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Auteur Fil de discussion: Fiancailles et Mariage en Islam  (Lu 5617 fois)
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lila69170
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« le: Avril 14, 2010, 21:42:56 »
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1- Ar-Rabî' Ibn Saburata Al-Juhanî rapporte que son père lui dit qu'il était avec le Prophète, qui dit :

"Ô hommes... Je vous avais certes autorisés à pratiquer le "mariage de jouissance", et Allah a certes interdit la chose jusqu'au Jour de la résurrection. Que celui qui était lié ainsi à l'une de ces femmes lui rendent sa liberté. Ne prenez rien de ce que vous leur avez donné." (2)
[ Rapporté par Mouslim ]
 

(1). Al-Khitba, traduit par fiançailles, signifie uniquement "la demande en mariage". Le prétendant qui formule clairement son souhait est appelé khâtib.
(2). Ce hadith montre clairement que le zawâj al-mut'a, c'est-à-dire le mariage de jouissance pratiqué pour une durée déterminée, autorisé d'abord pour les musulmans dans certaines circonstances, a été définitivement abrogé. "Ne prenez rien de ce que vous leur avez donné" : l'abrogation entraînant l'annulation du mariage, les femmes conservèrent cependant la "dot" qui leur avait été remise. Il s'agissait en fait du sadâq, que nous traduisons improprement par le mot "dot", mais qui représente en réalité le bien que l'homme a l'obligation de donner à la femme dans le cadre du mariage, alors que la dot est le bien qu'une femme apporte en se mariant. c'est pourquoi nous mettons le mot "dot" entre guillemets.


2- D'après 'Abdallah Ibn Mas'ûd , le Messager d'Allahnous dit :

« Ô assemblée des jeunes gens ! Celui qui parmi vous a les moyens de se marier (3), qu'il se marie ! Celui qui ne le peut doit jeûner : cela lui tient lieu de tranquillisant.(4)»
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim. La version est de Muslim ]
 

(3). Al-bâ'a, c'est-à-dire la capacité physique et les moyens financiers.

(4). Littéralement : "cela lui tient lieu de castration." Al-wijâ' désigne la castration de l'étalon par ablation des testicules, qui entraine l'absence de désir sexuel (An-nihâya, Ibn Al-Athîr). Ici, le sens voulu est que le jeûne permet une meilleur maîtrise de l'instinct sexuel.


3- D'après Anas , un groupe de compagnons du Prophète interrogea les épouses du Prophète sur ses activités dans la sphère privée (5).
L'un d'eux affirma:

« Je ne prends pas d'épouses. » Un autre déclara: « Je ne consomme pas de viande. » Un autre dit : « Je ne dors pas sur une couche. » (6) (Ayant pris connaissance de leurs propos), le Prophèteloua Allah , fit Son éloge, et dit: « Qu'en est-il de gens qui ont dit telle et telle chose ?
Mais moi, je prie et je dors ; je jeûne et romps le jeûne ; et je prends des épouses. Celui donc qui délaisse ma tradition n'est pas des miens. »
[ Rapporté par Al Bukhârî, Muslim ]
 

(5). Le reste du hadith laisse clairement supposer qu'elles décrivent des pratiques naturelles et équilibrées, à l'image de l'Islam qui rejette les excès. Une version du hadith montre que ces compagnons furent étonnés, pensant que les excercices spirituels auxquels se livrait le Prophèteen sa demeure étaient plus intenses et plus restrictifs.
(6). Ces trois personnes se vantent de pratiques ascétiques qu'ils jugent supérieures à l'exemple du Prophète.
La réponse essentielle de ce dernier montre quelle est la voie du juste milieu que l'Islam nous recommande de suivre.


4- D'après Ibn 'Umar , le Prophètea dit :

"Que l'homme ne fasse pas concurrence à son frère dans sa demande en mariage, jusqu'à ce que le prétendant qui l'a devancé ne renonce, ou l'autorise à faire sa demande."
[ Rapporté par Abû Yalâ, Ibn Hibbân ]
 

(7). On appréciera la finesse de cette recommandation : l'Islam vise à preserver les liens fraternels de la communauté. Une concurrence déloyale, au niveau du mariage comme au niveau du commerce et de l'acquisition des biens, engendre la haine et est contraire à cet esprit de fraternité.
Cependant, un prétendant peut estimer de bon coeur qu'une autre proposition de mariage va permettre à la future mariée de se déterminer avec plus de liberté dans son choix. Rappelons qu'aun niveau de la khitba, l'homme et la femme ne sont tenus encore à aucune obligation de mariage.
Ils ne peuvent donc s'isoler et mener une vie de couple.


5- D'après 'Âïsha  , le Prophètea dit :

« Pas de mariage (Cool sans représentant légal (9) et la présence de deux témoins équitables. Le mariage qui n'est pas conforme à cela n'est pas valable. En cas de dispute, (10) le chef est le représentant de qui n'a pas de représentant. »
[ Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân ]
 

(Cool. « Pas de mariage » : la négation peut signifier : « Pas de mariage complet » ou «pas de mariage valable ». La plupart des savants se sont rangés au sens le plus évident : le mariage n'est pas valable sans représentant légal. L'école d'Abû Hanifa a considéré au contraire que la négation ne signifie pas l'invalidité du mariage, mais simplement le fait qu'il n'est pas complet. Quant à l'expression qui suit : « Le mariage qui n'est pas conforme à cela n'est pas valable », les tenants de cette école ont considéré qu'il s'agit d'une addition au hadith authentique.

(9). Le waliyy de la mariée, que nous avons traduit par « représentant légal », désigne en fait le membre de sa famille, de sexe masculin, qui en est responsable : son père, puis son grand-père paternel, puis son frère...
(10). De dispute. entre les représentants légaux, qui occupent le même rang de responsabilité et ne sont pas d'accord sur la possibilité du mariage dans ce cas, c'est au premier responsable de la communauté de trancher.


6- D'après Khâlid d'après Ash'at, d'après Al-Hasan, `Aqîl Ibn Abî Tâlib épousa une femme de la tribu des Banî Jushm. On lui dit (en le congratulant) :

« En vous souhaitant) une vie de couple harmonieuse et beaucoup de garçons ! »(11) `Aqîl déclara : « Dites comme a dit le Messager d'Allah: "qu'Allah vous bénisse et qu'Il bénisse pour vous." »
[ Rapporté par An-Nasâ'î ]
 

(11). L'Islam a écarté cette formule de voeux de mariage qui, dans la société ignorante pré-islamique, marquait une préférence pour les enfants de sexe masculin.


7- D'après 'Abdallah Ibn 'Amr, le Messager d'Allaha dit :

« Le monde est entièrement objet de jouissance. Sa meilleur part, c'est une femme vertueuse. »
[ Rapporté par Ahmad, Muslim ]
 


8- Mâlik rapporte d'après 'Abd-Allah Ibn Al-Fadl, d'après Nâfi` Ibn Jubayr, d'après Ibn `Abbâs, que le Messager d'Allah a dit :

« La veuve a plus de droit sur elle-même (12) que son représentant légal. On demande à la vierge son autorisation (pour la marier). Son autorisation, c'est son silence. »
[ Rapporté par Muslim ]
 

(12). C'est-à-dire: de disposer d'elle-même en cas de demande en mariage.


9- D'après Jâbir Ibn `Abdi-Llâh :

Un homme maria sa fille, alors qu'elle était vierge, sans lui demander son avis : elle alla (se plaindre) au Prophète qui sépara les conjoints.
[ Rapporté par An-Nasâ'î ]
 


10- Mâlik rapporte, d'après Nâfi`, d'après Ibn 'Umar, que le Prophètea interdit le shi`âr. Le shi`âr consiste (en un double mariage) : l'homme accorde sa fille en mariage à quelqu'un, en échange de la fille de ce dernier qu'il prend pour épouse, sans qu'il y ait entre les deux une « dot ». (13)
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
 

(13). L'Islam a interdit cette pratique, injuste envers les deux filles qui se trouvent ainsi privées de sadâq (que nous traduisons par le mot " dot ", mais qui représente en fait le bien que l'homme a l'obligation de donner à la femme dans le cadre du mariage, comme nous l'avons déjà expliqué). D'autre part, le shi`âr comprend un risque: le divorce d'un couple entraîne le divorce de l'autre, ce qui constitue une injustice supplémentaire.


11- D'après Anas, le Prophète vit sur 'Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf des traces de safran. Il lui demanda :

« Qu'est-ce que cela ? » Il répondit : « J'ai épousé une femme pour le poids d'un noyau d'or. » Le Prophètelui dit : « qu'Allah  t'apporte Sa bénédiction. Fais un repas de noces, ne serait-ce que d'un mouton. »
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
 


12- D' après `Âïsha , le Messager d'Allaha dit :

« C'est une marque de bon augure pour la femme que son affaire ( sa mise en ménage) soit facilitée, et que sa "dot" soit peu élevée . » `Urwa affirma :
« Quant à moi, j'ajoute cette parole qui vient de moi : "C'est une marque de mauvais augure pour elle que son affaire (sa mise en ménage) soit difficile, et que sa "dot" soit élevée." »
[ Rapporté par Ibn Hibbân, Al Hâkinki ]
 


13- D'après Anas, le Prophètea affranchi Safiyya et fit de son affranchissemerit sa «dot». [Cette expression est celle rapportée par Muslim], et dans une autre version : "Il lui désigna comme « dot » son affranchissement." (14)
 

(14). Safiyya , fille de Huyay, était d'origine juive et avait été faite captive lors de la bataille de Khaybar. Elle se convertit à l'Islam et devint l'une des épouses du Prophète. Comme ses co-épouses, elle est appelée « mère des croyants » : l'Islam ne connaît pas l'antisémitisme.

 

14- D'après Ma'qal Ibn Yasâr , le Messager d'Allaha dit :

« Épousez celle qui est aimante et féconde. (15) Certes, je ferai valoir votre nombre (comme étant supérieur au nombre des autres communautés, au Jour de la résurrection). »
[ Rapporté par Abû Dâwûd, An-Nasâ'î, Ibn Hibbân ]
 

(15). Al-wadûd, l'aimante, celle qui est pleine de tendresse; al-walûd, celle qui est susceptible d'avoir beaucoup d'enfants.

 

15- D'après Sa'd Ibn Abî Waqqâs

« le Messager d'Allaha rejeté la proposition de `Uthmân Ibn Maz'ûn de vivre dans le célibat. (16) S'il le lui avait permis, nous nous serions certes châtrés. »
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
 

(16). Le célibat : le mot tabattul a ici le sens de l'ascèse qui consiste à s'interdire toute relation sexuelle. On trouve le verbe correspondant dans le Coran (73/8), utilisé dans le sens plus général de se consacrer totalement à Allah.

 

16- 'Umar Ibn Al-Khattâba dit :

« Attention. N'exagérez pas (le montant) de la "dot" qui revient aux femmes. Si une telle pratique conférait noblesse en ce monde et piété auprès d'Allah , le Prophète aurait eu plus de raison que vous d'agir de la sorte. Je ne sache que le Messager d'Allahait pris femme, ou marié l'une de ses filles pour une "dot" supérieure à douze ûqiyya. (17) »
[ Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhî, Abû Dâwûd, An-Nasâ'î ]
 

(17). 12 ûqiyya sont l'équivalent d'un ratl, soit 480 dirhams qui représentent 1 425,6 grammes d'argent. À titre comparatif, le qintâr équivaut à 12 000 dirhams, soit 35 640 grammes d'argent, ou mille pièces d'or, d'où le mot latin quintal. La possibilité d'une "dot " aussi élevée est indirectement évoquée dans le Coran en (4/20), mais les hadiths montrent clairement qu'il est préférable de ne pas exagérer le montant de la « dot ». L'Islam, en effet, facilite à tous les niveaux la réalisation du mariage, seules les coutumes étrangères et les mauvaises habitudes sont venues compliquer les choses, contraignant les familles à des dépenses inutiles.



17- D'après Anas , « Abû Talha a épousé Umm Sulaym , et la "dot" (qui fut décidée entre les deux) était la conversion à l'Islam d'Abû Talha. Umm Sulaym s'était, en effet, convertie à l'Islam avant Abû Talha. Il la demanda en mariage et elle lui dit "Je me suis certes convertie. Si tu te convertis, je t'épouserai." Il se convertit, et sa conversion était la "dot" convenue entre les deux. »
[ Rapporté par An-Nasâ'î ]
 

18- Safiyya Bint Shayba a dit:

« Le Prophètea fait un repas de noces, à l'occasion de son mariage avec l'une de ses épouses, consistant en deux mudd (18) d'orge. »
[ Rapporté ainsi par Al-Bukhârî, mais sous le mode mursal (19)]
 

(18). Le mudd est une unité de mesure correspondant environ à 600 grammes.
(19). Le hadith mursal ne mentionne pas le nom du compagnon qui a été témoin de l'action ou du dire du Prophète . Sa chaîne n'est donc pas continue et il ne remplit pas les conditions du hadith sahîh selon Al-Bukhârî lui-même. Selon beaucoup d'imâms, il peut être cependant considéré comme authentique du fait que tous les compagnons qui nous ont transmis des hadiths furent précis et dignes de confiance. Ce dernier argument est susceptible toutefois d'être remis en cause du fait qu'un tâbi'î (personne de la génération qui suit celle des compagnons) peut rapporter un hadith d'après un autre tâbi`î inconnu, dont nous ne sommes pas assurés de la rigueur!

 

19- Al-Mughîra Ibn Shu'ba a dit: « J'ai demandé en mariage une femme.Le Messager d'Allahm'a dit :

"L'as-tu regardée ?" Je répondis : "Non." Il reprit : "Regarde-la. Cela sera plus propice à établir l'entente entre vous deux." »
[ Rapporté par Ahmad, An-Nasâ'î ] (20)
 

(20). Ce hadith recommande donc de voir la fiancée avant le mariage, contrairement à des pratiques excessives où l'on estime que les conjoints peuvent se marier sans se connaître et sans s'être vus.

 
20- D'après `Âïsha  , le Messager d'Allaha dit:

« Toute femme qui se marie sans l'autorisation de son représentant légal, son mariage n'est pas valable ! Son mariage n'est pas valable ! Son mariage n'est pas valable ! Si relation sexuelle il y a eu, à la femme revient sa "dot", en compensation de cette relation. S'ils se disputent,(21) le chef est le représentant de qui n'a pas de représentant. »
[ Rapporté par Ahmad, Abû Dâwûd ]
 
(21). Selon les commentateurs du hadith, le Prophèteévoque ici la situation où les représentants légaux se disputent.



suite  InchAllah bientot

source;
saidjine.com

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« Répondre #1 le: Avril 14, 2010, 21:54:58 »
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21- D'après Ibn `Abbâs , le Messager d'Allaha dit :

« Pour deux êtres qui s'aiment, on n'a jamais vu chose qui soit comparable au mariage. »
[ Rapporté par Ibn Mâja ] (22)
 

(22). Le mariage réalisé selon les règles de l'Islam permet d'édifier la famille sur des fondements sains, contrairement aux relations débridées qui n'en­traînent que désordre et malheur. Ce hadith recommande à ceux qui éprouvent un sentiment d'amour réel - sentiment dont l'Islam reconnaît la légitimité - de réaliser leur union par les liens du mariage, en s'épargnant ainsi bien des déboires.


 

22- D'après Abû Hurayra, on demanda au Messager d'Allah:

« Quelle est la meilleure des femmes ? » Il répondit: « C'est celle qui réjouit son mari quand il (la) regarde, qui lui obéit quand il ordonne (quelque chose), et qui, au niveau de sa personne (23) et de ses biens, ne le contrarie pas en faisant ce qu'il déteste. »
[ Rapporté par An-Nasâ'î, Al-Bayhaqî ]
 

(23). « De sa personne et de ses biens », c'est-à-dire d'elle-même et de ce qu'elle possède.


 

23- D'après Anas, le Messager d'Allaha dit:

« Lorsque l'adorateur se marie, il complète, en vérité, la moitié de sa religion. Qu'il craigne donc Allah en ce qui concerne l'autre moitié restante. »
[ Rapporté par Al-Bayhaqî ]
 

 

24- D'après Abû Hurayra, le Messager d'Allah a dit:

« On épouse la femme pour quatre raisons pour son bien, pour son rang, pour sa beauté, pour sa religion. Gagne donc celle qui a de la religion, que la terre te colle aux deux mains !(24)»
[ Rapporté par Al Bukhârî, Muslim ]
 

(24). « Que la terre te colle aux deux mains » est une formule arabe pour exprimer un état d'indigence au sens premier du terme, et que l'on pourrait traduire par : « Pauvre de toi ! » Les Arabes s'en servent aussi comme antiphrase selon le contexte : ici, le sens voulu par le Prophèteest d'appeler la bénédiction sur celui qui choisit une femme pieuse.

 

25- D'après Usâma Ibn Zayd, le Messager d'Allah a dit :

« Je n'ai pas laissé après moi une tentation qui soit plus nuisible aux hommes que les femmes. »
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
 

 

26- D'après Maymûn Al-Kurdî, d'après son père, le Prophètea dit :

« Tout homme qui épouse une femme contre une "dot" de peu ou de grande valeur, alors que dans son for intérieur il n'a pas l'intention de lui remettre son dû, qui la trahit et meurt sans lui avoir donné son dû, rencontrera Allah au Jour de la résurrection en fornicateur. »
[ Rapporté par At Tabarânî ]
 

 

27- Jâbir a dit : « Nous étions avec le Prophèteen expédition. Alors que nous étions sur le chemin du retour et à proximité de Médine, je dis :

"Ô Messager d'Allah, je viens de célébrer des noces !"
- "Tu t'es marié ? me demanda-t-il."
- "Oui, lui répondis-je."
- « S'agit-il d'une vierge ou d'une femme qui a déjà eu des rapports ?»(25)
- "Une femme qui a déjà eu des rapports."
Le Prophètedit alors : "Que n'as-tu pris une vierge que tu câlines et qui te câline !" Lorsque nous arrivâmes (à Médine), nous partîmes pour rentrer (chez nous), le Prophètenous dit alors : "Laissez passer un délai, de sorte que nous rentrions de nuit - c'est-à-dire à la tombée de la nuit - afin que celle dont les cheveux sont en désordre se peigne et que se rase (26) celle dont le mari s'est absenté." »
[ Rapporté par Al-Bukhârî, Muslim ]
 

(26). Se raser les poils du pubis fait partie des règles de l'hygiène en Islam. Ce hadith nous montre combien les enseignements du Prophètevisent à préserver jusque dans les moindres détails les meilleures relations entre les époux.

 

28- D'après Abû Hurayra, le Messager d'Allaha dit :


« Il y a trois personnes qu'il incombe à Allah d'aider :

L'esclave, qui, ayant passé un contrat avec son maître pour acheter sa liberté, cherche à payer ce qu'il doit.
L'homme qui se marie dans le but de préserver sa vertu.(27)
Le combattant dans la voie d'Allah. »
[ Rapporté par At-Tirmidhî, An-Nasâ’î ]
 

(27). Afin de s'abstenir de toute relation illicite et de rester pur.


 

29- D'après Abû Hurayra, le Messager d'Allaha dit :

« Lorsque se présente à vous, pour une demande en mariage, celui dont vous êtes satisfaits en ce qui concerne sa religion et son comportement moral, mariez-le ! Si vous ne le faites pas, cela engendrera le désordre sur terre et une large corruption. » (28)
[ Rapporté par At-Tirmidhî ]
 

(28). Deux critères rendent recevable une demande en mariage : la religion et le comportement moral. C'est sur ces deux valeurs que s'édifie une communauté : les mépriser en leur préférant l'argent et les honneurs entraîne le désordre social.

 

30- D'après Abû Humayd As-Sâ'idî, le Messager d'Allaha dit :

« Lorsque l'un d'entre vous se présente pour épouser une femme, il n'y a aucun mal à ce qu'il la regarde, du moment qu'il ne la regarde que pour (concrétiser) sa demande en mariage, et cela même à son insu. »(29)
[ Rapporté par Ahmad, At Tabarânî ]
 

(29). Ce hadith montre que lorsqu'un homme a la ferme intention de faire une demande en mariage, il a le droit - contrairement à la règle générale qui l'oblige à baisser son regard - d'observer attentivement la femme qu'il souhaite épouser, et cela quand bien même elle n'en aurait pas conscience.

 

31- D'après Jâbir Ibn `Abdi-Llâh , le Messager d'Allaha dit:

« Lorsque l'un d'entre vous voit une femme qui lui plaît particulièrement, qu'il revienne à son épouse et qu'il ait un rapport avec elle. Cela est avec elle. (30) »
[ Rapporté par Ibn Hibbân dans son recueil de traditions authentiques ]
 

(30). « Cela est avec elle » : l'assouvissement de son désir (le plaisir sexuel) est le même. Ce qui signifie que lorsque la vue d'une étrangère anime le désir de l'homme, il lui est recommandé d'assouvir son besoin avec son épouse légitime.

 

32- D'après Nâfi`, Ibn 'Umar - qu'Allah soit satisfait de lui et de son père - rapportait que le Prophètea dit :

« Si l'un d'entre vous invite son frère, qu'il réponde à son invitation, qu'il s'agisse de noces ou de quelque chose d'équivalent. »
[ Rapporté par Muslim ]
 

 

33- D'après Abû Hurayra, le Prophètea dit :

« Celui qui croit en Allah et au Jour dernier, lorsqu'il est témoin de quelque chose, qu'il parle en bien ou qu'il se taise. Prenez sur vous d'être bons envers les femmes. Certes, la femme a été créée d'une côte. Or, l'élément le plus tordu dans une côte, c'est sa partie supérieure. Si tu cherches à la redresser, tu la casses ; et si tu la laisses ainsi, elle reste tordue. Prenez sur vous d'être bons envers les femmes. » (31)
[ Rapporté par Muslim ]
 

(31). Le sens est aussi : « Acceptez la recommandation que je vous fais d'être bons envers les femmes. »

 

34- D'après Nâfi`, Ibn 'Umaravait divorcé de sa femme alors qu'elle avait ses menstrues.(32) 'Umarinterrogea alors le Prophète. Il lui ordonna de la reprendre, puis de lui laisser un délai jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau ses règles, puis de lui accorder un délai jusqu'à ce qu'elle soit purifiée(33), puis de divorcer avant de la toucher.
Telle est la période légale ('idda) qu'Allah  a prescrite et à laquelle il faut se conformer en cas de divorce.
Par la suite, lorsque Ibn 'Umar était interrogé au sujet de l'homme qui divorce d'avec sa femme alors qu'elle a ses menstrues, il disait :

« Quant à toi, tu as divorcé d'elle une ou deux fois (34). » (Ibn 'Umar expliqua que) le Messager d'Allah lui avait ordonné de la reprendre, puis de lui laisser un délai jusqu'à ce qu'elle ait d'autres règles, puis de lui laisser un délai jusqu'à ce qu'elle soit purifiée, puis de divorcer d'avec elle avant de la toucher. « Quant à toi, (reprit Ibn 'Umar), tu as divorcé d'elle par trois fois. Tu as donc de façon évidente désobéi à ton Seigneur en ce qui concerne la procédure de divorce d'avec ton épouse, et le divorce est définitif. » (35)
[ Rapporté par Muslim ]
 

(32). Il avait prononcé la formule de divorce pendant sa période de menstrues, ce qui est contraire à la règle islamique. Pour divorcer, en effet, l'homme doit attendre que son épouse termine cette période. Il ne prononce la formule de divorce qu'entre deux périodes de menstrues, sans avoir entretenu de relation dans cet intervalle.
(33). « Qu'elle soit purifiée » : que ses menstrues se terminent.
(34). Allusion au fait qu'en ce qui le concernait, Ibn 'Umar n'avait prononcé qu'une seule fois la formule du divorce dans la période des menstrues de sa femme, ce qui ne correspond pas à la situation de celui qui lui pose la question.
(35). L'homme peut prononcer la formule de divorce par deux fois séparément, et chaque fois décider de reprendre son épouse avant que ne s'achève la période légale appelée `idda. À la troisième fois, le divorce est définitif. Son ex-mari ne pourra envisager un nouveau mariage avec elle, à moins qu'elle ait épousé un autre homme, puis ait divorcé pour revenir à son premier mari. Le Coran affirme:

{ S'il divorce d'elle (la troisième fois), alors elle ne lui sera pas licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre homme. } [Sourate 2 - Verset 230]


Ibn 'Umar  explique à celui qui lui a posé la question :
- Premièrement, qu'il a désobéi en précipitant le divorce par la formule
« Tu es divorcée par trois fois », sans tenir compte de la possibilité de reprendre son épouse une première, puis une seconde fois.
- Deuxièmement, que le divorce est définitif. Notons qu'il s'agit là de l'opinion d'Ibn 'Umar. D'autres savants ont considéré que cette formule - « Tu es divorcée par trois fois » - ne vaut que pour une seule fois.

 

35- D'après `Âïsha , le Messager d'Allah était chez elle, quand elle entendit la voix d'un homme demandant la permission d'entrer dans la maison de Hafsa . `Âïsha  dit :

« Je dis : "Ô Messager d'Allah... voici un homme qui demande la permission d'entrer dans ta maison. » (36) Le Messager d'Allah dit alors : "Je pense qu'il s'agit d'un tel - (il désigna) l'oncle de lait de Hafsa." - `Âïsha dit alors :
"Ô Messager d'Allah... si un tel était vivant - (elle désigna) son oncle de lait -, il pourrait entrer chez moi ?" Le Messager d'Allah dit: "Oui... l'allaitement interdit certes ce qu'interdit la naissance." » (37)
[ Rapporté par Muslim ]
 

(36). Hafsa  est l'une des épouses du Prophète .
(37). Lorsqu'une nourrice donne le sein à un enfant à cinq reprises, séparément et à satiété, et avant qu'il n'ait atteint l'âge de deux ans, ce dernier est considéré comme son fils ou sa fille de lait. La nourrice est sa mère de lait, et son mari son « père de lait ». Le nourrisson ne pourra épouser sa nourrice ainsi que les proches de celle-ci. La fille de la nourrice est la soeur de lait du nourrisson. La soeur de la nourrice est « la tante de lait » du nourrisson : il ne pourra donc pas les épouser et elles pourront découvrir la tête devant lui. Si le nourrisson est une fille, elle pourra se découvrir devant le mari de la nourrice devenu son « père de lait », et devant le frère de ce dernier devenu son « oncle de lait ». Dans un hadith rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, Af-lah, le frère d'Abû Al-Qu'ays, demanda la permission d'entrer chez `Âïsha. Elle refusa, attendant de prendre l'avis du Prophète. Ce dernier lui dit : « C'est ton oncle!», à quoi `Âïsha  répliqua: « Ô Messager d'Allah, ce n'est pas cet homme qui m'a allaitée, mais la femme d'Abû Al-Qu'ays ! » Le Prophète lui dit: « Donne­lui la permission d'entrer. C'est vraiment ton oncle. » Ainsi, l'allaitement interdit la possibilité d'envisager un mariage, tout comme les liens de parenté relevant de la naissance.

Précision : si le nourrisson ne peut envisager un mariage avec les proches de sa nourrice, cette dernière, en revanche, à l'exception du nourrisson et de ses descendants (ses fils et petits-fils), pourra envisager un mariage avec le père ou l'oncle du nourrisson, ou encore avec son frère ou son cousin.

 

36- D'après `Âïsha , Hind (38) vint au Prophète et lui dit :

« Ô Messager d'Allah... Par Allah, il n'y avait pas sur terre des habitants qu'il m'eût été plus agréable de voir humiliés par Allah que tes gens ! Et (à présent), il n'y a pas sur terre des habitants qu'il m'est plus agréable de voir honorés par Allah que tes gens ! » Le Prophète  lui dit : « Et moi de même, par Celui qui tient mon âme dans sa main ! » Puis elle ajouta: « Ô Messager d'Allah, Abû Sufyân est un homme qui conserve son bien (39). Est-ce que je commets une faute si je dépense de son bien pour ses enfants sans sa permission ? » Le Prophète dit :
« Il n'y a aucune faute dans ce que tu dépenses en leur faveur (40) selon le bon usage. »(41)
[ Rapporté par Muslim ]
 

(38). Hind, la femme d'Abû Sufyân, avait combattu auprès de son mari contre le Prophète. Elle ne s'était convertie qu'après la conquête de la Mecque. C'est elle, notamment, qui avait juré de venger ses proches polythéistes morts à Badr, en faisant tuer Hamza, l'oncle du Prophète, lors de la bataille de Uhud, qu'elle avait mutilé et dont elle avait mordu le foie !
(39). C'est-à-dire qui n'est pas porté à la dépense.
(40). En faveur des enfants.
(41). Le « bon usage », en arabe, al-ma 'rûf, désigne toute action de bien reconnue comme telle.

 

37- D'après Jâbir , le Messager d'Allah dit

« Celui qui donne en guise de "dot" pour sa femme de quoi remplir les deux paumes de ses mains de farine fine ou de dattes, obtient certes le droit de consommer le mariage.(42) »
[ Rapporté par Abû Dâwûd ]
 

(42). Ce qui signifie qu'elle est son épouse et qu'il a le droit d'entretenir avec elle des rapports. II n'est donc pas nécessaire que la « dot » soit d'un montant élevé, l'Islam visant à faciliter le mariage. Mais la « dot » reste, en tous les cas, due à la mariée.


 

38- Sahl Ibn Sa'd As-Sâ'idîa dit: « Une femme vint au Messager d'Allah et lui dit :

"Ô Messager d'Allah... Je suis venue me donner à toi." Le Messager la regarda, levant ses yeux vers elle, puis les baissant. Ensuite, le Messager d'Allah baissa la tête. Lorsque la femme vit qu'il n'avait pas pris de décision en ce qui la concernait, elle s'assit. Un homme parmi ses compagnons se leva et dit: "Ô Messager d'Allah, si tu n'as pas besoin d'elle, marie-moi avec elle !" Le Prophètelui dit : "Possèdes-tu quelque chose ?" "Non, par Allah, répondit-il." - "Va chez toi et regarde si tu trouves quelque chose." Il alla chez lui, puis revint et dit : "Non, par Allah, je n'ai rien trouvé."
Le Messager d'Allahdéclara alors : "Regarde (bien), quand ce serait même une bague en fer." Il alla, puis revint et dit: "Non, par Allah, ô Messager d'Allah, pas même une bague en fer! Cependant, voici mon izâr(43) (Sahl explique qu'il n'avait pas de ridâ’(44), je lui en donne la moitié." Le Messager d'Allah lui dit : "Que fera-t-elle de ton izâr ? Si tu le portes, elle ne pourra s'en couvrir. Si elle le porte, tu ne pourras t'en couvrir!" L'homme s'assit. Comme il était resté assis longtemps, il se leva. Le Messager d'Allah le vit se détourner. Il ordonna de le rattraper, et on l'invita à revenir vers le Prophète. Lorsqu'il vint, le Prophète  lui dit : "Que connais-­tu du Coran ?" Il répondit: "Je connais telle et telle sourate (il les énuméra)." Le Prophète lui demanda : "Tu les récites par coeur ?" Il dit: "Oui." Le Prophète déclara alors : "Va. Elle t'est donnée contre ce que tu sais du Coran." »
[ Rapporté par Muslim ]
 

(43). L'izâr désigne le vêtement fait d'une pièce unique qui couvre le corps du nombril jusqu'aux genoux.
(44). Le ridâ' désigne le vêtement qui couvre la partie supérieure du corps et que l'on peut traduire par manteau. Cela signifie que cet homme ne possédait en tout et pour tout qu'un seul habit, signe de son extrême indigence

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fathéma
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« Répondre #2 le: Août 04, 2012, 19:54:07 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 MachAllah El Hamdoulilah Allahou Akbar

 baraka ma oukhty pour le partage rappel  El Hamdoulilah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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