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Auteur Fil de discussion: Que dit l'Islam sur l'Enfant née de la fornication?  (Lu 42717 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
habiaw
Invité
« le: Février 14, 2007, 15:50:29 »
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Salam Ahlikoum wa rahma to Lah i té3éla wa barakatouhou

L'avortement est illicite après 120 jours de grossesses "4 mois"
Mais avant cette periode de 120 jours l'avortement peut etre toléré dans certains cas.
Les savants musulmans considèrent unanimement que, passé la limite de quatre mois (120 jours), l'avortement est strictement interdit. Avorter dans un tel cas de figure est considéré comme étant un acte d'infanticide et est assimilé à un crime en Islam.

Allâh soubhana wa ta3ala dit dans le sens:
"Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante ,
pour quel péché elle a été tuée".

Sourate 81 - Versets 8/9

Voici l'avis des 4 écoles avant les 120 jours de grossesses:

Ecole hanafite:
Si l'âme n'a pas encore été insufflée et le futur enfant se trouve encore à l'état embryonnaire, selon l'école hanafite, la femme peut avorter dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable. Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres et les organes de foetus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché d'avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Ibné Âbidine Châmi radi-Allâh Anhou dans son ouvrage de référence de l'école hanafite, "Raddoul Mouhtâr" (Volume 5 - Page 519). Et même si les membres et organes du fœtus n'ont pas encore commencé à se former, il n'est pas permis de procéder à un avortement sans raison valable. Cependant, si une femme le fait quand même, elle n'aura pas autant de péchés que si elle avorte après que les membres aient commencé à se former.

Les raisons valables pour un avortement peuvent être de deux types:

- Les facteurs qui sont en rapport avec le fœtus. Exemples: une malformation décelée du fœtus; la présence chez lui d'une déficience importante; le fort risque qu'il soit atteint par une maladie génétique grave héritée des parents. Néanmoins, dans ce genre de cas, la décision éventuelle d'une interruption de grossesse devra être basée sur un diagnostic médical fiable et digne de confiance, et non pas sur de simples suppositions...
- Les facteurs qui sont en rapport avec la mère. Exemples: la présence du fœtus met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever correctement un éventuel enfant, et il n'y a personne non plus de sa famille pour le faire à sa place; la femme est tombée enceinte à la suite d'un viol et elle ne désire pas garder cet enfant.
Réf: "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullâh - Pages 309 / 310

Ecole hambalite: Selon le rapport de Cheikh Wahbah Az Zouheïli, l'avis de l'école hambalite sur cette question est similaire à celle de l'école hanafite. Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648

Ecole châféïte: Il y a principalement trois avis qui sont rapportés de l'école châféite concernant l'interruption de la grossesse avant l'insufflation de l'âme:

- Une opinion est assez proche de celle des hanafites.
C'est là l'avis qui a la préférence du juriste châféite, Al Ramali r.a..
- L'autre avis est qu'il est permis mais déconseillé "Makrouh" d'avorter avant 40 jours de grossesse. (Si cela devait se faire, l'accord des deux époux serait nécessaire.) Après 40 jours, l'avortement est strictement interdit.
Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648
- L'avortement est interdit depuis le moment où a lieu la fécondation. Cette troisième opinion est celle qui a été retenue par l'Imâm Abou Hâmid Al Ghazâli r.a." (Voir "Ihyâou ouloûmi dîne", Volume 2 - Page 47).

Ecole mâlékite: L'avis le plus fiable au sein de l'école mâlékite est que l'avortement est interdit depuis le début même de la grossesse. (Réf: "Al-Qawaaneen al-Fiqhiyyah" de Ibn Djizzi - Page 141 - "Al Fiqh oul Islâmiy")

Il est à noter que, sur cette question, bon nombre de savants contemporains ont adopté une position qui, finalement, va dans le sens de celle qui a été définie par les experts de l'école hanafite...:

Cheikh Wahbah Az Zouheïli écrit ainsi:
"Et je donne préférence (à l'avis stipulant) l'interdiction de l'avortement depuis le début de la grossesse, sauf en en cas de nécessité ou dans le cadre d'une raison valable (...)"
Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2647


Cheikh Qaradâwi affirme pour sa part:
"La règle de base en ce qui concerne l'avortement est l'interdiction. Cette interdiction prend de l'ampleur en fonction de l'état d'avancement et de développement du foetus. Ainsi, durant les quarante premiers jours de grossesse, l'interdiction est la plus légère. C'est pourquoi, l'avortement sera autorisé dans ce cas pour des raisons valables. Après la période de quarante jours, l'interdiction devient plus forte; l'avortement ne sera alors toléré que pour des motifs plus graves (par rapport à l'étape précédente), motifs qui seront déterminés par des personnes versées dans le "Fiqh". Et l'interdiction continuera ainsi à prendre de l'ampleur (...)"
Fatâwa Mou'âsirah - Volume 2 / Page 547

Wa Allah oua 3alam
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:15:05 par Um-Rayhane » Journalisée
islamia
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« Répondre #1 le: Février 14, 2007, 19:15:18 »
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asalam'alikoum

Je voudrais juste demander votre avis sur les pays qui vote pour l'avortement, pensaez-vous que cela est juste ou bien que cela est en dehors de l'Islam.
Car moi personnelllement si je trouve aberrant de voter oui car cela donne ouverture à toutes choses.
et je voudrais savoir, il y as récemment le Portugal devait voter sur ce sujet, Ils avaient voté non une première fois.
Je sais que dans ce pays, ils sont très croyant (chrétianisme) et que l'avortement est strictement interdit dans la bible.
Jsute je ne sais pas quel a été le verdict, alors si quelqu'un sait merci de m'en informer.
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:15:18 par Um-Rayhane » Journalisée

Qu'Allah guide tous ceux qui sont sur ce forum et toute la Oumma.
Amine
habiaw
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« Répondre #2 le: Février 15, 2007, 07:42:05 »
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Salam Ahlikoum wa rahma to Lah i té3éla wa barakatouhou

Si l'avortement été pratiqué dans le cadre de la juridiction Islamique biensure que je serais POUR...
Tout comme j'aurais moi aussi fait un credit pour acheter une maison s'il y avait plus de banques Islamiques...!
Le pb c'est que les Koufar pensent voter pour leur "liberté" alors qu'il ne court qu'à leur pertes..
SubhanAllah, si Allahh nous a donner des règles très precises, ce n'est pas pour rien... IL sait ce qu'on ignore et Il est le TOUT MISERICORDIEU!!
SubhanAllah, tout est fait pour nous faciliter les choses et les decisions...

Voter une loi ma soeur c'est contribuer à son emancipation et donc cautionner de telles derives...

Wa Allah oua 3alam
Qu'Allah nous preserve de la mauvaise decision...
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abderrahmane
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ليت الذي بيني و بين الله عامر


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« Répondre #3 le: Février 15, 2007, 08:16:48 »
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je pense qu'il faut voir le probleme aussi du coté des specialiste medicaux musulman et il faut les consulté avant toute fatwa, si le risque est important pour la mere alors l'avortement aura lieu a n'importe quel moment de l'age de la grssesse, c'est la mere qui prime dans ce cas, en essayant de sauver le plus possible le foetus, dans ce cas il n ya pas de problme pour la plupart des musulman
mais le probleme reside s' il existe une malformation foetale, là croyez moi c'est un vrai casse tete, alors chaque cas est un cas a part,
si par exemple la femme s'infecte d'une maladie qui entraine une cecité du nouveau né(toxoplasmose)  alors c'est quoi l'attitude ,
pire encore si le nouveau né sera trisomique a coup sur, c'est plus frequent, ...
c'est pas simple, moi personnelement je ne suis pas pour l'avortement pour ces deux dernier exemples mais ca fait reflechir Huh?                               
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oum aymen
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pas de MP de frères svp!


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« Répondre #4 le: Mai 09, 2007, 09:44:29 »
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Assalam alaykoum,

Je suis entièrement d'accord avec Habiaw. Je pense que dans le cas ou la mère est en danger de mort, c'est sa vie qui prévaut sur celle de l'enfant.

Allah walem

Pour les soeurs qui sont confrontés à ce problème je crois qu'il est important de faire appel à quelqu'un qui à la science car chaque cas est différent et c'est une décision trés lourde à prendre.

Assalam alaykoum
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Pas de MP de frères svp. BarakAllah ofikoum
habiaw
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« Répondre #5 le: Mai 09, 2007, 09:57:33 »
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salam halikoum dans le cas suivant ou l'ont arriverais a déceler le faite que la mere peut mourir avec sont enfant ,et bien il serais nécésaire de sauver la mere .mais dans le cas ou il ya un choix a faire entre les deux soit garder la mere vivante ou bien l'enfant vivant.cela devient inévitablement un choix qui demande la priére de consultation ;mais je croix que la vie d'un enfant et plus précieux et que le droit de cette enfant prévalerais, la décision reviendrais aux parents de faire un choix .

Remet les choses dans le contexte Akhi.
Depuis quand avons nous le droit de laisser mourir une femme??
La decision revient aux parents... Mais de quels parents parles-tu puisque si la mère est en danger, a supposer que dans le MEILLEUR des cas et je dis bien LE MEILLEUR des cas la grossesse arriverait a terme et la mere meure pdt l'accouchement.
Il ne reste qu'un nourisson et son pere, alors de quels parents parles-tu? du père seul?

SubhanAllah Akhi, on est pas en train de cautionner l'avortement sous pretexte que ce ne serait "pas le moment", par crainte de "pauvreté", etc... STARFELLAH, on parle de la vie d'une mère. Une mère qui a des devoirs par rapports a ses enfants, a sa maison, SOIT mais qui a aussi des DROITS! et comme tout etre humain elle a celui de rester en vie.

Salam
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adam
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« Répondre #6 le: Mai 09, 2007, 10:04:08 »
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salam halikoum c'est pourquoi je vous dit que le choix de la mere de savoir si elle préfaire tuez sont enfant arrivé a terme ou perdre la vie pour celui ci et mourir en martyre,devant Allah
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badia
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« Répondre #7 le: Décembre 04, 2008, 20:05:39 »
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 Salam Alaykoum
Une femme qui as eu un enfant hors mariage et que le pere a rejette peu elle refaire sa vie ou doit elle rester seul.Sachan qu'elle se repend dans chaque priere et qu'elle s'est voilee... Baraka Allahou Fik
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:00:27 par Um-Rayhane » Journalisée
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« Répondre #8 le: Décembre 05, 2008, 10:46:37 »
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 Salam Alaykoum

Ma sœur Badia le pardon est don de chacun d'entre nous, croyants qui espérons en la miséricorde Divine. Alla(swt) est  Le Pardonneur , ton visage tourné vers Lui (swt) en un profond et sincère repentir apaisera ton cœur et incha Allah obtiendra miséricorde de la part de notre Seigneur (swt).

Pour ce qui est d'un futur mariage, remet toi en également à Allah(swt) qui est Le Pourvoyeur (swt) de toutes choses.

Wa Salam
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:00:41 par Um-Rayhane » Journalisée

Connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance.
 [Proverbe chinois]
despero
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« Répondre #9 le: Septembre 14, 2010, 16:26:07 »
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 Salam Alaykoum
 
J'ai entendu dire beaucoup de chose sur ce sujet, exemple:
-les parents ne verront jamais l'enfant dans l'au dela (si né dans le haram),  etc..,  etc.. et bla bla bla
 
donc si des personnes ayant de la science peuvent m'en apprendre sur ce sujet
 baraka2
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:00:52 par Um-Rayhane » Journalisée
DELIVRE
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« Répondre #10 le: Septembre 14, 2010, 17:08:21 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
il y'a un hadith du prophète salallahu 3alaihi wa salam concernant ce sujet ou il dit:« L’enfant issu de la fornication ne rentre pas au paradis », rapporté par Aboû Hourayra,

 plusieurs savants l’ont expliqué par le fait qu’on donne habituellement l’appellation «enfant de » à celui qui s’attache à quelque chose, comme « enfant du bas monde » par exemple. Donc « enfant issu de la fornication » signifie dans ce hadîth celui qui ne cesse de commettre la fornication.
Donc l’Islam ne juge pas l’enfant issu de la fornication pour le crime de ses parents. Il lui donne les mêmes droits qu’un enfant né dans la légitimité, exceptés l’affiliation au père biologique, le statut de témoin ou celui de juge (trois opinions différentes chez les mâlikites) dans une affaire relative à la fornication, et l’imamat (divergence entre les quatre écoles à ce propos).
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
                                                            bismillah



                                                              Salam Alaykoum



    Soubhan' Allah  je te cite ma chère Jeune  Sourire Mouslima  Wink Radia car effectivement,dans EL-KUR'AN

     allah AL-'ALÎM Dit :

     -Nul ne portera le fardeau d'autrui ..

     -Comment un DIEU AMOUR, allah AL-WADOÛD Pourrait condamner

      un innocent pour une faute de ses Parents,surtout si ces derniers se sont

      sincèrement repentis  El Hamdoulilah

     ALLAH SAIT MIEUX




                                                                Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:01:14 par Um-Rayhane » Journalisée
r@dia87
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« Répondre #11 le: Septembre 14, 2010, 17:38:52 »
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 Salam Alaykoum oui mon frère
et Dans une autre version rapportée par ‘Âicha, le Prophète sallallahu 3alaihi wa salam dit : « Il est le pire des trois s’il commet le péché de ses parents », (rapporté par Ahmad).
sinon il n'est pour rien soubhanallah car personne ne choisit ses parents
 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:01:24 par Um-Rayhane » Journalisée
ibn al quaim
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« Répondre #12 le: Septembre 15, 2010, 17:40:45 »
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 Salam Alaykoum


Question

J’aimerais savoir quel est le statut des enfants nés suite à l’adultère, Awlad azzina, dans l’Islam. Est-ce une épreuve pour eux ? Comme certains naissent aveugles ou handicapés, d’autres naissent sans ascendance, Nassab ? Est-ce plutôt une malédiction ? Ont-ils été créés pour l’Enfer ? Doivent-ils s’éloigner de l’endroit où ils ont vécu pour avoir une vie normale ? Que doivent-ils penser de leurs géniteurs ? Comment doivent-ils vivre cette situation ? S’ils ont porté le nom d’un père adoptif, alors que tout le monde connaît la vérité, doivent-ils continuer à le porter ou changer de nom ? Et s’ils se posaient la question : pourquoi nous ? Quelle serait la réponse ?

Réponse

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Cher frère :

Nous répondons à vos questions en rapport avec les enfants issus de fornication par les points suivants :

1)      La naissance d’une personne suite à une fornication est un destin et décret d’Allah et une sorte d’épreuve à laquelle elle est soumise et qu’elle doit supporter avec persévérance et patience pour gagner la récompense promise par Allah aux patients.

2)      L’enfant issu de fornication n’est pas obligé de quitter son lieu de naissance et il a le droit comme toute autre personne de vivre  là où bon lui semble.

3)      Il doit être affilié à sa mère et non au fornicateur qui a forniqué avec elle ni à un père adoptif. Les deux dernières n’étant pas permises dans l’Islam. Toutefois, il est permis, pour éviter toute gêne, de l’affilier à un nom général comme par exemple dire : tel fils d'Abdallah ou d'Abderrahmane.

4)      Il doit être obéissant et bienfaisant envers sa mère qui a sur lui des droits similaires aux droits de toutes les mères sur leurs enfants. Quant au fornicateur qui a commis avec elle le péché, il n’est pas son père légal et de ce fait les rapports que doit entreprendre le fils avec son père légal ne s’appliquent pas à lui.

5)      Si le but visé par la question (pourquoi nous ?) est de protester contre leur création de cette manière, elle est illicite car elle constitue dans ce cas une objection sur le destin et décret d’Allah.

6)      Les personnes nées de fornication sont comme toutes les autres aux yeux de la Chariâ : les obéissants parmi eux seront dans le Paradis et les désobéissants dans l’Enfer. Allah le Très-Haut dit : « Quiconque fait de bonnes œuvres tout en étant croyant, on ne méconnaîtra pas son effort, et Nous le lui inscrivons [à son actif]. » (Sourate 21/ Verset 94)

7)      Les propos selon lesquels ils sont exposés à la malédiction ou  qu’ils ont été créés pour l’Enfer sont des propos vains et sont en contradiction avec la législation du Plus Sage des Juges. Selon cette législation il n’y a pas de différence entre eux et les autres en ce qui concerne les charges, les récompenses et les sanctions et ils ne seront pas blâmés pour un péché qu’ils n’ont pas commis. Allah le Très-Haut dit : « Or, personne ne portera le fardeau d’autrui. » (Sourate 35/Verset 18)  et Son Prophète, Salla Allahou Alaïhi wa Sallam, a dit : « L’enfant né suite à une fornication n’est pas incriminé par le péché commis par ses parents.», rapporté par Al Hakem et Bayhaki.

Pour conclure, nous signalons que tous les hadiths où les enfants issus de fornication sont vilipendés ont des chaînes de transmetteurs qualifiées par les gens du hadith de faibles.

Et Allah sait mieux.Islamweb.


J'ajoute un complément ce qui a été rapporté par Aicha sur l'enfant de la fornication:

Il ne porte pas les péchés de son père puis elle récita le verset coranique:

"Or, personne ne portera le fardeau d’autrui. ».Ibn Abd Al Bar dans son livre"Tamhid".

D'autres savants ont interprété ce hadith que si l'enfant commet le meme acte que ses parents.(Imam Bayhaqui et Soufiane Al Thouri).

« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:02:29 par Um-Rayhane » Journalisée
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« Répondre #13 le: Septembre 15, 2010, 17:43:04 »
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 Salam Alaykoum  

j'ai fouiné partout pour essayer d'apporter des sources, surtout pour "khout islam"
car on ne peut pas laissé un frère ou une soeur avec comme imlage de sa vie future en enfer alors que cette personne n'y est pour rien (c'est mon opinion, seul dieu est savant)
 

donc voici ce que j'ai trouvé:
 
 

                                                  « L’enfant appartient au lit et le fornicateur reçoit la pierre » [1].

L’imâm an-Nawawî dit de ce hadîth dans son commentaire : Les savants disent que le terme « al-‘Ahir » signifie « le fornicateur » et l’expression « le fornicateur reçoit la pierre » signifie que pour lui ce sera l’échec, car il n’a aucun droit sur l’enfant.

Les arabes disent traditionnellement : « Un tel recevra la pierre » c’est-à-dire qu’il sera banni, rejeté, voué à l’échec. [2]

Les savants de Lajnah ad-Dâ-îma ont expliqué que le point de vue le plus authentique selon les paroles des savants, est que l’enfant adultérin ne doit pas être affilié à son auteur, à moins que des rapports intimes aient eu lieu dans le cadre d’un mariage authentique ou touché de vice, ou comme un mariage suspect ou avec une servante.

Dans de tels cas, l’enfant peut être affilié à l’homme ayant commis la fornication, et ils peuvent hériter l’un de l’autre.

Mais s’il s’agit d’un cas de fornication, l’enfant ne peut pas être affilié à son auteur.


Et sur cette base, il ne peut hériter de lui. [3]

Ainsi, les enfants adultérins doivent être affiliés à leurs mères et non pas à l’homme selon le dire le plus authentique. [4]

Les savants de Lajnah disent encore que l’enfant adultérin n’assume aucune responsabilité du fait de l’acte sexuel illicite commis par ses parents, parce qu’il n’y est pour rien.

Bien au contraire, ils sont seuls responsables de leur péché.

Allâh – Ta’âla – dit :« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » [5]

Et Ses propos :

                                « Et nul ne portera le fardeau d’autrui. » [6]

Aussi, son sort dans l’au-delà est comme celui des autres, s’il obéit à Allâh, accomplit de bonnes œuvres et meurt musulman, il entrera au paradis.

S’il désobéit à Allâh et meurt mécréant, il entrera en enfer.

S’il mélange de bonnes et mauvaises actions et meurt musulman, son sort dépend d’Allâh.

Il peut soit lui pardonner, soit le châtier, mais il finira par entrer au paradis par la grâce et la miséricorde d’Allâh. Quant au hadîth qui dit que l’enfant adultérin n’entrera pas au paradis, il est inventé. [7] [8]







[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 20/395-396

[8] Voir pour plus de détails « ach-Charh ul-Moumti’ ’ala Zâd il-Moustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 13/305-307
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:02:42 par Um-Rayhane » Journalisée
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« Répondre #14 le: Octobre 06, 2011, 12:11:11 »
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 Huh? Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh je suis en débat avec ma femme qui avait prévue de faire opération important le 17/010/2011 mais le médecin nous a appris qu'elle était enceinte de20 jour le problème c qu'on se demande si elle avorte est-ce licite ou pas?

 baraka2

 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Octobre 06, 2011, 12:22:21 par ilhame » Journalisée
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« Répondre #15 le: Octobre 06, 2011, 12:26:30 »
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 Salam Alaykoum


Bienvenu a toi parmis nous mon frere

Tu trouvera ta réponse  InchAllah un peu plus haut

 Baraka Allahou Fik


 Salam Alaykoum
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mymoush
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« Répondre #16 le: Février 06, 2012, 05:07:47 »
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Salam aleykoum, Je suis une jeune fille de 21 ans, je suis complètement perdue car j'ai commis un énorme pécher, la fornication, aujourd'hui je me retrouve enceinte de 3 semaines, bien sur dans ma famille personne n'est au courant, j'ai extrêmement peur de leur réaction, c'est pour cela que je voudrait savoir si j'étais dans la capacité d’avorter tout en sachant que le garçon avec qui j'ai commis ce pécher ne veut plus entendre parler de moi a ce jour, j'ai entendu parler des 40 jours mais les avis divergent énormément la dessus je ne sais quoi faire.
Baraka'Allah oufikoum pour vos réponses
« Dernière édition: Février 06, 2012, 07:02:53 par Um-Rayhane » Journalisée
fathéma
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« Répondre #17 le: Février 06, 2012, 07:06:36 »
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bismillah
 Salam Alaykoum

Ma chère soeur mymoush voici ce que j'ai trouvé  El Hamdoulilah:



Chacun dans sa vie aurait au moins commis certains péchés qui avec le temps se sera repenti. Que le péché se varie différemment selon le lieu et la situation.

Par exemple le péché qui touche les musulmans surtout dans la société occidentale,c'est celui de la fornication dont il découle parfois l'avortement suite à une grossesse dont la mère célibataire n'en voudrait pas vu qu'il est venu d'une relation illicite .Certains de ces personnes font connaissances avec la religion et l'ampleur de la gravité de l'acte commence à hanter la personne et aura une crainte de se voir le jour de la résurrection ne pas se voir pardonner.


A ce propos, l'avis des savants sur ce point est le suivant:


J’espère que vous pouvez répondre à ma question. Je voudrais savoir, après m’être repentie devant Allah, s’il existe une peine précise applicable à une musulmane qui s’est débarrassée de sa grossesse ? Si la réponse est positive, qui est-ce qui doit lui appliquer la peine en question ?

Louange à Allah


La femme qui pratique une I.V.G. sur un fœtus complètement formé doit se repentir parce que son acte est interdit. Quand la grossesse est constatée, il faut la préserver. La femme enceinte ne doit porter aucune atteinte à son enfant parce qu’il s’agit d’un dépôt qu’Allah a placé dans son utérus. En plus, l’enfant a le droit (de naître). Il n’est donc pas permis de l’en priver.


Cheikh al-fawzan a dit : « Si la femme a avorté après que le fœtus a reçu le souffle vital et commencé à bouger, on l’assimile à une tueuse et elle devra procéder à une expiation qui consiste à affranchir un esclave ou, à défaut, à jeûner deux mois successifs pour marquer son repentir devant Allah. Le souffle vital est effectif après 4 mois de grossesse, et tout avortement provoqué après ce délai nécessite l’expiation susmentionnée. C’est une affaire grave qui ne doit faire l’objet de laxisme. Allah le sait mieux.


Se référer à l’ouvrage intitulé Al-fatawa al-djami’a li al-mar’a al-mouslima, 3/1053.

Question


Un ami à moi a obligé sa femme à avorter après deux mois de grossesse. Il a beaucoup de regret, il prie pour se faire pardonner. Il veut savoir s'il doit faire une expiation sous forme pécuniaire ou bien s'il doit jeûner ?
Fetwa

Louange à Allah. Paix et salut sur Son Prophète.

Cher frère,

Nul ne doute que ce qu'a commis votre ami en obligeant sa femme à avorter, sans aucune justification légale, est un péché capital qui nécessite le repentir auprès d'Allah le Tout-Puissant, conformément aux conditions du repentir.

Nous souhaitons que son regret soit la preuve de son repentir, étant donné que le Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, a dit : " Le regret est un repentir " rapporté par Ahmed, Ibn Maja et d'autres.

Quant à ce qu'il doit faire après s'être repenti :


1/ Il doit payer l’équivalent du prix du sang d'un esclave mâle ou femelle. Ceci sur la base de ce hadith, rapporté par Boukhari et Muslim, d'après Abou Houreïra qui raconta :

Deux femmes de la tribu de Houdheïl se sont bagarrées, l'une d'elles a frappé l'autre avec une pierre et l'a tuée ainsi que l’enfant qu’elle portait en son ventre. Les gens se sont alors disputés devant le Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam, qui ordonna que le prix du sang a payé pour un fœtus devait être égal à celui d’un esclave mâle ou femelle."

Puisque qu’il n’est pas possible à l’heure actuelle de payer le prix d’un esclave, car il n'en existe plus, il doit payer le dixième du prix du sang de la mère.

Le dixième du prix du sang de la mère, si elle est musulmane est estimé à cinq chameaux ou bien 50 dinars d'or soit environ 212.5 grammes d'or ou bien 500 dirhams d'argent ce qui fait environ 1487.5 grammes d'argent.
Le coupable, qui est ici l'époux de cette femme, doit obligatoirement payer la valeur de ce prix de sang aux héritiers de l'embryon (excepté lui) : ceci est l'avis des deux écoles malékite et hanbalite.

2/ Il doit aussi faire l'expiation de l'homicide par erreur (sans préméditation) qui consiste à affranchir un esclave croyant et s'il n'en trouve pas les moyens qu'il jeûne deux mois consécutifs. Car Allah dit : " Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est pas erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu'il franchisse un esclave croyant […].Celui qui n'en trouve pas les moyens, qu'il jeûne deux mois d'affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage." (Sourate 4/Verset 92).

Et Allah sait mieux.

Réponse donnée par: le Centre de Fatwa d'Islamweb


 baraka2

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Musc_88
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« Répondre #18 le: Janvier 01, 2014, 10:00:24 »
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bismillah
 Salam Alaykoum

Proposé par Mouhammad Patel l

Question : Que dit l'Islam sur l'avortement ?

Réponse :
Tout d'abord, il est nécessaire de rappeler que la vie du foetus,
à l'instar de la vie humaine en général, est sacrée en Islam.
A ce titre, elle se doit d'être gardée et protégée dans la mesure du possible.
On peut se faire une idée de l'importance reconnue au foetus lorsqu'on considère
le fait que la jurisprudence musulmane autorise à la femme qui est enceinte et
qui craint pour la santé du futur bébé de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân
(et de remplacer les jours ainsi manqués plus tard) ...

alors que la pratique du jeûne du Ramadhân compte parmi
les cinq piliers les plus connus de l'Islam...
Plus révélateur encore:
A l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam),
une femme ("Al Ghâmidiya") était tombée enceinte après avoir commis l'adultère...
Comme elle était venue se dénoncer devant le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam),
celui-ci prit la décision d'appliquer la peine prévue,

 mais pas avant que la femme en question n'eut accouché et complété la période d'allaitement...
C'est pourquoi, comme le souligne Cheikh Qaradâwi r.a.,
la règle de base en Islam par rapport à l'avortement, c'est l'interdiction.
Néanmoins, cette interdiction peut être plus ou moins sévère,
en fonction des circonstances et surtout en fonction du moment où
a lieu l'interruption de la grossesse... (Réf: "Fatâwa Mou'âsirah" - Volume 2 / Page 547)

L'avortement après l'insufflation de l'âme ("Nafkh our roûh"):

Dans un certain nombre de Hadiths authentiques où
sont détaillés les différentes étapes du développement embryonnaire,
le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) affirme que l'âme est insufflée
("nafkh our roûh") dans le fœtus au terme du quatrième mois de grossesse (120 jours). 1
C'est justement en raison de ce genre de Hadiths que

les savants musulmans considèrent unanimement que,
passé la limite de quatre mois (120 jours), l'avortement est strictement interdit.


Avorter dans un tel cas de figure est considéré comme étant un acte d'infanticide et
est assimilé à un crime en Islam. Allâmah Ibné Taymiyyah r.a. écrit dans une
de ses Fatâwa que cet acte relève du "wa'd" (enterrement d'un enfant vivant),
à propos duquel Allah dit sur un ton d'avertissement dans le Qour'aane:
"Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante ,
pour quel péché elle a été tuée".
(Sourate 81 - Versets 8/9)
(Réf: Madjmou'oul Fatâwa - Volume 4 / Page 217)


Cependant, si le fait de conserver ce fœtus met la vie de la mère en danger,
et qu'il ne soit pas possible de la sauver sans le retirer, dans ce cas,
certains oulémas affirment que l'avortement est toléré, même si la vie a déjà été insufflée,
en vertu de la règle en Islam, qui veut que, lorsqu'on est obligé de choisir entre deux maux,
on doit opter pour le moindre des deux. Dans ce cas précis,
il est évident que la mort de la mère est une perte beaucoup plus grande que celle du fœtus.
Qui de plus est, la vie de la mère est une réalité, alors que la naissance
du futur enfant n'est encore, à ce stade, qu'espérée... (Réf: "Fatâwa Mou'âsirah" -
Volume 2 / Page 547; il est à noter que certains savants ont interdit l'avortement
même dans ce cas... C'est ce qui est mentionné dans les références hanafites suivantes:
"Al Bahr oul Râïq" - Volume 8 / Page 233 et "Fatâwa Qâdhi Khân" - Volume 4 / Page 385.)


L'avortement avant l'insufflation de l'âme ("Nafkh our roûh"):

Ecole hanafite:
Si l'âme n'a pas encore été insufflée et le futur enfant
se trouve encore à l'état embryonnaire, selon l'école hanafite, la femme peut avorter
dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable.
Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres et
les organes de foetus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché
d'avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Ibné Âbidine Châmi r.a.
dans son ouvrage de référence de l'école hanafite, "Raddoul Mouhtâr"
(Volume 5 - Page 519). Et même si les membres et organes du fœtus n'ont
pas encore commencé à se former, il n'est pas permis de procéder à un avortement
sans raison valable. Cependant, si une femme le fait quand même,
elle n'aura pas autant de péchés que si elle avorte après que
les membres aient commencé à se former. 2


Les raisons valables pour un avortement peuvent être de deux types:

    Les facteurs qui sont en rapport avec le fœtus. Exemples: une malformation
décelée du fœtus; la présence chez lui d'une déficience importante; le fort risque qu'il
soit atteint par une maladie génétique grave héritée des parents. Néanmoins,
dans ce genre de cas, la décision éventuelle d'une interruption de grossesse devra
être basée sur un diagnostic médical fiable et digne de confiance,
et non pas sur de simples suppositions... 3

Les facteurs qui sont en rapport avec la mère. Exemples: la présence du fœtus
met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant
handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever
correctement un éventuel enfant, et il n'y a personne non plus de sa famille
pour le faire à sa place; la femme est tombée enceinte à la suite d'un viol et
elle ne désire pas garder cet enfant. (Réf: "Al Halâl wal Harâm"
de Cheikh Khâlid Sayfoullâh - Pages 309 / 310)

Ecole hambalite: Selon le rapport de
Cheikh Wahbah Az Zouheïli, l'avis de l'école hambalite sur cette question
est similaire à celle de l'école hanafite. (Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648)

Ecole châféïte: Il y a principalement trois avis
qui sont rapportés de l'école châféite concernant l'interruption de
la grossesse avant l'insufflation de l'âme:
- Une opinion est assez proche de celle des hanafites.
(C'est là l'avis qui a la préférence du juriste châféite, Al Ramali r.a.).

- L'autre avis est qu'il est permis mais déconseillé ("Makrouh") d'avorter
avant 40 jours de grossesse. (Si cela devait se faire, l'accord des deux époux
serait nécessaire.) Après 40 jours, l'avortement est strictement interdit.
(Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2648)

- L'avortement est interdit depuis le moment où a lieu la fécondation.
Cette troisième opinion est celle qui a été retenue par l'Imâm Abou Hâmid Al Ghazâli r.a."
(Voir "Ihyâou ouloûmi dîne", Volume 2 - Page 47).


Ecole mâlékite: L'avis le plus fiable au sein de l'école mâlékite
est que l'avortement est interdit depuis le début même de la grossesse. (Réf:
"Al-Qawaaneen al-Fiqhiyyah" de Ibn Djizzi - Page 141 - "Al Fiqh oul Islâmiy")

Il est à noter que, sur cette question, bon nombre de savants contemporains
ont adopté une position qui, finalement, va dans le sens de celle qui
a été définie par les experts de l'école hanafite...

Cheikh Wahbah Az Zouheïli écrit ainsi:

"Et je donne préférence (à l'avis stipulant) l'interdiction de l'avortement
depuis le début de la grossesse, sauf en en cas de nécessité ou dans
le cadre d'une raison valable (...)" (Réf: "Al Fiqh oul Islâmiy" - Page 2647)

Cheikh Qaradâwi affirme pour sa part:

"La règle de base en ce qui concerne l'avortement est l'interdiction.
Cette interdiction prend de l'ampleur en fonction de l'état d'avancement et
de développement du foetus. Ainsi, durant les quarante premiers jours de grossesse,
l'interdiction est la plus légère. C'est pourquoi, l'avortement sera autorisé dans
ce cas pour des raisons valables. Après la période de quarante jours,
l'interdiction devient plus forte; l'avortement ne sera alors toléré que pour
des motifs plus graves (par rapport à l'étape précédente),
motifs qui seront déterminés par des personnes versées dans le "Fiqh".
Et l'interdiction continuera ainsi à prendre de l'ampleur (...)"
(Fatâwa Mou'âsirah - Volume 2 / Page 547)



    Wa Allâhou A'lam !

    Et Dieu est Plus Savant !



 baraka2
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Musc_88
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« Répondre #19 le: Janvier 19, 2014, 07:55:34 »
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Salam Alaykoum

 MachAllah Allahou Akbar baraka2 et qu'Allah nous guide, nous pardonne et
nous protège contre les tentations


 Salam Alaykoum
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