Forum de la Grande Mosquee de Lyon
Nouvelles: Téléchargez sans plus attendre la GML tool, la barre d'outils 100% islamique, 100% Grande Mosquée de Lyon !!
 
*
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Charte du Forum  
Favoris  
Coran 
GML TV
connectez vous !

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session


Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Les droits de la femme en islam  (Lu 3994 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
salama93
Invité
« le: Avril 27, 2010, 13:36:58 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

LE CONCEPT DE LA QAWÂMA
 
 
 
C’est Médine qui a accueillit les versets de la « qawâma » des hommes vis à vis des femmes. Et c’est en saisissant son vrai sens que la femme a pu vivre libre et indépendante de tout ce qui l’accablait des coutumes héritées de l’ère anti-islamique dite la « jâhiliyya ». Son rôle s’est étendu à tous les domaines de la vie active, pas seulement familiale, mais également sociale et politique. L’ensemble des compagnons connaissait parfaitement le sens de « qawâma » sans que cela les pousse à empêcher la femme de contribuer à la vie sociale. C’est à travers l’étude de l’événement social et l’analyse du comportement de la femme que l’on a remarqué que cette dernière jouissait d’une incontestable liberté. C’était en effet une liberté de fait et non pas de parole, avec laquelle la femme musulmane n’a jamais ressenti le besoin de la revendiquer haut et fort comme elle l’a fait pour d’autres droits.
 
C’est dans les versets de la « qawâma » que le Coran a joint l’égalité des femmes aux hommes. Il a même fait devancer la qawâma par l’égalité, pour montrer par là même que la qawâma ne peut, en aucun cas, usurper l’égalité entre les deux sexes, ni la dissimuler, moins encore la supprimer. En tout cas les deux concepts ne sont pas antinomiques. Et c’est en parlant de la famille et de ses problèmes que le Coran a mentionné cette égalité d’une manière explicite, ne laissant aucune marge de doute pour ceux qui se croient supérieures aux femmes. A ce sujet, le Coran dit : «Elle ont des droits équivalents aux devoirs qu’elle doivent rendre à l’amiable, et aux homme un degré d’avantage et Dieu est puissant et sage » (la vache, 228).
 
Mais déjà, dans la sourate « Les femmes » on trouve l’explication de ce fameux degré réservé aux hommes vis-à-vis des femmes bien agencé dans l’ensemble des questions rattachées à la famille, aux parts successorales et aux droits et devoirs du couple. Il est même question d’un pacte inviolable établi entre l’homme et la femme. Quant à la qawâma, elle est mentionnée à la suite de toutes les questions que nous venons de citer. Ceci étant la qawâma n’est évoquée que dans un ordre secondaire. Cela signifie un rappel à l’homme de l’importance de sa responsabilité à l’égard des femmes en général et de sa femme spécialement. Par cohérence au principe égalitaire, le privilège est totalement écarté, contrairement à ce que pensent les hommes dans toutes les sociétés humaines. Les versets concernés parlent d’une distribution de rôles bien équitable entre l’homme et la femme en prenant seul juge l’effort et le soin du travail accompli, c’est-à-dire l’utilité et la productivité (pas seulement au sens matériel du terme). Lisez si vous voulez : «Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres. Une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu pour qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose. Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux : les pères et mères, les proches et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. Dieu est témoin de toute chose. Les hommes ont un surplus de responsabilité (qawwâmûna) en vertu des préférences des uns par rapport aux autres et grâce aux dépenses qu’ils font de leurs biens. » (La vache, 32-34   ). Nous pensons que la qawâma accordée à l’homme, l’est pas parce qu’il est mâle, mais seulement en fonction des moyens qu’il possède. Telle la capacité physique et matérielle. Ce qui veut dire que si cette capacité revient dans un couple à la femme, elle est tenue d’exercer cette fameuse qawâma. Donc, il n’y a aucune exclusivité masculine à ce sujet.  
 

‘Abd Allah Ibn ‘Abbâs a bien compris le précepte, et il a exprimé son discernement d’une manière très simple, mais hautement significative dans son commentaire du verset : «Elles ont des droits équivalents à ce qu’elles doivent à l’amiable», je me fais beau pour ma femme – disait-il - comme j’aime qu’elle se fasse belle pour moi ». En effet, l’homme normal doit ressentir le besoin d’être agréable au regard de sa femme, comme il ressent le besoin à voir une femme agréable à regarder. Cela révèle la nature saine des hommes et des femmes. Car le besoin de plaire à l’autre, de lui faire plaisir est spontané. C’est pour quoi le Prophète dit : « Dieu est beau, il aime la beauté » (Muslim, imân, 131).
 
Cette conduite véridique et ce regard spontané furent la caractéristique générale des musulmans avant l’époque de décadences communautaire musulmane. Et c’est durant cette déchéance que toutes les traditions ancestrales et les coutumes anti-islamiques ont refait surface. L’homme souffrant d’un problème de mémoire, d’identité civilisatrice et de goût pour la vie, perd l’équilibre et s’acharne sur la femme pour transformer sa vie en un calvaire et une inquisition presque quotidienne. Quant, à la qawâma, elle ne s’inscrit que dans le cadre d’une responsabilité de nature différente de celle de la femme et nullement d’un privilège accordé au mâle. Mais dans le dessein de ne pas transformer cette qawâma en un despotisme et une tyrannie, Dieu a institué la concertation avec l’autre partie comme étant un principe indispensable au bon fonctionnement de la qawâma. Il n’y a, à ce stade, aucune interprétation controuvée, ni constatation hâtive, mais bien une conception gérée par les règles incontournables du droit conjugale musulman faisant autorité auprès des spécialistes.
 
La concertation ou shûrâ est en fait, la base fondatrice de la cohésion du ménage, car le Coran fait d’elle un des principes immuables de la société civile, ce qui rejoint parfaitement la finalité démocratique. Elle est par conséquent plus importante au sein de la famille qui, elle, constitue, la première cellule de la société humaine. De ce fait, le Coran veut que l’ensemble des questions conjugales soit géré par le couple à la lumière d’une concertation constante et inviolable. Les textes font de la concertation une des qualités du musulman à tout point comparable à la piété, à la noblesse du caractère, à la crainte de Dieu, à la tolérance, à l’instauration de la prière et à la patience. Il dit : « Ceux qui évitent les péchés majeures et les turpitudes, ceux qui pardonnent après s’être mis en colère* ceux qui répondent à leur seigneur, ceux qui s’acquittent de la prière, ceux qui délibèrent entre eux au sujet de leurs affaires, ceux qui donnent en aumônes une partie des biens que nous leur avons accordés* ceux qui se prêtent mutuellement secours… » (La Concertation, 37-39).
 
C’est seulement avec la pratique de la concertation à l’intérieur de la famille que les cercles de la peur disparaissent du quotidien familial. Ainsi l’épouse ne craindra plus son époux, la sœur ne craindra plus son frère, le plus jeune ne craindra plus le plus âgé, etc. De la sorte un climat d’entente s’installe et la paix familiale tant attendue se fera ressentir, pour aboutir enfin à une démocratisation familiale. Nous insistons sur le fait que la famille est la première cellule sociale, si elle est saine toute la société le sera également, autrement tout s’écroulera facilement et rapidement. Il faut savoir aussi que la famille est la première école de l’homme. La maman plus particulièrement, puisque c’est elle qui, la première, contribue à l’éducation de l’enfant, c’est-à-dire des générations de demain, par conséquent son emprunte marquera à jamais l’avenir de toute l’humanité. C’est pourquoi le Coran se focalise sur la femme. Il a légiféré pour elle seule beaucoup plus qu’il n’a fait pour l’homme. Peut être par rapport à ce que chacun accomplit et non jamais en raison de la masculinité ou la féminité.
 
L’on remarque également que le Coran veut que la famille soit administrée par la mansuétude, la gratitude, l’amour, le respect, la concertation et non pas avec une panoplie de lois fabriquées de toute pièce par l’homme, là où la main du mâle dominant est toujours agissante. Car avec la loi on ne peut pas créer la stabilité dans la famille, en revanche avec l’éducation tout devient possible dès lors qu’on prenne en compte les valeurs morales et humaines.
 
Dans le cas le plus sensible et le plus délicat de la vie maritale, le Coran recommande la concertation comme moyen d’entente. En effet, quand un nouveau né vient au monde, il est préconisé selon le Coran que la femme allaite le bébé sans toutefois le lui imposer. Si elle désire de le faire, elle doit en avoir la conviction et la volonté. Sinon le mari doit payer une nourrisse pour son enfant. Certes, il est préférable que la maman allaite son bébé mais aucun impératif à ce sujet n’est énoncé. Le verset précise : «Les mères qui veulent allaiter leurs enfants, il est préférable qu’elles le fassent – si elles le veulent - pendant deux années complètes » (la vache, 233).
  
Quant à la qawâma de l’homme dans le domaine familial, elle nécessite bien des choses que l’on dénombre dans ce qui suit :
 
1-La cohabitation totale avec l’épouse et la fidélité inviolable à son égard : L’époux n’a pas le droit de la laisser seule pendant une longue durée, ni de s’absenter incessamment même pendant de courtes durées. Moins encore de l’abandonner seule au foyer conjugal pour s’occuper d’autre chose. Car il n’y a rien au monde qui mérite qu’on s’en occupe plus que sa propre femme. A moins que l’absence n’ait un motif valable aux yeux de sa compagne également. Sinon cette épouse a le droit de se considérer comme étant abandonnée. Elle peut par là même demander la dissolution du mariage des autorités compétentes. Cela, quand bien même le mari, par lui-même ou par l’intermédiaire de sa famille, lui assurerait une pension suffisante. Le droit conjugal est clair à ce propos, puisqu’il ne permet pas à l’époux de se libérer de la cohabitation sous prétexte qu’il assure la subsistance du ménage. Il en est de même lorsque le mari est en prison. A ce moment-là l’on discute tout simplement de la durée d’emprisonnement. En effet, cette durée est fixée entre 1 et 5 ans après quoi l’épouse a le droit de demander le divorce (permettre plus d’un an d’absence est excessif puisque ‘Umar l’a limitée à 4 mois seulement, donc, au-delà d’un an la chose devient intenable). Voilà un droit conjugal prescrit qu’on ne dit jamais à la femme en terre d’islam.
  

2-L’entretien constant, la réponse favorables à ses besoins : l’époux est tenu légalement de satisfaire sa compagne sexuellement. C’est un devoir conjugal auquel aucune échappatoire n’est possible ou tolérée. Le droit conjugal exige de l’époux de ne pas pousser sa femme à se plaindre de lui, faute de quoi il rendra compte devant les instances compétentes en la matière. S’il n’obtempère pas l’on fait acte des réquisitions de l’épouse et le divorce est prononcé en sa faveur. Le Coran astreint l’époux à la fidélité absolue : «Vivez chastement avec elles en vous gardant de la débauche.» (Les femmes, 7), ce qui signifie explicitement que le musulman marié est tenu de n’avoir des relations charnelles qu’avec sa propre femme. A défaut de quoi il sera punit par un châtiment approprié et sa femme a le droit de divorcer si elle le désire. Les savants proclament que si l’adultère est un crime nécessitant une punition, la fidélité est un devoir méritant les honneurs. Si l’époux a convenu avec sa femme de n’épouser pas d’autres femmes, il est tenu de respecter cet engagement et doit s’en abstenir totalement1 dans les pays où la polygamie est prohibée, même quand la cohabitation clandestine avec plusieurs femmes est tolérée. Ce qui relève d’une forme illégale de polygamie. Lorsque le Prophète a épousé la noble Khadîja, il lui resta fidèle jusqu’à sa mort. Il a exigé la même promesse de ‘Alî quand il lui a marié son honorable fille Fâtima2.
 

3-Il doit également s’abstenir de tout mauvais traitements, de tout sévices présentant un caractère de négligence, d’ignorance ou d’insolence vis-à-vis de sa femme. Les coups, les insultes et même les regards ironiques sont interdits dans le droit musulman. Le Prophète dit à ce propos : «Les meilleurs parmi vous ne battent pas, n’insultent pas et n’abandonnent pas leurs femmes »3. Même dans le cas où la femme ne respecterait pas ses engagements envers son mari, il est recommandé de la traiter avec humanité et d’essayer de se l’attacher avec des bienfaits, notamment les présents. A ce propos le Coran dit : «Telles sont les lois de Dieu ne les transgressez pas. Ceux qui transgressent les lois de Dieu sont injustes » (la vache 229).  
 

4-Le respect de sa belle famille est incontournable, car tout ce qui peut rendre sa femme heureuse est à réaliser. Cela se concrétise au fait qu’elle a le droit de rendre visite à ses parents et à sa famille de lien parental prohibé, ainsi que de les recevoir chez elle même avec l’opposition de son époux. Toutefois, si l’époux craint des mauvaises influences sur son couple de la part des personnes autorisées à visiter le foyer conjugal en vertu de ce lien de parenté prohibé, il a le droit d’assister, lui-même, ou faire assister quelqu’un d’autre à sa place. Le système de claustration est absolument interdit dans le droit conjugal musulman, sauf si les autorités compétentes le décideraient pour l’un des deux époux et dans l’intérêt du couple.
 


tiré du livre "les vérités étouffées de la femme en islam" du Sheikh Tahar Mahdi

Suite à venir  InchAllah

  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


Journalisée
salama93
Invité
« Répondre #1 le: Avril 27, 2010, 13:36:58 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

A mettre à la suite de l'autre message  Baraka Allahou Fik

 Qu’en est-il de ce qui leur est obligatoire :
 
Que veut dire le verset : «Ce qu’elles doivent à l’amiable » (La vache, 32-34).
 
1-l’épouse répondra favorablement aux demandes raisonnables de son mari, dans cette optique, notamment ne pas se refuser à lui. A condition que ses demandes et pratiques soient conformes aux lois juridiques et aux conventions conjugales familiales. Elle peut se refuser à lui en cas de fatigue excessive ou de maladie.
 

2-elle doit habiter au foyer conjugal convenable au bon déroulement de la vie du couple. Elle ne peut refuser de rejoindre son domicile conjugal que lorsque le mari ne tient pas son pacte lors de la conclusion du mariage, en l’amenant à la campagne tandis qu’il lui a promis la ville par exemple. Elle peut refuser un foyer conjugal dans lequel elle perd les conditions de sa dignité, de moralité et de sécurité. Elle a le droit de quitter le foyer conjugal s’il était convenu, entre le couple, que son mari n’épouserait pas une seconde femme, ne ramènerait pas ses parents ou des membres de sa famille vivre chez elle.
Il est mentionné en droit conjugal musulman qu’en dehors de ces cas, et les cas faisant convention entre le couple, tout abandon du foyer conjugal est synonyme de faute grave et d’atteinte à l’harmonie familiale, ce qui implique une réintégration manu militari ou le divorce par les procédures légales.
 

3-la fidélité est un devoir absolu dans le couple. A ce sujet le Coran dit : «Dotez-les équitablement qu’elles soient chastes qu’elles n’aient pas d’amants. » (Les femmes, 28). Dans la même sourate verset 38 le Coran dit : «Les femmes vertueuses sont disciplinées et fidèles, elles conservent soigneusement pendant l’absence de leur maris, ce que Dieu a ordonné de conserver intact. ». Il est considéré, dans l’islam, comme moyen de prévention contre tout attrait malsain que la femme nubile se couvre ses parties désirables. Les versets coraniques l’ont énoncé d’une manière explicite, ne nécessitant aucune spécialisation dans le droit conjugal pour le comprendre. Ils disent à ce propos : « ô Prophète, prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de laisser tomber leur voile jusqu’en bas ; ainsi il sera plus facile d’obtenir qu’elles ne soient ni méconnues ni calomniées. » (Les factions, 59). «Dis aux croyantes de baisser leurs regards, de préserver leur chasteté, de ne montrer que l’extérieur de leurs atours, de rabattre leurs voiles sur leurs poitrine… » (La lumière, 31). En fait, trois sources de droit musulman imposent une tenue pudique et digne.
 
a- Le Coran qui est la première source inéluctable du droit musulman, l’impose explicitement dans les deux versets précédents, lesquels disent tout sur cette tenue et dans le style le plus éloquent qui soit. Donc, Dieu n’est pas muet comme prétendent certains pseudo muftis.
 


c- Le consensus de la umma, le soutient également, car il n’existe pas un seul savant qui a nié l’obligation du jilbâb. Quant au domaine pratique ‘amaly, la majorité écrasante des femmes musulmanes a porté le jilbâb un moment ou un autre dans la vie, et même celles qui ne l’ont pas porté, elles n’ont jamais reniés sa validité scripturaire4.
 

Il faut savoir que tout exemple de bonté envers la femme découle de la noblesse du comportement prophétique. Effectivement, le Prophète était souvent au service de ses femmes, malgré sa lourde charge d’homme d’état, de religion, de société et de politique. Le Coran résume l’importance de ses tâches par le verset : «Nous allons te charger d’un grand fardeau. » (L’Enveloppé, 5). Il avait, Dieu le bénisse ! L’habitude d’insister sur le respect de la femme du fait qu’elle venait d’être libérée et d’acquérir des droits toujours menacés par la proximité du temps de la jâhiliyya. C’est Aicha, mère des croyants, qui a le plus rapporté de lui les hadîths traitant des questions de la femme, en l’occurrence : «Les femmes sont égales aux hommes »5. On a demandé : « Que faisait le Prophète une fois chez lui ? Aicha répondit : il lave ses vêtements, trait ses brebis et s’entretient tout seul, il était un simple serviteur de Dieu »6. Voilà le comportement de celui qui détenait la qawâma pas seulement vis-à-vis de ses femmes mais également sur l’ensemble de la umma dans tous les domaines.
 

Si l’on recense les hommes qui ont parlé des droits de la femmes d’une manière aussi expressive, aussi pertinente aussi sincère, l’on trouvera à leur têtes le Prophète Muhammad Dieu le bénisse ! En effet, durant le pèlerinage des adieux, le Prophète institua les droits et les devoirs élémentaires de l’Homme moderne. Il a, à la même occasion, insisté sur les droits des femmes d’une insistance sans précédent. Méditez si vous voulez les déclarations suivantes : «ô gens ! Je vous enjoins plus particulièrement de bien traiter les femmes. Elles sont plus sensibles que vous. Vous ne possédez d’elles que la cohabitation dans le respect. Sachez que vous avez des droits sur vos femmes et elles ont des droits équivalents sur vous. Craignez Dieu envers les femmes et comportez-vous noblement avec elles. Ai-je bien communiqué ! Oui disaient les compagnons. Dieu sois-en mon témoin ! Répondit le Prophète. »7.
 

C’est de cette façon que la qawâma fut assimilée au temps de la révélation. L’homme était un véritable protecteur serviteur de la famille et point son bourreau ou son inquisiteur. Mais la femme à son tour était son assistante et son soutien sans faille. C’est dans une perception qui fait que la femme était le refuge de sécurité pour l’homme, son habit et son âme, que l’ensemble des compagnons a agit. Ils ont compris cela à la lumière des versets : «Il est des signes de Dieu qu’il vous a créé de vous-même des femmes pour y trouver sérénité. Et entre vous il a placé l’amour et la mansuétude. Ce sont là des signes pour des gens qui réfléchissent. » (Les Romains 21), «Vous dépendez les uns des autres. » (Al ‘Imrân, 195). «Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles » (La vache, 187). Donc, la qawâma est nécessaire pour le bon fonctionnement de la famille. C’est une responsabilité fondée sur la capacité et non pas sur le genre féminin ou masculin. Par conséquent, tous les hommes ne peuvent pas êtres qawwâmîn sur toutes les femmes et vice-versa. Pour trancher, il faut prendre en considération uniquement les critères de capacité. Voilà le vrai sens de la qawâma dans la pensée juridique conjugale et ce qu’elle devait être normalement dans la pratique. Mais inopportunément, après la période dite « l’aube de l’islam ou l’islam matinal » les progrès réalisés se sont effondrés d’une manière inattendue pour se laisser supplanter par les coutumes de la jâhiliyya première.
 

Regardez l’exemple suivant pour savoir à quel point le niveau de la pensée juridique a chuté : dans l’interprétation du discours précédent l’on trouve le terme « ‘awân عوان » que plusieurs juristes ont interprété par «prisonnières et esclaves » puisque cela se rapporte à la femme, par conséquent, ils ont adopté l’explication suivante : « les femmes sont vos esclaves ». Cela signifie donc, qu’elles sont inférieures aux hommes et privées de beaucoup de leurs droits humains. Dans un bon nombre de livres de droit l’on constate très clairement cette pensée. Même les plus imminents érudits sont tombés dans cette discrimination lorsqu’un grand savant comme Ibn Al-Qayyim disait : «Le maître opprime et juge son esclave, car il est son propriétaire exactement comme le mari opprime sa femme et la juge, du fait qu’elle est sous son autorité comme un esclave. »8. L’on ne peut soutenir des propos contraires à l’esprit de l’islam et même à la lettre des textes traitants la question de la famille. Cette pensée constitue une véritable trahison au droit conjugal musulman et une dévastation totale de tous les exploits qu’a réalisé l’islam dans le cadre de la relation homme femme. Il est temps de reconnaître nos lacunes historico-juridiques pour pouvoir, par la suite, construire sur un terrain solide. Celui du réformisme et de l’ijtihâd.
 

Plus précisément lorsque d’autres auteurs définissent le contrat de mariage par : «Acte d’appropriation de l’organe sexuel, ou de l’exclusivité de la relation charnelle… », Nous ne nous voyons pas obligés d’approuver ce regard intellectuel discriminatoire. Car, nul part dans le Coran n’est mentionné « appropriation, exclusivité », parce que le Coran ne considère pas la femme comme une marchandise qu’on peut s’approprier. Ce serait une atteinte grave à sa vocation humaine et universelle que d’accepter de tels propos. En revanche, il est fait mention de « pacte noble », «miséricorde », «amour », «sérénité », «sécurité », des éléments indispensables à l’allure et la tenue du couple. Il est même question de « fusion » entre les deux corps selon la terminologie coranique : «Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles ». Y t-il quelqu’un qui ose marcher nue dans la rue ? Normalement personne. Existe-t-il quelqu’un d’autre qui peut vivre sans femme ? Selon l’enseignement coranique non. Tout simplement parce que celui qui vit seul est un être vide de sentiments, d’émotions, d’amour, bref nu de son humanité. Voilà ce que nous inspire le verset Coranique.
 

C’est ainsi que s’est opéré le retournement contre les grandes valeurs de l’islam à l’époque de la décadence qui continue de nos jours malheureusement.
 

La femme dans l’optique des réformateurs.
 

Il est plus que jamais indispensable que les vraies valeurs du droit conjugal musulman se rétablissent, dans le dessein de restituer à la femme musulmane ses droits et de montrer que le concept de liberté féminine actuel en occident constitue – dans certains domaines- une atteinte à la noblesse de la femme en tant qu’être respectable, qu’elle soit maman, sœur ou épouse. Car le modèle occidental des libertés féminines ne peut pas être pris en sa totalité comme exemple. Il ne saurait s’appliquer à d’autres cultures, pour une multitude de raisons que nous ne pouvons exposer dans cet article. Et à force de revendiquer une égalité parfaite entre les deux sexes, sans déterminer les contours de celle-ci, on a cru comprendre que le but final de la femme occidentale est de devenir un homme. Ce qui est absurde est irréalisable sur le plan matériel. Bien que nous soyons partisans du droit à la différence, nous sommes pour l’égalité des chances ; salaires, postes hiérarchiques, droits sociaux et humains etc. Nous maintenons tout de même, notre opposition à l’usage commercial de la sexualité féminine depuis la presse jusqu’à la publicité, le cinéma et la pornographie. Cela du fait qu’on fait de la femme, réduite à son corps, une marchandise de consommation, répond-on ainsi, une vision dégradée de l’amour aux yeux des jeune et banalisant par là même le sexe, pour aboutir enfin à la dévalorisation de la femme dans toute la société. D’où la violence sexuelle dans certains milieux. Cela m’incite à parler d’une partie du réformisme dans ce domaine.    
 

Effectivement, dans l’interprétation du verset de la qawâma, Muhammad Abdou dit : « Le verset constitue une charte prescrivant l’égalité entre l’homme et la femme, …à chaque fois que l’homme demande un service à sa femme, il doit savoir qu’il lui doit un service équivalent, même lorsque les deux services ne sont pas du même genre. Cela étant, l’homme et la femme ont les mêmes sentiments, la même intelligence, la même humanité. Le fait qu’ils soient tous les deux créés libres prouvent qu’ils doivent vivre librement sans aucune entrave. Particulièrement après une vie commune nécessitant solidarité et entraide, voir même des compromis. Le Coran a joint les femmes aux hommes dans les appels à la foi, à l’accomplissement des obligations, à la quête du savoir. Quant au Prophète, il leur a demandé allégeance au même titre qu’aux hommes. Il les a incités à apprendre la religion et la sagesse avec les hommes et sans aucune discrimination… »9.
 
Le Cheikh Mahmud Shaltut dit dans son tafsîr du verset précédent : «La sourate les femmes a désigné l’acte de mariage par « charte noble » car la noblesse renferme miséricorde et amour. Ainsi elle a balayé l’idée qui laisse entendre que le mariage est un acte d’appropriation et d’esclavage ! ». En conséquence, le Coran n’a utilisé le terme « galiz غليظ» que deux fois ; la première, lorsqu’il a décrit le pacte noué avec les Prophètes par la révélation, et la seconde en désignant le mariage entre l’homme et la femme. Donc, le mariage est un pacte équivalent au pacte entre Dieu et ses Messagers. Après tout cela, il n’y a pas raison de dire que la relation entre l’homme et la femme est une relation d’esclavage ou d’appropriation comme le pensent tous les hommes qui battent leurs femmes à travers le Monde. En guise de conclusion, nous pouvons dire par là même que la qawâma n’est qu’un surplus de responsabilité et que cette qawâma peut revenir à la femme en cas de chômage ou d'infirmité de l’homme. Car, nous ne pouvons demander à une femme active et productrice de donner son argent à un homme chômeur et, parfois, paresseux pour concrétiser la qawâma. Certainement, non, car toute peine mérite salaire, par conséquent nous lui diront puisque vous travaillez, vous avez tout à fait le droit d’exercer la qawâma envers votre famille y compris le mari au même titre que l’homme à l’accoutumée. J’en suis certain, puisque aucun texte ne s’y oppose dans les cas précités.                        
          

Penser autrement, c’est revenir à la première jâhiliyya, durant laquelle la femme n’avait aucun droit et ne disposait même pas de son être. Et c’est grâce à l’islam que cette femme opprimée est devenue libre, prospère et productive. Il suffit d’étudier l’histoire de la femme musulmane aux premiers temps de l’islam.
 

A la fin de cette modeste contribution nous voulons quand même, inciter la femme musulmane à avancer et prendre par elle-même le flambeau de la renaissance, de la liberté, puis de la transmission des valeurs de l’islam en tant que civilisation universelle. Quant à la femme en général, nous lui demandons de prendre sa responsabilité et de garder son indépendance par rapport à l’homme, car il y a bien des femmes qui occupent des postes d’une importance première dans ce grand Occident mais ne font rien pour diminuer les souffrances d’autres femmes dans le monde. Cela, ce n’est pas parce que ces femmes sont mauvaises, mais parce qu’elles cèdent à la pression de l’homme qui est, comme il était toujours, capable de déclarer une guerre ou décréter un embargo pour décimer un peuple ou l’affamer à mort. Nous ne voyons pas comment la femme qui donne la vie peut l’enlever à d’autre, du seul fait qu’ils soient d’un autre pays, d’une autre religion ou d’une couleur distincte.
 

Notre parole aurait pu être – si nous l’avions voulu - nuancée de teintes fort différentes selon les circonstances de l’actualité, mais nous avons choisi de parler clairement quelles que soient les réactions des uns et des autres.    
  
Et louange à Dieu seigneur des univers !  
 
 
*Article tiré du livre "Les vérités étouffées sur la femme en Islam"
 

[1] Muhammad Abdou a clairement interdit la polygamie d’une manière générale sauf en cas de nécessité absolue et avec le consentement de la première épouse (voir, Mohammad Imara in l’islam et la femme chez Muhammad Abdou).
[2] Bukhâry Khumus 2879.
[3] Abû Dâwûd, nikâh 1840
[4] Au lieu de renier la validité d’un texte établi, et de perdre par là même sa crédibilité aux yeux de la communauté musulmane, il vaut mieux le reconnaître et faire usage de l’exception préconisée par les textes et les règles juridiques. Nous en parlerons dans un article spécial.
[5] Abû Dâwûd, tahâra, 104
[6] Ahmad, ançâr, 24998.
[7] Tirmidy, radâ’, 1083.
[8] i‘lâm al-muwaqqi‘în, 2/106.
[9] a‘mâl kâmila, Muhammad Abdou 4/606-620.

  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
   

 Journalisée
Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  

 
Aller à:  

 Développé par TOOLYNK, agence de développement d'applications web et mobile à Lyon & Paris
Technologies: Javascript, React, React Native, Angular, Java, Symfony, .NET, Réalité Virtuelle