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Auteur Fil de discussion: L'assurance vie est elle licite?  (Lu 45880 fois)
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rhidaz
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« le: Octobre 11, 2007, 00:06:43 »
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 Salam Alaykoum

J'aurais voulu savoir s'il est licite de souscrire une assurance vie car je connais bcp de personnes l'ayant souscrite ce sui me met un doute.

InchaAllah que vous puissiez m'éclairer

 Salam Alaykoum
« Dernière édition: Octobre 29, 2007, 14:32:55 par Haby » Journalisée
muslimclassic
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« Répondre #1 le: Octobre 13, 2007, 18:54:05 »
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 bismillah

L'assurance est un acte entre deux parties qui sont l'assureur et l'assuré.  L'assureur garantit à l'assuré de lui donner une somme d'argent - ou toute autre compensation - s'il subit un accident ou encours un risque précisé dans l'acte, tout cela contre un acompte - ou tout autre acquittement - que doit lui verser l'assuré.

L'assemblée islamique permanente des recherches scientifiques et de l'Ifta’a de l'Arabie Saoudite a préparé une étude consacrée à l'assurance. Cette étude a été publiée dans la revue des recherches islamiques tome 19 (pages 17-193) et tome 20 (pages 13-144).

Il y a une discordance de vue entre les savants en ce qui concerne le verdict sur l'assurance vie en deux propos :

Le premier : c'est absolument illicite.

Le deuxième : c'est permis.

Le propos le plus prépondérant est le premier car il est fondé sur des arguments forts. Leurs arguments sont les suivants :

1/ Ce contrat est aléatoire. Le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a interdit la vente aléatoire qui est une vente à risque. Or l'assurance concerne un accident éventuel dont la survenance n'est pas certaine.

2/ Il comprend une sorte d'ignorance. Or l'ignorance dans les contrats est interdite. Boukhari et Muslim ont rapporté que le compagnon Abou Said Al Khoudari a dit: "Le Prophète Salla Allahou Alaïhi wa Sallam a interdit "la Moulamassa" et "la Mounabadha" dans la vente".  La Moulamassa et la Mounabadha sont deux genres de ventes qui existaient à l'époque antéislamique et qui se fondaient sur l'ignorance.  Le motif d'ignorance dans l'assurance est que l'argent est versé à l'assureur et on ne sait pas s'il surviendrait un accident ou non ?

3/ Le contrat comprend une sorte de jeu de hasard lequel est interdit.  Allah dit : "Ô les croyants ! Le vin, le hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez." (Sourate 5/verset 90)

Le motif du jeu de hasard est qu'il dépend d'un risque qui survient parfois et d'autres fois non. Toutes ces illégalités font que l'assurance sur la vie soit une chose interdite par la Chariâ. Et Allah sait mieux.
« Dernière édition: Octobre 29, 2007, 10:50:58 par SisterFiLah » Journalisée
Fatiima
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« Répondre #2 le: Novembre 19, 2007, 23:30:20 »
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 Salam Alaykoum


Je voulais juste porter une precision à la question de l'assurance vie: il y en a de 2 sortes : capitalisation et prevoyance.
La prevoyance c'est le cas que tu cite mon frere c'est a dire garantir un capital en cas de deces ( les assureurs se basent sur des calculs de probabilites, sur les tables de mortalite)
la capitalisation c'est la personne elle même qui met des fonds de cote sur ce contrat et qui permet en cas de deces de transmettre a ses enfants sans qu'ils ne paient de droits de succession (qui je le rappele penalisent la famille). Par contre c'est vrai que sur l'assurance vie, il y a de l'interet si vous prenez un support garanti sauf si vous prenez des actions et la ca peut etre licite car c'est un investissement dans une entreprise (par contre faut verifier si ce que fait l'entreprise est licite). Apres Alla wallem, j'ai lu que l'achat d'actions est licite

Pouvez vous m'eclairez, c'est vrai que l'assurance (capital deces) est haram , qu'en ai t il de la mutuelle, des assurances habitations et voitures qui sont obligatoires.


 baraka2
 Salam Alaykoum

Qu'Allah nous guide vers le droit chemin et me pardonne si j'ai faute dans mes paroles. Amin
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muslimclassic
Invité
« Répondre #3 le: Novembre 26, 2007, 19:39:54 »
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 bismillah

L ASSURANCE COMMERCIALE



Ce qu'il faut savoir tout d'abord c'est que le caractère aléatoire d'un échange constitue une sorte de "vente de hasard" ou "mukhâtara". En effet, contrairement à ce que pensent certaines personnes, le principe concernant le conditionnement du transfert de propriété au hasard n'est pas propre au jeu. Le Prophète avait interdit la vente au caillou ("bay' al-hasâ") (rapporté par Muslim), ce qui correspond – selon une des explications – à dire à l'acheteur : "Pour telle somme d'argent, tu as droit à un vêtement ; jette ce caillou sur ces vêtements ; celui qu'il touchera sera le vêtement qui te reviendra" (voir Zâd ul-ma'âd, tome 5 p. 817, et At-Tas'hîl adh-dharûrî li massâ'ïl il-qudûrî, tome 1 p. 211, note de bas de page). Ici il ne s'agit certes plus d'un jeu de hasard (maysir) mais d'une sorte de "vente de hasard" qui avait cours dans l'Arabie pré-islamique : soit l'acquisition même d'un objet dépendait du fait que le caillou touche celui-ci, soit la désignation de l'objet vendu dépendait de l'objet sur lequel le caillou tombait. Bien qu'il s'agissait d'une vente, le Prophète, par égard pour la similitude de principe – qimâr –, l'a interdite comme le jeu de hasard. D'autres formes de vente du même genre avaient cours, parmi lesquelles la "bay' al-mulâmassa" (rapporté par al-Bukhârî et Muslim) : le passant discutait du prix d'un vêtement avec le marchand ; dès qu'il touchait le vêtement, il était obligé de l'acheter et ne pouvait plus se rétracter. Ici encore, l'acquisition de l'objet dépendait de quelque chose d'aléatoire et n'était pas fondé, comme ce doit être le cas dans toute transaction, sur une volonté délibérée et réfléchie de conclure la vente (Hujjat ullâh il-bâligha, Shâh Waliyyullâh, tome 2 p. 288).
Se basant sur ces Hadîths, les savants musulmans disent que le fait de conditionner – même dans une transaction et non plus seulement dans un jeu – le transfert de propriété à quelque chose d'aléatoire (ta'lîq at-tamlîk bil-khatar) relève du "qimâr" et n'est pas autorisé. Ibn Abbâs l'a dit explicitement ("Al-mukhâtara qimâr" : voir Ahkâm ul-qur'ân, al-Jassâs).
Une première forme de ce qu'on appelle la "mukhâtara" est la transaction "où une des deux personnes est assurée de toucher le bien que l'autre présente, tandis que cette autre personne peut, quant à elle, en toucher ou ne pas en toucher la contrepartie" ("mu'âwadha yahsul al-mâlu li ahad il-muta'âwidhayn, wa qad yahsul wa qad lâ yahsul lil-âkhar" ; voir Zâd ul-ma'âd, tome 5 p. 824). Une seconde forme en est la transaction "où aucune des deux personnes n'est assurée de toucher ce qu'elle entend obtenir à travers la transaction : chacune peut récupérer ce qu'elle a avancé et toucher aussi la contrepartie, réalisant ainsi un "surplus" par rapport à celle qu'elle avait avancée, comme elle peut ne pas toucher la contrepartie et perdre aussi ce qu'elle avait avancé" ("mu'âwadha lâ yakhlû fihâ kullu wâhidin min'humâ min an yaghnama aw yaghrama" ; voir Al-Mughnî, tome 13 p. 181).

Or, dans l'assurance classique, le contrat que l'assuré et l'assureur réalisent stipule qu'en échange de la somme d'argent que l'assuré remet à l'assureur, la police d'assurance, l'assureur s'engage à remettre à l'assuré un dédommagement financier au cas où cet assuré subit un des sinistres prévus ; mais au cas où aucun des sinistres prévus dans le contrat ne se produit, l'assureur garde la prime d'assurance, qu'il considère comme un bénéfice qu'il a réalisé. Nous sommes donc bien en présence d'une transaction ("mu'âwadha") "de hasard" ("mukhâtara"), ce qui n'est pas autorisé.

Ceci si l'on considère le contrat d'assurance sous l'angle : "échange d'un bien – police d'assurance – contre un autre – prime versée en cas de sinistre". Si on le considère sous l'angle : "service de protection permanent, à l'instar du gardiennage", alors la différence par rapport au gardiennage est que dans ce dernier le service est une protection physique contre de l'argent, tandis que dans le cas de l'assurance, le service consiste en de l'argent contre de l'argent, ce qui relève du ribâ, qui n'est pas autorisé non plus.

On peut lire les arguments détaillés sur lesquels cet avis d'interdiction de l'assurance se fonde dans les pages écrites par Wahba az-Zubaylî (al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, 5/3423-3430), Cheikh Khâlid Saïfullâh (Islâm aur jadîd ma'âshî massâ'ïl, pp. 103-118), al-Qardhâwî (Al-halâl wa-l-harâm, pp. 238-240)…

Les musulmans vivant dans des pays où l'assurance commerciale est obligatoire pour certaines activités (comme pour le fait d'habiter dans un local) se trouvent dans une situation de contrainte (ik'râh). Ils auront donc, par considération pour cette situation de contrainte, recours pour ces activités au degré minimal (yataqaddaru bi qad'r idh-dharûra) d'assurance commerciale. Dans le cas où un sinistre se produit alors : 1) si son assurance dédommage une tierce personne, touchée par le sinistre qu'il a occasionné involontairement, cela ne le concerne pas. 2) Cependant, si c'est lui-même que son assurance dédommage, alors, de toute la somme d'argent que son assurance lui donne : 2a) il peut prendre le montant égal à la totalité de ce qu'il avait cotisé ; 2b) quant au reste - la partie qui dépasse la totalité du montant de ses cotisations -, il le donnera à des pauvres (sans intention d'être récompensé auprès de Dieu). D'après un certain nombre de savants hanafites (dont Cheikh Khâlid Saïfullah), il peut néanmoins utiliser temporairement cette partie supérieure, pour une urgence (cela peut arriver dans le cas d'un sinistre), mais ne doit pas oublier que cela reste une dette qu'il a en son âme et conscience et qu'il devra de toute façon se débarrasser d'une somme équivalente ("li anna-n-nuqûda lâ tata'ayyan lada-l-hanafiyya"). S'il pense ne pas pouvoir rembourser une telle somme plus tard, il ne devrait pas l'utiliser dans le présent mais s'en débarrasser immédiatement en la donnant à des pauvres.


Une forme d'"assurance" qui est autorisée :

Tout ce qui précède concerne l'assurance commerciale, dont le principe, nous l'avons vu, ne correspond pas aux limites offertes par l'islam. Par contre, une autre forme d'"assurance" existe qui, bien que n'existant pas à l'époque du Prophète, ne contredit aucun principe de l'islam. Les savants musulmans la nomment en arabe : "at-ta'mîn at-ta'âwunî" (il s'agit en fait d'une sorte de coopérative). Plusieurs personnes s'associent et contribuent, en apportant chacune une somme d'argent, à former un fonds de solidarité, que gèrera une coopérative (association). Le contrat qu'ils réalisent stipule que ce fonds aidera le cotisant qui subit un des sinistres qu'ils auront mentionnés ; au cas où aucun de ces sinistres ne se sera produit, le fonds sera rendu aux cotisants. La différence par rapport aux assurances classiques tient au fait qu'ici, il s'agit non d'un commerce mais d'une association. La preuve la plus évidente en est qu'ici, la partie des cotisations qui n'a pas eu besoin d'être utilisée pour couvrir les sinistres des cotisants au cours de l'année n'est pas gardée par la coopérative en tant que bénéfice mais est soit rendue aux cotisants, soit gardée et comptée comme un fonds de cotisations déjà versé pour une nouvelle année. De même, ici, dans le cas inverse, si le fonds constitué des cotisations n'est pas suffisant pour couvrir les dépenses liées aux dommages, ce n'est pas la coopérative qui versera l'argent de sa poche, mais ce sera aux cotisants soit d'apporter de nouvelles cotisations pour couvrir le surplus, soit d'accepter que la coopérative ne couvre pas tous les frais pour tous les cotisants. A la différence de ce que fait l'assurance commerciale, la coopérative ne prend donc pas possession des sommes versées par les cotisants comme quelque chose dont elle serait propriétaire ("mâlik") comme c'est le cas dans l'assurance classique, mais comme quelque chose dont elle est seulement dépositaire ("amîn").

Il se peut aussi que les cotisants forment un fonds de solidarité similaire, mais sans former de coopérative.

Une question se pose ici : que deux personnes avancent ainsi une somme d'argent et soient d'accord pour la remettre (totalement ou partiellement) à l'une d'entre elles en fonction d'un événement aléatoire (ici un sinistre pré-défini), n'est-ce pas la même chose que le fait que deux compétiteurs avancent une somme d'argent et soient d'accord pour la remettre à celle d'entre elles qui remportera la compétition (cela constituant aussi un événement aléatoire) ? Or ce deuxième cas de figure est, à l'unanimité, interdit. Pourquoi le premier cas de figure serait-il donc permis ?
La réponse est que dans le cas des deux compétiteurs, il s'agit d'une sorte de transaction (mu'âwadha), puisque chaque compétiteur qui avance une somme a en quelque sorte pour but de réaliser un "surplus" (rib'h), en touchant une somme plus importante que sa contribution. Par contre, dans le cas des cotisants à la "coopérative d'assurance", il s'agit d'une entraide (ta'âwun), car l'objectif de chaque cotisant n'est pas de remporter la totalité des sommes avancées mais de s'entraider (tabarru') pour alléger les difficultés de la vie, au point que si aucun sinistre ne s'est produit, les cotisations sont soient rendues aux cotisants, soient comptées pour une nouvelle période. Or, le fait de conditionner l'octroi d'une aide gracieuse (tabarru') à un événement aléatoire n'est pas interdit, contrairement au même fait se produisant dans une transaction (mu'âwadha) (voir Islâm aur jadîd ma'âshî massâ'ïl, Khâlid Saïfullah, p. 102, A'lam ul-muwaqqi'în, Ibn ul-Qayyim, tome 2 p. Cool.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
« Dernière édition: Novembre 26, 2007, 19:41:32 par muslimclassic » Journalisée
Fatiima
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« Répondre #4 le: Mars 18, 2008, 22:24:50 »
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 bismillah


 Salam Alaykoum mes  Rire Mouslim et  Sourire Mouslima


Je voulais juste apporter une précision concernant les supports des contrats d'assurance vie plus précisément sur les obligations :

Citation
L'assurance vie que nous décrit tout aussi bien Faty, est un contrat d'épargne somme toute classique, mais qui peut être investi sur le support de votre choix : actions, obligations, immobilier papier... Il n'y a pas de hasard, juste du risque selon le support que vous choisissez

Attention aux obligations car leur composition principale sont les emprunts d'etats et les emprunts bancaires. Voilou  Wink

 Salam Alaykoum
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mohand06
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« Répondre #5 le: Février 05, 2009, 05:38:52 »
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salam,
je pense que beaucoup melangent l'assurance vie en général et l'assurance vie accidentelle qui est une option (avenant),
cette dernière est aléatoire car personne ne sait comment il va mourir.mais l,assurance vie (peux importe la cause du décès) n'est pas aléatoire car c'est sûr qu'on va mourir.
Alors si c,est le coté aléatoire qui pose problème je pense que c'est réglé.
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khaled khaled
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« Répondre #6 le: Décembre 02, 2009, 20:33:18 »
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Salam alaykoum

 je une question a vous poser concernant l'assurance vie

je ma mère qui est décéder ( Allah yarhamha ) dans accident de la route elle n'avais  pas d'assurance vie mais le jour de l'accident elle avais louer avec ma sœur une voiture de location
alors en Tunisie et comme beaucoup d'autre pays dans le monde après le décès l'assurance verse une somme d'argent à la famille , je voulez savoir ci cette argent est haram ou halal

                                           Baarak Allah ou fikoum
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halima-rifia
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« Répondre #7 le: Avril 16, 2010, 12:13:48 »
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 Salam Alaykoum oukhti
"la capitalisation c'est la personne elle même qui met des fonds de cote sur ce contrat et qui permet en cas de deces de transmettre a ses enfants sans qu'ils ne paient de droits de succession (qui je le rappele penalisent la famille). Par contre c'est vrai que sur l'assurance vie, il y a de l'interet si vous prenez un support garanti sauf si vous prenez des actions et la ca peut etre licite car c'est un investissement dans une entreprise (par contre faut verifier si ce que fait l'entreprise est licite). Apres Alla wallem, j'ai lu que l'achat d'actions est licite"
 
Si j'ai bien compris c'est licite la capitalisation ?? pasque j'ai ma grande soeur qui est dans ce cas . elle voudrais savoir si c'est licite ou pas!! et l'assurance retraite c'est permis??

  baraka oukhti de ta réponse

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kawtar69
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Ne regarde pas la petitesse de ton péché mais plut


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« Répondre #8 le: Août 22, 2010, 20:55:36 »
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 bismillah
* Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

Petite précision!!

J'ai fait des études dans les assurances.

 Et quand on parle d'assurance vie, capitalisation ou contrat épargne retraite il faut savoir que l'argent "travaille", je ne connais pas de contrat sans taux d'intéressement....donc qui produit des intérêt qui nous savons est INTERDIT!!! Attention!!!


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Ne regarde pas la petitesse de ton péché mais plutôt la grandeur de Celui a qui tu as désobéit.
elmati
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« Répondre #9 le: Janvier 27, 2011, 17:20:26 »
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 Salam Alaykoum

Je voudrais l'avis des fréres et soeurs.
J'ai une opportunité pour un emploi en tant qu'agent commercial dans le domaine de l'assurance. On doit proposer aux clients des aasurances vie, mutuelle, habitation, épargne etc....
Ce poste m'interresse ! Puis-je accepter ce travail ? Est-il licite ou pas ?

Pouvez-vous m'aider


Merci
« Dernière édition: Janvier 27, 2011, 17:21:50 par Zahiya » Journalisée
Um_Nour
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La hawla wala quwata illa bilah


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« Répondre #10 le: Octobre 22, 2011, 07:04:42 »
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 Salam Alaykoum

"Louange à Allah

1. Toutes les catégories d’assurance commerciale relèvent de l'usure claire qui ne fait l'objet d'aucun doute. Car l'assurance revient à vendre une somme d'argent contre une autre somme inférieure ou supérieure avec l'ajournement de la remise de l'une des deux objets de l'échange ; elle implique donc l'usure de surplus et l'usure d'ajournement. En effet, les assureurs encaissent l'argent des clients et promettent de leur rembourser une somme supérieure ou inférieure en cas de sinistre couvert par le contrat. Ce qui est la vraie usure interdite par le Coran dans de nombreux versets.

2. Toutes les catégories de l'assurance commerciale reposent sur le jeu de hasard interdit dans le Coran : « ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination,œoeuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. » (Coran, 5 :90 ). L'assurance sous toutes ses formes, revient à un jeu de chance. On vous dit : donnez une telle somme. S’il vous arrive un sinistre, on vous donnera ceci. Ce qui est le vrai jeu de hasard. L'établissement d'une différence entre l'assurance et le jeu de hasard est un entêtement que rejette tout esprit sain, dans la mesure où, même les assureurs, reconnaissent que l'assurance implique le jeu de hasard.

3. Toutes les catégories d' assurances impliquent le risque. Or la prise de risque est interdite dans de nombreux hadith parmi lesquels celui rapporté par Abou Hourayra (P.A.a) en ces termes : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit la vente de cailloux et la vente impliquant un risque ». (Rapporté par Mouslim). Toutes les formes de l'assurance commerciale reposent sur le risque. Ce risque est même très grave. En effet, toutes les compagnies d'assurances et tous les assureurs refusent absolument de couvrir tout danger non probable. Autrement dit, il faut, pour qu'un danger soit susceptible d'être couvert, que son arrivée soit également probable et improbable. De même l'assurance est conclue sans que l'on sache ni le temps de l'avènement des sinistres ni leur ampleur. C'est ainsi que l'assurance réunit les trois graves types de risque.

4. L'assurance commerciale, sous toutes ses formes, revient à spolier l'argent des gens. Ce que le Coran l'interdit formellement : « Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens. » (Coran, 2 :188).

L'assurance commerciale, sous toutes ses formes et catégories, constitue une opération rusée qui aboutit à la spoliation de l'argent des autres. Des statistiques précises menées par un expert allemand ont prouvé que le montant des dédommagements payés aux assurés ne représente que 2.9 %  des primes payées par les assurés.

L'assurance constitue donc une immense perte pour la Umma. Sa pratique par les mécréants, qui souffrent de la désintégration de leurs liens (sociaux) et se trouvent obliger d’y avoir recours tout en la détestant comme ils détestent la mort, ne saurait la justifier.

Voilà un aspect des grandes violations de la loi religieuse qui sous-tendent l'assurance. Il en existe beaucoup d'autres que la situation ne permet pas d'énumérer. Point n'est besoin de les énumérer du reste puisqu'une seule des violations déjà mentionnée suffit pour faire de l'assurance en question l'une des plus grandes actions interdites et réprouvées par la loi d’Allah.

Il est certes regrettable que certaines personnes se laissent tromper par les propos embellis et trompeurs des propagandistes de l'assurance qui l'appellent assurance coopérative ou solidaire ou islamique, ou lui donnent d’autres noms qui ne changent en rien sa véritable réalité (illégale).

Quant aux allégations des propagandistes de l'assurance, selon lesquelles les ulémas ont émis une fatwa autorisant ce qu’on appelle l'assurance coopérative, elles sont purement mensongères. La cause de l'ambiguïté  qui accompagne ces allégations tient au fait que certains propagandistes ont fait aux ulémas un faux exposé sans rapport avec l'une quelconque des catégories d'assurance et ont affirmé que c'était une [nouvelle]catégorie d'assurance appelée assurance coopérative (pour l'embellir et tromper les gens). Ils ont dit que les souscriptions étaient de pures contributions qui font partie de la coopération ordonnée par Allah le Très Haut dans Ses propos : « Coopérez dans la bienfaisance et la piété. » Ils ont soutenu que cette coopération ne visait que l'atténuation des catastrophes qui frappaient les gens. Ce qui est juste est que ce qu’ils appellent assurance coopérative est comme les autres catégories d'assurance. La différence porte sur la forme et pas sur la réalité essentielle. Celle-ci est très éloignée de la contribution purement volontaire et très éloignée  de la coopération dans la bienfaisance et la piété, puisqu'il  s'agit de coopérer indubitablement dans le péché et la transgression et ne vise pas à atténuer les catastrophes et à y remédier, mais plutôt à spolier l'argent des gens. La prétendue assurance coopérative est donc prohibée au même titre que les autres catégories d’assurance. C'est pourquoi l'exposé qu’ils ont fait aux ulémas est sans rapport avec l'assurance.

S'agissant de ce que l'on prétend à propos du reversement d'une ristourne, il ne change rien. Il n'empêche pas l'assurance d'impliquer l'usure, le jeu de hasard, le risque, la spoliation de l'argent des autres, l'incompatibilité avec la  confiance en Allah et d’autres (choses) prohibées. C'est en somme de la tricherie et de la dissimulation. Celui qui veut en savoir plus doit se référer au traité intitulé : « at-taa’min wa ahkamouhou » (l’assurance et son statut).

J'invite tout musulman jalousement attaché à sa religion et qui espère rencontrer Allah et jouir (du bonheur) de la vie dernière, je l'invite à craindre Allah profondément et à éviter les assurances. Peu importe l'innocence dont on la pare et les beaux habits dans lesquels on l'enveloppe. Elle reste indubitablement illicite. Son abandon permet de préserver sa religion et ses biens et de jouir de la sécurité que procure le Transcendant, le Maître de la sécurité.

Puisse Allah nous assister tous à acquérir une vue intérieure (pénétrante) en matière de religion et à agir de façon à agréer le Maître des mondes".



Source  : khoulassa fi hukmi at-ta’min (précis du statut de l' assurance) par Cheikh Dr Soulayman ibn Ibrahim ath-Thounayyan, membre du personnel enseignant de la Faculté de Droit Musulman à Qassim

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Octobre 22, 2011, 07:12:31 par Jannete » Journalisée

Rabbanâ âtinâ fi d-dunyâ hassanatan w-wa fî-l-âkhirati hasanatan w-waqinâ 'adhâba n-nâr
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« Répondre #11 le: Avril 09, 2012, 17:59:57 »
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 Salam Alaykoum


Voilà j'ai quelques questions délicates à vous poser concernant les assurances

Je sais qu'elles ne sont pas permises pour le musulman mais malheureusement pour ces domaines tels que  l'automobile,  la santé , l'ecole elles sont obligatoires et excusable pour le musulman d’après les avis.

Mais quand est-il des entrepreneurs ou des salariés qui ont beaucoup de liens avec les assurances, doivent-ils tout abandonner ? comme pour les patrons des auto ecoles , les boites de transports, les vendeurs de véhicules etc .... je sais qu'il y a beaucoup de métier mais le musulmans doit t-il alors éviter ses métiers ou ces domaines .

Merci de m'éclaircir sur le sujet
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la hawla wa la qouwata illa bilah


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« Répondre #12 le: Avril 09, 2012, 19:28:45 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh  Baraka Allahou Fik mon frère je me suis permise de regrouper ton fil ici car je pense qu'en remontant le fil tu trouveras la réponse  a ta question  MachAllah  Baraka Allahou Fik et qu'allah swt nous guide vers le droit chemin et te facilite  Amine  baraka2  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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fathéma
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« Répondre #13 le: Avril 10, 2012, 08:13:00 »
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 Salam Alaykoum

Macha Allah wa barak Allahou fiki ma chère soeur um-tessnime tu as bien fais wa Alhamdou Lillah

 baraka2

Wa 'alaykoum salam
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Fatiima
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« Répondre #14 le: Avril 11, 2012, 10:50:54 »
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 Salam Alaykoum

bismillah
* Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

Petite précision!!

J'ai fait des études dans les assurances.

 Et quand on parle d'assurance vie, capitalisation ou contrat épargne retraite il faut savoir que l'argent "travaille", je ne connais pas de contrat sans taux d'intéressement....donc qui produit des intérêt qui nous savons est INTERDIT!!! Attention!!!


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

Pour répondre à ton affirmation , il faut savoir qu'un taux d'intéressement et intérêts sont 2 choses différentes. L'intéressement est un pourcentage de participation aux bénéfices de l'entreprise (voir définition selon le code des assurances). Et attention à dire qu'il n'y pas de contrat sans intérêt. L'assurance vie avec des actions hallal ne travaille pas car l'action est un titre de propriété(on participe aux bénéfices et aux pertes) ce qui explique que des personnes investissant sur ses mêmes contrats se retrouve en négatifs. Il existe même l'équivalent du dowjones version islamique. Avec les banques islamiques qui reprennent les mêmes avantages fiscaux que l'assurance vie, ils ont développé des produits halal.


J'espère que cela est plus claire;

 Salam Alaykoum
Journalisée

Um~Tariq
Invité
« Répondre #15 le: Juin 03, 2013, 09:54:39 »
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bismillah
 Salam Alaykoum

MachAllah MachAllah  Allahou Akbar

 baraka2 à tous et toutes pour vos réponses  El Hamdoulilah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
   

Riba
 Journalisée
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