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Auteur Fil de discussion: Exegese de la Sourate Al-Fatiha (001) Prologue  (Lu 14930 fois)
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al mouslima
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...La illah illa Llah Mouhamed Rasoul Allah...


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« le: Novembre 05, 2008, 21:31:04 »
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As salam alaykoum wa rahmatouLlahi wa barakatouh

Mahs'aAllah trés beau et important rappel
Barak Allahu fik ma soeur

Qu'Allah Ta3ala te préserve ....Allahumma Amine

Wa salam alaykoum
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"hassibou anfoussakoum qabla ane touhassibakoum"
"Demandez des comptes à vos âmes, avant que vos âmes ne vous en demande".
Sajida'Allâh
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« Répondre #1 le: Décembre 17, 2008, 10:02:15 »
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bismillah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh Mes très chers (ères) frères et sœurs en Allah, j’espère que vous allez tous très bien ainsi que toutes vos famille Insha’Allah.

Je nous propose sur ce fil de discussion un travail que j’espère avoir le temps et la santé afin de pouvoir le terminé et le transférer pour que nous puissions tous y bénéficier avec l’aide d’Allah  Razza wa jal, j’ai acheté il y a quelques temps un livre sur le Commentaire de la Sourate Al-Fâtiha qui est très intéressant Masha’Allah, et ce que j’aimerai c’est pouvoir recopier le livre afin de pouvoir nous le transférer Insha’Allah en étudiant tous ensemble la valeur et les vertus de cette merveilleuse Sourate appelée Ummu-l-Qur’ân (la mère du Coran), L’Ouverture, les sept répétés etc... Qu’Allah Accepte nos efforts Insha’Allah.  angel



Al Fâtiha
Nombre de versets (ayats): 7


بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ
1.1. Bismi Allahi alrrahmani alrraheemi
1.1. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
1.1 . In the name of Allah , the Beneficent , the Merciful

الْحَمْدُ للّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ
1.2. Alhamdu lillahi rabbi alAAalameena
1.2. Louange à Dieu, le Maître de l’Univers,
1.2 . Praise be to Allah , Lord of the Worlds ,

الرَّحْمـنِ الرَّحِيمِ
1.3. Alrrahmani alrraheemi
1.3. le Clément, le Miséricordieux,
1.3 . The Beneficent , the Merciful .

مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ
1.4. Maliki yawmi alddeeni
1.4. le Souverain du Jour du Jugement dernier !
1.4 . Owner of the Day of Judgment ,

إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
1.5. Iyyaka naAAbudu wa-iyyaka nastaAAeenu
1.5. C’est Toi que nous adorons ! C’est Toi dont nous implorons le secours !
1.5 . Thee ( alone ) we worship ; Thee alone we ask for help .

اهدِنَــــا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ
1.6. Ihdina alssirata almustaqeema
1.6. Guide-nous dans la Voie droite
1.6 . Show us the straight path ,

صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ
1.7. Sirata allatheena anAAamta AAalayhim ghayri almaghdoobi AAalayhim wala alddalleena
1.7. la voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non celle de ceux qui ont mérité Ta colère ni celle des égarés !
1.7 . The path of those whom Thou hast favored ; Not ( the path ) of those who earn Thine anger nor of those who astray .



« Dernière édition: Février 01, 2009, 14:01:36 par Nouriya » Journalisée
Sajida'Allâh
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« Répondre #2 le: Décembre 17, 2008, 10:05:18 »
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 bismillah  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

COMMENTAIRE
De la sourate
AL-FÂTIHA
Commentaires et explications de la première sourate du Coran


Notes préliminaires :

On trouve dans le présent ouvrage des citations du Coran traduites en langue française. Pour les musulmans,le Coran est la parole de Dieu révélée aux hommes « en langue arabe claire » : de fait, la traduction n’est qu’une interprétation qui tente d’approcher l’expression arabe sans jamais parvenir à rendre compte de sa richesse sémantique et encore moins de son éloquence et de sa musque. Le lecteur non arabisant, en s’appuyant sur le texte français, n’aura aucune peine à accéder à l’essentiel du sens.

On trouve, accompagnant la mention du Prophète, la formule : Salla Allahu 3alayhi Wa Sallam ou sa qui signifie : Que Dieu lui accorde bénédiction et paix. On répond ainsi à l’injonction coranique contenue dans la sourate 33, verset 56. Elle est l’expression d’une reconnaissance, non d’un enfermement.

LA FÂTIHA, LA VALEUR DE LA SOURATE


Le signe qu’un être ou une chose ont une grande valeur, c’est de voir cet être ou cette chose nommés de différentes façons. Dans la tradition islamique, le Créateur a quatre-vingt-dix-neuf noms auxquels viennent s’ajouter ceux qui sont mentionnées en dehors de dette liste, dans le coran et la Sunnah. Le Prophète Muhammad  Salla-llah allahi wa salam affirme à propos de lui-même : « J’ai cinq noms : je suis Muhammad, et je suis Ahmad. Je suis le Hâshir ( le Rassembleur) aux pieds duquel les gens seront rassemblés ( au Jour dernier). Je suis le Mâhî (l’Effaceur), par lequel Dieu efface l’incroyance. Et je suis le « `Âqib » (l’Ultime Prophète (1)) »(²)

Al-Khâzin déclare dans son commentaire : « Elle (La Fâtiha) a plusieurs nom», et le fait d’avoir plusieurs noms est un indice de la valeur du nommé et de son mérite.

- Le premier, c’est Fâtihatu-l-Kitâb (l’Ouverture du livre, le Prologue). Elle est appelée ainsi parce qu’elle introduit le Coran dans la récitation et la lecture, et parce qu’elle introduit la prière.

- Le second, c’est Sûratu-l-hamd (la Sourate de la Louange). Elle est appelée ainsi parce qu’elle est introduite par « Louage à Allah ».

- Le troisième, c’est Ummu-l-Qur’ân (la mère du Coran). Elle est appelée ainsi parce qu’elle constitue le fondement (la racine) du Coran, et la mère de toute chose, c’est son fondement (sa racine). On a dit aussi que c’est parce qu’elle devance (hiya amâm) les Sourates qui la suivent.

- Le quatrième, c’est as-sab`u-l-mathhânî (les sept répétés) (3). Elle est appelée ainsi parce qu’elle est répétée dans la prière, et parce qu’elle est lue dans chaque rek`a (4). On a dit aussi que c’est parce que Dieu le Très Haut l’a réservée (istathnâhâ) et l’a gardée pour cette communauté, et parce qu’Il ne l’a pas révélée à d’autres.

On a dit également que c’est parce qu’elle a été révélée deux fois.(5)

- Le cinquième, c’est al-Wâfiya (l’Accomplie). Elle est appelée ainsi parce que pendant la récitation dans la prière, on ne la morcelle pas comme cela peut être fait avec les autres Sourates.

- Le sixième, c’est al-Kâfiya (la Suffisante). Elle est appelée ainsi parce que pour accomplir la prière, il suffit de la réciter sans ajouter une autre Sourate, alors qu’aucune Sourate ne peut la remplacer (6) ». (7)
Al-Khâzin n’a cependant pas énoncé tous les noms de dette Sourate. Elle est appelée aussi : as-Salât (la Prière) selon le Hadith que nous analyserons dans le commentaire du verset 5, où Dieu dit : « J’ai partagé la prière… » Elle est appelée : Ash-Shivala Guérison), Al-Asâs (le Fondement), Al-Wâqiya (la protectrice, celle qui préserve), Ar-Ruqya l’incantation ou l’exorcisme ( 8 )) et Al-Qur’ânu l-Azîm (l’immence Coran). (9)

Abû Sa`îd ibn Al-Mu`allâ affirme : « Je priais. Le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam m’appela, et je ne lui répondis pas, jusqu’à ce que je terminasse ma prière. J’allai vers lui, et il me dit : « Qu’est-ce qui t’a empêché de venir ?’’ Je dis : « Ô Messager de dieu, je priais.’’ Il reprit : « Dieu le Très-Haut ne dit-Il pas : Ô vous qui croyez, répondez à Dieu et au Messager lorsqu’il vous invite à ce qui vous donne la (vrai) vie…?’ [Coran 8/24]. Puis il ajouta : "Je vais certes t’enseigner la sourate la plus importante du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée.’’ Il prit ma main, et quand il voulu sortir de la mosquée, je dis : "Ô Messager de Dieu, tu as dit : "Je vais certes t’enseigner la sourate la plus importante du Coran. ’ ’’ Il me dit : "Oui, Al-Hamdulil-Lâhî Rabbi-l-3alamîn (10) (Louange à Allah, Seigneur des Univers) : elle est les sept répétés, et l’immense Coran qui m’a été donné.’’ » (11)

Ce Hadîth authentiquer montre donc que la Fâtiha est l’équivalent du Coran, dont elle représente une synthèse remarquable, d’où son appellation : « l’immense Coran ».


LES VERTUS THERAPEUTIQUES DE LA FÂTIHA

La traduction reconnaît que la Fâtiha a des vertus thérapeutiques et peu servir d’exorcisme. Abû Sa`îd Al-Khudrî rapporte que des compagnons du Prophète  Salla-llah allahi wa salam, arrivèrent dans une tribu arabe, qui leur refusa l’hospitalité. Sur ces entrefaites, le chef de la tribu fut piqué (par un animal venimeux). Les membres de cette tribu dirent aux compagnons : « Avez-vous sur vous quelque remède ou y a-t-il parmi vous un quelconque exorcisme ? » « Du moment, répondirent les compagnons, que vous ne nous avez pas donné l’hospitalité, nous ne ferons rien tant que vous ne nous aurez pas fixé d’avance une rétribution. »
Un des compagnons récita donc la mère du Coran (la Fâtiha), accumulant sa salive dans sa bouche et souffla sur le chef, de sorte qu’il guérit. On amena des moutons (comme rétribution), mais les compagnons dirent qu’ils n’y toucheraient pas avant d’avoir interrogé le Prophète. Celui-ci, consulté, sourit et dit : « Qui t’a appris qu’elle (la Fâtiha) constituait un exorcisme ? Prenez les moutons et gardez-en pour moi une part. » (12)

Dans son commentaire du Sahîh d’Al-Boukhârî, Ibn Hajar Al-`Asqalânî cite Ibn Al-Qayyim, qui affirmait : « S’il est confirmé que certaines paroles ont des vertus particulières et sont utiles, que doit-on penser - à fortiori - de la parole de Seigneur des univers, et en particulier de la Fâtiha ? Il n’a été révélé, ni dans le Coran, ni dans aucun Livre (révélé) une sourate identique à celle-ci : elle comprend l’ensemble des significations du livre (le Coran). On y trouve la mention des fondements des principaux Noms divins, la confirmation du retour à Dieu, le rappel du Tawhîd.monothéisme) et de la dépendance de l’adorateur qui reconnaît sa pauvreté, demandant à son Seigneur de l’aider et de le guider. On y trouve la meilleure invocation, qui consiste à demander à être guidé dans le droit chemin. Ce droit chemin qui comprend une parfaite connaissance de Dieu, de Son unicité, une parfaite réalisation de Son adoration, en accomplissant ce qu’Il ordonne, ou s’écartant de ce qu’Il interdit, et en s’y tenant avec droiture. On y trouve la mention des trois catégories d’être humains : celui que Dieu a comblé de Son bienfait, connaissant la vérité et agissant en conséquence. Celui qui encourt la colère divine, parce qu’il s’écarte de la vérité après l’avoir reconnue. Celui qui est égaré, parce qu’il ne reconnaît pas la vérité. Avec en plus, la confirmation du destin, de la loi, des Noms divins, du retour à Dieu, du repentir, de la purification de l’âme, de la réforme du cœur, du rejet de tout innovateur.

Il est évident qu’une telle sourate, dont voilà quelques-unes des caractéristiques, a le mérite de guérir de tous les maux. Et Dieu est plus Savant. » (13)
Parlant de la Fâtiha, Ibn Al-Qayyim affirme encore : « C’est le plus facile et le plus aisé des médicaments. Si l’adorateur savait se servir de la Fâtiha en tant que médicament, il es observerait les effets prodigieux dans la guérison. » Ibn Al-Qyyim relate ensuite son expérience personnelle : « Je suis resté à la Mecque un certain temps, saisi par diverses maladies et trouvant ni médecin, ni médicament. Je me soignais moi-même au moyen de la Fâtiha, et j’en observais les effets prodigieux.
Je décrivais ce remède à ceux qui se plaignaient d’une quelconque douleur. Beaucoup d’entre eu guérissaient rapidement. »
(14)

Ibn Al-Qayyim indique cependant que l’efficacité d’un tel traitement dépend aussi de la conviction de celui qui l’administre, et de la disposition de malade à le recevoir.


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(1). Ibn Al-Athîr, an-nihâya, vol. 3, p.268. En arabe, le mot al-`ânier signifie : celui qui succède à ses prédécesseurs dans la voie du bien. Ici, le nom a le sens indiqué dans la parenthèse.

(2).Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

(3). La Fâtiha se compose de sept Versets.

(4). Le mot rak`a signifie l’inclination du corps. Ici, il désigne un cycle de prière. Les prières obligatoires se composent de deux, trois ou quatre cycles. Le croyant récite cette sourate au moins dix-sept fois par jour.

(5). La plupart des savants considèrent que la Fâtiha est pré hégirienne. Le verset qui affirme : « Nous t’avons donné sept répétés » [Coran 15/87],a été révélé pendant la période mecquoise, et leur donne raison. D’autres Savants, comme Mujâhid, ont soutenu qu’elle était post-hégirienne. D’autres enfin ont déclaré qu’elle a été révélée deux fois, avant et après l’Hégire.

(6). L’ensemble des savants, mis à part Abû Hanîfa et les Kûfiyûn, considère que la lecture de la Fâtiha est obligatoire pou rendre valide la prière. Le hadîth rapporté par Al-Bukhârî et Muslim ainsi que par la plupart des compilateurs reconnus de la Tradition Prophétique leur donne raison : «  Le Prophète  (Salla-llah allahi wa salam) a dit : « Il n’a pas prié, celui qui ne récite pas la Fâtihatu-l-Kitâb (l’Ouverture du Livre).’’ »

(7). Al-Khâzin, Tafsîr, vol.1, p.11.

(8). L’exorcisme contre la magie et le démon. Voir le chapitre suivant : Les vertus thérapeutiques de la Fâtiha.

(9). Hssan Al-Bannâ, Mqasîd al-Qur’ân al-Karîm, p.32-33.

(10). C’est-à-dire la Fâtihâ.

(11). Rapporté par Ahmed, Al-Bukhârî, Abû Dawûd, An-Nasâ’î, Ibn Mâja. Le même récit s’est produit avec Ubayy ibn Ka`b, rapporté également par Al-Tirmidhî.

(12). Rapporté par Al-Bukhârî.

(13). Fathu l-bârî, vol. 10, p. 209.

(14). Ibn Al-Qayyim, Ad-dâ’wa-d-dawâ’, Le Mal et le remède, p.8.



« Dernière édition: Décembre 25, 2008, 22:33:16 par Sajidine » Journalisée
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« Répondre #3 le: Décembre 17, 2008, 11:03:02 »
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 bismillah    Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


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Verset N°1


بِسْمِ اللهِ الرَّحْمنِ الرَّحِيمِ

Au Nom d’Allah

1.1. Bismi Allahi alrrahmani alrraheemi
1.1. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.
1.1 . In the name of Allah , the Beneficent , the Merciful



Ce qui signifie : «  C’est au nom de Dieu que j’entreprends ma lecture. » Par Lui, grâce à Lui, je reçois la lumière et la bénédiction comprises dans Sa parole.

"Allah" est le nom propre de Dieu, par lequel aucune créature ne peut être nommée. Ce nom ne peut être au pluriel.

On prononce ainsi la basmalah (Au nom d’Allah, LE Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux) au début de chaque chapitre du coran, à l’exception de la 9ème Sourate.

Avant toute action entreprise, il est recommandé de dire : « Au nom d’Allah. » Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam aurait affirmé : « Toute action d’importance, que l’on ne commence pas au nom d’Allah (dans une version du hadîth : au nom d’Allah le Très Miséricordieux le Tout Miséricordieux est ``mutilée’’. » (15)

On dit ainsi bis mi l-Lâhi avant de se nourrir, lorsque l’on met ses habits, lorsque l’on entre dans la mosquée, lorsque l’on sort de chez soi et lorsque l’on utilise un moyen de locomotion, etc.

Cette évocation constante du nom de Dieu, rattache la conscience du musulman à la vérité divine, caractérise la foi musulmane qui imprègne de sa lumière les gestes et les paroles du croyant.

La basmalah constitue en ce sens un art de vivre avec Dieu, le sachant présent dans le secret de chacun de nos actes. Toute œuvre entreprise ne parvient à son accomplissement que par l’effet de Sa générosité et de Sa grâce  Soubhan' Allah.

Seule la lumière divine peut nous tirer de nos ténèbres. Seule la puissance de Dieu peut remédier à notre faiblesse. « Au nom d’Allah » signifie ainsi que je ne peux rien sans Lui  Razza wa jal Allahu Akbar.

Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Le nom propre de Dieu « Allah » est suivi dans la basmalah de deux noms qui ont une valeur descriptive :
- Ar-Rahmân : le Très Miséricordieux,
- Ar-Rahîm le Tout Miséricordieux.


Ces deux termes on une même racine qui nous renvoi à la Miséricorde : rahma. Le premier - ar-Rahmân indique que Dieu est Miséricordieux par essence. Indépendamment de Sa création, Il possède cette qualité suprême. Le second terme - ar-Rahîm - indique le rapport qui lie Dieu à Ses créatures. Le premier terme relève de l’ordre de la description, le second relève de l’ordre de l’action. Le Coran affirme ainsi : «  Et Il est Tout Miséricordieux (rahîm) vis-à-vis des croyants. (16)

Tout comme Son nom propre Allah, le mot Rahmân est exclusivement réservé au Créateur. On ne peut l’utiliser pou désigner une quelconque créature. Le mot rahîm, au contraire, s’emploie comme qualificatif pou décrire les êtres crées. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam est ainsi un « Messager… compatissant et tout miséricordieux (rahîm) envers les croyant. » [Coran 9/128]. On peut appeler son fils Râhim (l’équivalent de Clément en Français), mais il est impossible de le nommer Rahmân.

Il existe une multitude de noms divins : il est le Roi, l’Infiniment Sage, le Créateur, l’Omniscient…
Il est intéressant d’observer ici que les deux noms que Dieu a choisi de mentionner dans la basmalah (17) accompagnant Son nom propre sont tous deux liés au thème de la Miséricorde. Cela signifie que la qualité essentielle qui lie l’être humain à Dieu est la Miséricorde. La rahma comprend l’idée de compassion, d’amour, de douceur, de protection. Si nous observons ce sentiments entre les créatures, entre l’enfant et sa mère par exemple, nous ne pouvons en revanche en saisir la profondeur et l’incommensurabilité en Dieu. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam dit : « Allah a fait que la rahma (la Miséricorde) comprenne cent parties. Il a retenu auprès de lui quatre-vingt-dix-neuf parties, et il a fait descendre sur terre une partie : de là vient que les créatures sont compatissantes les unes vis-à-vis des autres. Au point que le jument lève son sabot par crainte de toucher son poulain. » (18)

Ce hadîth nous fait comprendre à quel point nous sommes dans l’incapacité d’avoir la moindre idée de ce que représente réellement la Miséricorde divine.

Or, Dieu a voulu nous rappeler, et c’est-ce que souligne le Fâtiha, que le lien le plus essentiel qui nous lie à Lui, avant la justice, avant la puissance et le pouvoir qu’Il a sur nous, reste le Miséricorde  Soubhan' Allah El Hamdoulilah.


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(15). Ce qui signifie qu’elle est incomplète, « amputée ». Bien que de faible authenticité selon certains savants, il est fortement recommandé d’agir selon le sens du hadîth.

(16). Cette interprétation est celle d’Ibn Al-Qayyim.

(17). Et qui sont répétés au 3ème verset de la Fâtiha.

(18). Muslim donne le version suivante de ce hadîth : « Dieu le Très Haut possède cent miséricordes. Il en a descendu une seule que les djinns, les hommes, les oiseaux, les bestiaux et les animaux rampants se partagent. Par elle, ils manifestent les uns pour les autres de la tendresse et de la compassion. Il a réservé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes par lesquelles il fera miséricorde à Ses adorateurs au Jour de la résurrection. » Allahum’Madja3alana Minhum Ya Rabb. InchAllah Qu'Allah nous Accorde sa Grande Miséricorde ici bas et dans l'au-delà  amine


La suite arrive  InchAllah  Wink

« Dernière édition: Décembre 18, 2008, 08:49:55 par Sajidine » Journalisée
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« Répondre #4 le: Décembre 18, 2008, 08:44:58 »
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 bismillah    Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


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Verset N°2



الْحَمْدُ للّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

1.2. Louange à Allah, Seigneur des Univers
1.2. Alhamdu lillahi rabbi alAAalameena
1.2 . Praise be to Allah , Lord of the Worlds ,



Le mot arabe hamd, traduit par Louange, exprime à la fois l’idée de faire l’éloge et de remercier le Créateur. Al-hamdu lil-Lâhi signifie : « La Louange revient à Allah seul. Seul, Il mérite d’être loué. » Ou encore : « Toute Louange à Dieu. »

Le mot arabe rabb, traduit par Seigneur, signifie à la fois le Maître, le Possesseur, Celui qui contribue au développement ou à l’éducation de Ses créatures. Rabb a aussi, à l’origine, le sens de at-tarbiya, c’est-à-dire le fait d’amener progressivement une chose à son accomplissement. Par extension, le mot en est venu à désigner le maître, parce que ce dernier protège et développe ce qui est en sa possession. Ainsi, le chef de famille est appelé rabb ad-dâr, le « maître de la maison », parce qu’il a autorité sur ses membres et parce qu’il en assume l’entretien. Tout comme son épouse est appelée rabbat ad-dâr, la « maîtresse de la maison ». Le Prophète Yûsûf (Josef) 3Alayhi Salam, parlant de celui qui l’avait acheté comme esclave, affirma :

« C’est mon maître (rabb), qui m’a accordé un bon asile. » (Coran 12/23). Dans son sens absolu, toutefois, le mot rabb désigne exclusivement Dieu.

Le mot `âlamîn est le pluriel de `alem « univers », ou « monde crée ». Il signifie selon la plupart des exégètes : « Tout ce qui n’est pas Dieu. » Le pluriel indique qu’il existe plusieurs univers : l’univers des anges, l’u des djinns, l’univers des humains, l’univers des végétaux et l’univers des minéraux, etc.

Ibn Kathîr rapporte dans son commentaire : « Az-Zarqâ’ dit : "Al-`alem c’est tout ce que Dieu a crée dans ce monde et dans l’au-delà.’’ » Al-Qurtubî déclare : « Cette affirmation est celle qui est correcte. (19) Le terme englobe l’ensemble des univers. Dieu dit ainsi dans le Coran :

"Pharaon dit : `Qu’est donc le Seigneur des univers ?’ (Moïse lui) répondit : "Le Seigneur des cieux et de la terre, et de ce qui se trouve entre les deux, si seulement vous croyiez avec certitude !’ ’’ » [Coran 26/23-24]

Ce denier verset montre bien que l’on doit comprendre les « univers » dans leur globalité. «  Le mot `âlam, observe encore Al-Qurtubî, est tiré étymologiquement du mot `alâma (qui signifie signe). » Ibn Kathîr ajoute : « parce qu’il est un signe qui indique l’existence de son Créateur et Son unicité… » (20)

Dieu est le Maître de tous ces mondes existants, qu’Il a crées et dont Il assure la suivie et le développement. La pierre dans sa chute, la plante dans sa croissance, l’astre dans son orbite, chaque élément de la création progresse selon des règles d’une précision inouïe. Tout revient avec évidence au Créateur unique.

La louange que nous adressons à Dieu est d’autant plus sincère que nous connaissons les qualités de Celui qui est Loué. « Plus cette connaissance est vaste et complète, affirme l’imâm Hassan Al-Bannâ, plus celui qui loue est sincère. De là vient qu’il incombe aux musulmans de faire un effort considérable pour découvrir les secrets que cache l’univers, pour en connaître les forces et les choses admirables qu’il renferme. Ainsi, ils prendront réellement conscience de la grandeur du Créateur. Leur louange à Dieu et leurs éloges seront sincères, issues d’une réelle compréhension, d’un sentiment profond du cœur, d’un estimation rationnelle, et ne seront pas seulement le fait de propos prononcés par imitation, ou le fait d’un culte hérité. De là vient que la plus grande louange et le plus grand éloge, c’est l’éloge que Dieu le Très Glorieux fait de Lui-même. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam invoquait Dieu en Disant : « Gloire à Toi. Nous ne pouvons Te louer en comprenant Ta juste valeur. Tu es Tel que Tu T’est loué Toi-même. » (21)

Dieu est ainsi loué d’abord parce qu’Il est Dieu, pour Ses nombreuses qualités qui subjuguent la raison humaine. Et Il est loué aussi pour Ses bienfaits.. Le hadîth affirme ainsi : D’après Anas, le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Certes, Dieu est satisfait de Son adorateur qui mange un repas et Le loue pou cela, ou qui consomme une boisson et Le loue pour cela. » (22)

Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam nous encourage ainsi à louer et à rendre grâce à Dieu en toute circonstance. Cette attitude doit être la nôtre même lorsque nous sommes éprouvés par un malheur. D’après Abû Mûsâ Al-Ash`arî, le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Lorsque l’enfants de l’adorateur meurt, Dieu le Très-Haut dit aux anges : ’’Vous êtes-vous saisies (de l’âme) de l’enfant de mon adorateur ? Les anges répondent : ‘`Oui’’ Il dit alors : ‘`Vous êtes-vous saisie du fruit de son cœur ?’’ (23) Ils répondent : ‘`Oui.’’ Il leur demande : Qu’a dit mon adorateur ?’’ Ils répondent : ‘`Il T’a loué et a dit : ‘`Certes, nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournerons.’ ’’ (24) Dieu le Très-Haut dit alors : ‘`Construisez pour Mon adorateur une maison au Paradis, et appelez-la la maison de la Louange.’’ » (25)

Le degré le plus élevé de la louange reste cependant celui qui, au-delà des bienfaits et des épreuves, émane directement de l’adoration du Créateur, sans autre considération que Sa Grandeur et Sa Majesté.

D’après `Abd-Allah ibn `Umar, le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam raconta à ses compagnons qu’un adorateur d’entre les adorateurs de Dieu avait dit : « Ô Mon Seigneur ! A Toi revient toute louange, comme il convient à la Majesté de Ton Visage et à l’Immensité de Ton Autorité. » Les deux anges (26) se trouvèrent en difficulté, ne sachant pas comment l’écrire. Ils montèrent au ciel, et dirent tous deux : « Ô notre Seigneur ! Ton adorateur a dit une parole et nous ne savons pas comment l’écrire ? » Dieu Tout-Puissant et Majestueux - or, Il savait mieux ce qu’avait dit Son adorateur - demanda : « Qu’a dit Mon adorateur ? » Les deux anges répondirent : « Ô Seigneur ! Il a assurément dit : ‘`Ô Mon Seigneur ! A Toi revient toute louange, comme il convient à la Majesté de Ton Visage et à l’Immensité de Ton Autorité.’’ »
Dieu Tout-Puissant et Majestueux leu dit alors à tous deux : « Écrivez-la (cette invocation) comme l’a dit Mon adorateur, jusqu’à ce qu’il Me rencontre. Alors, Je l’en récompenserai (27)



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(19). Allusion au fait que, pour certains exégètes, les « mondes » ont une signification plus restreinte se limitant, par exemple, aux êtres dotés d’une âme.

(20). Ibn Kathîr, Tafsîr (commentaire), vol. 1 p. 24.

(21). Hssan Al-Bannâ, Maqâsid al’Qur’ân al-Karîm, p.44.

(22). Rapporté par Muslim.

(23). C’est-à-dire : « de l’être que son cœur chérissait. »

(24). Coran 2/156.

(25). Rapporté par At-Tirmidhî qui le considérait authentique, hasan.

(26) Il s’agit des deux anges qui accompagnent chaque être humain et consignent ses actes.

(27). Rapporté par Ahmed, Ibn Mâja, avec une chaîne de transmission.


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Verset N°3

لرَّحْمـنِ الرَّحِيمِ

1.3. Arrâhmani Arrâhim
1.3. Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux
1.3 . The Beneficent , the Merciful .
(Voir la Basmalah au verset 1)


Verset n°4

مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ
1.4. Màliki Yawumi-Ddîni
1.4. Maître [du Jour de la rétribution]…
1.4 . Owner of the Day of Judgment ,



Le Premier mot de ce verset connaît deux lectures :
- Mâlik, qui signifie Maître, Possesseur ou Détenteur.
- Mâlik, qui signifie Roi, Souverain.

Le Coran renvoie à ces deux significations lorsque est évoqué le Jour du Jugement :

Thummâ ma adràka Ma Yawumu Dîni
Yawuma Latamliku Nafsun Linafsin Shay’àn wa Làmru Yawuma’Idhin Lillah
(Merci de me corriger s’il ya des erreurs car j’ai recopier l’arabe en Phonétique)

Dieu est défini ici comme le Mâlik, Celui qui possède toute chose. Un autre passage du coran le présente comme le Roi de ce Jour :

Lîmani Lmulku L’Yawuma Lillâh Lwahidi’Lqahâr

« A qui appartient la royauté (al-mulk), aujourd’hui ? A Dieu, l’Unique, le Dominateur. »
[Coran 40/16]

At-Tabarî affirme dans son commentaire : « Il n’y a aucune divergence entre tous les experts des idiomes de la langue arabe sur le fait que le mot Malik, Roi, est étymologiquement attaché au mot mulk, le royaume. Alors que le mot Mâlik, possesseur, vient du mot milk, la possession. » (28)

…Du Jour de la rétribution
« D’après Ibn`Abbâs, c’est le Jour où les actions des créatures seront comptées. Le Jour où elles se lèveront, et où Dieu les rétribuera selon leurs actions : le bien pour le bien et le mal pour le mal, à moins qu4il ne pardonne. Lui Seul commandera alors. » Puis Ibn`Abbas récita :

Alà Lahu Lkhalqu Waal’amru
« Certes, Lui appartiennent la création et le commentaire. »
[Coran 7/54] (29)

Comme Il est le Maître de l’au-delà, Dieu  est déjà le Maître des univers en cette vie. Les hommes, cependant, peuvent agir sur terre sans être immédiatement jugés. Alors qu’en ce Jour suprême, ils seront jugés sans pouvoir agir. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Dieu Se saisira de la terre et pliera le ciel dans sa main droite. Puis il dira : ‘`Je suis le Roi, où sont les rois de la terre ? Où sont les tyrans ? Où sont les orgueilleux ?’’ » (30)
Le pouvoir des humains n’est que temporaire, et ce qu’ils possèdent ne peut être que matériel, donc périssable. Mais est le Maître du temps et de l’espace. Cette expression, « Maître du Jour de la rétribution », indique le caractère absolu et éternel de Sa domination.

Si le début de la Sourate évoque la Miséricorde divine, cette seconde partie nous rappelle cependant que Dieu est juste et équitable. Dans la même logique, le Coran Affirme :

Nabbîy 3ibàdì Annî Anà Lkhafùru Rrâhim. Wa Annâ 3adhàbi Huwa L3adhàbu L’àliim.

« Informe (Ô Toi Muhammad) Mes adorateurs (31) que Je suis certes, Moi, le Pardonneur, le Tout Miséricordieux. Et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux. »
[Coran 15/49-50]

Les sages musulmans disent ainsi que l’espéra et la crainte sont les deux ailes lesquelles la foi ne peu connaître un élévation authentique vers le Créateur. Certes, comme nous l’avons déjà mentionné, la miséricorde et le pardon sont évoqués en Islam avant la perspective du jugement et du châtiment. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam affirmes : « Lorsque Dieu eut créé la création, Il écrivit en un livre, placé auprès de Lui au-dessus du Trône : ‘`Ma Miséricorde, certes, l’emporte sur Ma Colère.’’ Et dans une version : ‘`Ma Miséricorde a devancé Ma Colère.’’ » (32)

Si les êtres humains parvient à concevoir l’étendu de la Miséricorde divine, jamais ils ne seraient touchés par le désespoir et la détresse dont-ils sont saisie lorsqu’ils commettent un grave péché. D’après `Umar ibn Al-Khattâb  Radhi Allah 'Anhou, le Prophète  Salla-llah allahi wa salam vint avec des captifs de guerre. Une femme prisonnière se précipita alors, ayant retrouvé son enfant au milieux des captifs. Elles le prit le serra contre son ventre, puis lui donna la tétée. Le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam dit alors : « Verriez-vous cette femme jeter son enfant au feu ? » Nous dîmes : Dieu est plus Miséricordieux avec Ses serviteurs, que celle-ci avec son enfant. » (33)

La seule perspective de cette Miséricorde conduirait cependant la plupart des croyants à la se laisser aller, et à glisser progressivement sur une mauvaise pente. L’Islam incite au contraire sur le fait que chaque être humain porte l’entière responsabilité de ses actes, et que nulle créature n’a en son pouvoir d’effacer les péchés de son semblable. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam dit ainsi : « Par Dieu, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu, et vous pleureriez beaucoup. Vous ne prendrez pas de plaisir avec vos femmes dans les couches. Et vous sortiriez sur les routes, implorant le secours de Dieu le Très-Haut. » (34) Le Coran comprend des avertissements d’une grande sévérité :

39.16. Lahum min fawqihim thulalun mina alnnari wamin tahtihim thulalun thalika yukhawwifu Allahu bihi AAibadahu ya AAibadi faittaqooni.
« Au-dessus d’eux (Les réprouvés), ils auront des couches de feu, et des couches au-dessous d’eux. Voilà ce dont Dieu effraie Ses adorateurs. Ô Mes adorateurs, craignez-Moi donc ! »
[Coran 39/16]


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(28). At-Tabaranî, Jâmi`al-Bayân, commentaires du Coran, vol.1, p.65.

(29). At-Tabarî, Ibidem, p.68.

(30). Al-Boukhârî, Muslim.

(31). « Mes adorateurs » : autres traductions possibles : « Mes serviteurs », « Mes Esclaves ».

(32). Al-Boukhârî, Muslim.

(33). Al-BouKhârî, Muslim.

(34). At-Tirmidhî, hadîth hasan.



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« Dernière édition: Décembre 20, 2008, 10:34:29 par Sajidine » Journalisée
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Verset n°5


إِيَّاكَ نَعْبُدُ وإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
1.5. Iyyaka naAAbudu wa-iyyaka nastaAAeenu
1.5. C’est Toi que nous adorons et C’est Toi que nous implorons secours.
1.5 . Thee ( alone ) we worship ; Thee alone we ask for help .


Tout comme la Sourate al-Fâtiha peut être considérée comme une remarquable synthèse de l’ensemble du Coran, ce verset est lui-même une synthèse de la Fâtiha. D’après Abû Hurayra  Radhi Allah 'Anhou, le Prophète  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Dieu - et Majestueux - a dit : "J’ai partagé la prière - entre Moi et mon adorateur - en deux parties. Et Mon adorateur aura ce qu’il demande. Lorsque Mon adorateur dit : ‘Louange à Allah, Seigneur des univers.’ Dieu dit : ‘Mon adorateur M’a loué.’ Lorsqu’il dit : ‘Le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux.’ Dieu dit : ‘Mon adorateur a fait Mon éloge.’ Lorsqu’il dit : ‘Maître du Jour de la rétribution.’ Il  Razza wa jal dit : ‘Mon adorateur M’a magnifié.’ Il dit une fois : ‘Mon adorateur s’en est remis à Moi.’ Lorsqu’il dit : ‘C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons secours.’ Il dit : ‘Ceci est entre Moi et Mon adorateur, et il aura ce qu’il demande.’ Lorsqu’il dit : ‘Guide-nous dans le chemin droit, le chemin de ceux que Tu as comblés de tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni les égarés.’ Il dit : ‘Ceci revient à Mon adorateur, et Mon adorateur aura ce qu’il demande.’ ’’ » (35)

Ce hadîth nous montre quel est le sens de ce partage : les quatre premiers versets de la Fâtiha représentent dans la prière la part qui revient à Dieu. L’adorateur Le loue et reconnaît Sa magnificence et Son pouvoir sur toute chose. Les deux derniers versets constituent en revanche la part qui revient à l’adorateur : être guidé et comblé des bienfaits de Dieu, loin des réprouvés et des égarés.

Reste le cinquième verset, que Dieu et sont adorateur se partage : « C’est Toi que nous adorons » : c’est la part qui revient à Dieu ; « Et c’est de Toi que nous implorons secours » : c’est la part qui revient à l’adorateur.

Ce verset résume ainsi l’essentiel de la foi musulmane, qui établit la relation qui va de l’adorateur à Dieu, et de Dieu à l’adorateur. Ce lien est déterminé par deux termes : l’adoration et l’imploration. Dieu est connu en tant qu’Il est Allah, c’est-à-dire Celui qui Seul mérite d’être adoré. Il est connu en tant qu’Il est ar-Rabb, c’est-à-dire Celui qui Seul est le Maître des mondes, qu’Il a crées et dont Il assure la survie et le développement.

L’imâm Ibn Al-Qayyim a consacré une œuvre volumineuse à l’explication de ce seul verset, appelée : madârij as-sâlikîn il manâzil as-sâ’-irîn (Le cheminement (36) de ceux qui suivent la voie des initiés) , ouvrage dans lequel il commente la Voie des initiés, écrite par le savant Ismâ`îl Al-Harawî. Il y affirme notamment : « Le secret de la création et du commandement divin, la raison d’être des Livres révélés et des législations divines, de la récompense et du châtiment, reviennent et se résument à ces deux mots (l’adoration, al-`ibâda et l’imploration, al-inti`âna). Il s’agit-là de deux mots que se partagent le Maître ( ar-Rabb ) et Son adorateur (al-`abd)… »

Al-`ibâda (l’adoration) comprend deux fondements : un amour extrême accompagné d’une humilité complète. » Ibn Al-Qayyim explique que les polythéistes arabe reconnaissaient l’existence d’un Maître suprême, Créateur de l’univers. Il en veut pour preuve le Coran :

Wala-in saaltahum man khalaqahum layaqoolunna Allahu
« ET si tu leur demandais qui les a crées, ils diraient certainement : Allah. »
[Coran 73/87] (37)

Leur erreur a été cependant de ne pas Lui vouer une adoration exclusive, en Le considérant comme le Seul Dieu digne d’être aimé et d’être servi.

Hassan Al-Bannâ remarque dans son commentaire que le sens linguistique du mot `ibâda, c’est « l’obéissance dans l’humilité la plus complète ». Pourtant, affirme-t-il, cette définition ne suffit pas à rendre le sens profond voulu par l’emploi de ce terme. Il cite Muhammad`Abduh, qui en donne le meilleur éclairage : « Qu’est-ce donc que l’adoration ? Le style authentique et l’usage pur de la langue arabe indiquent que l’adoration est une forme d’humilité conduite à l’extrême, qui naît du sentiment éprouvé par le cœur devant l’immensité de l’Adoré, sans en connaître l’origine. Cette forme d’humilité naît de sa croyance en le pouvoir que détient (l’Adoré) sans qu’il puisse en seconder l’être et l’essence. Tout ce qu’il peut en connaître, c’est qu’il est cerné par ce pouvoir. Il se situe cependant au-delà de ce qu’il peut concevoir… » (38)

L’adoration peut prendre diverses formes, mais une œuvre cultuelle réalisée sans sentiment d’amour et d’humidité ne peut être appelée « adoration ».

« Al-isti`âna (l’imploration) comprend également deux fondements selon Ibn Al-Qayyim : la confiance en Dieu, et le fait de s’en remettre à Lui. L’homme peut faire confiance à quelqu’un sans pour autant vouloir s’en remettre à lui pour réaliser ses affaires, et cela malgré sa confiance, parce qu’il n’a pas besoin de lui. Il peut au contraire s’en remettre à quelqu’un - alors qu’il n’a pas confiance en lui- parce qu’il a besoin de lui, du fait de l’absence d’une personne susceptible de le remplacer. »

L’imploration suppose - et l’on ne peut que ;s’émerveiller de la finesse de l’analyse d’Ibn Al-Qayyim - à la fois une confiance absolue en Dieu et la conscience d’une entier dépendance qui conduit l’adorateur à s’en remettre à Lui.

Demander de l’aide peut se faire entre les créatures. Les hommes dépendent les uns des autres, et le fait d’implorer uniquement le créateur ne doit pas occulter cette autre réalité. Bien plus, les hommes se rapprochent de Dieu lorsqu’il s’entraident et se soutient. Le Prophète  Salla-llah allahi wa salam enseignait ainsi : « Dieu vient en aide à l’adorateur dans la mesure où celui-ci vient en aide à son frère. » (39)

Il reste qu’aucune aide ne peut nous être vraiment utile en dehors de la volonté de Dieu. En dernier recours, Lui Seul a en Son pouvoir de nous accorder guérison, victoire, succès, clairvoyance, compréhension et sagesse. Cela ne doit pas empêcher d’aller chez le médecin, d’affûter nos armes, de préparer soigneusement nos projets, d’user de notre intelligence et se notre sens critique.

Ce verset réunit donc deux fondements de l’Islam : l’adoration et l’imploration, accomplis dans le sens du monothéisme le plus pur. On remarque qu’il comprend une tournure emphatique qui exprime exclusivité. On aurait pu lire en effet : « Nous T’adorons et nous implorons Ton secours. »

Le style coranique indique de façon beaucoup plu précise que Dieu Seul doit être Adoré et imploré : « C’est Toi que nous adorons et c’est Toi que nous demandons secours. » Le complément est mis en évidence et précède des deux verbes, ce qui comprend un certain nombre d’enseignements qu’a énumérés Ibn Al-Qayyim:

- L’attitude révérencieuse de l’adoration qui mentionne Dieu avant ses actions.

- Le fait de concentrer son attention et d’orienter l’essentiel de sa réflexion cers Lui.

- Le caractère exclusif de l’adoration et de l’imploration.

- Le verset a la même intensité que l’expression : « Nous n’adorons que Toi, et nous n’implorons secours que de Toi ».

Autre subtilité relevée par Ibn Al-Qayyim : la répétition de « C’est (de) Toi ». (40) L’insistance porte autant sur l’adoration que sur l’imploration.

Tout acte d’adoration, intérieur ou extérieur, dans le fond ou dans la forme, doit être accompli exclusivement pour Dieu : prières, prosternations vœux, sacrifice, serments, peur, espérance, confiance, retour à Dieu, amour, désir et crainte, reconnaissance de la grandeur de Dieu, état d’humilité et abandon de la volonté.

Toute imploration ne doit être adressée qu’à Dieu : invocations, supplications, recherche de renfort, réalisation des besoins, etc.

L’Islam nous enjoint de réaliser le monothéisme à ceux deux niveaux : dans l’adoration de Dieu (tawhîd al-ulûhiyya), et sous la dépendance du Maître (tawhîd ar-rubûbiyya).

Ibn Al-Qayyim remarque que ces deux fondements - l’adoration et l’imploration - sont évoqués à cinq autres reprises dans le Coran :

wama tawfeeqee illa biAllahi AAalayhi tawakkaltu wa-ilayhi oneebu
1) « Et ma réussite ne dépend que de Dieu. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentent. »[Coran 11/88]

2) « À Dieu appartient ce qui est caché des cieux et de la terre, et c’est à Lui que revient l’ordre tout. Adore-Le donc et place ta confiance en Lui. » [Coran 11/23]

Rabbana AAalayka tawakkalna wa-ilayka anabna wa-ilayka almaseeru.
3) « Ô notre Seigneur, c’est en Toi que nous mettons notre confiance et à Toi nous revenons repentants). Et vers Toi est le devenir. » [Coran 60/4]

Waothkuri isma rabbika watabattal ilayhi tabellaire
Rabbu almashriqi waalmaghribi la ilaha illa huwa faittakhithhu wakeelan
4) « Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur et consacre-toi totalement à Lui. Le Seigneur du Levant et du Couchant. Il n’y a point de dieu à part Lui. Prends-le donc comme Protecteur. »[Coran 73/8-9]

Qul huwa rabbee la ilaha illa huwa AAalayhi tawakkaltu wa-ilayhi matabi.

5) « C’est Lui mon Seigneur. Pas d’autre dieu à part Lui. En Lui je place ma confiance. Et à Lui je me repens. » [Coran 13/30]

« Ces six passages, (avec le verset 5 de la Fâtiha), affirme Ibn Al-Qayyim, réunissent ces deux fondements que sont : ‘`C’est Toi que nous adorons, et c’est de Toi que nous implorons secours.’’ »
On peut ajouter à ces extraits un septième verset :

Thalikumu Allahu rabbukum la ilaha illa huwa khaliqu kulli shay-in faoAAbudoohu wahuwa AAala kulli shay-in wakeelun

« Voilà Dieu, votre Seigneur ! Il n’y a de dieu que Lui, Créateur de toute chose. Adorez-Le donc. C’est Lui qui a la charge de toute chose. »
[Coran 6/102]

Ibn Al-Qayyim observe encore : « Le fait que l’adoration précède l’imploration dans la Fâtiha ressort de la règle que les buts devancent les moyens. (41) L’adoration, es effet, est le but des adorateurs, pour lequel ils ont crées. L’imploration est un moyen d’accéder à ce but. Du fait aussi que « C’est Toi que nous adorons » relève de Dieu en tant qu’Il est adoré et appelé Allah, alors que « C’est de Toi que nous implorons secours » relève de Dieu en tant qu’Il est le Maître et appelé ar-Rabb (le Seigneur).

Dieu a fait en sorte que l’expression : « C’est Toi que nous adorons » devance l’expression : « C’est de Toi que nous implorons secours », tout comme Il a placé le nom « Allah » devant le nom « ar-Rabb» au début de la sourate. (42)

Parce que « C’est Toi que nous adorons » est la part du Seigneur, et figure dans la première partie (de la sourate) qui est consacrée à la louange de Dieu le Très-Haut, qui Lui revient avant tout. Alors que « c’est de Toi que nous implorons secours » est la part de l’adorateur, et figure dans la (seconde) partie qui Lui revient, et qui est : « Guide-nous dans le chemin droit », jusqu’à la fin de la sourate. » (43)
Ibn Al-Qayyim cite encore son maître Ibn Taymiyya, qui affirme : « J’ai médité sur l’invocation la plus utile : il m’est apparu que c’est celle qui consiste à demander à Dieu Son aide pour obtenir Son agrément. Puis j’ai observé que cette invocation se trouvait dans la Fâtiha, dans (le verset) : ‘`C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons secours.’’ »

Parce qu’il aimait Mu ‘âdh ibn Jabâl, le prophète  Salla-llah allahi wa salam lui enseigna l’invocation suivante en lui disant : « Ô Mu ‘âdh, par Dieu, je t’aime vraiment. N’oublie donc pas de dire après chaque prière : ‘`Ô Dieu ! Aide-moi à me souvenir de Toi, à Te remercier et à T’adorer d’une belle façon.’’ »

En générale, les invocations en Islam comprennent ce double aspect : la reconnaissance de Dieu par la foi, suivie de l’imploration. L’adorateur commence ainsi par évoquer la Majesté divine, ou certains de Ses Noms et de Ses qualités, ou il confirme sa foi en Dieu ; puis il L’implore en exprimant sa requête. Ce qui correspond à la structure du cinquième verset de la Fâtiha. Donnons-en deux exemples l’un tiré du Coran et l’autre du hadîth :

Rabbana innana amanna faighfir lana thunoobana waqina AAathaba alnnari
« Ô Seigneur, nous avons la foi ; pardonne-nous donc nos péchés et protège-nous du châtiment du feu. »
[Coran 3/16]

On trouve dans ce verset la dimension de l’adoration (la foi) et la dimension de l’imploration (la demande du pardon et la protection divine).

Dans le hadîth, il est rapporté que le Prophète  Salla-llah allahi wa salam, lorsqu’il se levait pour accomplir la prière la prière de la nuit, invoquait Dieu en ces termes :

« Ô Dieu, à Toi toutes louange ! Tu es Celui qui ordonne les cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent.

À Toi toute louange ! Tu détiens la royauté des cieux et de la terre et de ceux qui s’y trouvent

À Toi toute louange ! Tu es la Lumière des cieux et de la terre et de ceux qui s’y trouvent.


À Toi toute louange ! Tu es la Vérité. Ta promesse est Vérité. Ta rencontre est Vérité. (44) Ta parole est Vérité.

Le Paradis est Vérité, et l’Enfer est Vérité. Les Prophètes sont Vérité. Muhammad est Vérité.

Ô Dieu, c’est à Toi que je me soumets. C’est en Toi que je crois. C’est à Toi que je m’en remets. C’est vers Toi que je reviens. C’est pour Toi que je prends parti. C’est à Ton jugement que je me tiens.

Pardonne-moi donc mes erreurs passées et à venir ce que j’ai caché et ce que j’ai montré, et ce que Toi, Tu connais mieux de moi.

C’est Toi qui fait avancer, et c’est Toi qui fait reculer. Il n’y a de dieu que Toi. Et nulle puissance, ni force, sinon par Dieu. »
(45)

L’analyse de cette très belle invocation nous révèle une structure qui correspond à la disposition des versets de la Fâtiha : (1) Dieu est loué et reconnu comme le Maître absolu des Cieux et de la Terre, du Paradis et de l’enfer, et l’adorateur affirme sa soumission et sa foi exclusive en Lui. (2) Il L’implore enfin de lui accorder Son pardon.

En fait, ce cinquième verset offre une synthèse que l’on retrouve dans la profession de foi musulmane : « Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu, et que Muhammad est le Messager de Dieu. » La première partie de cette profession signifie que Seul Allah peut être adoré en vérité. La deuxième partie signifie que la voie qui conduit à Dieu est celle de la prophétie. Muhammad est un guide pour l’humanité entière. Il est une miséricorde pour les mondes. Le Coran affirme :

Wama arsalnaka illa rahmatan lilAAalameena

« Et Nous ne t’avons envoyé que comme une miséricorde pour les univers. »
[Coran 21/107]

Cette miséricorde est la par qui revient à l’adorateur, offerte par Dieu. En suivant le Prophète, nous nous engageons sur la voie qui conduit à Dieu, et dont la finalité est l’adoration. À la lumière de ce qui vient d’être dit, on comprend de façon beaucoup plu profond le sens de certains hadîths. Lorsque le Prophète  Salla-llah allahi wa salam affirme : « Les noms les plus aimés de Dieu sont `Abd-Allah (serviteur de Dieu) et `Abd Ar-Rahman serviteur du Très Miséricordieux) » (46)… on se rend aisément compte que l’excellence de ses noms n’est pas arbitraire. Le premier exprime le sens qui va de l’homme à Dieu, en tant qu’Il  est Adoré. Le second exprime le sens qui va de Dieu à l’homme, en tant qu’Il exprime Sa miséricorde infinie.

Lorsque le Prophète  Salla-llah allahi wa salam fut interrogé par l’un de ses compagnons qui déclara : « Ô Messager de Dieu, dis-moi à propos de l’Islam une parole telle que je ne pourrai la demander à nul autre que toi », et qu’Il  Salla-llah allahi wa salam répondit : « Dis : ‘`Je crois en Dieu’’ puis agis en toute rectitude… » (47) … on retrouve pareillement ces deux dimensions de la sagesse islamique : la foi et le chemin, la vérité et la voie, l’adoration absolue de Dieu Seul, et l’engagement humain.


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(35). Rapporté par Muslim, Ahmed, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî, An-Nasâ’î.

(36). Le « cheminement » ou « l’élévation par degrés».

(37). Voir aussi : [Coran 38/39, Coran 23/89].

(38). Muhammad`Abduh, Tafsîr, in Maqâsid, pp.49-50.

(39). Rapporté par Muslim.

(40). En arabe, la formule est exactement la même au niveau de l’adoration et de l’imploration : iyyâka, c’est Toi.

(41). Dans le sens que le but a plus d’importance que le moyen, puisqu’il représente la finalité de notre action.

(42). Verset 2 : « Louange à Allah, Seigneur des univers. »

(43). Ibn Al-Qayyim, Madârij as-sâlikîn, ‘ibâda was sti‘âna, p.90.

(44). Dans le sens : cette rencontre se réalisera avec certitude.

(45). Rapporté par Al-Boukhârî.

(46) Rapporté par Muslim.

(47). Rapporté par Muslim.


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« Dernière édition: Décembre 26, 2008, 11:17:18 par Sajidine » Journalisée
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Verset n°6

اهدِنَــــا الصِّرَاطَ المُستَقِيمَ
1.6. Ihdina alssirata almustaqeema
Guide-nous dans la droit chemin
1.6 . Show us the straight path.



Le droit chemin, c’est celui qui est parfaitement tracé et ne comprend aucune déviation. C’est généralement la vérité que comprend le message de l’Islam. La tradition donne cependant à l’expression « droit chemin » des sens plus spécifiques. At-Tabarî les énumère dans son commentaire : « D’après `Aliy Ibn Abî Talib, le Prophète  Salla-llah allahi wa salam mentionna le Coran et dit : "Il est le droit chmin.’’ » D’après Jabîr Ibn`Abdi-Allah « Guide-nous dans le chemin droit : c’est l’Islam, et il est plus vaste que ce qui se trouve entre le ciel et la terre. »

D’après `Abd-Allah Ibn`Abbâs, ce chemin « est la religion de Dieu qui ne comprend aucune tortuosité. »

D’après Ibn Al-Hanafiyya : « C’est la religion de Dieu, en dehors de laquelle aucune autre n’est accepté. » (48)

Mujâhid a dit : « Guide-nous dans le droit chemin : dans la vérité. » Ibn Kathîr ajoute : « Ce sens est plus général et il ne contredit pas les explications précédentes. » (49)

Un hadith considéré comme authentique nous aide à mieux saisir le sens du « droit chemin » :

D’après An-Nawâs Ibn Sam`ân, le Messager de Dieu  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Dieu donne en parabole un chmin droit. Des deux côtés de ce chemin, il y a deux murs comprenant des portes ouvertes. Ces portes sont couvertes de rideaux. À l’entrée du venin un héraut s’écrie :"Ô gens ! Entrez tous dans le chemin, et ne deviez point !" Un autre héraut appelle du haut du chemin. Lorsque l’homme veut ouvrir quelque chose de l’une de ces portes, il lui dit : "Pauvre de toi ! N’ouvre pas ! - Car si tu ouvres, tu entres-." »  Soubhan' Allah.

Le chemin, c’est l’Islam. Les deux murs sont les limites (les lois) de Dieu. Les portes ouvertes sont Ses interdictions. Le héraut qui appelle à l’entrée du chemin, c’est le Livre de Dieu (le Coran) ; et le héraut qui appelle du haut du chemin, c’est le sermonneur de Dieu dans le cœur de tout musulman (50)

Ce chemin est une voie médiane qui rejette la négligence et l’exagération. « L’homme, comme le dit Hassan Al-Bannâ, a besoin d’être guidé dans ce droit chemin pour chaque parole, pour chaque action, pour chaque pensée et chaque idée qui lui viennent à l’esprit. Car, à tous ces niveaux, il se trouve entre la négligence et l’exagération, et chacune de ces attitudes lui est nuisible. Ce qui lui est toujours utile et profitable, c’est la ligne médiane, c’est-à-dire le droit chemin vers lequel nous demandons à être guidé par Dieu, qu’Il soit béni et exalté, au moyen de ce verset. » (51)

Demander à Dieu d’être guider sur le droit chemin ne signifie pas que l’on est égaré, mais que l’on espère de Dieu qu’Il nous maintienne dans la foi musulmane et nous préserve de toutes formes de déviations.

Ce Chemin de droiture et de rectitude, au niveau religieux consiste en le message transmis par le Prophète  Salla-llah allahi wa salam, sans rien y ajouter, sans rien en retrancher sans rien en transformer il est évoqué en ce sens dans le Coran :


قُلْ هَـذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَاْ وَمَنِ اتَّبَعَنِي وَسُبْحَانَ اللّهِ وَمَا أَنَاْ مِنَ الْمُشْرِكِينَ

12.108. Qul hathihi sabeelee adAAoo ila Allahi AAala baseeratin ana wamani ittabaAAanee wasubhana Allahi wama ana mina almushrikeena

12.108. « Dis : ‘`Voici ma voie ! J’appelle (les gens) à Dieu, En toute clairvoyance, moi et ceux qui me suivent. Gloire à Dieu ! Je ne suis point du nombre des associateurs. » [Coran 12/108]

12.108 . Say : This is my Way : I call on Allah with sure knowledge , I and whosoever followeth me Glory be to Allah! and I am not of the idolaters .


وَأَنَّ هَـذَا صِرَاطِي مُسْتَقِيماً فَاتَّبِعُوهُ وَلاَ تَتَّبِعُواْ السُّبُلَ فَتَفَرَّقَ بِكُمْ عَن سَبِيلِهِ

6.153. Waanna hatha siratee mustaqeeman faittabiAAoohu wala tattabiAAoo alssubula fatafarraqa bikum AAan sabeelihi

6.153. «  Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie. »
[Coran 6/153]


6.153 . And ( He commandeth you , saying ) : This is My straight path , so follow it Follow not other ways , lest ye be parted from His way :


وَإِنَّكَ لَتَهْدِي إِلَى صِرَاطٍ مُّسْتَقِيمٍ

wa-innaka latahdee ila siratin mustaqeemin

صِرَاطِ اللَّهِ الَّذِي لَهُ مَا فِي السَّمَاوَاتِ وَمَا فِي الْأَرْضِ أَلَا إِلَى اللَّهِ تَصِيرُ الأمُورُ

42.53. Sirati Allahi allathee lahu ma fee alssamawati wama fee al-ardi ala ila Allahi taseeru al-omooru

42.53. « Et, en vérité, tu guides vers un chemin droit, le chemin de Dieu à qui appartient ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. Oui, c’est vers Dieu que s ‘acheminent toutes choses.
» [Coran 42/52-53]

L’imâm Hassan Al-Bannâ affirmait en substance que l’être humain dispose de quatre outils de connaissance en fonction de ses aptitudes naturelles et de son développement.

Il y a d’abord l’intuition naturelle donnée à l’enfant dès sa naissance. D’instinct, il se tourne vers le sein de sa mère, de façon quasi mécanique, sans réflexion.

Il y a ensuite les sans qui se développent avec l’âge : l’ouïe, la vue, le goût, l’odorant et le toucher. L’usage des sens donne souvent lieu à des erreurs d’appréciation.

Il y a troisièmement la raison avec ses différents instruments : la perception intellectuelle, la pensée, l’imagination, la mémoire… Elle est au fondement de tout jugement et c’est lorsqu il en dispose librement que l’homme est jugé responsable. Elle corrige les erreurs des sens et elle permet de saisir la vérité contenue dans le monde sensible et le monde intelligible.

Il y a enfin la religion et l’orientation divine contenues dans la Révélation apportée par les Messagers et les Prophètes.

Or, l’homme peut s’égarer complètement dans l’usage de ces quatre facultés, sans rien en retirer. Il peut voir sa perception sensible ou ses facultés intellectuelles diminuer. Il peut s’écarter de la religion par ignorance. C’est pourquoi Dieu nous a enseigné cette invocation : « Guide-nous dans le droit chemin. » En préservant nos facultés de toute forme d’égarement, et en faisant qu’en toute chose, nous en tenions à la médiane. (52)



--------------------------------------------------------------------------------

(48). At-Tabarî, Jâmi`al-bayân, I, pp.75-76.

(49). Ibn Kathîr, Tafsîr, I, p.27.

(50). Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nasâ’î, avec une chaîne de transmission authentique.

(51). Hassan Al-Bannâ, Maqâsid al-Qur’ân, p.53.

(52). Hassan Al-Bannâ, Maqâsid al-Qur’ân, pp. 54-55.


La Suite arrive    InchAllah  Wink
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« Répondre #8 le: Décembre 27, 2008, 23:28:38 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

ma très chère soeur Sajidine j'espère que tu va très bien  InchAllah!! je te remercie infiniment pour ce fil!!!!!!!
 Soubhan' Allah tant d'explication pour une sourate qu'on lit plusieurs fois par jour mais dont on ne connait pas la signification!!!
j'avoue j'ai pas encore finit de le lire, je suis à peine au premier verset, mais c'est déjà très interessant!!!!

 Soubhan' Allah qu'Allah te donne la patience pour retaper tout ca d'un livre, je sais par expérience que c'est pas facile, surtout quand on a d'autres choses à faire à coté!!!

surtout prend ton temps grande soeur!!

Allah ijazik bi koulli kheyr inchaAllah!!!

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« Répondre #9 le: Janvier 08, 2009, 13:09:19 »
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 bismillah  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


COMMENTAIRE

Verset n°7

صِرَاطَ الَّذِينَ أَنعَمتَ عَلَيهِمْ غَيرِ المَغضُوبِ عَلَيهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ

1.7. Sirata allatheena anAAamta AAalayhim ghayri almaghdoobi AAalayhim wala alddalleena

1.7. « Le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés ! »



Ce Verset montre qu’il existe trois catégories de personnes :

- Ceux que Dieu a guidés et comblés de ses bienfaits,
- Ceux qui ont encouru la colère divine,
- Ceux qui se sont égarés.


La première catégorie est décrite par le Verset suivant :

وَمَن يُطِعِ اللّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَـئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّينَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَاء وَالصَّالِحِينَ وَحَسُنَ أُولَـئِكَ رَفِيقاً

4.69. Waman yutiAAi Allaha waalrrasoola faola-ika maAAa allatheena anAAama Allahu AAalayhim mina alnnabiyyeena waalssiddeeqeena waalshshuhada-i waalssaliheena wahasuna ola-ika rafeeqan

4.69. « Quiconque obéit à Dieu et au Messager… ceux-là seront avec ceux que Dieu a comblés de Ses bienfaits : les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là ! »
[Coran 4/69]

D’après Ar-Rabî`Ibn Anas, il s’agit des « Prophètes ». Ibn Jurayj rapporte que d’après Ibn `Abbas, ce sont les « croyants ». C’est aussi l’avis de Mujâhid. Pour Wakî`, ce sont les « musulmans ». (53)

On peut définir généralement cette première catégorie en disant que ce sont ceux qui ont reconnu la vérité, et qui se sont comportés et ont agi selon celle-ci.

La deuxième catégorie comprend ceux qui, ayant reconnu la vérité, ont refusé cependant de la suivre, par orgueil ou par entêtement, ou tout simplement par manque de volonté. C’est pourquoi ils ont encouru la colère de dieu. Le coran en donne un exemple explicite, parlant de ceux qui, parmi les juifs, se sont rebellés contre l’ordre divin :

لُعِنَ الَّذِينَ كَفَرُواْ مِن بَنِي إِسْرَائِيلَ عَلَى لِسَانِ دَاوُودَ وَعِيسَى ابْنِ مَرْيَمَ ذَلِكَ بِمَا عَصَوا وَّكَانُواْ يَعْتَدُونَ

5.78. LuAAina allatheena kafaroo min banee isra-eela AAala lisani dawooda waAAeesa ibni maryama thalika bima AAasaw wakanoo yaAAtadoona

5.78. « Ceux des fils d’Israël, qui n’avaient pas cru, ont été maudit par la bouche de David et de Jésus, fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. »
[Coran 5/78]

La troisième catégorie comprends à l’inverse ceux qui ont la volonté d’agir, mais ne reconnaissent pas la vérité en tant que telle. Le Coran donne l’exemple des Chrétiens qui divinisèrent Jésus :

قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لاَ تَغْلُواْ فِي دِينِكُمْ غَيْرَ الْحَقِّ وَلاَ تَتَّبِعُواْ أَهْوَاء قَوْمٍ قَدْ ضَلُّواْ مِن قَبْلُ وَأَضَلُّواْ كَثِيراً وَضَلُّواْ عَن سَوَاء السَّبِيلِ

5.77. Qul ya ahla alkitabi la taghloo fee deenikum ghayra alhaqqi wala tattabiAAoo ahwaa qawmin qad dalloo min qablu waadalloo katheeran wadalloo AAan sawa-i alssabeeli

5.77. « Dis : « Ô gens du Livre, n’exagérez pas en votre religion, par la contre-vérité. Ne suivez pas dans leurs passions les gens qui se sont égarés antérieurement, qui ont égaré un grand nombre d’hommes et qui se sont égarés de la juste voie (à propos de Jésus, fils de Marie). »
[Coran 5/77]

L’imâm Ahmad, ainsi qu’At-Tirmidhî, ont rapporté un hadîth mentionnant la conversion de `Adiyy ibn Hâtim, après sa fuite en Syrie. Encouragé par sa sœur qui s’était convertie, il alla à Médine où le Prophète Muhammad Salla-llah allahi wa salam le reçut, lui disant :

« Ô ‘Adiyy ! Qu’est-ce qui te fait fuir? Que l’on dise : Il n’y a de dieu que Dieu ? Y a-t-il donc d’autre dieu sinon Dieu ? Qu’est-ce qui te fait fuir ? Que l’ont dise : Dieu est plus Grand ? Y a-t-il donc une chose qui soit plus grand que Dieu, Puissant et Majestueux ? »

‘Adiyy affirma : « Je me convertis alors à l’Islam, et je vis le visage du Prophète Salla-llah allahi wa salam s’illuminer. »
Il Salla-llah allahi wa salam déclare alors : « En vérité, ceux qui ont encouru la colère de Dieu, ce sont les juifs. En vérité, les égarés sont les Chrétiens. »

D’autres traditions confirment le sens de ce hadîth, mais il faut bien entendu comprendre ces deux dernières catégories - ceux qui ont encouru la colère de Dieu et les gérés - de façon générale.

Elles ne se limitent pas aux seuls juifs et chrétiens.

Le cœur de l’être humain est le siège de l’intelligence et de la volonté. Par l’une, il apprend à reconnaître la vérité. Par l’autre, il est invité à agir selon celle-ci.

Selon la tradition musulmane, le diable sait parfaitement que Dieu Seul est son Maître. Mais sa rébellion est le fait d’un orgueil démesuré, et c’est pourquoi il a été maudit. (54) Le péché le plus grave, c’est celui que l’on commet sciemment, en ayant parfaitement conscience que l’on transgresse la règle divine, que l’on rejette ce que l’on sait être vrai. Un savoir qui ne se traduit pas par l’obéissance volontaire à Dieu devient ainsi nuisible, car il engage la responsabilité de l’être humain.

La volonté seule ne suffit pas de non plus. Il ne suffit pas de vouloir bien faire. Celui qui, avec la meilleure intention du monde, se prosterne devant une idole pour vénérer le Créateur, est égaré.

Seuls sont comblés des bienfaits de dieu, ici-bas et dans l’au-delà, ceux qui s’engagent sur la voie du savoir authentique et de la volonté sincère. En d’autre termes : ceux qui, adorent Dieu Seul, suivent l’exemple du Prophète Salla-llah allahi wa salam
.

Âmîn

Après avoir lu la Fâtiha, on dit : « âmîn » Cette expression ne fait pas partie de la sourate elle-même. Elle signifie : « Ô Dieu, exauce notre prière », ou selon Ibn`Abbâs : « Qu’il en soit ainsi ! » (55)

Dans une tradition rapportée par Al-Qurtubî, Ibn`Abbâs affirme : « J’ai demandé au Messager de Dieu : « Que signifie « âmîn » ? Il Salla-llah allahi wa salam répondit : « Ô Seigneur, fais (qu’il en soit ainsi) ! »

Selon Muqâtil, âmîn est une façon d’appuyer l’invocation et d’appeler la bénédiction. At-Tirmidhî déclare quant à lui : « Son sens est : " Ne déçois pas notre espérance !" » Hassan Al-Bannâ affirme : « Toutes ces explication ont un sens rapproché : le fait de demander à Dieu de répondre aux invocations. » (56)

Dire « âmîn » après la prière récitation de la Fâtiha dans la prière et en dehors de la prière est une sunna. (57) Wâ’il ibn Hajar affirma : « J’ai entendu le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam réciter : ‘`[…] non de ceux qui ont encouru la colère, ni des gérés’’ et ajouter : ‘`âmîn’’, en allongeant sa voix. » (58)

D’après Abû Hurayra  Radhi Allah 'Anhou, le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam a dit : « Lorsque l’imâm dit : ‘`âmîn’’ dites : ‘`âmîn’’. Certes, celui qui prononce cette expression au même moment que les anges, ses péchés passés sont pardonnés. » Ibn Shihâb a dit : « Le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam disait : ‘`âmîn’’. » (59)

En ce qui concerne le sens de ce dernier hadîth, on estime que le croyant bénéficie de ce pardon s’il prononce que le croyant bénéficie de ce pardon s’il prononce « âmîn » au même moment que les anges. Certains ont prétendu que le sens est plutôt : celui qui prononce « âmîn » avec la même humilité et la même sincérité que les anges. C’est généralement la première interprétation qui a été retenue. (60)

LA FÂTIHA : CLEF DE LA VIE SPIRITUELLE

Lorsque le Prophète Muhammad Salla-llah allahi wa salam interpella l’un de ses compagnons qui était en prière pour révéler la valeur essentielle de la Fâtiha, il lui rappel le Verset Coranique qui dit :


يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا يُحْيِيكُمْ

8.24. Ya ayyuha allatheena amanoo istajeeboo lillahi walilrrasooli itha daAAakum lima yuhyeekum

« Ô vous qui Croyez, répondez à Dieu et au Messager lorsqu’il vous invite à ce qui vous donne la (vraie) vie. »
[Coran 8/24]. Puis, il lui enseigna que la Fâtiha est « l’immense Coran » qui lui a été donné, la sourate essentielle.

Répétée avant chaque inclination, et en de multiples occasions en dehors de la prière, la Fâtiha est un élément constitutif de la vie spirituelle du croyant.

Elle le lie d’abord affectivement à Dieu, qui est la source de toute vérité et de tout bien.

Elle affirme que le lien fondamental qui s’établit entre l’Adoré et l’adorateur est celui de la miséricorde et de l’amour. Lien intime et profond grâce auquel l’âme de l’être humain acquiert sa plénitude, louant le Seigneur.

Elle souligne, que la vie a un sens :

إِنَّا لِلّهِ وَإِنَّـا إِلَيْهِ رَاجِعونَ

inna lillahi wa-inna ilayhi rajiAAoona

« Certes, nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous retournons. »
[Coran 2/156]. Nous serons jugés en un Jour suprême dont dieu Seul sera le Maître Absolu.

Elle montre que Dieu Seul doit être adoré, et que Seul Il peut vraiment nous porter l’aide dont nous avons besoin. Elle insiste ainsi sur notre faiblesse, sur notre fragilité, sur notre dépendance extrême. Mais, par là même, elle libère la conscience humaine de toutes les formes d’idolâtries. De superstitions et de soumissions abjectes.
Le sens universel de l’adoration de Dieu Seul annonce dans la Fâtiha, selon l’expression heureuse de Sayyid Qutb, « la naissance d’une libération humaine complète et entière : libération de la servilité aux conjectures, aux systèmes, aux situations. Lorsque c’est Dieu Seul qui est adoré, Dieu Seul dont on implore secours, cela signifie que la conscience humaine s’est débarrassé de son asservissement aux systèmes, aux situations et aux personnes, tout comme elle s’est débarrassée de son asservissement aux légendes, aux conjectures et aux fables. » (61)

La Fâtiha indique le sens de l’engagement de chacun d’entre nous : engagement éthique sur la voie du bien, rectitude dans l’action, droiture dans le comportement. Elle nous appelle à vivre selon l’ordre divin, et à ne pas agir comme ceux qui, soit par défi, soit par ignorance, ont abandonné les commandements de Dieu. Les récits de bien des peuples passés, de civilisations disparues à jamais, regorgent d’exemple illustrant le déchéance des hommes qui renièrent leur Créateur.

C’est ainsi que la Fâtiha nous invite à la vrai vie : celle qui établit un lien indissociable entre une spiritualité pure de toute représentation malsaine, et un engagement dans l’histoire des hommes, au services de la plus noble cause, celle de la soumission à Dieu.

Al Hamdulillah Rabbil’3Alamin Ya Rabb, Shukran Ya Allah, Le Commentaire de Cette Noble et Magnifique Sourrate vient de prendre fin,  El Hamdoulilah je remercie Allah de m’avoir permit de finir et de nous transférer ces commentaires Insha’Allah Qu’Allah Agréer nos efforts et nous Accorde à tous une science qui nous sera Utile ici bas et dans l’au-delà Amin.  amine

« Ô Allah, Bénis et Accorde Ta Grâce à notre seigneur Muhammad et Sa Famille autant que Tu l’Aime et par son honneur facilite nous la Situation à laquelle nous faisons Face !

Ô Allah Bénis et Accorde Ta Grâce à Muhammad, à sa Famille et Compagnons comme il se doit.

Ô Le Tout Puissant Tu Connais nos secrets et ce que nous déclarons, accepte donc notre repentir, Tu sais de quoi nous avons besoin alors pardonne nous nos péchés. Ô Allah Tu sais ce que nous dissimulons dans nos cœur alors aide-nous
»


Gloire et Pureté à Allah Maître de l'Univers.
Que Sa Bénédiction et Son Salut soient sur notre Bien Aimé prophète Muhammad
qu'Allah puisse faire de nous des êtres pieux, et qu'Il nous guide sur le chemin de la vérité tout en nous couvrant de Sa Miséricorde amine


Nous demandons à Allah qu'Il nous confirme, qu'Il fasse que nous restions toujours sur ce bienfait qu'est l'Islam et qu'Il nous fasse mourir avec une foi complète et qu'Il nous fasse entrer au Paradis saints et saufs, tranquilles et sûrs. Amin.


Que la Paie et la Miséricorde d'Allah nous Accompagne tous pour l'éternité  Amin.


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(53). Ibn Kathîr, Tafsîr, I, p.28.

(54). La malédiction et la colère divine peuvent être le plus souvent évoquées pour une même cause. Mais la malédiction se distingue de la colère du fait qu’elle est irrévocable, alors que dans le second cas, il est possible encore de se repentir et revenir à Dieu.

(55). Ou « ainsi soit-il ! » Al-Khâzin, Tafsir, vol. 1, p.18.

(56). Hassan Al-Bannâ, Maqâsid al-Qur’ân al-Karîm, p. 57.

(57). Ce n’est donc pas une obligation sans laquelle la prière ne serait pas valable.

(58). Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd et At-Timidhî.

(59). Hadîth authentique rapporté par l’ensemble des compilateurs de la tradition prophétique, sauf At-Tirmidhî, qui n’a pas mentionné la parole d’Ibn shihâb. Rapporté donc, entre autres, par Al-Bukhârî, Muslim, Abû Dâwûd, An-Nasâ’î, Ibn Mâja.

(60). Al Khâzin, Tafsîr, p.18.

(61). Sayyid Qutb, Fî zilâl al-Qur'ân, vol. p.25.


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

« Dernière édition: Janvier 08, 2009, 13:44:45 par Sajidine » Journalisée
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« Répondre #10 le: Janvier 08, 2009, 13:35:13 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

ma très chère soeur Sajidine j'espère que tu va très bien  InchAllah!! je te remercie infiniment pour ce fil!!!!!!!
 Soubhan' Allah tant d'explication pour une sourate qu'on lit plusieurs fois par jour mais dont on ne connait pas la signification!!!
j'avoue j'ai pas encore finit de le lire, je suis à peine au premier verset, mais c'est déjà très interessant!!!!

 Soubhan' Allah qu'Allah te donne la patience pour retaper tout ca d'un livre, je sais par expérience que c'est pas facile, surtout quand on a d'autres choses à faire à coté!!!

surtout prend ton temps grande soeur!!

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bismillah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh,ma très chère petite soeur que j'aime en Allah nour-el-houdaa, j'espère que tu vas très bien ainsi que toute ta famille  InchAllah
Je t'en prie ma Oukhty c'est un Plaisir pour moi et une Bénédiction Qu'Allah m'a gratifier  El Hamdoulilah, afin de pouvoir apprendre moi-même et aussi de pouvoir partager tout ceci avec vous tous cela ma fait un énorme bien  El Hamdoulilah  Cheesy et  InchAllah Qu'Allah Accepte nos efforts car tout ça c'est fait Grâce à Lui et par Amour et Adoration pour Lui Le Seul et Unique Digne de Louange,  InchAllah Qu'Allah nous Accepte tous dans son Magnifique Paradis auprès de Notre cher et Bien Aime, Notre Prophète Muhammad  Salla-llah allahi wa salamamine.
Al Hamdulillh Râbbil'3Alamin je viens de terminer  El Hamdoulilah et je prie Allah de nous Accorder à tous Sa Science, car celui qu'Allah  Razza wa jal a Guidé nul ne peut l'égarer  InchAllah que l'on soit tous les biens Guider et que Le Paradis soit notre demeure éternelle   amine amine amine.
Je vous aime tous en Dieu et je vous souhaite à tous la meilleure demeure pour l'au-delà  angel Wink amine amine amine

Et désolé pour le retard je ne pensais pas mettre tout ce temps lool, mais Al Hamdulillah j'ai fini  Cheesy Wink.

Comme tu vois ma Oukhty nour-el-houdaa, j'ai prie tout mon temps lol   Cheesy et  baraka à toi aussi Djaazaka Allahu Kheiran, Qu'Allah Accorde la Paie à tous les Musulmans  amine.


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« Répondre #11 le: Février 22, 2011, 19:00:29 »
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As salam alaykoum wa rahmatouLlahi wa barakatouh

Mahs'aAllah trés beau et important rappel
Barak Allahu fik ma soeur

Qu'Allah Ta3ala te préserve ....Allahumma Amine

Wa salam alaykoum

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« Répondre #12 le: Décembre 04, 2012, 08:03:02 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 MachAllah MachAllah MachAllah MachAllah baraka ma soeur pour ce sublime fil
Allahou Akbar wa Alhamdou Lillahi kathira

Wa 'alaykoum salam
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