’opinion la plus correcte est celle qui est pour l’empêchement absolu de prendre les organes de l’humain pour les transplanter ;
sauf dans le cas où les organses sont déjà stockés et préservés dans les hopitaux et ont été pris avec l’agrément du possesseur
en étant vivant ou après sa mort, suivant les fatwas qui autorisent ou celles qui sont bien détaillées.

En l’occurence, il est permis en cas de nécessité de transplanter le rein sur le corps du malade afin d’éviter sa mort ; car il est inutile de garder l’organe sans l’utiliser.

Le savoir parfait appartient à Allah عز وجل, et notre dernière invocation est qu'Allah, Seigneur des Mondes,
soit Loué et que prière et salut soient sur notre Prophète , ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu'au Jour de la Résurrection.

La Mecque, le 23 Ramadân
correspondant au 16 octobre 2006

« Dernière édition: Décembre 12, 2013, 14:16:19 par Musc_☼ » Journalisée

"Le tawhid est la raison pour laquelle Allah a créé le monde"mouhammad ben Jamîl Zînou.
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« Répondre #12 le: Juin 13, 2011, 09:42:01 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
 baraka2
je voudrais  avoir vos avis sur le don d'organe apres la mort ? et si quelqu'un aurai des sources pour savoir si c'est haram ou hallal?
c'est vraiment un sujet ou je n'ai aucun avis deçu!! j'aurai aime avoir les votre!!!
merci pour vos reponse  InchAllah  baraka2
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #13 le: Juin 13, 2011, 09:58:40 »
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                                                                                        bismillah



                                                                              Salam Alaykoum


    Soubhan' Allah ma chère  Sourire Mouslima  Wink  Linamira ,ce sujet a déjà du être abordé  InchAllah même si tu précises bien :

    "Don d'organes ,après la mort......" 

      InchAllah c'est dans cette Section qu'il doit y avoir des réponses ou qu'il y en aura ... InchAllah


                                                                      Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #14 le: Août 02, 2011, 14:12:39 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

je suis nouvelle dans ce forum.
je voudrais savoir si donner son sang était Halal ou Haram ?

 baraka2 mes  Rire Mouslim et  Sourire Mouslima
Qu' allah Razza wa jal nous guide dans le droit chemin  InchAllah
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DELIVRE
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« Répondre #15 le: Août 02, 2011, 15:17:05 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

je suis nouvelle dans ce forum.
je voudrais savoir si donner son sang était Halal ou Haram ?

 baraka2 mes  Rire Mouslim et  Sourire Mouslima
Qu' allah Razza wa jal nous guide dans le droit chemin  InchAllah
                                                                          bismillah



                                                                 Salam Alaykoum



    Soubhan' Allah sois la BIENVENUE parmi nous ma chère Sourire Mouslima Wink

       
La transfusion sanguine et le don du sang.
 
Proposé par Cheikh  Mouhammad Patel

La transfusion sanguine étant une méthode de traitement relativement récente, c’est la raison pour laquelle, on n’y trouve aucune allusion directe ni dans le Qour'aane, ni dans les Hadiths, ni même dans les premiers ouvrages de jurisprudence. Les savants musulmans de notre époque ont donc dû procéder par raisonnement analogique afin de statuer sur le caractère licite ou illicite de ce procédé.
La transfusion sanguine:
A ce sujet, les savants déclarent, qu’en principe, la transfusion sanguine ne devrait pas être autorisée, et ce, pour deux raisons :
Le sang, lorsqu’il sort du corps humain, est considéré comme étant impur. C’est pourquoi, il n’est pas permis de l’utiliser à quelque fin qui soit.
Le sang est une partie de l’organisme humain. Les juristes considèrent donc que, s’il se sépare du corps, il doit être disposé avec respect ("wâdjib out takrîm "), au même titre que les autres organes. L’utiliser à nouveau va à l’encontre de ce principe.
Logiquement donc, la transfusion sanguine ne devrait pas être autorisée. Cependant, il faut également savoir qu’en Islam, certaines interdictions sont temporairement levées en cas de nécessité absolue. De même, beaucoup de juristes considèrent qu’il est permis d’utiliser des produits impurs en guise de traitement, à condition que l’on ait espoir que ce produit permettra de sauver la vie du malade (avec la permission d'Allah, bien sûr) et qu’un médecin expérimenté affirme qu’il n’existe aucune autre forme alternative de traitement.
Les savants contemporains ont donc procédé par raisonnement analogique à partir de cette règle et ont autorisé la transfusion sanguine en cas de nécessité, lorsqu'il est acquis que cela permettra de sauver la vie d'un malade et qu'il n'existe aucun autre moyen de traitement. Il n'existe aucune divergence à ce sujet. L' "Académie Islamique du Fiqh" a même publié une résolution confirmant cette permission, à la suite de sa quatrième session, qui s'est déroulée à Djeddah, du 6 au 11 Février 1988.
Par contre, s'il n'y a pas réellement de nécessité pour une transfusion, en ce sens que la vie du malade n'est pas en danger ou qu'il existe un moyen alternatif de traitement, dans ce cas, il y a des divergences entre les savants sur l'autorisation d'y avoir recours, comme le rappelle Moufti Abdoul Rahîm Lâdjpoûri r.a. ("Fatâwah Rahîmiyyah" Volume 10 / Page 298) en citant un texte rédigé par Moufti Chafi' r.a. ("Mârif oul Qour'aane", Volume 1 / Pages 419 à 421)
Le don du sang:
Passons maintenant à la question du don du sang. A ce sujet, deux cas de figure peuvent se présenter:
La nécessité d'une transfusion sanguine se présente et la vie du malade est en danger si celle-ci n'a pas lieu immédiatement:
Dans ce cas, il y a unanimité entre les savants sur le fait que le don du sang est permis.
Il n'y a pas de besoin précis ou de nécessité immédiate pour une transfusion sanguine:
Dans ce cas, certains savants très connus comme Moufti Abdour Rahîm Lâdjpoûri sont d'avis qu'il n'est pas permis de donner de son sang. Ils expliquent leur opinion par le fait que l'homme n'est pas réellement propriétaire de son corps et de ses organes (le véritable propriétaire reste Allah). Il ne peut donc pas se séparer d'un partie de son organisme tant que la nécessité ne se présente pas.
D'autres éminents savants du monde musulman tels que Moufti Nizâmouddîn (de l'Université islamique de Déoband) et Dr Abdoul Karîm Zaydân (de l'Université de Bagdad) sont d'avis que, même dans ce cas, le don du sang est permis, au nom de la solidarité humaine et dans un but de prévoyance pour une éventuelle nécessité future. Cette opinion repose sur une règle de jurisprudence islamique qui préconise que lorsqu'une chose est autorisée, tous les éléments qui y sont liées de façon inséparable ou qui sont indispensables à sa réalisation ("lawâzim") le deviennent aussi. Dans ce cas précis, la transfusion ayant été autorisée en cas de nécessité, tous les moyens permettant de satisfaire au mieux cette nécessité seront également permis. Cette opinion semble être celle qui convient le mieux dans les conditions actuelles: En effet, il n'est pas rare, de nos jours, de se retrouver dans des situations où des besoins de sang importants et urgents se présentent (accidents, catastrophes naturelles…). A ce moment, il n'est pas toujours possible d'obtenir, rapidement et en quantité suffisante, du sang d'un certain groupe bien déterminé. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en place, à l'avance, des structures permettant de recueillir et de stocker du sang, et ce, par le biais de campagnes pour le don du sang et l'établissement de banques de stockage.

Wa Allâhou A'lam !
Dieu est Plus Savant !


                                                                                         Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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DELIVRE
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« Répondre #16 le: Novembre 30, 2012, 22:00:46 »
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Salam Alaykoum.
Sur facebook, j'ai vu une annonce d'une personne très malade qui cherchait des organes pour lui gréfer.
Je voudrais savoir si en Islam il est permis à condition que le donneur ne prenne pas de risque pour sa vie, de donner un rein ou un peu de son foi afin de venir en aide à un frère ou une soeur malade?
 baraka si quelqun saurait me conseiller.

bismillah

                                                   Salam Alaykoum


 Wa fika Baaraka Allah Akhi Wink et  InchAllah tu dois avoir ta réponse dans ce Fil ..regroupé...   El Hamdoulilah

  Soubhan' Allah sur facebook ,restons prudents sur pas mal de "demandes" ....à toujours vérifier  InchAllah

   Allahou Akbar


                                                                                Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Décembre 01, 2012, 08:39:02 par Um♥Rayhane » Journalisée
Musc_88
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« Répondre #17 le: Décembre 12, 2013, 14:17:04 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

baraka2 pour vos infos et partages
qu'Allah vous récompense en bien


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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