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Auteur Fil de discussion: Puis-je donner la zakat à mon frère ?  (Lu 21972 fois)
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fathia89
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« le: Octobre 19, 2010, 12:24:10 »
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 Salam Alaykoum Salam Alaykoum

Puis-je donner la zakat à mon frére? il travail mais il n'a pas mis d'argent de côté pour son mariage.

 Baraka Allahou Fik pour vos réponses.

« Dernière édition: Octobre 19, 2010, 12:24:30 par Zahiya » Journalisée
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« Répondre #1 le: Octobre 19, 2010, 12:25:54 »
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 Salam Alaykoum

Le Coran nous informe très clairement à ce sujet.  Smiley

"Les aumônes sont destinées : aux pauvres et aux nécessiteux, à ceux qui sont chargés de les recueillir et de les répartir, à ceux dont les coeurs sont à rallier, au rachat des captifs, à ceux qui sont chargés de dettes, à la lutte dans le chemin de Dieu et au voyageur. Tel est l'ordre de Dieu. Dieu sait et il est juste."



Sourate 9, Verset 60

Mais vu que ton frère travaille, penses tu que c'est la personne la plus nécessiteuse à qui il faut donner la Zakat ?

 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Octobre 19, 2010, 12:35:59 par admin » Journalisée

ibn al quaim
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« Répondre #2 le: Octobre 19, 2010, 20:14:37 »
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 Salam Alaykoum


Cheikh Muhammad ibn Salih al-Uthaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé  sur le statut de la remise  de la petite zakat à des proches parents pauvres. Il a répondu ainsi:« Il est permis de remettre la petite et la grande zakat aux proches parents pauvres. Bien plus, ils le méritent mieux que les étrangers puisqu'en la leur donnant on fait à la fois une aumône et un don permettant le renforcement du lien de parenté, à condition toutefois que cela ne constitue pas un moyen de protéger ses biens. Ce qui est le cas, quand les bénéficiaires font partie de ceux que le donneur doit prendre en charge. Dans ce cas, il n'est pas permis au donneur  de satisfaire les besoins des bénéficiaires grâce à sa zakat, car, en le faisant , il économise ses dépenses, ce qui n'est  absolument pas permis.


 Aussi, le parent auquel il est permis de donner la zakat est il celui qu'on n' a pas à prendre en charge. Celui-ci là mérite mieux que un étranger de recevoir la zakat de ses parents, compte tenu de la parole du Prophète  Salla-llah allahi wa salam : «Ton aumône qui profite à ton proche parent remplit la double fonction d'aumône et de don pour consolider le lien de parenté.»

Madjmou' fatawa Cheikh Ibn Outhaymine (18/ question n°301)


L’un de mes amis voudrait se marier, mais il ne possède pas assez d’argent pour couvrir les frais du mariage. Puis-je l’aider quitte ?déduire le montant de ce qui lui est donn?de ma zakate ?



Louanges à Allah

Oui, il est permis de donner la zakate à celui qui veut se marier s’il n’en a pas les moyens. Une telle dépense est comprise dans les huit catégories mentionnées par Allah Très Haut dans Sa parole : «Les Sadaqâts ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (?l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage ?(Coran, 9 : 60).

Car celui qui n’a pas assez d’argent pour satisfaire ses besoins est pauvre ou nécessiteux et il mérite de bénéficier de la zakate.

Cheikh Ibn Outhaymine dit :Si nous trouvions une personne capable de travailler pour avoir de quoi se nourrir et se loger mais sans disposer des moyens nécessaires pour se marier alors qu’elle en a besoin, serait-il permis d’utiliser les fonds de la zakate pour la marier ? La réponse est oui, il est permis de le faire. On lui donnerait le montant d’une dot complète.


Si on dit :Pourquoi permettre l’usage des fonds de la zakate pour marier quelqu’un même si cela doit coûter cher. Nous dirions que le besoin de se marier est parfois aussi pressant que celui de manger ou de boire. C’est pourquoi les ulémas disent que celui qui doit assurer la prise en charge vitale de quelqu’un doit aussi prendre en charge les frais de son mariage, s’il en a les moyens. Aussi, le père doit-il marier son fils si celui-ci en a besoin et s’il n’en a pas les moyens.

 Cependant j’ai entendu des pères ayant oublié leurs propres cas pendant leur jeunesse dire à leurs fils qui demandent leur aide pour se marier :mariez-vous grâce à leur sueur de votre front ! Ceci n’est pas permis ; il est même interdit si le père a les moyens d’aider. Et son fils sera son adversaire au jour de la Résurrection s’il ne le marie pas tout en étant capable de le faire ?

Fatawa arkane al-islam , p.440-441.

Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé sur la remise de la zakate à un jeune incapable de se marier. .. Il a dit :Il est permis de remettre la zakate à un tel jeune pour l’aider à se marier, s’il est réellement incapable d’en supporter les frais ?

Fatawa Cheikh Ibn Baz, 14/275.

La Commission Permanente a ét?interrogée en ces termes : Peut-on remettre la? Zakate à un jeune qui veut se marier pour protéger son sexe (contre ce qui est interdit).

Elle a répondu ainsi :Cela est permis si le bénéficiaire n’est pas en mesure de supporter les frais coutumiers du mariage débarrassés du gaspillage ?

Fatawa de la Commission Permanente, (10/17).

Allah Très Haut le sait mieux.


Sheikh Salih Al Munajjid


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refuge
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« Répondre #3 le: Janvier 09, 2011, 15:15:58 »
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 bismillah bismillah
 Salam Alaykoum Salam Alaykoum
 pourriez vs svp me rensigner sur le faite que une femme puisse ou non donner zakate al mal a sa fille qui vit sous son toit mais qui n'a aucun revenu,la fille est agée de 31ans
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mouhammed
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« Répondre #4 le: Janvier 09, 2011, 15:37:02 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh A qui donner la Zakât ?
Shaykh Sâlih Al-Fawzân
 
Sache qu’on ne peut donner la Zakât qu’aux catégories de personnes qu’Allah a exposé dans Son Livre, Allah dit : « Les aumônes (obligatoires, la Zakât) ne sont que pour les indigents, les pauvres, ceux qui travaillent (à les percevoir), ceux dont on veut rapprocher les cœurs, pour affranchir (les esclaves), ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (dans le besoin). Ceci est une obligation venant d’Allah ! Et Allah sait tout et Il est Sage. » (At-Tawbah : 60) Les catégories citées dans ce noble verset sont celles qui méritent la Zakât, et il y a unanimité (des savants) pour dire qu’il n’est pas permis d’en donner quoi que ce soit à d’autres qu’eux.
[…]

Le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit à une personne qui l’interrogeait : « Si tu fais partie de l’une de ces catégories, je te donne (de la Zakât) », ceci car certains hypocrites s’étaient plaints auprès du Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) du partage des aumônes, et Allah a montré que c’est Lui qui a partagé, Il en a montré le jugement, Il se l’est attribué à Lui, et ce partage n’appartient à personne d’autre.


Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah a dit : « Il est obligatoire de la donner à ces huit catégories si on en trouve, sinon on va la donner à ceux d’entre eux qui sont présents et envoyer le reste vers les lieux où on trouve ces autres catégories. »


Il dit aussi : « Il n’est permis de la donner qu’à celui qui va l’utiliser pour obéir à Allah, car Allah l’a légiférée comme aide pour l’obéissance pour celui qui en a besoin parmi les croyants ou ceux qui les soutiennent. Celui qui ne prie pas, même s’il en a besoin, il ne faut pas lui en donner quoi que ce soit, et ce jusqu’à ce qu’il se repente et accomplisse la prière. »


Il n’est pas permis de s’écarter de ces huit catégories citées par Allah pour donner dans d’autres actes de bien, comme la construction des mosquées ou des écoles, d’après la Parole d’Allah : « « Les aumônes (obligatoires) ne sont que pour les pauvres, les indigents… », ici « que » (innamâ) induit la stricte limitation, appuie le jugement de ce qui suit et rejette ce qui est en dehors (de ces huit catégories). Le sens est alors : les aumônes ne sont pas destinées à autres que ceux-là, mais uniquement à eux. Et Allah n’a nommé ces huit catégories que pour montrer que la Zakât ne sortait pas de ces catégories et ne pouvait être donnée à d’autres.

Ces catégories se divisent en deux :


- Ceux qui sont dans le besoin parmi les musulmans

- Ceux qui, si on leur donne de la Zakât, cela aidera l’islam et les renforcera (dans leur foi).
[…] ces huit catégories sont :

1 – Les indigents : ils sont plus dans le besoin que les pauvres, car Allah a commencé par eux, et Allah ne commence que par ce qui est plus important. Les indigents sont ceux qui ne trouvent rien pour vivre et ne peuvent chercher cette subsistance eux-mêmes, ou n’en trouvent qu’une partie mais insuffisante. Il faut leur donner de la Zakât ce qui va leur suffire s’ils ne trouvent vraiment rien de quoi vivre, ou leur donner le complément nécessaire s’ils ne trouvent pas suffisamment de quoi vivre une année complète.

2 – Les pauvres : leur condition est meilleure que celle des indigents, le pauvre est celui qui trouve presque suffisamment de quoi vivre ou la moitié. On lui donne de la Zakât le complément qui va lui suffire à vivre une année entière.

3 - Ceux qui travaillent à la percevoir : ils sont ceux qui la collectent, la protègent et la distribuent à ceux qui la méritent sous l’ordre du gouverneur des musulmans. On leur donne de la Zakât un salaire pour leur travail, sauf si le gouverneur leur octroie déjà un salaire, dans ce cas ils n’ont aucun droit à la Zakât. Aujourd’hui, les collecteurs sont payés par l’Etat, il leur est donc interdit de prendre quoi que ce soit de la Zakât pour leur travail, car ils ont déjà reçu un salaire pour leur travail.

4 - Ceux dont on veut rapprocher les cœurs : ils sont de deux types : mécréants et musulmans. On peut donner la Zakât au mécréant si on espère sa conversion à l’islam afin de renforcer son intention et sa motivation, ou si en lui donnant la Zakât on va protéger les musulmans de son mal ou du mal d’un autre. Quant au musulman, on peut lui donner de la Zakât pour renforcer sa foi ou si on espère la conversion des gens de son rang, et pour d’autres buts semblables profitables aux musulmans. Mais il ne faut faire cela qu’en cas de nécessité, car ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî ont délaissé l’octroi à ceux dont on veut rapprocher les cœurs, car cela n’était pas nécessaire à leur époque.


5 - Pour affranchir (les esclaves) : ils sont ceux qui sont faits prisonniers et qui ne trouvent pas de quoi se faire libérer, on peut alors donner de quoi payer la rançon et les libérer de leur joug. Il est aussi permis au musulman d’acheter un esclave avec sa Zakât et de l’affranchir. Il peut aussi racheter avec la Zakât le prisonnier musulman, car en faisant cela on libère le musulman de la captivité.

6 - Ceux qui sont lourdement endettés : ils sont de deux types :

Celui qui est endetté pour d’autres, par exemple s’il y a une divergence entre deux tribus ou deux villages sur une affaire de droit du sang ou d’argent et que cela amène entre eux haine et inimitié, quelqu’un peut s’interposer et donner de ses biens en compensation de ce qu’il y a entre eux, afin de mettre fin à cette querelle. Celui qui fait cela aura fait un grand bien et il lui est permis de le prendre de la Zakât afin que cela ne le prive pas de tous ses biens et que cela l’encourage lui et d’autres à accomplir cet acte noble qui met fin aux querelles et aux troubles. Plus encore, le Législateur a clairement exposé ce cas, comme il est rapporté dans le Sahîh Muslim d’après Qubaysah qui dit : « Je me suis acquitté d’une dette (pour un autre) et le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) m’a dit : « Reste jusqu’à ce que les aumônes (Zakât) nous arrivent, afin que nous ordonnions qu’on te la donne. »
Celui qui est endetté pour lui-même, comme celui qui veut acheter sa liberté à un mécréant, ou celui qui a une dette qu’il ne peut régler. On lui donnera alors de la Zakât de quoi payer sa dette.


7 - Dans le sentier d’Allah : c'est-à-dire donner à ceux qui sont partis combattre et qui ne perçoivent pas de salaire (du gouverneur), car le sens générale de « sur le sentier d’Allah » est le combat, Allah dit : « Allah aime ceux qui combattent sur Son sentier » (As-Sâff : 4) et Il dit : « Combattez sur le sentier d’Allah. » (Al-Baqarah : 190).

8 - Le voyageur (dans le besoin) : c'est-à-dire le voyageur stoppé dans son voyage du fait qu’il n’a plus d’argent ou qu’il l’a perdu. (Littéralement dans le verset : « Fils du chemin ») ainsi on a nommé celui qui est sur les routes « fils du chemin ». On peut lui donner ce qui va lui permettre de rentrer chez lui, et s’il est en chemin vers un autre pays, on va lui donner ce qui lui permettra de s’y rendre et de revenir chez lui. Entre dans cette catégorie : l’invité comme l’a dit Ibn ‘Abbâs et d’autres. Et si on donne quelque chose au voyageur, au combattant, à l’endetté ou au prisonnier et qu’il en reste quelque chose après avoir comblé leur besoin, ils doivent le rendre, car ils ne possèdent pas totalement ce qu’on leur a donné, mais uniquement ce qui leur est nécessaire. Cela ne leur est dû qu’en raison d’une cause et si cette cause disparaît le droit aussi disparaît.

Sache qu’il est permis de donner l’intégralité de la Zakât à une seule des catégories citées, Allah dit : « Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c’est bien. Mais si vous les donnez en secret aux pauvres, c’est encore mieux pour vous. » (Al-Baqarah : 271) Aussi d’après le hadith de Muâdh ibn Jabal, lorsque le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) l’a envoyé au Yémen : « Informe-les qu’Allah leur a rendu obligatoire une aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres. » (Al-Bukhârî et Muslim). Dans le verset et le hadith, une seule catégorie est citée, ce qui montre que l’on peut ne la donner qu’à eux.


On peut également ne la donner qu’à une seule personne, car le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a ordonné à Banî Zarîq de donner leurs aumônes à Salmah ibn Sakhr (Ahmad). Il dit aussi à Qubaydah : « Reste jusqu’à ce que les aumônes (Zakât) nous arrivent, afin que nous ordonnions qu’on te la donne. » Ces deux hadiths montrent qu’il est permis de ne donner qu’à une seule personne parmi les huit catégories.


Il est préférable de la donner aux proches dont la prise en charge n’est pas obligatoire, ceci de proche en proche, d’après la parole du Prophète : « L’aumône que tu feras à ton proche et à la fois une aumône et maintien des liens de parenté. » (At-Tirmidhî)


Il n’est pas permis de donner la Zakât à la tribu des Banî Hâshim, auxquels s’ajoutent la famille de ‘Abbâs, ‘Alî, Ja’far, ‘Aqîl, Al-Hârith ibn ‘Abd Al-Muttalib et Abû Lahab, d’après la parole du Prophète : « Les aumônes ne conviennent pas à la famille de Muhammad, ce ne sont que les impuretés des gens. » (Muslim)


Il n’est pas permis de donner la Zakât à une femme pauvre si elle est prise en charge par son mari qui lui est riche, également au pauvre s’il a un proche riche qui le prend en charge, car ils peuvent se passer de prendre de la Zakât.


Il n’est pas permis de donner la Zakât aux proches dont la prise en charge est obligatoire, car ce faisant celui qui agit ainsi « protègerait » son argent. Quant à ceux qu’il prend en charge par bonté (et non par obligation) il peut leur donner de sa Zakât. Ainsi, Al-Bukhârî rapporte que l’épouse de ‘Abdullah a interrogé le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) à propos de deux neveux orphelins qu’elle élevait, si elle pouvait leur donner sa Zakât ? Il répondit oui.


Il n’est pas permis de donner la Zakât aux ascendants qui sont les parents et grands-parents, ni aux descendants qui sont les enfants et petits-enfants.


Il n’est pas permis de donner la Zakât à l’épouse car elle n’en a pas besoin étant donné qu’il doit la prendre en charge, et que ce faisant il « protègerait » son argent.


Le musulman doit s’assurer de la situation de ceux à qui il donne sa Zakât, s’il la donne à celui dont il pense qu’il la mérite, puis il lui apparaît qu’il ne la mérite pas, cela ne lui est pas compté, mais si rien ne lui apparaît cela lui est compté. Il se suffit de ce qui est plus probable tant que rien de contraire ne lui apparaît, car lorsque deux hommes sont venus demander l’aumône au Prophète (salallahu ’alayhi wasalam), il les a regardés et a vu qu’ils étaient robustes, il leur dit : « Si vous voulez je vous en donne une part, mais (sachez) que ni le riche ni l’homme fort et capable n’y a droit. » (Abû Dâwûd).

Source : Al-Mulakhas Al-Fiqhi p.258-263.

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mouhammed
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« Répondre #5 le: Janvier 11, 2011, 15:49:43 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh A qui donner la Zakât ?
Shaykh Sâlih Al-Fawzân
 
Sache qu’on ne peut donner la Zakât qu’aux catégories de personnes qu’Allah a exposé dans Son Livre, Allah dit : « Les aumônes (obligatoires, la Zakât) ne sont que pour les indigents, les pauvres, ceux qui travaillent (à les percevoir), ceux dont on veut rapprocher les cœurs, pour affranchir (les esclaves), ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (dans le besoin). Ceci est une obligation venant d’Allah ! Et Allah sait tout et Il est Sage. » (At-Tawbah : 60) Les catégories citées dans ce noble verset sont celles qui méritent la Zakât, et il y a unanimité (des savants) pour dire qu’il n’est pas permis d’en donner quoi que ce soit à d’autres qu’eux.
[…]

Le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit à une personne qui l’interrogeait : « Si tu fais partie de l’une de ces catégories, je te donne (de la Zakât) », ceci car certains hypocrites s’étaient plaints auprès du Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) du partage des aumônes, et Allah a montré que c’est Lui qui a partagé, Il en a montré le jugement, Il se l’est attribué à Lui, et ce partage n’appartient à personne d’autre.


Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah a dit : « Il est obligatoire de la donner à ces huit catégories si on en trouve, sinon on va la donner à ceux d’entre eux qui sont présents et envoyer le reste vers les lieux où on trouve ces autres catégories. »


Il dit aussi : « Il n’est permis de la donner qu’à celui qui va l’utiliser pour obéir à Allah, car Allah l’a légiférée comme aide pour l’obéissance pour celui qui en a besoin parmi les croyants ou ceux qui les soutiennent. Celui qui ne prie pas, même s’il en a besoin, il ne faut pas lui en donner quoi que ce soit, et ce jusqu’à ce qu’il se repente et accomplisse la prière. »


Il n’est pas permis de s’écarter de ces huit catégories citées par Allah pour donner dans d’autres actes de bien, comme la construction des mosquées ou des écoles, d’après la Parole d’Allah : « « Les aumônes (obligatoires) ne sont que pour les pauvres, les indigents… », ici « que » (innamâ) induit la stricte limitation, appuie le jugement de ce qui suit et rejette ce qui est en dehors (de ces huit catégories). Le sens est alors : les aumônes ne sont pas destinées à autres que ceux-là, mais uniquement à eux. Et Allah n’a nommé ces huit catégories que pour montrer que la Zakât ne sortait pas de ces catégories et ne pouvait être donnée à d’autres.

Ces catégories se divisent en deux :


- Ceux qui sont dans le besoin parmi les musulmans

- Ceux qui, si on leur donne de la Zakât, cela aidera l’islam et les renforcera (dans leur foi).
[…] ces huit catégories sont :

1 – Les indigents : ils sont plus dans le besoin que les pauvres, car Allah a commencé par eux, et Allah ne commence que par ce qui est plus important. Les indigents sont ceux qui ne trouvent rien pour vivre et ne peuvent chercher cette subsistance eux-mêmes, ou n’en trouvent qu’une partie mais insuffisante. Il faut leur donner de la Zakât ce qui va leur suffire s’ils ne trouvent vraiment rien de quoi vivre, ou leur donner le complément nécessaire s’ils ne trouvent pas suffisamment de quoi vivre une année complète.

2 – Les pauvres : leur condition est meilleure que celle des indigents, le pauvre est celui qui trouve presque suffisamment de quoi vivre ou la moitié. On lui donne de la Zakât le complément qui va lui suffire à vivre une année entière.

3 - Ceux qui travaillent à la percevoir : ils sont ceux qui la collectent, la protègent et la distribuent à ceux qui la méritent sous l’ordre du gouverneur des musulmans. On leur donne de la Zakât un salaire pour leur travail, sauf si le gouverneur leur octroie déjà un salaire, dans ce cas ils n’ont aucun droit à la Zakât. Aujourd’hui, les collecteurs sont payés par l’Etat, il leur est donc interdit de prendre quoi que ce soit de la Zakât pour leur travail, car ils ont déjà reçu un salaire pour leur travail.

4 - Ceux dont on veut rapprocher les cœurs : ils sont de deux types : mécréants et musulmans. On peut donner la Zakât au mécréant si on espère sa conversion à l’islam afin de renforcer son intention et sa motivation, ou si en lui donnant la Zakât on va protéger les musulmans de son mal ou du mal d’un autre. Quant au musulman, on peut lui donner de la Zakât pour renforcer sa foi ou si on espère la conversion des gens de son rang, et pour d’autres buts semblables profitables aux musulmans. Mais il ne faut faire cela qu’en cas de nécessité, car ‘Umar, ‘Uthmân et ‘Alî ont délaissé l’octroi à ceux dont on veut rapprocher les cœurs, car cela n’était pas nécessaire à leur époque.


5 - Pour affranchir (les esclaves) : ils sont ceux qui sont faits prisonniers et qui ne trouvent pas de quoi se faire libérer, on peut alors donner de quoi payer la rançon et les libérer de leur joug. Il est aussi permis au musulman d’acheter un esclave avec sa Zakât et de l’affranchir. Il peut aussi racheter avec la Zakât le prisonnier musulman, car en faisant cela on libère le musulman de la captivité.

6 - Ceux qui sont lourdement endettés : ils sont de deux types :

Celui qui est endetté pour d’autres, par exemple s’il y a une divergence entre deux tribus ou deux villages sur une affaire de droit du sang ou d’argent et que cela amène entre eux haine et inimitié, quelqu’un peut s’interposer et donner de ses biens en compensation de ce qu’il y a entre eux, afin de mettre fin à cette querelle. Celui qui fait cela aura fait un grand bien et il lui est permis de le prendre de la Zakât afin que cela ne le prive pas de tous ses biens et que cela l’encourage lui et d’autres à accomplir cet acte noble qui met fin aux querelles et aux troubles. Plus encore, le Législateur a clairement exposé ce cas, comme il est rapporté dans le Sahîh Muslim d’après Qubaysah qui dit : « Je me suis acquitté d’une dette (pour un autre) et le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) m’a dit : « Reste jusqu’à ce que les aumônes (Zakât) nous arrivent, afin que nous ordonnions qu’on te la donne. »
Celui qui est endetté pour lui-même, comme celui qui veut acheter sa liberté à un mécréant, ou celui qui a une dette qu’il ne peut régler. On lui donnera alors de la Zakât de quoi payer sa dette.


7 - Dans le sentier d’Allah : c'est-à-dire donner à ceux qui sont partis combattre et qui ne perçoivent pas de salaire (du gouverneur), car le sens générale de « sur le sentier d’Allah » est le combat, Allah dit : « Allah aime ceux qui combattent sur Son sentier » (As-Sâff : 4) et Il dit : « Combattez sur le sentier d’Allah. » (Al-Baqarah : 190).

8 - Le voyageur (dans le besoin) : c'est-à-dire le voyageur stoppé dans son voyage du fait qu’il n’a plus d’argent ou qu’il l’a perdu. (Littéralement dans le verset : « Fils du chemin ») ainsi on a nommé celui qui est sur les routes « fils du chemin ». On peut lui donner ce qui va lui permettre de rentrer chez lui, et s’il est en chemin vers un autre pays, on va lui donner ce qui lui permettra de s’y rendre et de revenir chez lui. Entre dans cette catégorie : l’invité comme l’a dit Ibn ‘Abbâs et d’autres. Et si on donne quelque chose au voyageur, au combattant, à l’endetté ou au prisonnier et qu’il en reste quelque chose après avoir comblé leur besoin, ils doivent le rendre, car ils ne possèdent pas totalement ce qu’on leur a donné, mais uniquement ce qui leur est nécessaire. Cela ne leur est dû qu’en raison d’une cause et si cette cause disparaît le droit aussi disparaît.

Sache qu’il est permis de donner l’intégralité de la Zakât à une seule des catégories citées, Allah dit : « Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c’est bien. Mais si vous les donnez en secret aux pauvres, c’est encore mieux pour vous. » (Al-Baqarah : 271) Aussi d’après le hadith de Muâdh ibn Jabal, lorsque le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) l’a envoyé au Yémen : « Informe-les qu’Allah leur a rendu obligatoire une aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres. » (Al-Bukhârî et Muslim). Dans le verset et le hadith, une seule catégorie est citée, ce qui montre que l’on peut ne la donner qu’à eux.


On peut également ne la donner qu’à une seule personne, car le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a ordonné à Banî Zarîq de donner leurs aumônes à Salmah ibn Sakhr (Ahmad). Il dit aussi à Qubaydah : « Reste jusqu’à ce que les aumônes (Zakât) nous arrivent, afin que nous ordonnions qu’on te la donne. » Ces deux hadiths montrent qu’il est permis de ne donner qu’à une seule personne parmi les huit catégories.


Il est préférable de la donner aux proches dont la prise en charge n’est pas obligatoire, ceci de proche en proche, d’après la parole du Prophète : « L’aumône que tu feras à ton proche et à la fois une aumône et maintien des liens de parenté. » (At-Tirmidhî)


Il n’est pas permis de donner la Zakât à la tribu des Banî Hâshim, auxquels s’ajoutent la famille de ‘Abbâs, ‘Alî, Ja’far, ‘Aqîl, Al-Hârith ibn ‘Abd Al-Muttalib et Abû Lahab, d’après la parole du Prophète : « Les aumônes ne conviennent pas à la famille de Muhammad, ce ne sont que les impuretés des gens. » (Muslim)


Il n’est pas permis de donner la Zakât à une femme pauvre si elle est prise en charge par son mari qui lui est riche, également au pauvre s’il a un proche riche qui le prend en charge, car ils peuvent se passer de prendre de la Zakât.


Il n’est pas permis de donner la Zakât aux proches dont la prise en charge est obligatoire, car ce faisant celui qui agit ainsi « protègerait » son argent. Quant à ceux qu’il prend en charge par bonté (et non par obligation) il peut leur donner de sa Zakât. Ainsi, Al-Bukhârî rapporte que l’épouse de ‘Abdullah a interrogé le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) à propos de deux neveux orphelins qu’elle élevait, si elle pouvait leur donner sa Zakât ? Il répondit oui.


Il n’est pas permis de donner la Zakât aux ascendants qui sont les parents et grands-parents, ni aux descendants qui sont les enfants et petits-enfants
.


Il n’est pas permis de donner la Zakât à l’épouse car elle n’en a pas besoin étant donné qu’il doit la prendre en charge, et que ce faisant il « protègerait » son argent.


Le musulman doit s’assurer de la situation de ceux à qui il donne sa Zakât, s’il la donne à celui dont il pense qu’il la mérite, puis il lui apparaît qu’il ne la mérite pas, cela ne lui est pas compté, mais si rien ne lui apparaît cela lui est compté. Il se suffit de ce qui est plus probable tant que rien de contraire ne lui apparaît, car lorsque deux hommes sont venus demander l’aumône au Prophète (salallahu ’alayhi wasalam), il les a regardés et a vu qu’ils étaient robustes, il leur dit : « Si vous voulez je vous en donne une part, mais (sachez) que ni le riche ni l’homme fort et capable n’y a droit. » (Abû Dâwûd).

Source : Al-Mulakhas Al-Fiqhi p.258-263.


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« Répondre #6 le: Janvier 11, 2011, 19:31:32 »
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 Salam Alaykoum


J'ai une fille mariée qui vit avec ses enfants dans une maison à part. Son mari a disparu..M'est il permis de lui donner de ma zakat pour qu'elle puisse entretenir les orphelins?


    Louanges à Allah

    La prise en charge d'une femme mariée incombe à son mari. Si celui-ci est pauvre ou absent sans lui laisser de quoi se nourrir , et si elle-même est pauvre, on peut lui donner la zakat.

    Dans al-Moughni,2/279,Ibn Qudama (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « Quand une femme pauvre a un mari aisé qui assure sa prise en charge, il n'est pas permis de lui donner la zakat puisqu'elle doit se contenter de ce que son mari lui donne. Si le mari ne la prend pas en charge puisque cela est devenu difficile, il est alors permis de lui donner la zakat. C'est ce que l'imam Ahmad a précisé.»

    Mais sa mère ou son père ne sont pas tenus de lui remettre leur zakat car, dans le cas en question, le père a l'obligation de la prendre en charge. Il y a là deux questions. La première est qu'on peut donner la zakat à la femme pour lui permettre de régler une dette qu'elle a contractée pour une fin autre que la dépense. La deuxième est que le père, même incapable de la prendre en charge, peut posséder des biens qui doivent faire l'objet d'un prélèvement de la zakat. Dans ce cas, il peut lui donner une partie de la zakat.

    Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah Très Haut lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes:« Est il juste de remettre la zakat à sa fille mariée?» Il a répondu ainsi: «Il est en principe permis de remettre la zakat à toute personne qualifiée pour la recevoir. Cela étant, si l'homme ne peut pas prendre en charge sa fille et ses enfants, qu'il lui donne de sa zakat. Cependant, il est préférable et plus prudent de la remettre à son mari.»

    On l'a encore interrogé encore en ces termes: « M'est il permis de remettre la zakat de mes biens à mes filles mariées et pauvres?» Il a répondu ainsi: «Selon les ulémas, on ne donne pas la zakat ni à sa descendance ni à son ascendance ni à ses mère et grand mères. Cette interdiction concerne l'usage de la zakat pour la dépense vitale. Mais si les personnes concernées sont endettées et si les dettes ne visent pas à assurer leurs dépenses vitales, on peut leur donner la zakat, car on n'est pas tenu de régler leur dettes. C'est pourquoi l'usage de la zakat à cette fin ne revient pas à économiser son argent.

    En somme, si l'homme qui a des filles mariées avec des pauvres ne peut pas prendre en charge leurs besoins vitaux, il n' ya aucun inconvénient à ce qu'il leur donne de la zakat, à condition de remettre celle-ci à leurs maris puisque ce sont eux qui sont responsables d'elles. En tout cas, il n' y a aucun inconvénient à agir ainsi.»

 Madjmou' Fatawa Ibn Outaymine, 18/426.
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refuge
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« Répondre #7 le: Janvier 11, 2011, 20:21:18 »
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 bismillah Salam Alaykoum

un père a donné a sa fille une somme d'argent pr qu'elle puisse l'utiliser pr ses depenses personnels,sachant que cette femme n'a aucun autre revenu,est ce qu'elle prelever la zakate pr cette somme ,a laquelle elle n'ajoute rien
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« Répondre #8 le: Septembre 08, 2011, 09:15:37 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh



J 'aimerais savoir  si sa marche si je la donne a ma soeur qui va se marier inshallah et n a pas d argent de côté, je c'est pas si sa marche dans ce sens


 Baraka Allahou Fik

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #9 le: Septembre 08, 2011, 09:21:54 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh ma oukhty  baraka mais je pense que ta réponse se trouve juste au-dessus de notre cher frère ibn al quaim qu'allah swt l'en récompense  amine wa allahou a3lèm  baraka  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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herlem
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« Répondre #10 le: Septembre 09, 2011, 03:17:01 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 InchAllah voici un hadith qui répond à ta question

Selon Abou Hourayra (radiallahou'anhou), le Prophète (sallallahou'alayhi wasalam) a dit:

"La main supérieure (celle qui donne) vaut mieux que la main
inférieure (celle qui reçoit) et commence (dans tes
dépenses) par ta famille. Ta meilleure aumône est celle
qui ne laisse pas ta famille dans le besoin
. Celui qui ne se rabaisse
pas a demander l'aumône, Dieu lui préserve sa
fierte; et celui qui ne se montre pas son besoin, Dieu le met
au-dessus du besoin". (Rapporte par Al Boukhari)


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #11 le: Novembre 12, 2011, 00:10:55 »
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 Salam Alaykoum Puis-je donner la Zakat à ma petite-fille orpheline ?
« Dernière édition: Novembre 12, 2011, 07:13:20 par ¤ F@théma ¤ » Journalisée
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« Répondre #12 le: Novembre 12, 2011, 06:16:03 »
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Salam Alaykoum Puis-je donner la Zakat à ma petite-fille orpheline ?
        Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh  Baraka Allahou Fik akhy et soit le bienvenue parmi nous  MachAllah  El Hamdoulilah


  Baraka Allahou Fik  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Février 07, 2012, 18:58:39 par Um-Rayhane » Journalisée

fathéma
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« Répondre #13 le: Novembre 12, 2011, 07:12:53 »
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 Salam Alaykoum

C'est une soeur ma chère Um-Tessnime Cheesy Cheesy

 baraka

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Février 07, 2012, 18:57:49 par Um-Rayhane » Journalisée
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« Répondre #14 le: Novembre 12, 2011, 13:16:35 »
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Salam Alaykoum

C'est une soeur ma chère Um-Tessnime Cheesy Cheesy

 baraka

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

          Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh  Soubhan' Allah toutes mes excuses ma oukhty  kims.veuve de t'avoir pris pour un frère  Embarrassed  Wink  baraka ma oukhty Um-Rayhane de l'avoir fait remarqué  MachAllah  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Février 07, 2012, 18:57:10 par Um-Rayhane » Journalisée

layla
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« Répondre #15 le: Février 07, 2012, 16:39:51 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Plusieurs soeurs m'affirment qu'une femme peut dans certains cas donner sa zakat à sa mère (si ses revenus ne dépasse pas un certain seuil) .
Le livre en 3 tomes  fiqh as sunna traite cette question parai-t- il mais je ne le possède pas . Quelqu'un l'aurait il ou pourrait il me renseigner ?
 baraka2
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« Répondre #16 le: Février 07, 2012, 17:49:18 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh  baraka ma soeur

et qu'allah swt t'accorde le meilleur ici-bas et  dans l'au-delà ainsi qu'au tiens  Amine 

Q : Est-il permis de considérer un don d’argent fait à ma mère, comme faisant partie de la Zakât  ? Je signale que mon père prend en charge ma mère, et que sa situation financière est bonne, qu’Allah en soit loué.

D’autre part, j’ai un frère apte à travailler, célibataire, mais, qu’Allah le guide, il prie très irrégulièrement : est-il permis que je lui donne une partie de ma Zakât ? Veuillez nous renseigner, qu’Allah vous protège…
 

R : Il n’est pas permis de donner à ta mère une partie de la Zakât , car les parents ne font pas partie des groupes à qui la Zakât peut être donnée[1]…

D’autre part, elle n’est pas dans le besoin puisque ton père la prend en charge financièrement.


Quant à ton frère, il n’est pas permis de lui donner la Zakât , tant qu’il délaisse la prière ; car la prière est le pilier le plus important de l’islam après le témoignage de foi, et son abandon intentionnel équivaut à l’apostasie.

De plus, il est capable de travailler. Et même s’il venait à être dans le besoin, c’est à son père que revient le devoir de le prendre en charge, car c’est lui le responsable, tant qu’il en a la possibilité. Qu’Allah le guide et le ramène à la vérité ; qu’Il éloigne de lui le mal de sa propre âme, du diable et des mauvaises fréquentations.
 
· Fatwa de Cheikh Ben Baz
· Fatâwâ az-Zakât p.61.

baraka  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Février 07, 2012, 18:54:19 par Um-Rayhane » Journalisée

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« Répondre #17 le: Février 07, 2012, 18:51:43 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

je me permets de rajouter ceci, inchallah



Les bénéficaires de la Zakât

1- Donner la zakat à un frère pauvre

Question : J'ai un frère marié, pauvre et endetté, et une sœur mariée à un pauvre endetté. M'est-il permis de leur donner la totalité de la zakat de mes biens si elle leur permet de rembourser leurs dettes ? Ou bien n'ont-ils droit qu'à une partie de cette zakat ?

Réponse : II n'y a pas d'inconvénient à leur donner la zakat s'ils sont musulmans et endettés et que votre zakat couvre la dette qu'ils ne peuvent pas rembourser car ils font partie de gens cités dans cette parole d'Allah (SBT) :
" Les Sadaqats ne sont destinées qu'aux pauvres, aux indigents.. .." Le succès ne dépend que d'Allah. Cheikh Ibn Baz

2- Jugement islamique relatif au paiement de la zakat à sa mère

Question : Est-il permis de donner l'argent de la zakat à sa mère ?

Réponse : Le musulman n'a pas le droit de donner sa zakat à ses parents, ni à ses enfants ; il doit subvenir à leurs besoins avec son argent s'ils sont démunis et qu'il en a les moyens. Le succès ne dépend que d'Allah.
Cheikh Ibn Baz


3- Le pauvre et l'indigent

Question : Qui est le pauvre à qui on doit donner la zakat ? Quelle est la différence entre le pauvre et l'indigent ?

Réponse : L'indigent est le pauvre qui ne trouve pas de quoi satisfaire complètement ses besoins. Le pauvre est dans une détresse plus grande ; tous les deux font partie des catégories de personnes bénéficiaires de la zakat mentionnées dans cette parole d'Allah (soubhana wa taala) :
( Les sadaqats ne sont destinés qu'aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les collectent....)
Quiconque a un revenu suffisant pour sa nourriture, sa boisson, ses vêtements et son logement, que ce revenu provienne d'un legs pieux, d'un gain, d'une activité, etc., n'est pas considéré comme pauvre ni indigent et il n'est pas permis de lui donner la zakat. Cheikh Ibn Baz

4- Jugement islamique relatif au paiement de la zakat à son frère et à son oncle

Question : Est-il permis à une personne de donner la zakat à son frère besogneux (il est pauvre et travaille mais ses revenus ne lui suffisent pas) ? De même, est-il permis à une personne de donner la zakat à son oncle s'il est pauvre ? La femme peut-elle donner la zakat de ses biens à son frère, à sa tante ou à sa sœur ?

Réponse : II n'y a pas de mal à ce qu'un homme ou une femme donne sa zakat à son frère, sa sœur, son oncle, sa tante et à tous les autres proches parents, s'ils sont pauvres, conformément aux arguments généraux relatifs à ce sujet. Bien mieux, leur donner la zakat constitue à la fois une aumône et un moyen de consolider des liens de parenté. Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit en effet :

« La Sadaqah (zakat) donnée à un indigent est une Sadaqah et celle donnée à un proche parent, est une Sadaqah et une consolidation des liens de parenté...».

Il faut excepter cependant de cela les parents et leurs géniteurs, de même que les enfants mâles et femelles, et leurs descendants. En effet, on ne doit pas leur donner la zakat, même s'ils sont pauvres. Il incombe à l'individu d'utiliser ses biens pour subvenir à leurs besoins s'il en est capable et s'il n'y a personne en dehors de lui pour les prendre en charge. Cheikh Ibn Baz

5- Le paiement de la zakat à des combattants dans le sentier d'Alllah

Question : Je connais un homme digne de confiance qui affirme qu'il lui est possible de remettre la zakat à un Cheikh digne de confiance qui la fera parvenir a des combattants dans le sentier d'Allah ; puis-je leur donner la zakat de mon or ou bien y a-t-il d'autres voies de bienfaisance meilleures ? Surtout qu'il est difficile pour moi, en tant que femme, de rechercher des nécessiteux qui en ont droit ?

Réponse : II est permis de donner la zakat a des combattants dans le sentier d'Allah comme l'ont énoncé les savants, car ils combattent des ennemis, mécréants et impies. Dès lors que l'on connaît un homme de confiance qui remettra cette zakat a des combattants dans le sentier d'Allah ou la leur fera parvenir via une personne sûre, il est permis de la lui remettre. Celui qui la donne acquitte sa conscience et sa récompense incombe à Allah. Cheikh Ibn Jibrine

6- Le paiement de la Zakât à sa sœur

Question : J'ai une sœur mariée dont la situation n'est pas facile ; m'est-il permis de lui donner une partie de la zakat de mes biens afin de remonter son niveau de vie et de l'aider à éduquer ses enfants ? Il faut signaler que son mari ne s'occupe que de sa propre personne et que nous nous sommes lassés de chercher à améliorer sa condition.

Réponse : Si elle est pauvre, si son mari ne subvient pas à ses besoins et que vous n'avez pas réussi à améliorer la situation de ce dernier et s'il n'y a personne pour le ramener à l'ordre, il est permis de lui donner la zakat an fonction de ses besoins. Cheikh Ibn Baz

7- L'octroi de la zakat à celui qui veut se marier

Question : Un jeune homme honnête veut se marier, et il n'y a pas de doute qu'il a besoin d'aide afin d'accomplir ce mariage. Est-ce qu'il m'est permis de lui donner de la zakat pour l'aider à faire son mariage ?

Réponse : II est permis de donner la zakat à ce jeune homme pour l'aider à se marier s'il est incapable de faire face à ses exigences. C'est d'Allah que dépend le succès.
Cheikh Ibn Baz

8- le paiement de la zakat au mari pauvre
Question : Est-il permis à une femme de donner la zakat de ses biens à son mari si ce dernier est pauvre ?
Réponse : II est permis à la femme de donner la zakat de ses biens à son mari si ce dernier est pauvre, conformément à la portée générale de cette parole d'Allah (soubhana wa taala):
" Les Sadaqats sont destinées pour les pauvres, les indigents.,. " pour lutter contre sa pauvreté. Le Comité Permanent

9- Jugement islamique relatif au tapissage ou à la réfection d'une mosquée avec l'argent de la zakat

Question : Est-il permis d'utiliser l'argent de la zakat pour restaurer une mosquée, la tapisser... étant donné que cette mosquée n'a pas de revenus sur lesquels elle peut compter et les populations locales sont pauvres ?

Réponse : II est évident que la question des mosquées concerne le Ministère du Pèlerinage et des Legs Pieux. C'est à l'instance chargée de restaurer les mosquées, de leur fournir les tapis et tout le matériel dont elles ont besoin. Si les moyens du Ministère ne lui permettent pas de satisfaire les exigences de toutes les mosquées, situation qui l'amène à commencer par les priorités et à différer la rénovation de cette mosquée, et que les gens de la mosquée ne désirent pas attendre, il faut qu'ils la réparent avec leur argent. Quant à la zakat, elle est destinée exclusivement aux huits catégories indiquées par Allah (SBT) dans Sa parole suivante:

" Les Sadaqats ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et pour le voyageur (en détresse)"

Ainsi, il est clair que les mosquées ne font pas partie des huit catégories bénéficiaires de la zakat mentionnées dans le verset et auxquelles la zakat est destinée exclusivement.
C'est d'Allah que dépend le succès. Paix et bénédictions d'Allah sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et sur ses Compagnons. Le Comité Permanent

10- Le versement de la Zakât aux coupables et aux endettés

Question : Est-il permis ou non de donner la zakat aux coupables, à ceux qui sont redevables du prix du sang et aux endettés quand l'un d'eux vient demander de l'aide... ?

Réponse : Allah (soubhana wa taala) a énuméré les bénéficiaires de la zakat dans Sa parole suivante :

" Les Sadaqats ne sont destinées qu'aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les collectent, à ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam-), à l'affranchissement des jougs, à ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et pour le voyageur (en détresse)."
Il a en effet cité parmi ces catégories les personnes lourdement endettées, qui se subdivisent en deux groupes :
* Le premier groupe comprend ceux qui s'endettent lourdement pour maintenir la concorde entre les gens : prenons le cas d'un homme qui effectue une médiation lorsqu'il y a entre deux groupes, par exemple deux tribus ou les habitants de deux villages, une altercation provoquée par des crimes de sang ou des dommages matériels, source de haine et d'inimité. Ce médiateur s'engage donc à payer une certaine somme d'argent pour dédommager les gens lésés afin d'apaiser ce tumulte. On doit lui donner une part de la zakat suffisante pour qu'il puisse respecter cet engagement, même s'il est riche, s'il ne paye pas de sa poche. Mais s'il paye de sa poche, il n'est pas permis de lui donner de la zakat.
* La deuxième catégorie concerne celui qui s'est endetté en vue de se racheter des mécréants ou pour effectuer un achat licite ou illicite, puis s'est repenti ; s'il est pauvre, on lui donne une part de la zakat, afin d'aider au remboursement de sa dette. Il mérite même dans ce cas d'être aidé pour la cause d'Allah. Le Comité Permanent

11- Jugement islamique relatif au versement de la Zakât à une seule famille

Question : Si une personne désire payer la zakat sur ses biens et que cette dernière représente une somme modeste, comme 200 riyals par exemple, est-il préférable de la donner à une seule famille pauvre ou de la diviser entre plusieurs familles pauvres ? Je vous prie de m'éclairer -Qu'Allah vous récompense !

Réponse : Si le montant de la zakat est peu important, l'attribuer à une famille nécessiteuse est plus méritoire et préférable, car la distribuer entre plusieurs familles alors qu'elle est modeste réduit son utilité. Cheikh Ibn Baz

12- On ne donne pas la Zakât à sa mère ni à celui qui abandonne la prière

Question : M'est-il permis de donner à m,a mère une somme d'argent et de la considérer comme de la zakat ? Il faut noter que mon père subvient à ses besoins et a une bonne situation, louange à Allah.
Par ailleurs, j'ai un frère, apte à travailler, qui n'est pas encore marié et qui — Qu'Allah le guide- n'est pas très assidu dans ses prières, m'est-il permis de lui donner quelque chose de la zakat ? Instruisez-moi -Qu'Allah vous protège !

Réponse : II ne vous est pas permis de donner une part quelconque de la zakat à votre mère, car on ne donne pas la zakat aux deux parents, de plus elle n'en a pas besoin étant donné que votre père subvient à ses besoins.
Quant à votre frère, il n'est pas permis de lui donner de la zakat tant qu'il délaisse la prière. En effet, la prière est le pilier le plus important de l'Islam après la double attestation de foi, et son abandon volontaire est une grande mécréance ; par ailleurs votre frère est en bonne santé et gagne bien sa vie. S'il se trouve un jour dans le besoin, ce sera plutôt à votre père de s'en occuper, car il est en ce qui concerne les dépenses d'entretien, responsable de lui tant qu'il en a les moyens... Qu'Allah le guide et l'oriente vers la Vérité et qu'il le protège contre le mal de son âme, de son diable et des mauvais Compagnons. Cheikh IbnBaz

14- La dette n'exempte pas de l'acquittement de la zakât

Première question : II s'agit d'un homme qui a des activités commerciales et fait des transactions avec des compagnies étrangères en achetant à crédit. Il a de l'argent mis de côté depuis près d'un an mais doit beaucoup d'argent à ces compagnies. Il voudrait savoir s'il commet un péché en décidant de rembourser ces compagnies quelques jours avant l'échéance, c'est-à-dire quelques jours avant que la somme épargnée ait achevé le cycle d'une année complète, tout cela dans le but d'éviter de prélever la zakat sur cet argent qu'il doit rembourser aux compagnies, sachant que la date fixée pour l'échéance du remboursement survient quelques jours après la fin du cycle d'un an ?

Deuxième question : Comment doit-il s'acquitter de la zakat sur ses biens qui se répartissent comme suit
1- Valeur des marchandises présentes dans le magasin à la
fin du cycle d'un an : 200.000 riyals
2- Valeur des dettes à son passif : 300.000 riyals.
3- Valeur des dettes à son actif: 200.000 riyals.
4- Argent liquide et solde en banque : 100.000 riyals.
Troisième question : L'échéance du remboursement de certaines dettes est arrivée, mais il a retardé ce remboursement ; comme la fin du cycle d'un an approche, il a retiré de sa caisse la somme correspondant au remboursement de cette dette et compte la remettre à son créancier après l'inventaire. Cette somme a donc été isolée du reste de ses biens et soustraites des dettes qu'il a à son passif. Est-ce que cela le dispense de prélever la zakat sur cet argent ?
Réponse : Si une personne endettée rembourse ses dettes avant la fin du cycle d'un an, il n'a pas à payer la zakat et il n'y a pas de mal à cela. Uthman Ibn Affan (radianalah ou anhou), le Calife bien guidé, ordonnait à toute personne qui avait des dettes de s'en acquitter avant l'échéance de la zakat. Il n'y a pas de mal à ce que le créancier diminue une partie de la dette afin d'obtenir le remboursement du reste avant l'échéance prévue, selon le plus juste des avis des savants à ce sujet, parce que cela comporte un avantage pour le créancier comme pour le débiteur, à la différence de l'intérêt usuraire.
Quant à la valeur des marchandises présentes dans le magasin, il vous faut payer la zakat à la fin du cycle d'un an. De même, vous devez payer la zakat de votre solde en banque à la fin du cycle d'un an.
Concernant les sommes qui vous sont dues, il y a des précisions à apporter : la zakat est obligatoire sur celles qui sont entre les mains de personnes solvables, car elles sont semblables à la somme que vous avez mise en banque et tout type de dépôt similaire. En revanche, il n'y a pas de zakat sur celles qui sont entre les mains de personnes insolvables, selon le point de vue juste parmi les avis des savants.
Certains savants ont dit qu'il doit payer leur zakat pour une seule année après les avoir récupérées. Ce point de vue est bon et prudent ; toutefois, ce n'est pas obligatoire selon l'avis le plus juste, parce que la zakat est une aide et n'est pas obligatoire sur les biens qu'on ignore si on les récupérera ou non, parce qu'ils sont entre les mains de personnes insolvables ou de mauvais payeurs ; c'est le cas également des biens perdus, des animaux égarés, etc.
Quant à l'argent que vous devez à autrui, cette dette ne vous exempte pas de payer la zakat, d'après le plus juste des points de vue des savants à ce sujet. Concernant la somme que vous avez retirée de votre argent pour rembourser les créanciers, mais qui est restée tout de même une année entière en votre possession avant que vous ne la rendiez à vos créanciers, elle est bel et bien soumise à la zakat, car elle est restée entre vos mains pendant un cycle d'un an. Le succès ne dépend que d'Allah. Cheikh IbnBaz





Source: Fatawa sur la zakat de Cheikh Ibn baz, Cheikh Ibn Jibrine, Cheikh Ibn Al-Othaimine et du comité permanent de l'Ifta
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"Le tawhid est la raison pour laquelle Allah a créé le monde"mouhammad ben Jamîl Zînou.
fathéma
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« Répondre #18 le: Février 07, 2012, 18:55:39 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Plusieurs soeurs m'affirment qu'une femme peut dans certains cas donner sa zakat à sa mère (si ses revenus ne dépasse pas un certain seuil) .
Le livre en 3 tomes  fiqh as sunna traite cette question parai-t- il mais je ne le possède pas . Quelqu'un l'aurait il ou pourrait il me renseigner ?
 baraka2


  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


Macha Allah ma soeur je viens de regrouper ton message au fil deja existant sur ce même sujet wa  El Hamdoulilah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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layla
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« Répondre #19 le: Février 08, 2012, 13:30:10 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Barak'Allahou fik Oum Rayhane d'avoir ajouté ma question à ce fil de discussion,
je précise puisqu'il s'agit de ma propre mère, qu'elle vit seule,  pas de mari pour subvenir à ses besoins, et bénéficie seulement du RSA.
 baraka2 à ceux qui ont pris la peine de me répondre, j' avoue être toujours dans le flou ... kheir inchaAllah
 Salam Alaykoum
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fathéma
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« Répondre #20 le: Février 08, 2012, 13:32:47 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

Macha Allah wa fiki barak Allah swt ma chère soeur

Incha Allah que tu auras d'autres réponses ma soeur  Amine

Barak Allahou fiki et qu'Allah swt te facilite et protège ta maman  Amine


Wa 'alaykoum salam wa rahmatou Allahi wa barakatuh
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