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Auteur Fil de discussion: Port des amulettes et Polythéisme  (Lu 11463 fois)
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ibn al quaim
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« le: Mars 15, 2011, 20:42:40 »
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 Salam Alaykoum


L'amulette veut dire en arabe harz ou hijdb.C'est le petit papier qui comporte une écriture pour la demande d'une protection ou celle d'une guérison. Elle peut être fait d’os,un morceau de bois,un fil de fer ou de coton qu’on accroche sur une partie du corps. On peut dire de la manière suivante que le rôle de l'amulette est l'éloignement d'un mal existant. Il n'y a pas de formule spéciale pour la composition de l'amulette, certains écrits sont d'ordre démoniaque comportant du Shirk.


Cette pratique est interdite par tous les savants et conduit vers la mécréance. Le prophète   Salla-llah allahi wa salam a dit : « Celui qui accroche une amulette aura commis un acte d’association (à Allah) ‘chirk’) (Ahmed).

Les livres connus dans ce genre de pratiques sont les :Mojarrabat, Mi'ayat al-Faïda, Khazinat al-Assar al-Koubra, Fouaïd al-Qoran et enfin les deux Chems al-Maarif.

La deuxième méthode qui comporte des écrits de versets coranique. il y a divergence entre les savants entre licite et illicite.

Les savants qui ont interdit le port d’amulettes qui comportent des versets coranique ont dit:

1-Le fait de laisser le champs libre aux gens de porter ce genre d’amulettes peut conduire avec le temps à porter des amulettes qui comportent du shirk et cela est vérifié actuellement dans la plupart des pays musulmans. On que la plupart de ces amulettes comportent du shirk fait par des charlatans sous couvert de l’Islam.

2-Ils ont dit que la personne qui le porte peut pénétrer dans des lieux impurs comme les toilettes.

3-Ces savants ont dit que ce genre de méthodes de demandes de guérison n’a pas été faites par le prophète  mais ce qui est rapporté c’est qu’il récitait les invocations sur le malade directement.

Imam ibn Al Arabi dit:Le port d’amulettes ne fait pas parti de la sunna,ce qui est rapporté par la sunna c’est la lecture directe sur le malade.

Les savants qui ont dit que c’est licite de porter une amulette se réfère à ce qui est rapporté par Abou daoud,Tirmidhi et Ibn Sani que Abdallah ibn Amrou apprenait à ses enfants une invocation à ceux qui étaient en état de comprendre et pour celui qui était en bas age il écrivait l’invocation et la lui accrochait sur la poitrine.

Imam Chaoukani dit :On a des preuves qui interdisent le port d’amulettes,ce qui fait que ce que rapporte Ibn Amrou n’est pas une preuve suffisante qui nous permet de porter des amulettes .

On sait qu’il y a eu une divergence entre les Tabi’ines sur cette pratique mais je choisis celui qui dit qu’il ne faut pas la porter du fait qu’il n y a aucun hadith qui dit que le prophète  a fait ce genre de chose, si on commençait à accrocher des amulettes à chaque maladie,la sunna qui consiste à lire des versets coranique et des invocations) dans ce domaine sera laissée de coté et les gens se contenteront de ce qui est facile pour eux c’est à dire de porter des amulettes,on peut dire que ceci est contraire à la sunna du prophète  Salla-llah allahi wa salam .

Abou Ou’baid rapporte d’après Ibrahim Al Nakh’i qui dit que les compagnons du prophète  Salla-llah allahi wa salam désapprouvés le port d’amulettes qui contenaient des versets coranique.

Mohamed Al Jazayri
« Dernière édition: Mars 15, 2011, 20:46:27 par Zahiya » Journalisée
Ray
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« Répondre #1 le: Avril 28, 2011, 18:41:50 »
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As Salam alaykoum.

Il faut quand même préciser que la grande majorité des oulama rendent licite le port du talisman Coranique.
La divergence aparente n'est venue que très tardivement, il y a trois sicèle seulement avec une position isolée qui décrit le hirz coranique comme contenant du shirk (cf Kitab at Tawhid de Mouhammad ibn Abdel Wahhab). Cette position est restée dissidente pour plusieurs raisons, notament les preuves évidente de la licéité du hirz coranique et également le fait notoire qu'il est impossible de faire de la sorcellerie avec du Coran (il y a unanimité des dignitaires religieux toutes tendances confondues). Cet avis est donc irrecevable.

En effet, la licéité du port du talismant coranique est coranique et traditionnelle :

« Nous révélons du Qour’an ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants ».
(al Isra v82)



de même, le hadith raporté par tirmidhi :

« Abdou l-Lah Ibnou 3Amr a dit : Nous enseignions à nos enfants les ‘ayah du Qour’an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous »« Abdou l-Lah Ibnou 3Amr a dit : Nous enseignions à nos enfants les ‘ayah du Qour’an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous »

http://aqidasahiha.files.wordpress.com/2008/11/scan00191.jpghttp://aqidasahiha.files.wordpress.com/2008/11/scan00191.jpg

Les savants de la majorité ne retiennent pas l'argument selon lequel le talisman inviterait à la facilité car les shouyoukh maître de cet art (pas les charlatant) ne l'emploient que dans des cas bien précis, et le porteur doit remplir des conditions de sagesse bien précises, sinon l'utilisation du talisman Coranique et fortement déconseillée voir même interdite (et c'est l'avis le plus retenu par les shouyoukh maîtres de cette science). Dans tous les cas cela doit se faire par quelqu'un qui a reçu cet enseignement avec sagesse et discernement, et également il doit être pieux et versée dans le sciences spirituelles et avoir ce qu'il faut de fiqh. Le talismant est d'ailleurs rarement prescrit, et quand c'est le cas c'est souvent en paralèlle de adhkar Coraniques, et d'istighfar ou de kalimat at tawhid, entre autres.

L'argument selon lequel cela n'était pas pratiqué à l'époque du Prophète sws n'est pas retenu par les oulama de la majorité, car comme de nombreuses science (ousoul al fiqh, grammaire, ilm al hadith, etc...) cela est venu après, tout comme l'ajout des harakat dans le Coran, les écoles Islamiques, etc. Toutes ces applications innovées découlent de la stricte application de la shari3a et de la sagesse Coranique, en vertue de la Sounnah du Bien Aimé, sws.
Voir à ce propos la fatwa du shaykh G F Haddad :
http://www.livingislam.org/n/sdb_f.html
Ou encore ce texte :
http://www.doctrine-malikite.fr/l-Innovation-Bid-a_a102.html
De fait, s'interdir un acte sous pretexte qu'il n'était pas pratiqué à l'éoque du Prophete sws est dans le meilleur des cas une prudence mais ne constitue pas, dans ce qui est autorisé des choses qui nous intérressent, une piété supplémentaire.

Le Coran contient d'ailleurs toutes les sciences que l'Homme a connu, qu'il connait, qu'il a oublie, qu'il connaîtra, et celles qui resteront connues de Dieu seul. Il n'y a rien d'étonnant à ce que petit à etit les sages et les érudits découvrent des vertues merveilleuse à la parole d'Allâh.

L'argument selon lequel la personne risque de rentrer dans des lieux impurs n'est pas recevable pour la majorité des savants car, car le praticien sage et connaisseur met systématiquement en garde quand à ce fait-là. Et il est d'ailleurs notoire que faire rentrer quoi que ce soit du Coran aux toilettes ou dans les lieux impurs est a éviter absolument.

Quant au fait de ne pas consulter les charlatant mais les vraix sages, là tout le monde est d'accord et la question ne se pose même pas. Cela est valable pour toutes les sciences. Il faut en effet éviter les auto didactes et consulter ceux qui ont reçu leur enseignement par un maître autorisé et avoir reçu l'autorisation de celui-ci, et suivre l'enseignement du maître qui lui-même l'a reçu par chaine de transmission. Ceci est valable pour le fiqh, pour la spiritualité, pour le tajwid, mais aussi pour la médecine et toutes les sciences en général.

On eut aussi citer un auteur très apprécié dans ce forum, à savoir ibn Taymiyya, dans son al kalimatou at tayyib, qui rend le hirz coranique très clairement licite :

http://aqidasahiha.files.wordpress.com/2008/10/ibnou-taymiyyah-al-kalimou-t-tayyib1.jpg
http://aqidasahiha.files.wordpress.com/2008/10/ibnou-taymiyyah-al-kalimou-t-tayyib-003.jpg
http://aqidasahiha.files.wordpress.com/2008/10/ibnou-taymiyyah-al-kalimou-t-tayyib-0041.jpg

Cela pose un énorme problème aux défendeur de l'avis selon lequel le hirz coranique est un shirk, car ils sont pour la quasi totalité d'entre eux des grand partisant de ibn Taymiyya. Ainsi, ils utilisent l'argument selon lequel le livre d'ibn Taymiyya n'est pas 100% fiable dans son isnad. Les savant leur répondent que c'est le cas pour tous ces livres, et on sait d'ailleurs qu'il a eu une vie mouvementé, que Dieu ait son âme. On sait également qu'il suit l'avis majoritaire dans le plupart des pratiques spirituelles, comme l'autorisation du chapelet, la tradition de la science soufie, etc...

Un certains nombre d'auteur, dont la quasi totalité suive la nouvelle école du najd, ont rendu le hirz coranique illicite, parmi eux ibn Baz, ibn al Outhaymine, al Jabrin, al Fawzan, et presque tous les auteurs de ce courant.


Quant au hirz non coranique qui contient autre chose que du Coran, il y a effectivement divergence mais il y a toujours une majorité très marqué qui l'autorise dans les conditions suivantes :

- Le praticien et le malade doivent avoir la certitude qu'il ne s'agit que de cause et que c'est Allâh qui guerrit.
- l'amulette, comme toute protection ou exorcisme, ne doit pas contenir de shirk.
- Elle doit être en langue arabe et compréhensible par tous (parmi les arabophones
- Utiliser la parole d'Allâh et/ou Ses Noms et Attributs, azza wa jall (il y a donc de nombreuses sciences et application qui découlent des Noms et Attributs divins).
- Pratiquée par un véritable sage et connaisseur, qui sait bien comment il procède (à l'image d'un médecin qui prescrit des médicament en connaissance de caude).

On peut citer à ce propos ibn Hajr dans fath al Bari qui parle de ce qui se rapporte à l exorcisme :
 "Les savants sont unanimes quant au fait que le Roqya n'est permise que lorsqu'elle remplie les trois conditions suivantes :

Être fait avec la parole d'Allah (Le Quran) ou avec ses noms et attributs,
Être réalisé en langue Arabe,
Elle doit être compréhensible par autrui."

De nombreuses références reconnues ont aussi parlé des sciences des chiffres et des lettres en rapport avec le Coran et aux Noms et Attributs d'Allâh, comme par exemle le shaykh Abdel Qadir al Jilani surnomé "l'imam des hambalite" (cf son ouvrage al ghnia et beaucou d'autres), mais aussi des grands sages tels que le shaykh Abdel Karim al Jili (cf son commentaire de la basmala), le shaykh Abdel Aziz ad Dabbâgh (cf Kitab al ibriz), ou encore ar Rabi ibn Anas, ibn Abbas, ibn Masoud, Ikrimah, ash Sha3bi (cf pour tous ces Noms le commentaire de alif lam mim de at Tabari), etc etc... Il y a donc des sciences Coraniques en rapports à toutes ces choses, et le Coran étant une guerrison, pas étonnant que les sagesse fassent générer de toutes ces sciences des applications, de la même manière que les oussouli font générer du Coran et de la Sounnah des directives et des application concernant le licite, l illicite et les mou3amalat.

Certains diront que beaucoup de ces pratiques sont des héritages d'avant l'Islam. On peut donc citer le hadith suivant rapporter pas Mouslim, lorsque le Bien aimé sws fut interrogé par des sahabis sur le fait de savoir s'ils pouvaient continuer à pratiquer l'exorcisme comme ils le faisaient avant l'Islam :
« Faites comme vous faisiez mais ne faites pas de chirk ».

D'ailleurs, on peut noter par exemple qu'un auteur comme ibn Baz, dans ses fatawa concernant la roqya et l'exorcisme, reconnait que le sel, par exemple, bien que n'ayant pas de source textuelles directes, a des vertues positives et intéressantes pour la roqya et l'exorcisme. On sait par ailleurs que le sel était utilisé avant l'Islam et dans beaucoup de cultures.

Aussi, il est notoire que tous les prophètes étaient dans la voie de l'Unicité, et que de par leur statut ils ont bénéficié de connaissance profonde sur les choses subtiles, et on sait bien que certains ont eu des savoirs très avancé concernant l'occulte et l'exorcisme, comme Dawoud, Soulayman, Moussa, et bien d'autres, que la paix soit sur eux. Pour ce dernier d'ailleurs, c'est un exemple intéressant puisque certains de ses propos, rapporté par Allâh dans Son Livre Saint, azza wa jall, sont courament utilisé dans la roqya et la talismanie coranique. Le simple fait qu'ils soient raporté dans le Livre constitue une preuve évidente que ces science existaient avant l'Islam et qu'elles étaient dans la voie du Tawhid. Aussi, ont elle été probablement transmise et mise à jour par le Coran.

En effet, l'exorcisme est une science de la vie, et comme toutes ces science, l'Islam lui définit un cadre (la Loi) et une direction (l'Unicité Divine). En ce sens, comme toutes les sciences de la vie, ce qui était fait précédement n'est pas à rejeter, dès lors que rien est entâché de shirk.


Par cette intervention je ne cherche nullement à convaincre qui que ce soit, mais simplement rapeler certains princies essentiels :

- Le fait de ne as connaitre ou comprendre une science n'implique pas qu'elle constitue un shirk ou un kufr. C'est un principe que beaucoup d'auteurs ont du mal à appliquer, sous retextes qu'ils sont plus ou moins resecter dans d'autres sciences. Quand on ne sait pas on demande à ceux qui savent.

- Pour la quasi totalité des oulama, la talismanie ne constitue pas un shirk, dès lors qu'elle est apliquée dans la sagesse. Cet avis, qui rend mécréant les utilisateur de talislmant, est isolé. Aussi, il n'appartient pas à monsieur tout le monde de rendre son frère appostat sous pretxte qu'il suis l'avis de l'écrasante majorité des oulama, et sous prétexte d'un avis dissident aparut il y a deux ou trois cenbts ans. Chacun est libre de suivre ce qu'il veut pour lui-même mais il faut bien faire attention avec les mots "shirk" et "kufr", surtout quand on parle des autres car le Prophète sws a dit :« Toute personne qui dit à son frère : Ô mécréant ! L’un des deux subira cette parole : ou il a dit vrai, ou elle se retournera contre lui. ».

- Tout ceci, à plus forte raison car l'écrasante majorité est très claire quant à la licéité de la talismanie, et le Prophète sws a d'ailleurs dit : " En vérité ma communauté ne s'accordera jamais sur l'égarement. A chaque fois que vous assistez à un désaccord, accrochez vous fermement au groupe le plus large ", et aussi " Celui qui souhaite avoir les largesses du paradis, alors qu'il s'attache à la majorité ", et encore " Celui qui dévie du groupe de musulmans le plus large, même d'un empan, a coupé lui-même sa connexion avec l'Islam. ". En effet, la meilleure voie est celle de la sagesse, de l'union, et de la majorité.

- Enfin, avant de juger d'une pratique, il faut d'abord en avoir les clée de compréhension. Raporter à tout va des avis sur des science et des sujet qu'on ne maîtrise pas est un grand danger pour sois-même et pour les autres.


Wa Allâh a3lam.


as Salam alaykoum.



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mouhammed
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« Répondre #2 le: Avril 28, 2011, 21:51:40 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh   Le Prophète  a mis l'accent sur la gravité du port des amulettes en invoquant la malédiction d'Allah sur ceux qui en portent. Ouqbah Ibn 'Amir  a rapporté que le Prophète  a dit, une fois:  "Qu'Allah cause ruine et agitation à quiconque porte un talisman ou le fait porter à d'autres. [Recueilli par Ahmad et Al-Hakim.]

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Ray
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« Répondre #3 le: Avril 29, 2011, 05:06:45 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh   Le Prophète  a mis l'accent sur la gravité du port des amulettes en invoquant la malédiction d'Allah sur ceux qui en portent. Ouqbah Ibn 'Amir  a rapporté que le Prophète  a dit, une fois:  "Qu'Allah cause ruine et agitation à quiconque porte un talisman ou le fait porter à d'autres. [Recueilli par Ahmad et Al-Hakim.]

As Salam alaykoum.

Merci mon frère de ne pas prendre un hadith en dehors de son contexte pour lui faire dire ce que tu veux. Ceci est très grave et cela fait partie des péché qu'on peut facilement éviter en évitant de parler de chose qu'on ne maîtrise pas, on en ne manipulant pas les texte sans en avoir la compétance.

Il s'agit bien évidement ici des amulettes contenant du shirk comme cela existait à l'époque, et pas des amulettes autorisée, dont la licéité est reconnue par l'écrasante majorité de la oumma.


Salam.
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mouhammed
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« Répondre #4 le: Avril 29, 2011, 07:07:40 »
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alaykom salam oui akhi nous ne sommes pas idiot ,mais en ce qui concerne les ammulletes ou il y a des ecrit du coran les savants sont divisé.               Voici les propos des ulémas concernant les différents types d’amulettes et le jugement porté sur chaque type. Les propos renferment aussi des avertissements et des remarques utiles :

1/ Cheikh Soulaymane ibn Abd al-Wahhab a dit : « sachez que les ulémas parmi les compagnons et leurs successeurs et ceux venus après eux ont eu des avis divergents à propos du port des amulettes dont le contenu est extrait du Coran, des noms et attributs divins. Un groupe d’entre eux affirme que cela est permis. Ce groupe comprend Abd Allah ibn Amr ibn al-As et d’autres. Cet avis est encore apparemment partagé par Aïcha, et il est adopté par Djaafar al-Baqir et Ahmad, selon une version. Ils interprètent le hadith (allant dans le sens contraire) comme devant s’appliquer aux amulettes entachées de chirk. Quant à celles tirées du Coran et des noms et attributs divins, elles sont assimilables à l’exorcisme pratiqué sur la base de ces mêmes éléments. Je dis que cet avis correspond apparemment au choix d’Ibn al-Qayyim.

Un autre groupe affirme que cela n’est pas permis. C’est l’avis d’Ibn Abbas et Ibn Massoud. Il est aussi apparemment partagé par Houdhayfa, Uqba ibn Amr et Ibn Ukaym (P.A.a). Cet avis fut adopté par un groupe de la génération des successeurs immédiats des Compagnons notamment les disciples d’Ibn Massoud. C’est aussi l’avis d’Ahmad, selon une version choisie par un grand nombre de ses disciples et déclarée résolument juste par les générations postérieures de ses disciples. Ils tirent leurs arguments du hadith sus-indiqué et d’autres abondant dans le même sens. La portée dudit hadith est apparemment générale, car elle ne fait aucune distinction entre les amulettes tirées du Coran et les autres. Ce qui est différent de l’exorcisme dans laquelle cette distinction est nettement établie. Ceci est corroboré par le fait que les Compagnons qui ont rapporté ledit hadith ont compris que sa portée était générale, comme l’indiquent les propos d’Ibn Massoud cités plus haut.

D’après Abou Dawoud, Issa ibn Hamza a dit : « Je me suis rendu auprès d’Abd Allah ibn Ukaym et ai découvert qu’il portait des tâches rouges. Je lui ai dis : « pourquoi ne portes-tu pas une amulette ? » « Qu’Allah m’en protège ! Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quiconque attache quelque chose (amulette, talisman) à son corps sera abandonné à cette chose-là ».

Ce qui précède reflète une divergence de vues au sein des ulémas au sujet du port des amulettes confectionnées avec des éléments tirés du Coran et des noms et attributs divins… Que dire de ce qui a été inventé après eux en fait de formes d’exorcisme opéré avec l’usage de noms de démons et d’autres faits à l’aide d’objets que l’on accroche et auxquels on se cramponne pour se protéger. En plus l’on égorge [des animaux] en leur mémoire et les sollicite pour écarter un préjudice et réaliser un bien. Ce qui est un chirk pur adopté cependant par le majorité des gens ,à l’exception de ceux qu’Allah a bien voulu en sauver ?

Méditez sur ce que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit et sur la conduite de ses compagnons et leurs successeurs immédiats et les déclarations des ulémas postérieurs relatives à ce chapitre et aux autres chapitres du livre… Regardez ensuite ce que les dernières générations ont inventé, vous aurez alors une vision claire de l’état étrange dans lequel la religion du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) baigne dans tous les domaines. Allah est le seul garant de l’assistance.

Tayssir al-Aziz al-Hamid (p. 136-138).

2/ Cheikh Hafiz Hakami a dit : « Même si les amulettes ne contiennent que des éléments tirés du Coran et des hadith authentiques et clairs, la divergence de vues relative à leur port a bel et bien opposé les ancêtres pieux comme les Compagnons, leurs successeurs immédiats et les générations postérieures. En effet, les uns l’ont permis, comme cela a été rapporté d’Aïcha (P.A.A), d’Abou Djaafar Muhammad ibn Ali et d’autres ancêtres pieux. Les autres s’y sont opposés, l’ont réprouvé et estimé qu’il n’était pas permis. Parmi ce groupe figuraient Abd Allah ibn Ukaym, Abd Allah ibn Amr, Uqba ibn Amir, Abd Allah ibn Massoud et ses disciples comme al-Aswad et Alqama et ceux venus après eux comme Ibrahim an-Nakhaï et d’autres (puisse Allah le Très Haut leur accorder Sa miséricorde).

Nul doute que l’interdiction est plus à même d’écarter tout prétexte pouvant servir à justifier une croyance prohibée en particulier à notre époque. S’il est vrai que la majorité des Compagnons et leurs successeurs immédiats qui ont vécu à des époques nobles et saintes et qui étaient animé d’un cœur rempli de foi, l’avaient réprouvé, il est tout aussi vrai que le port des amulettes mérite beaucoup plus d’être réprouvé à notre époque marquée par des épreuves et des troubles. Comment en pourrait-il être autrement alors que la permission (du port des amulettes) a été exploitée comme un moyen et un astuce pour justifier des pratiques interdites ? Il en est ainsi du procédé qui consiste à écrire dans le cadre de la confection d’un talisman un verset, une sourate ou la basmala (au nom d’Allah…) ou d’autres éléments pour y ajouter par la suite des éléments démoniaques que ne connaît que celui qui est au fait du contenu de leurs livres.

Une des conséquences de la propagation des amulettes est que celles-ci empêchent leurs utilisateurs à se confier à Allah, le Puissant et Majestueux pour les pousser à dépendre des écrits qu’ils portent. Pire, les fabricants d’amulettes intimident leurs clients, même quand ces derniers sont absolument sains. En effet, il arrive que l’un des fabricants d’amulettes s’adresse à une personne, qui lui fait confiance et à laquelle le charlatan veut soustraire de l’argent, pour lui dire : « telle ou telle chose te frappera ou frappera ta famille ou tes biens » ou lui dire « tu as un compagnon issu des djinns » ou d’autres propos semblables. Et puis il lui décrit des choses, et des signes précurseurs provenant d’instigations sataniques, et tente par ce biais de lui faire croire que ses prédictions sont infaillibles et qu’il est tout compatissant à son égard et très soucieux de lui procurer des avantages. Quand le cœur de l’ignorant et idiot est gagné par la peur à cause des révélations qui lui sont faites, il se détourne de son Maître et se tourne entièrement et résolument vers le charlatan pour se réfugier auprès de lui et se confier à lui, à l’exclusion d’Allah, le Puissant et Majestueux et lui dire : « Comment échapper à ce que vous avez décrit ? Quel moyen faudrait-il utiliser pour le repousser ?  [Il lui parle] comme s’il était le seul à pouvoir nuire ou profiter. A ce stade, le charlatan réalise son espérance et commence à nourrir une grande ambition au sujet du don que son client pourrait lui faire. Le charlatan lui dit ensuite : « si vous me donnez tant et tant, je vous ferai une amulette protectrice longue de tant et large de tant… il se met à lui faire une description (détaillée) de son intervention grâce à des paroles embellies… et lui déclare que l’amulette est efficace contre telle et telle maladies… Ne voyez vous pas que nous sommes déjà en face du chirk mineur ? Pire ! C’est une déification d’un autre qu’Allah. C’est la dépendance d’un autre que Lui. C’est le recours à un autre que Lui. C’est se fier aux actes des créatures. C’est renoncer à sa religion. Satan aurait-il réussi à faire passer cet astuce sans l’entremise de son frère issu des démons à visage humain : «Dis: "Qui vous protège la nuit et le jour, contre le (châtiment) du Tout Miséricordieux?" Pourtant ils se détournent du rappel de leur Seigneur. » (Coran, 21 : 42).  3/ Les ulémas de la Commission Permanente ont dit :

« Les ulémas sont tous d’avis qu’il est interdit de porter des amulettes non extraites du Coran. Cependant, il y a divergence de vues en leur sein au sujet de celles dont le contenu provient du Coran. Certains en ont autorisé le port alors que d’autres l’ont interdit. Cette dernière position est plus plausible compte tenu de la portée générale des hadith et de la nécessité de bannir les prétextes.

Cheikh Abd al-Aziz ibn Baz, Cheikh Abd Allah ibn Ghoudayyan et Cheikh Abd Allah ibn Qaoud.

Fatawa de la Commission Permanente, 1/212.

                           

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Ray
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« Répondre #5 le: Avril 29, 2011, 13:56:13 »
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Salam alaykoum.

Tu cites ibn Baz, qui fait partie de la nouvelle école du Najd et je l'ai d'eilleurs cité précédement lus haut en exliquant que sur ce point là, comme dans beaucoup d'autres, ils suivent la position minoritaire.

Personne ne dit qu'il n'y a pas divergence, et personne n'a chercher à convaincre ceux qui suive la nouvelle école du najd de suire l'avis majoritaire, mais il fallait juste rappeler qu'ils suivent une position minoritaire et que de fait il faut bien se garder à employer des mots comme shikr ou kufr vis à vis d'autre musulmans qui seraient suceptible d'utiliser ce qui est permi par la majorité. Même si c'est un parti fortuné qui utilise sa richesse pour propager ses positions en masse, et chacun et libre de suivre ce qu'il veut là dessus aucun probleme, il n'en reste pas moins que c'est un mouvement réformateur qui adopte beaucoup de position minoritaire et/ou innové dans les ousoul.

Chacun est libre de les suivre ou de ne pas les suivre, mais ce qui est une erreur c'est de vouloir imposer leurs positions à tout le monde et faire croire aux autres qu'elle sont majoritaires et traditionnelles quand elles ne le sont pas.


Pour en revenir à la position majoritaire regardons par exemple ce qui dit ibn Abi Zayd, qui lui est une réelle référence dans la tradition du fiqh :
"Pas d'inconvénient à pratiquer la cautérisation et à faire des thérapies avec des formules tirées du Livre d'Allah, ou [tout au moins] pieuses. On peut également porter sur soi des inscriptions protectrices(ma'âdha) suspendues au cou et contenants des versets du Coran(écrits,enveloppés dans du tissu,du cuir...) "
http://www.doctrine-malikite.fr/forum/De-la-medication-licite--des-charmes-ruqa-et-des-presages-tira_m38349.html


Voir aussi ce lien qui expose les positions avec beaucoup plus de lucidité que ce que tu nous a posté :
http://www.islamophile.org/spip/Al-Mu-awwithatan-Les-Deux-Sourates.htmlhttp://www.islamophile.org/spip/Al-Mu-awwithatan-Les-Deux-Sourates.html


Salam alaykoum.
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« Répondre #6 le: Avril 29, 2011, 13:56:13 »
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L'utilisation des talismans et des amulettes en Islâm (An Nawawî, Ibn Abî Zayd Al Qayrawânî, Ibn Sumayt...)   

Allâh (subhâna wa ta 'âlâ) dit : « Nous faisons descendre du Qur°ân ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant. Cependant, cela ne fait qu'accroître la perdition des injustes. » [1]

Il y a dans le Qur°ân et les invocations tirées de la Sunnah de quoi guérir les corps et les cœurs. La Parole Divine s’adresse au descendant d'Âdam dans toutes ses dimensions. Les compagnons, pour se protéger, récitaient des invocations et les écrivaient parfois pour les enfants. On appelle cela un talisman (at ta°wîz) ou une amulette (al hirz).

A ce titre, l'Imâm Muhyi Ddîn An Nawâwî (rahimahu Llâh) a dit :

« Nous extrayons des Sunan d'Abû Dâwûd, At Tirmidhî, Ibn As Sunnî et d'autres, ces propos de 'Amr Ibn Shu'ayb, qu'il tenait de son père et de son grand-père : « Le Messager d'Allâh (salla Llâhu 'alayhi wa sallam) leur enseignait comment se prémunir de la frayeur [pendant le sommeil] par ces mots : « Je demande à Allâh de me préserver, en vertu de Ses paroles parfaites, de Sa colère, du mal de Ses serviteurs, des suggestions perverses des démons et leur présence. ». »

'Amr ajoute : « Mon père enseignait ces mots à ses enfants en âge de raison, et quant aux plus petits, il les écrivait [sur un papier] et les leur suspendait [au cou]. »

At Tirmidhî estime ce hadîth fiable (hasan). » [2]

Al Imâm Ibn Abî Zayd Al Qayrawânî (rahimahu Llâh) a également dit : « Il n'y a pas de mal à pratiquer la cautérisation ainsi que de pratiquer la thérapie par le Livre d'Allâh et la bonne parole. Il n'y a pas de mal non plus à porter sur soi (ma'âdha) des inscriptions protectrices issue du Qur°ân. » [3]

Al Imâm Sâlih Ul Abî Al Azharî (rahimahu Llâh) commenta cette parle en disant : « Elles sont utilisées dans dans un but de protection, que ce soit pour une personne malade ou en bonne santé, après avoir été misent à l'intérieur de quelque chose. » [4]

 

Précisons à ce sujet que le terme ma'âdha désigne des écritures qu'on recouvre par du tissu ou du cuir.

Et l'Imâm Zayn Ul 'Âbidîn Ibn Sumayt (hafîzahu Llâh) a répondu ainsi à des questions sur le sujet :

« Question : Quel est le statut juridique de l'écriture et du port des amulettes ?

Réponse : Il est permis d'écrire des amulettes qui ne comportent pas de termes inconnus. D'après la position correcte tenue par les savants fiables de la nation Muhammadienne, il est permis, pour un homme ou un animal, de les porter.

 

Dans Zâd Ul Ma'âd, Ibn Al Qayyîm mentionne un récit d'après Ibn Hibbân où il est dit : « J'ai questionné Ja'far ibn Muhammad Ibn 'Alî à propos du port des amulettes pour la protection (ta`wîdh). Il dit : « Si elles sont issues du Livre d'Allâh ou des paroles du Prophète (salla Llâhu 'alayhi wa sallam), portez-les et recherchez la guérison à travers elles. »

Il a aussi été rapporté de l'Imâm Ahmad qu'on l'a interrogé sur les amulettes que l'on porte après une affliction. Il a dit alors : « Je pense qu'il n'y a rien de mal à cela. »

'Abdu Llâh, le fils de l'Imâm Ahmad, a dit : « J'ai vu mon père écrire une amulette pour quelqu'un qui souffrait de crises d'angoisse et pour celui qui souffrait de fièvre après une affliction. »

Ibn Taymiyyah a dit dans ses jugements légaux : « Ils disent, d'après Ibn 'Abbâs (radiya Llâhu 'anhumâ), qu'il avait pour habitude d'écrire des paroles du Qur°ân et des évocations et d'ordonner aux malades de les diluer dans l'eau et les boire. Cela implique qu'un tel acte contient de la bénédiction et l'Imâm Ahmad s'est exprimé favorablement quant à sa permission. »

Question : Quels types d'amulette sont interdits par le hadîth : « Quiconque porte une amulette à commis un acte d'idolâtrie » ?

Réponse : Les savants ont dit que le terme « amulette » employé dans ce hadîth désigne la guirlande ou le collier qui étaient portés par les gens du temps de l'ignorance (al jâhiliyyah). Ils croyaient que cela repoussait les afflictions. Ceci est considéré comme de l'idolâtrie car ils voulaient repousser le mal à l'aide de ces choses, ou attirer le bien sans l'intervention d'Allâh. Une amulette qui contient les Noms d'Allâh ou Ses Paroles n'a rien à voir avec cela. » [5]

Les savants Ibn Taymiyyah et Ibn Al Qayyîm sont ici cités par l'Imâm Ibn Sumayt car ils sont tenus pour des références incontestables par les gens qui s'opposent à ces pratiques, notamment les wahhabites, démontrant par là la licéité des talismans par les sources mêmes des détracteurs de cette pratique.

Ce qui est donc interdit par la noble Sharî'ah sont les écritures comportant de l'association ou de la sorcellerie. Mais après l'avènement de l'Islâm, cela a été remplacé par de meilleurs moyens de protection qui ne font appel qu'à la Puissance d'Allâh (ta 'âlâ), comme Ses Noms ou Ses versets.

 

Et Allâh est plus Savant.

 

Notes :

 

[1] Sourate 17 – Verset 82.

 

[2] Kitâb Ul Adhkâr de l'Imâm Muhyi Ddîn An Nawawî.

 

[3] Ar Risâlah de l'Imâm Ibn Abî Zayd Al Qayrawânî.

 

[4] Thamr Ud Dânî de l'Imâm Sâlih Ul Abî Al Azharî.

 

[5] Ajwibat Ul Ghâliyyah de l'Imâm Zayn Ul 'Âbidîn Ibn Sumayt.

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« Répondre #7 le: Avril 29, 2011, 14:00:44 »
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L'utilisation des talismans :


Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant. Cependant, cela ne fait qu'accroître la perdition des injustes. (17 : 82)

Il y a dans le Qur-ân et les invocations de la Sunnah de quoi guérir les corps et les cœurs. La Parole Divine s’adresse au Fils d’Âdam dans toutes ses dimensions. Les compagnons, pour se protéger, récitaient des invocations et les écrivaient parfois pour les enfants. On appelle cela ta`wîzhirz en arabe (talisman ou amulette).

L'Imâm an-Nawâwî (qu’Allâh lui fasse miséricorde) rapporte dans Kitâb al-Adhkâr, au chapitre « Que doit-on dire lorsqu'on est effrayé dans le sommeil » :

« Nous extrayons des Sunans d'Abû Dâwûd, Tirmidhî, Ibn as-Sunnî et d'autres, ces propos de `Amr b. Shu`ayb, qu'il tenait de son père et de son grand-père : "L'Envoyé d'Allâh (sallâ-Llâhu `alayhi wa sallam) leur enseignait comment se prémunir de la frayeur [pendant le sommeil] par ces mots :

Je demande à Allâh de me préserver, en vertu de Ses paroles parfaites, de Sa colère, des méfaits (litt : du mal) de Ses serviteurs, des suggestions perverses des démons et leur présence.

A`ûdhu bi-kalimati-Llâhi-t-tammati min ghadabihi wa sharri `abdihi wa min hamazâti-sh-shayâtîn wa-an yahdurûn

`Amr ajoute : "Mon père enseignait ces mots à ses enfants en âge de raison, et quant aux plus petits, il les écrivait [sur un papier] et les leur suspendait [au cou]."

Tirmidhî estime ce Hadîth fiable. »

Fin de citation.

Il est rapporté dans ar-Risâlah (l’Epître) de notre maître Ibn Abî Zayd al-Qayrawanî (qu’Allâh lui fasse miséricode), un ouvrage de référence dans l’école Mâlikite :

« Il n’y a pas de mal à faire usage de la thérapie par les nobles paroles (ruqya), contre le mauvais œil et d’autres mots, à s’aider de la récitation des paroles protectrices, ainsi que des remèdes médicaux, des médicaments de la phlébotomie, de la cautérisation. La saignée est un traitement recommandé. »

Plus loin il dit :

« Il n’y a pas d’inconvénient dans la cautérisation, ainsi que dans la thérapie par le Livre d’Allâh et la bonne parole. Il n’y a pas de mal à porter sur soi des inscriptions protectrices (ma`âdha) issue du Qur-ân. »

Fin de citation.

Le terme ma`âdha désigne des écritures qu’on recouvre par du tissu, ou du cuir.

Notre maître, le savant Shâfi`ite, l’Imâm al-Habîb Zayn Ibn Sumayt (qu’Allâh le préserve) a répondu ainsi à des questions sur le sujet :

« Quel est le statut juridique de l’écriture et du port des amulettes ?

Réponse : Il est permis d’écrire des amulettes qui ne comportent pas de termes inconnus. D’après la position correcte tenue par les savants fiables de la nation Muhammadienne, il est permis, pour un homme ou un animal, de les porter. Dans Zâd al-Ma`âd, Ibn al-Qayyîm mentionne un récit d’après Ibn Hibbân :

‘J’ai questionné Ja`far ibn Muhammad ibn `Alî (ndT : as-Sâdiq) à propos du port des amulettes pour la protection (ta`wîdh). Il dit : Si elles sont issues du Livre d’Allâh ou des paroles du Prophète (sallâ-Llâhu `alayhi wa-sallam), portez –les et recherchez la guérison à travers elles.

Il a aussi été rapporté par l’Imâm Ahmad qu’on l’a intérrogé sur les amulettes que l’on porte après une affliction. Il a dit : J’espère qu’il n’y a rien de mal à cela.

`Abdu-Llâh, le fils de l’Imâm Ahmad a dit : J’ai vu mon père écrire une amulette pour quelqu’un qui souffrait de crises d’angoisse (aladhî yafza`) et pour celui qui souffrait de fièvre après une affliction.’

Ibn Taymiyya a dit dans ses jugements légaux : ‘Ils disent, d’après Ibn `Abbâs (qu’Allâh les agrée), qu’il avait pour habitude d’écrire des paroles du Qur-ân et des évocations et d’ordonner aux malades de les diluer dans l’eau et les boire. Cela implique qu’un tel acte contient de la bénédiction et l’Imâm Ahmad s’est exprimé sur sa permission.’

Quels types d’amulette sont interdits par le Hadîth : ‘Quiconque porte une amulette à commis un acte d’idolâtrie’ ?

Réponse : Les savants ont dit que le terme ‘amulette’ employé dans ce Hadîth désigne la guirlande ou le collier qui étaient portés par les gens du temps de l’ignorance. Ils croyaient que cela repoussait les afflictions. Ceci est considéré comme de l’idolâtrie car ils voulaient repousser, à l’aide de ces choses, le mal ou attirer le bien sans l’intervention d’Allâh. Une amulette qui contient les Noms d’Allâh ou Ses Paroles n’a rien à voir avec cela. »

Fin de citation.

Les savants Ibn Taymiyya et Ibn al-Qayyîm sont cités par le Shaykh car ils sont tenus pour des références incontestables par les gens qui s’opposent à ces pratiques.

Ce qui est donc interdit par la noble Sharî`a sont les écritures comportant de l’association ou de la sorcellerie. Mais après l’avènement de l’Islam, cela a été remplacé par de meilleurs moyens de protection qui ne font appel qu’à la Puissance d’Allâh ta`ala, comme Ses Noms ou Ses versets. Wa-Llâhu a`lâm.

Sources et compléments :

Biographie d’al-Habîb Zayn ibn Sumayt :
http://www.islamophile.org/spip/Al-H...bn-Sumayt.html

Issues of Controversies (al-Habîb Zayn ibn Sumayt) :
http://marifah.net/articles/Issuesof...-HabibZayn.pdf

Using Ta`wiz :
http://qa.sunnipath.com/issue_view.a...D=1999&CATE=99

L'effet curatif des versets coraniques :
http://www.islamophile.org/spip/L-ef...s-versets.html



« Dernière édition: Avril 29, 2011, 20:53:24 par mousliha » Journalisée
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« Répondre #8 le: Septembre 23, 2011, 20:17:36 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

Quelqu'un pourrais m'expliquer car je ne comprends plus rien...

Sur ce fil de discussion il est dit qu'il y a divergence entre les savants sur le fait que le port d'une amulette "hirz", ou sur papier ou autre (si j'ai bien compris) contenant des versets coranique est licite ou interdit.
De l'autre côté sur un poste plus haut qui parle de superstition, il est dit qu'utiliser des portes bonheurs contenant des paroles du Coran est prohibé....

Parallèlement lorsque j'ai écrit mon poste sur la "lettre de Ali contre les djinns"( c'est une feuille (que l'on accroche au mur) contenant des paroles du Coran) et on m'avais dit que c'était de la bid'a. Comme c'est de la bid'a on ne doit pas l'utiliser, mais si on prends en compte le fait que selon les propos les textes qu'a posté "Ray" "la majeure partie "des savants autoriseraient le fait d'utiliser une parole coranique alors cela reviendrait à dire que l'on pourrait accrocher cette lettre au mur(car elle contient du Coran). Undecided

Une âme charitable pourrait m'expliquer cela, car je n'y comprends plus rien! Pour moi le fait d'utiliser des paroles coranique sur des talisman, feuille... ou autre était une bid'a. Mais maintenant le texte plus haut contredit ma pensée.

Es-ce que tout les hadiths cité plus haut sont tous authentique?
Dans ce genre de cas,il vaudrait mieux s'abstenir d'utiliser de telles méthodes?

Je vais aussi poster ces question sur le sujet qui parle de la superstition pour avoir plus de réponse, j'espère que sa ne gênera pas les modérateurs.


 :baraka2n pour vos réponses
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #9 le: Septembre 23, 2011, 22:12:11 »
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 Salam Alaykoum

Je te laisse cette longue réponse, elle te confirmera ce que tu pensais  InchAllah
 MachAllah c'est très intéressant

Qu  allah Razza wa jal nous éloigne de tous ça

Question:
Je voudrais savoir s’il est permis de porter des amulettes. J’ai lu le livre sur l’Unicité divine et d’autres livres écrits par Bilal Philipes. Cependant, j’ai trouvé dans al-Muwatta certains hadith qui autorisent certaines catégories d’amulettes. En plus, le livre sur l’unicité divine a mentionné qu’un groupe des ancêtres pieux tolérait leur port. Ces hadith se trouvent dans la partie 50 du Muwatta et portent les numéros 4, 11 et 14.
J’espère recevoir votre réponse notamment une information relative à l’authenticité de ces hadith et d’autres renseignements sur le sujet. Je vous remercie.



Réponse

Louange à Allah

Premièrement, nous n’avons pas pu retrouver les hadith que l’auteur de la question nous demande de vérifier à cause de notre manque de connaissance au sujet de ces hadith précisément. L’auteur de la question nous indique qu’ils se trouvent dans le tome 50 du Muwatta alors que l’édition que nous connaissons consiste en un seul tome ! C’est pourquoi nous allons citer les hadith que nous pouvons évoquer à ce sujet puis nous expliquerons, s’il plaît à Allah, le jugement émis par les ulémas à leur égard. Peut-être certains d’entre eux font-ils partie de ceux que vous voulez :

1/ D’après Abd Allah ibn Massoud, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) détestait dix choses : l’usage du parfum jaune (khalouq), la teinte des cheveux (en noir), le port d’un pagne trop long, le port d’une bague en or (pour les hommes), la frappe du sol par l’arrière du pied pour faire apparaître les bijoux portés aux chevilles), l’exhibition des bijoux en dehors des endroits appropriés, la pratique de l’exorcisme avec d’autres moyens que les Protectrices, le port d’amulettes, le détournement de l’eau (sperme) de son cours (naturelle) et la détérioration de la santé d’un enfant. Mais il ne prohibait pas [les rapports sexuels avec une femme en période d’allaitement] (rapporté par an-Nassaï, 50880 et par Abou Dawoud, 4222). Le terme khalouq désigne une espèce de parfum de couleur jaune.

« le détournement de l’eau (sperme) de son cours naturel » signifie son détournement du sexe féminin.

« La détérioration (vulnérabilité) de « l’enfant » signifie que si les rapports sexuels avec une femme en période d’allaitement entraîne une grossesse celle-ci provoque la détérioration de la qualité du lait de l’allaitante (ce qui fragilise l’enfant qui s’en nourrira).

« Il ne le prohibait pas » signifie qu’il réprouvait qu’on ait des rapports sexuels avec une femme allaitante, mais ne l’interdisait pas.

Ce hadith a été jugé faible par Cheikh al-Albani dans Dhaif an-Nassaï, 3075.

2/ D’après Zaynab, la femme d’Abd Allah Ibn Massoud, celui-ci a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Certes, le recours à l’exorcisme, le port d’amulettes et l’usage de Tiwala relèvent du chirk ».

-         « Je lui ai dit : pourquoi dis-tu cela ? Au nom d’Allah ! Mon œil me faisait mal et je fréquentais un guérisseur juif et son exorcisation calmait la douleur ».

-         Abd Allah dit : ce n’était dû qu’à une intervention de Satan ; il te touchait de sa main puis s’en éloignait quand le juif t’exorcisait. Il te suffit de dire ce que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) avait l’habitude de dire, à savoir : « Fais disparaître le mal, ô Maître des humains ! Guéris car tu es le Guérisseur. Point de guérison en dehors de celle que Tu opères ; elle ne laisse subsister aucune affection (rapporté pas Abou Dawoud, 3883 et par Ibn Madja, 3530). Ce hadith a été déclaré authentique par Cheikh al-Albani dans as-silsila as-sahiha, 331 et 2972.

 

3/ Uqba ibn Amir affirme avoir entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Puisse Allah ne jamais mener à bon terme les affaires de quiconque porte une amulette. Puisse Allah ne jamais accorder Sa protection à quiconque porte une wada (curie ?) (rapporté par Ahmed, 16951).

Ce hadith a été jugé faible par Cheikh al-Albani dans Dhail al-djami, 5703.

4/ D’après Uqba ibn Amir al-Djuhani, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) accueillit un groupe de personnes et reçut le serment d’allégeance de neuf d’entre eux et s’abstient d’en faire de même pour le dixième.

– « Vous avez reçu le serment d’allégeance de neuf et ne l’avez pas fait pour celui-ci ? ! »

– « Il est porteur d’une amulette »

L’homme introduisit sa main et coupa l’amulette. C’est alors que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) reçut son serment d’allégeance et dit : « Quiconque porte une amulette tombe dans l’idolâtrie » (rapporté par Ahmad, 16969).

Ce hadith a été déclaré authentique par Cheikh al-Albani dans as-silsila as-sahiha, 492.

Deuxièmement, Tamaïm (amulettes) est le pluriel de tamima. Celle-ci désigne ce que l’on attache autour du cou des enfants et des adultes ou le met dans les maisons et les véhicules en fait de perles et dans le but de protéger contre le mal notamment le mauvais œil ou de se procurer un avantage.

Voici les propos des ulémas concernant les différents types d’amulettes et le jugement porté sur chaque type. Les propos renferment aussi des avertissements et des remarques utiles :

1/ Cheikh Soulaymane ibn Abd al-Wahhab a dit : « sachez que les ulémas parmi les compagnons et leurs successeurs et ceux venus après eux ont eu des avis divergents à propos du port des amulettes dont le contenu est extrait du Coran, des noms et attributs divins. Un groupe d’entre eux affirme que cela est permis. Ce groupe comprend Abd Allah ibn Amr ibn al-As et d’autres. Cet avis est encore apparemment partagé par Aïcha, et il est adopté par Djaafar al-Baqir et Ahmad, selon une version. Ils interprètent le hadith (allant dans le sens contraire) comme devant s’appliquer aux amulettes entachées de chirk. Quant à celles tirées du Coran et des noms et attributs divins, elles sont assimilables à l’exorcisme pratiqué sur la base de ces mêmes éléments. Je dis que cet avis correspond apparemment au choix d’Ibn al-Qayyim.

Un autre groupe affirme que cela n’est pas permis. C’est l’avis d’Ibn Abbas et Ibn Massoud. Il est aussi apparemment partagé par Houdhayfa, Uqba ibn Amr et Ibn Ukaym (P.A.a). Cet avis fut adopté par un groupe de la génération des successeurs immédiats des Compagnons notamment les disciples d’Ibn Massoud. C’est aussi l’avis d’Ahmad, selon une version choisie par un grand nombre de ses disciples et déclarée résolument juste par les générations postérieures de ses disciples. Ils tirent leurs arguments du hadith sus-indiqué et d’autres abondant dans le même sens. La portée dudit hadith est apparemment générale, car elle ne fait aucune distinction entre les amulettes tirées du Coran et les autres. Ce qui est différent de l’exorcisme dans laquelle cette distinction est nettement établie. Ceci est corroboré par le fait que les Compagnons qui ont rapporté ledit hadith ont compris que sa portée était générale, comme l’indiquent les propos d’Ibn Massoud cités plus haut.

D’après Abou Dawoud, Issa ibn Hamza a dit : « Je me suis rendu auprès d’Abd Allah ibn Ukaym et ai découvert qu’il portait des tâches rouges. Je lui ai dis : « pourquoi ne portes-tu pas une amulette ? » « Qu’Allah m’en protège ! Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Quiconque attache quelque chose (amulette, talisman) à son corps sera abandonné à cette chose-là ».

Ce qui précède reflète une divergence de vues au sein des ulémas au sujet du port des amulettes confectionnées avec des éléments tirés du Coran et des noms et attributs divins… Que dire de ce qui a été inventé après eux en fait de formes d’exorcisme opéré avec l’usage de noms de démons et d’autres faits à l’aide d’objets que l’on accroche et auxquels on se cramponne pour se protéger. En plus l’on égorge [des animaux] en leur mémoire et les sollicite pour écarter un préjudice et réaliser un bien. Ce qui est un chirk pur adopté cependant par le majorité des gens ,à l’exception de ceux qu’Allah a bien voulu en sauver ?

Méditez sur ce que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit et sur la conduite de ses compagnons et leurs successeurs immédiats et les déclarations des ulémas postérieurs relatives à ce chapitre et aux autres chapitres du livre… Regardez ensuite ce que les dernières générations ont inventé, vous aurez alors une vision claire de l’état étrange dans lequel la religion du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) baigne dans tous les domaines. Allah est le seul garant de l’assistance.

Tayssir al-Aziz al-Hamid (p. 136-138).

2/ Cheikh Hafiz Hakami a dit : « Même si les amulettes ne contiennent que des éléments tirés du Coran et des hadith authentiques et clairs, la divergence de vues relative à leur port a bel et bien opposé les ancêtres pieux comme les Compagnons, leurs successeurs immédiats et les générations postérieures. En effet, les uns l’ont permis, comme cela a été rapporté d’Aïcha (P.A.A), d’Abou Djaafar Muhammad ibn Ali et d’autres ancêtres pieux. Les autres s’y sont opposés, l’ont réprouvé et estimé qu’il n’était pas permis. Parmi ce groupe figuraient Abd Allah ibn Ukaym, Abd Allah ibn Amr, Uqba ibn Amir, Abd Allah ibn Massoud et ses disciples comme al-Aswad et Alqama et ceux venus après eux comme Ibrahim an-Nakhaï et d’autres (puisse Allah le Très Haut leur accorder Sa miséricorde).

Nul doute que l’interdiction est plus à même d’écarter tout prétexte pouvant servir à justifier une croyance prohibée en particulier à notre époque. S’il est vrai que la majorité des Compagnons et leurs successeurs immédiats qui ont vécu à des époques nobles et saintes et qui étaient animé d’un cœur rempli de foi, l’avaient réprouvé, il est tout aussi vrai que le port des amulettes mérite beaucoup plus d’être réprouvé à notre époque marquée par des épreuves et des troubles. Comment en pourrait-il être autrement alors que la permission (du port des amulettes) a été exploitée comme un moyen et un astuce pour justifier des pratiques interdites ? Il en est ainsi du procédé qui consiste à écrire dans le cadre de la confection d’un talisman un verset, une sourate ou la basmala (au nom d’Allah…) ou d’autres éléments pour y ajouter par la suite des éléments démoniaques que ne connaît que celui qui est au fait du contenu de leurs livres.

Une des conséquences de la propagation des amulettes est que celles-ci empêchent leurs utilisateurs à se confier à Allah, le Puissant et Majestueux pour les pousser à dépendre des écrits qu’ils portent. Pire, les fabricants d’amulettes intimident leurs clients, même quand ces derniers sont absolument sains. En effet, il arrive que l’un des fabricants d’amulettes s’adresse à une personne, qui lui fait confiance et à laquelle le charlatan veut soustraire de l’argent, pour lui dire : « telle ou telle chose te frappera ou frappera ta famille ou tes biens » ou lui dire « tu as un compagnon issu des djinns » ou d’autres propos semblables. Et puis il lui décrit des choses, et des signes précurseurs provenant d’instigations sataniques, et tente par ce biais de lui faire croire que ses prédictions sont infaillibles et qu’il est tout compatissant à son égard et très soucieux de lui procurer des avantages. Quand le cœur de l’ignorant et idiot est gagné par la peur à cause des révélations qui lui sont faites, il se détourne de son Maître et se tourne entièrement et résolument vers le charlatan pour se réfugier auprès de lui et se confier à lui, à l’exclusion d’Allah, le Puissant et Majestueux et lui dire : « Comment échapper à ce que vous avez décrit ? Quel moyen faudrait-il utiliser pour le repousser ?  [Il lui parle] comme s’il était le seul à pouvoir nuire ou profiter. A ce stade, le charlatan réalise son espérance et commence à nourrir une grande ambition au sujet du don que son client pourrait lui faire. Le charlatan lui dit ensuite : « si vous me donnez tant et tant, je vous ferai une amulette protectrice longue de tant et large de tant… il se met à lui faire une description (détaillée) de son intervention grâce à des paroles embellies… et lui déclare que l’amulette est efficace contre telle et telle maladies… Ne voyez vous pas que nous sommes déjà en face du chirk mineur ? Pire ! C’est une déification d’un autre qu’Allah. C’est la dépendance d’un autre que Lui. C’est le recours à un autre que Lui. C’est se fier aux actes des créatures. C’est renoncer à sa religion. Satan aurait-il réussi à faire passer cet astuce sans l’entremise de son frère issu des démons à visage humain : «Dis: "Qui vous protège la nuit et le jour, contre le (châtiment) du Tout Miséricordieux?" Pourtant ils se détournent du rappel de leur Seigneur. » (Coran, 21 : 42).

Par ailleurs, il (le charlatan) mélange ses talismans avec des éléments coraniques. Et l’usager le porte même quand il n’est pas en état de propreté rituelle, il conserve l’amulette même quand son état de propreté rituelle est rompu par une souillure mineure ou majeure. Il le porte partout et ne lui reconnaît aucun caractère saint incompatible avec son contact avec une chose quelconque… Au nom d’Allah, personne n’a méprisé le livre d’Allah comme ces athées prétendument musulmans l’ont fait ! Au nom d’Allah, le Coran n’a été révélé que pour être lu et appliqué à travers l’observance de ses ordres , l’abandon de ses interdits, l’admission de ses informations, le respect de ses limites, la méditation de ses exemples, la réflexion sur ses récits et la croyance en lui : « Tout vient de notre Maître ».

Ces gens-là (les fabricants d’amulettes) ont annulé tout cela et l’ont jeté loin derrière eux et n’ont conservé que les lettres afin d’en faire un moyen comme les autres de gagner une substance illicite.

Si un roi ou un prince écrivait à l’un de ses sujets pour lui dire de faire une telle chose ou de s’en abstenir et de transmettre l’ordre ou la défense à ceux placés sous son autorité et si le premier destinataire de la correspondance la prenait et refusait de la lire et s’abstenait de ce fait de réfléchir sur l’ordre et la défense (qu’elle contient) et ne la transmettait pas aux autres destinataires mais se contentait de l’attacher autour de son cou ou son épaule et ne tenait aucun compte de son contenu, le roi lui infligerait la peine la plus sévère et le punirait de la pire manière… Que dire alors de la révélation de l’Omnipotent aux cieux et sur la terre, Celui qui constitue l’idéal suprême dans le ciel et sur la terre, Celui qui est le seul à mériter la louange ici-bas comme dans l’au-delà, Celui vers qui les affaires retournent ?

Adorez-le. Confiez-vous à Lui. Il me suffit ! Point de dieu en dehors de Lui. Je me confie à Lui. Il est le propriétaire de l’immense Trône :

« Si elles (les amulettes) dérivent d’autres sources que les Deux Révélations , elles sont alors sans nul doute entachés du chirk. Bien plus, elles ressemblent aux flèches de divination dans leur éloignement des pratiques caractéristiques des musulmans.

Si elles (les amulettes) dérivent d’autres sources que les Deux Révélations comme les talismans des juifs et des adorateurs des temples, des étoiles et des anges, et des utilisateurs des djinns et leurs semblables, ou sont fabriqués à partir de khazar, d’arcs de cercles en fer ou d’autres matières, leur port relève du chirk sans aucun doute. C’est parce qu’elles ne font pas partie des moyens licites ni des remèdes connus. Leurs usagers leur confèrent des vertus intrinsèques qui les rendent apte à éradiquer les douleurs d’elles-mêmes. C’est le pouvoir que les idolâtres de l’époque antéislamique reconnaissaient à leurs idoles. En outre, les amulettes ressemblent aux flèches de divination dont les gens de l’époque antéislamique se munissaient et les utilisaient quand ils voulaient réaliser une affaire. Ces flèches étaient au nombre de trois : l’une portait l’inscription : « fais », une autre l’inscription « ne fais pas » et la troisième ne portait rien. Quand le tirage faisait sortir celle qui porte « fais » l’on exécutait son projet. Quand il faisait sortir celle qui porte « ne fais pas », ou s’abstenait. Quand celle dépourvue d’inscription sortait, ou reprenait toute l’opération. Allah le Très Haut nous y a substitué la prière de consultation et Son invocation. Qu’Il en soit loué.

En somme, les amulettes tirées d’une source autre que le Coran et la Sunna sont assimilables auxdites flèches auxquelles elles ressemblent en ceci qu’elles impliquent une fausse croyance, contraire à la loi (musulmane) et étrangère aux pratiques des musulmans. C’est-à-dire celles qui caractérisent leur manière de vivre. En effet, les adeptes de l’unicité absolu d’Allah sont très éloignés de ces pratiques, car la foi qui les anime est assez importante pour les rendre invulnérables à de telles croyances. Ils sont assez importants et assez convaincus pour ne pas avoir besoin de se confier à un autre qu’Allah ou de se fier à Lui. C’est auprès d’Allah que l’on cherche assistance. Voir Maaridj al-qaboul, 2/510-512.

L’interdiction du port des amulettes même extraites du Coran est l’avis de nos maîtres religieux :

3/ Les ulémas de la Commission Permanente ont dit :

« Les ulémas sont tous d’avis qu’il est interdit de porter des amulettes non extraites du Coran. Cependant, il y a divergence de vues en leur sein au sujet de celles dont le contenu provient du Coran. Certains en ont autorisé le port alors que d’autres l’ont interdit. Cette dernière position est plus plausible compte tenu de la portée générale des hadith et de la nécessité de bannir les prétextes.

Cheikh Abd al-Aziz ibn Baz, Cheikh Abd Allah ibn Ghoudayyan et Cheikh Abd Allah ibn Qaoud.

Fatawa de la Commission Permanente, 1/212.

4/ Cheikh al-Albani (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Cette aberration ne cesse de se propager au sein des bédouins, des paysans et de certains milieux d’urbains. Les manifestations en consistent dans les perles accrochées au rétroviseur par certains automobilistes, et la vieille chaussure accrochée à l’avant ou à l’arrière du véhicule, et le fer à cheval fixé à l’entrée de maison ou de la boutique pour conjurer le mauvais œil, selon eux. Il en existe d’autres qui tendent à se généraliser à cause de l’ignorance de la foi en l’unicité absolue d’Allah et les pratiques polythéistes et idolâtres qui lui sont incompatibles et pour l’éradication desquelles les messagers ont été envoyés et les livres révélés. Ce n’est qu’auprès d’Allah qu’on doit se plaindre de l’ignorance et de l’éloignement de la religion qui prévalent au sein des musulmans contemporains.

Silsilatou al-ahadith as-sahiha, 1/890- (492). Allah le sait mieux.

 


Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid





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« Dernière édition: Septembre 23, 2011, 22:13:48 par ilhame » Journalisée

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« Répondre #10 le: Septembre 24, 2011, 17:12:08 »
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 Baraka Allahou Fik ma sœur pour cette réponse, je ne m'attendait pas à avoir une réponse aussi rapide!
Tu as pris le temps de me répondre (je vois aussi que tu a perdu quelques heures de sommeil par ma faute, désolé ma sœur ).

J'essaye de convaincre la sœur qui m'a parler de cette divergence entre les savants concernant les hirz sur lequel on écrirait des versets du Coran. J'aurais du être plus précise, le problème est qu'elle dit que seul les wahhabites sont contre le port de hirz (talisman) coranisé....

 Baraka Allahou Fik pour ta réponse
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« Répondre #11 le: Septembre 24, 2011, 17:55:46 »
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J'ai oublié de précisé une chose qui n'a peut être pas d'importance ...  Huh? Mais c'est un Cheikh soufi qui lui a donné ce hirz.  Ce Cheikh lui a demander le nom de sa mère, et il lui avait donner un premier talisman qu'elle devait mettre en hauteur dans la maison.
Il lui a redonner un second talisman qu'il dit avoir coraniser (le premier je ne sais pas s'il l'était).
Le fait qu'il lui ai demandé le nom de sa mère ma tout de suite parut étrange car c'est l'un des signes de la description d'un charlatan.
Pour moi un Cheikh n'a pas a demander cela, mais elle pense que ce n'est pas forcément un signe de sorcier, qu'il y a des choses qui se ressemblent forcément( entre sorcier et raqi), et elle m'a précisé qu'il écrit sur le hirz pour pouvoir l'identifier avec cette invocation : "Ô allah protège une telle, fille de une telle ..."

Elle s'appuie sur le hadith de At-Tirmidhi :
Abdou l-Lah Ibnou 3Amr a dit : "Nous enseignions à nos enfants les ‘ayah du Qur’an. Pour ceux qui n’avaient pas encore atteint la puberté, nous les écrivions sur une feuille que nous accrochions à leurs cous "

Ce dernier hadith est authentique? Que pensez vous de cet homme?

Désolé pour ces questions.
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« Répondre #12 le: Septembre 24, 2011, 18:02:48 »
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C'est avec plaisir ma  Sourire Mouslima  El Hamdoulilah

D'ailleur je te laisse ce lien qui pourra t'eclairer un peu plus  InchAllah http://www.mosquee-lyon.org/forum3/index.php/topic,19675.0.html

J'espere  InchAllah que ton amie ne tombera pas dans du chirk

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« Répondre #13 le: Septembre 25, 2011, 10:27:04 »
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 Baraka Allahou Fik ma sœur.

J'avais déjà lu ce lien  Wink.
Ces informations se trouvent aussi dans le livre "guérir la sorcellerie et le mauvais œil selon le Coran et la Sunna authentique" du Shaykh Wahîd Abdussalâm Bâlî.(comment reconnaitre un sorcier)
C'est aussi ce que me dit mes leçons de tawhid (le fait que l'on ne doit pas utiliser de talisman qu'il soit "coranisé" ou non), je vais essayer de m'appuyer sur ces éléments  InchAllah en espérant qu'elle n'en utilisera pas.

Merci encore.
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« Répondre #14 le: Septembre 25, 2011, 21:49:02 »
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wA FIK BARAKA  allah ma  Sourire Mouslima  Wink

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