Forum de la Grande Mosquee de Lyon
Nouvelles: Téléchargez sans plus attendre la GML tool, la barre d'outils 100% islamique, 100% Grande Mosquée de Lyon !!
 
*
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Charte du Forum  
Favoris  
Coran 
GML TV
connectez vous !

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session


Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: La demeure de la paix en ce 21 eme siecle  (Lu 2340 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
Abdellah
l'age n'est pas un signe de vieillesse il est signe de sagesse et la sagesse est un cadeau plein de jeunesse
Membre très actif
*****
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Âge: 53
Localisation: france
Messages: 1189


marié et trois magnifiques enfants


Voir le profil
« le: Mai 23, 2010, 04:08:47 »
Share   Modifier le messageModifier

 
Salam Alaykoum

Mes chers frères et soeurs que Dieu vous bénisse

Voici un article fort interressant que j'aimerais vous faire partager

La relation entre l’islam et la « paix » (salam)

Peut-être que la meilleure façon d’entamer une discussion sur la relation entre l’islam, la paix et la sécurité est d’expliquer l’affirmation maintes fois entendue, de nos jours, selon laquelle « l’islam signifie la paix ».  Si ceux qui font cette affirmation prétendent que la signification même du mot « islam » est « paix », alors ils ont tort.  Il est vrai, toutefois, que le mot « islam » et  le mot arabe signifiant « paix » (salam) proviennent tous deux de la même racine, ce qui démontre qu’il existe bien un lien entre les deux.  Mais il importe de comprendre de quel type de lien il s’agit.

Le mot « islam » est le nom verbal du verbe aslama.  Ce verbe porte le sens de « se résigner » ou « se soumettre ».  Lorsque utilisé en lien avec Dieu, il signifie « se soumettre à Dieu ».  L’islam, au sens strict du terme, fait donc référence à une personne qui reconnaît son Seigneur et qui comprend que son attitude envers son Seigneur et Créateur doit en être une de soumission et d’adoration.

Comprendre ce que signifie réellement le mot « islam » est essentiel pour comprendre la relation entre « islam » et « paix ».  L’islam, la soumission à Dieu, est ce qui amène l’homme à trouver la paix.  La paix véritable (intérieure et extérieure) ne s’acquiert que par l’application de l’islam, dans nos vies.  Bien sûr, ici on ne parle pas simplement de paix comme dans « absence de guerre ».  Le concept de paix est bien plus vaste.  On peut très bien vivre dans un lieu où il n’y a aucune guerre et souffrir quand même d’anxiété ou de désespoir.  L’islam apporte une tranquillité et une paix d’esprit totales qui découlent de la croyance au Créateur et de la conformité à Ses enseignements.  Cette paix intérieure se reflétera ensuite sur la famille qui nous entoure, sur la communauté, la société et le monde en général.[1]  C’est une paix intérieure particulière qui ne s’acquiert que par la croyance en Dieu.  Dieu dit, dans le Coran :

« Une lumière vous est venue de Dieu, ainsi qu’un Livre explicite par lequel Il guide sur le chemin de la paix ceux qui cherchent Son agrément.  Par Sa volonté, Il les fait sortir des ténèbres à la lumière, et Il les guide vers le droit chemin. » (Coran 5:15-16)


En fait, Dieu invite les humains à la demeure éternelle de la paix :

« Dieu convie (les gens) à la demeure de paix; et Il guide qui Il veut vers le droit chemin. » (Coran 10:25)


La demeure éternelle de la paix sera l’ultime rétribution pour ceux qui auront suivi Sa voie :

« ... à eux la demeure paisible auprès de leur Seigneur. » (Coran 6:127)

Bref, s’il n’est pas tout à fait correct d’affirmer que « l’islam signifie la paix », il est vrai de dire que la paix véritable ne s’atteint qu’à travers l’islam.

Comment l’islam apporte-t-il la paix

La paix véritable, au sein d’une société, ne peut être atteinte que lorsque les individus qui la composent arrivent à acquérir une véritable paix intérieure, laquelle ne s’acquiert qu’à travers l’islam et la soumission exclusive à Dieu.  Il s’agit là de l’unique mode de vie qui soit réellement compatible avec la nature humaine.  En fait, c’est ce qui s’appelle la « vraie vie ».  Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Répondez à l’appel de Dieu et du messager lorsqu’ils vous appellent à ce qui vous donne la (vraie) vie. » (Coran 8:24)


Bien connaître Dieu, voilà ce qui est susceptible d’apporter un véritable sentiment de contentement, dans l’âme.  Si une personne ne connaît pas son Créateur, son âme aspirera toujours à cet élément manquant, dans sa vie.  Cette personne se sentira agitée et confuse devant les épreuves de la vie.  Si elle se tourne vers autre que Dieu – même si elle croit que ces êtres ou ces choses sont vraiment « Dieu » – elle ne trouvera jamais satisfaction en ces choses.

Ibn Taymiyyah a écrit :

Sachez que le besoin de Dieu que ressent l’être humain[2] – besoin de L’adorer en ne Lui attribuant aucun associé – ne trouve aucune comparaison ou analogie.  Tout au plus peut-on le comparer, vaguement, au besoin du corps en eau et en nourriture.  Mais il y a, évidemment, une très grande différence entre les deux.

La réalité de l’être humain se situe au niveau de son cœur et de son âme.  Et ceux-ci ne peuvent s’épanouir qu’à travers une relation saine avec Dieu, l’Unique.  Il n’existe aucun sentiment réel de tranquillité, en ce monde, si ce n’est dans l’invocation fréquente de Dieu.  Il ne fait aucun doute que l’homme se dirige vers son Seigneur et Le rencontrera.  Et la seule véritable bonne chose, pour l’homme, sera cette rencontre avec son Seigneur.[3]  La joie et le plaisir que l’homme éprouve, et qui ne sont pas reliés à Dieu, ne sont qu’éphémères.  Ces sentiments réapparaîtront d’une chose à une autre, d’une personne à une autre.  Peut-être l’homme ne les ressentira-t-il qu’une seule fois, ou alors à quelques reprises.  Parfois, ces choses ou ces personnes desquelles il croit tirer un sentiment de bonheur finissent par le blesser ou lui causer du tort, et cela lui fait doublement mal, du fait de les avoir aimées.  Tandis que Dieu est toujours près de lui, à chaque instant et en toutes circonstances.  Où que l’homme se trouve, Dieu est près de lui.

Si une personne adore qui ou quoi ce soit en dehors de Dieu – même si elle aime cette personne ou cette chose et qu’elle retire un plaisir du fait de l’adorer – cette fausse adoration la détruira encore plus que si elle avait ingurgité un poison...

Sachez que si une personne aime une chose autrement que par amour pour Dieu, cette chose qu’elle aime finira inévitablement par être une source de malheur ou de châtiment... qu’elle soit près d’elle ou éloignée d’elle.[4]

      Toutes les richesses et tous les biens de ce monde ne peuvent apporter un véritable contentement à l’être humain.  Abou Hourayrah a rapporté que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :

« La véritable richesse ne consiste pas à posséder un grand nombre de biens : la véritable richesse se trouve dans le contentement. »[5]

Dans un autre hadith, il a dit :

« La véritable richesse est la richesse du cœur.  Tout comme la vraie pauvreté est la pauvreté du cœur. »[6]

Lorsqu’un individu est en paix avec lui-même et libre de toute agitation intérieure, il peut alors entretenir des liens pacifiques avec les autres.  Il n’a plus de raison d’éprouver du ressentiment envers le reste du monde et ne cherche plus à blâmer les autres pour son manque de paix intérieure.  Et comme son but ultime est l’au-delà, il n’a pas non plus de raison d’éprouver d’envie envers ceux qui ont reçu plus que lui en ce monde; car l’envie est un sentiment qui s’attaque aux sources mêmes des relations pacifiques entre humains.


Footnotes:
[1] Voir l’ouvrage de Sayyed Qutb intitulé Islam and Universal Peace (Indianapolis, IN: American Trust Publications, 1977), passim.
[2] Le terme utilisé par ibn Taymiyyah est abd (serviteur ou esclave).  Toutefois, le terme fait référence à tous les êtres humains.
[3] Cela parce que l’âme, de par sa nature, aspire à rencontrer son Créateur.
[4] Ibn Taimiya, Majmoo, vol. 1, pp. 24-29.
[5] Recueilli par al-Boukhari et Mouslim.
[6] Recueilli par ibn Hibbaan. Selon al-Albaani, cette narration est authentique. Voir al-Albaani, Saheeh al-Jaami al-Sagheer, #7816.
Journalisée

Abdellah
l'age n'est pas un signe de vieillesse il est signe de sagesse et la sagesse est un cadeau plein de jeunesse
Membre très actif
*****
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Âge: 53
Localisation: france
Messages: 1189


marié et trois magnifiques enfants


Voir le profil
« Répondre #1 le: Mai 23, 2010, 08:55:00 »
Share   Modifier le messageModifier

Salam Alaykoum

La suite ................ Rire Mouslim

La paix intérieure est un besoin universel.  Il n’existe personne, sur cette terre, qui n’aspire à la paix intérieure.  Et il ne s’agit pas d’un phénomène moderne; cette paix, chacun y a aspiré à travers les âges, indépendamment de sa couleur, ses croyances, sa religion, sa race, sa nationalité, son âge, son sexe, ses richesses ou l’avancement technologique de son peuple.

Les gens ont emprunté divers chemins pour tenter de trouver la paix intérieure : certains ont cru la trouver dans l’argent, dans les drogues, dans la musique ou la méditation, tandis que d’autres l’ont cherchée dans leur tendre moitié, dans leur carrière professionnelle ou à travers leurs enfants, etc.

Pourtant, chez la majorité des gens, cette quête est perpétuelle.  De nos jours, on nous a amené à croire que l’avancement technologique et la modernisation peuvent nous apporter un confort physique à travers lequel la paix intérieure est possible.

Cependant, si nous considérons la nation la plus industrialisée et la plus avancée du monde, du point de vue technologique (les États-Unis), ce raisonnement ne tient pas la route.  Les statistiques démontrent qu’aux États-Unis, près de 20 millions d’adultes souffrent chaque année de dépression.  Et qu’est-ce que la dépression, si ce n’est une absence totale de paix intérieure?  De plus, en l’an 2000, dans ce pays, le nombre de personnes mortes par suicide était deux fois plus élevé que le nombre de personnes mortes du sida.  Mais les médias étant ce qu’ils sont, nous entendons plus parler des décès dus au sida que des gens qui se suicident.  Par ailleurs, plus de personnes meurent par suicide que par homicide, aux États-Unis, qui ont pourtant un taux d’homicides déjà très élevé.

Donc, l’avancement technologique et la modernisation n’ont apporté ni la tranquillité ni la paix intérieure.  Au contraire, en dépit du confort que nous a apporté la modernisation, nous sommes encore plus éloignés de cette paix que ne l’étaient nos ancêtres.

Pour la plupart d’entre nous, la paix intérieure demeure une chose quasi insaisissable, difficilement atteignable.

Nous sommes nombreux à confondre les plaisirs de cette vie avec la paix intérieure; nous tirons un plaisir de nombreuses choses, que ce soit de l’argent, des relations sexuelles ou de diverses activités quotidiennes.  Mais ces plaisirs ne durent pas : ils viennent et ils vont.  Oui, nous éprouvons certains plaisirs, de temps à autres, mais nous ne devons pas les confondre avec la paix intérieure.  La véritable paix intérieure peut être définie comme un sentiment de stabilité et de contentement qui nous aide à passer au travers des difficultés et des épreuves qui se présentent à nous, au cours de notre vie.

Nous devons comprendre que la paix est une chose qui n’existera jamais en ce monde, car si nous nous fions à la définition du dictionnaire, la paix est l’absence de guerre ou de conflits civils; a-t-il jamais existé une période de l’histoire dépourvue de tout conflit?  Il y a toujours une guerre ou un conflit civil en cours, en ce monde.  Si nous considérons la paix à un niveau national, alors nous pouvons la définir comme l’absence de désordre public et comme un sentiment général de sécurité; mais nommez-moi un seul endroit, en ce monde, où l’on trouve cela.  Si nous considérons la paix à un niveau social (famille, travail), alors la paix est l’absence de désaccords et de disputes; mais un tel environnement existe-t-il?  Il existe bien certains endroits, en ce monde, que l’on peut considérer comme calmes, paisibles et tranquilles, certaines îles, par exemple, mais il s’agit d’une paix qui peut, à tout instant, être troublée par une tempête ou un ouragan qui viendra tout détruire.

Dieu dit, dans le Coran :

« Nous avons certes créé l’homme pour une vie de lutte. » (Coran 90:4)


C’est là la nature même de nos vies, qui sont faites de labeur et de luttes, de hauts et de bas, de moments difficiles et d’autres moins difficiles.

Nos vies sont ponctuées d’épreuves de toutes sortes, tel que Dieu l’affirme, dans le Coran :

« Et Nous vous éprouverons certainement par un peu de peur, de faim, de pertes de biens, de gens et de récoltes.  Mais annonce la bonne nouvelle à ceux qui sont patients. » (Coran 2:155)

Pour passer au travers ces épreuves, au travers cette vie de labeur et de luttes, la patience est essentielle.  Et cette patience ne peut se manifester que si nous possédons une véritable paix intérieure.

En dépit des épreuves, du labeur et des luttes quotidiennes, il nous est possible d’atteindre cette paix intérieure qui nous amènera à vivre en paix avec notre entourage, avec notre environnement et avec le monde dans lequel nous vivons.

Bien sûr, dans notre quête de paix intérieure, des obstacles se dresseront sur notre route.  Nous devons donc identifier ces obstacles qui, dans nos vies, nous empêchent d’atteindre cette paix et développer une stratégie pour les éloigner de nous.  Ces obstacles ne disparaîtront pas de nos vies simplement en le souhaitant très fort; nous devons développer une stratégie par étapes pour nous en débarrasser.  Comment?

La première étape consiste à identifier ces obstacles.  Nous devons être conscients de leur présence, car si nous n’arrivons pas à les identifier, nous ne pourrons, évidemment, les éloigner ni les faire disparaître.

La deuxième étape consiste à les reconnaître et à accepter leur présence.  Par exemple, la colère est l’un des plus grands obstacles à la paix intérieure.  Si une personne nourrit de la colère au fond d’elle-même et qu’elle finit par exploser, comment peut-elle posséder une paix intérieure dans ces circonstances?  C’est impossible.  La personne doit donc être capable de reconnaître que cette colère, en elle, est un obstacle à la paix intérieure.

Cependant, si une personne affirme que « oui, je sais que c’est un obstacle; mais moi, je ne me mets pas en colère », cette personne a un problème car elle n’a pas été en mesure de reconnaître cet obstacle et refuse d’admettre la réalité.  Elle ne peut donc se débarrasser de cet obstacle.

Ces obstacles qui font partie de nos vies, nous pouvons les classer en diverses catégories : problèmes personnels, familiaux et financiers, pressions au travail et incertitudes spirituelles.


 Salam Alaykoum
Journalisée

cedriczzz
Nouveau membre
*
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Âge: 42
Localisation: blois
Messages: 32


Salam Salam


Voir le profil
« Répondre #2 le: Novembre 17, 2013, 06:22:20 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Merci ya abdallah...

j' aime la précision et la science avec lesquelles tu t' exprimes...

perso, j' aime traduire "Islam" par "pacification" ( la Paix étant plutôt "as silm")
et Iman par " sécurisation" (le Mu'min étant le "Sécurisant")

Salam...
Journalisée

La Grace appartient à Allah le Maître des Mondes.
   

L'arabe pour les francophones - Niveaux 1+2
L'arabe pour les francophones - Niveaux 1+2

 Journalisée
Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  

 
Aller à:  

 Développé par TOOLYNK, agence de développement d'applications web et mobile à Lyon & Paris
Technologies: Javascript, React, React Native, Angular, Java, Symfony, .NET, Réalité Virtuelle