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Auteur Fil de discussion: NOUVEL AN MUSULMAN 1428  (Lu 15334 fois)
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othmane
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« le: Janvier 18, 2007, 03:10:49 »
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salam alaikoum

le début de l'ère islamique, à savoir l'année de l'hégire ("émigration" du Prophète à Médine), ce n'est pas l'oeuvre du Prophète (paix et salut de Dieu soient sur lui), mais de Omar Ibnou El Khattab durant son califat.
Les anciens Arabes avaient l'habitude de désigner une année donnée en fonction du plus grand événement qui s'y était passé. Par exemple, l'année 570, qui avait vu les Abyssiniens établis au Yémen venir tenter de détruire la Kaaba avec à leur tête le général Abraha monté sur un éléphant, était connue chez les anciens Arabes sous le nom de "l'année de l'éléphant". Avant le calendrier établi par Omar, les musulmans avaient la même pratique et disaient par exemple "l'année des délégations" pour désigner l'année 9 de l'hégire, témoin de la venue de nombreuses délégations auprès du Prophète à Médine. Le savant musulman Ibn Hajar a cité dans son livre Fathou El-Bârî (Commentaire du Sahîh de Al-Boukhârî) les différents événements qui ont poussé Omar (que Dieu l'agrée) à établir un système de datation des années.
Aboû Moussâ Al-Ach'arî, gouverneur d'une province des terres d'islam, lui écrit un jour : "Différentes lettres nous parviennent venant de vous, mais elles ne mentionnent pas d'année." De plus, vers la même époque, Omar eut entre les mains une lettre de change ("sakk") datée du mois de cha'bân. "De quel cha'bân s'agit-il, demanda Omar ; celui de l'an passé ou celui de cette année ?"
Enfin, quelqu'un du Yémen se présenta à Médine et leur parla du système de datation qu'il avait observé au Yémen et qui se basait sur le début d'une ère.
Omar réunit alors des Compagnons et les consulta à ce sujet. Certains lui dirent de commencer l'ère islamique à partir de l'année où Mouhamad (paix et salut de Dieu soient sur lui) était né, d'autres à partir de l'année où il avait été désigné prophète, d'autres à partir de l'émigration à Médine, d'autres à partir de l'année où il était mort. C'est la proposition qui concerne l'émigration qui fut choisie. Ceci d'une part parce que, comme le fit remarquer Omar, l'émigration à Médine avait constitué un tournant dans l'histoire de la prédication du Prophète, et d'autre part parce que le moment de la mort du Prophète était un moment de tristesse, tandis que l'année de sa naissance et celle où il avait été nommé prophète étaient sujets de divergences d'opinions quant à leur moment exact.
Puis la question se posa de savoir à partir de quel mois commencerait l'année musulmane. Certains dirent "à partir de rajab", d'autres proposèrent le mois de ramadan. Ce fut la proposition qui concerne le mois de mouharram qui fut finalement choisie. Et ce à cause de plusieurs raisons : parce que l'émigration du Prophète s'était certes déroulée au mois de rabî' al-awwal, mais la décision en avait été prise au mois de mouharram ; et aussi parce que le mois de mouharram était en général le moment où, après avoir accompli le pèlerinage à La Mecque, les habitants de l'Arabie venaient d'arriver chez eux. (Fathou- El-Bârî).
le nouvel an musulman rappelle le jour où le Prophète Mohammed, bénédiction et salut soient sur lui, est arrivé à Médine après avoir quitté La Mecque où il a été opprimé, ainsi que ses compagnons et la naissance de la NATION MUSULMANE.
le musulman commence sa nouvelle année par l'adoration de jeûne (El Siyam),
Mouslim rapporte dans son Sahih  que le  Prophète paix et salut de Dieu soient sur lui a dit : « le meilleur jeûne après le jeûne du Ramadan est celui du mois sacré d'Allah ''Al-Mouharram ».
et plus specialement en ce mois de Mouharram le jeûne de Achoura qui est le dixième jour du mois de Mouharram, Aïcha (que Dieu l'agrée) dit : Achoura était un jour jeûné par les Quraïchites durant la Jâhiliyya et le Prophète (paix et salut de Dieu soient sur Lui) le jeûnait. En arrivant à Médine, il ordonna aux croyants de le jeûner. Lorsque le jeûne de Ramadan fut obligatoire, il déclara : "Que celui qui souhaite jeûner Achoura le fasse, quant à celui qui souhaite renoncer à cette pratique (soit libre de) le faire". rapporté par EL-Boukhârî et Mouslim.
Selon Ibn Abbas : "Lorsque le Prophète (paix et salut de Dieu soient sur Lui) arriva à Médine, il apprit que les Juifs jeûnaient Achoura. Il demanda alors : Quelle est la raison de cette pratique? On lui répondit : C'est un jour béni. Moïse fut sauvé en ce jour, ainsi que les enfants d'Israël, contre les agissements de leurs ennemis. (Par reconnaissance envers Son Seigneur), Moïse jeûna ce jour. Le Prophète conclut alors : Je suis plus proche de Moïse que vous autres ( j'ai plus de légitimité à me revendiquer de cette pratique mosaïque que vous, en raison de la proximité spirituelle qui me lie à lui ). Il jeûna, par conséquent, ce jour et ordonna de le jeûner". rapporté par El-Boukhârî et Mouslim.
Le Prophète (paix et salut de Dieu soient sur Lui) était particulièrement soucieux de distinguer le culte musulman de tous les autres, à tel point qu'il demanda aux croyants de jeûner également le neuvième jour (Tasou'a) de Mouharram. Selon Ibn Abbas : "Lorsque le Messager de Dieu (paix et salut de Dieu soient sur Lui) jeûna Achoura, et ordonna de s'acquitter de ce jour, on l'interrogea : Ô Messager de Dieu, les Juifs et les Chrétiens glorifient (également) ce jour ! Il répondit alors : L'année prochaine, s'il plaît à Dieu, nous jeûnerons le neuvième jour de Mouharram (-Tasou'a- en plus de Achoura). Et Ibn Abbas de conclure : L'année suivante, le Prophète (paix et salut de Dieu soient sur Lui) fut rappelé à Dieu." rapporté par Mouslim et Abou Daoud).
Il est dit qu'en ce jour illustre Dieu accepta le repentir d'Adam, l'Arche de Noé se déposa sur le Mont Joudi, Joseph fut rendu à son père Jacob, Abraham fut sauvé du feu (dans lequel Nemrod le fit précipiter), le bélier fut offert en sacrifice à Abraham afin d'épargner Ismaël.
Aucune festivité particulière, ni visite familiale ou toute autre expression cérémoniale, n'est à respecter en ces jours.
Maison islam
Abrégé de Jurisprudence, Youssef Al-Qaradâwî

Ibn El Qayyim a dit : « Le jeûne d'Achoura se fait de trois façons :
- La plus complète consiste à jeûner un jour avant et un jour après.
- Ensuite, jeûner les neuvième et dixième, la plupart des hadiths tournent autour de cela.
-Ensuite, jeûner le dixième seul.
Certains prédécesseurs jeûnaient 'Achoura en voyage, parmi eux Ibn Abbas, et ils disaient : « le mois de Ramadan peut être compensé par un nombre égal de jours, alors que 'Achoura, si son jour passe, on ne peut plus le compenser.»
Le Prophète Mohamed paix et salut de Dieu soient sur Lui a dit:"Allah remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura.Rapporté par Mouslim.

Infos util
Dieu dans le Coran Dit Le nombre de mois, auprès d'Allah, est de douze [mois], dans la prescription d'Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d'entre eux sont sacrés : telle est la religion droite. [Durant ces mois], ne faites pas de tort à vous-mêmes.

les douze mois du calendrier musulman
Muharram mois sacré
Safar
Rabi' al-awwal (Rabi I)
Rabi' al-thani (Rabi' II)
Jumada al-awwal (Jumada I)
Jumada al-thani (Jumada II)
Radjab mois sacré
Sha'ban
Ramadan
Chawwal
Dhu al-Qi'dah mois sacré
Dhu al-Hijjah mois sacré

le 1er jour de Mouharram 1428 c'est soit le vendredi ou samedi.
je vous souhaite a vous tous une année plus proche de Dieu, et que Dieu protège les plus démunis d'entre nous de l'injustice des hommes.

salam  Smiley




« Dernière édition: Mai 09, 2008, 21:34:42 par Ibrahim » Journalisée

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othmane
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« Répondre #1 le: Janvier 19, 2007, 16:41:29 »
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salam alaikoum

Il s’est passé 1428 années à compter de l’émigration du Prophète Muhammad de la Mecque vers Médine,  événement désigné par le terme hijrah (ou hégire en français). Ce voyage est l’un des événements majeurs de l’histoire musulmane.
l’Hégire, alluma une lueur d’espoir dans le coeur des premiers Musulmans, ceux-là mêmes qui constituent désormais un excellent exemple à suivre pour les Musulmans de toutes les générations postérieures. L’Hégire fut également pour eux un instrument d’examen de conscience, et ce, afin qu’ils puissent évaluer leur situation face aux défis inhérents à l’honneur d’être la plus parfaite communauté présentée à l’humanité.
l’Hégire fut un voyage entre deux cités distantes d’environ 480 km (Mekka et Médine); mais surtout, elle marqua le début d’une nouvelle ère, d’une nouvelle civilisation, d’une nouvelle culture et d’une nouvelle histoire pour l’humanité entière.

salam  Smiley
« Dernière édition: Mars 21, 2010, 16:39:48 par Zahiya » Journalisée

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« Répondre #2 le: Janvier 24, 2007, 00:17:50 »
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salam alaikoum

Les premiers musulmans étaient très durement persécutés et torturés à la Mecque par la puissante tribu de Qouraysh. Les musulmans étaient alors peu nombreux et une grande partie d’entre eux étaient des esclaves. Incapables de repousser la main de leurs persécuteurs, tout ce qu’ils pouvaient faire était de patienter jusqu’à ce que Dieu leur donne une autre issue.
La douzième année de la mission prophétique, douze hommes de la ville de Yathrib (l’ancien nom de Médine) se rendirent à la Mecque pendant la saison du pèlerinage et rencontrèrent Mohamed à Al-Aqabah. Ayant entendu son message, ils embrassèrent l’islam et déclarèrent leur foi lors du Premier Serment d’Al-Aqabah. Le Prophète envoya Moussab Ibn Oumayr avec eux à Yathrib (Medine)pour leur enseigner la religion. Moussab réussit à convertir beaucoup de gens à l’islam. L’année suivante, soixante-treize hommes et deux femmes de Yathrib (Medine) se rendirent auprès du Prophète pendant le pèlerinage et lui prêtèrent allégeance, ce fut le Deuxième Serment d’Al-Aqabah. Ils promirent de le protéger et d’aider les musulmans de la Mecque à se réinstaller dans leur ville.

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« Répondre #3 le: Janvier 27, 2007, 00:53:24 »
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salam alaikoum

Quraysh redoutaient beaucoup que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — émigre à Yathrib (Medine). Les musulmans y étaient devenus tellement nombreux qu’ils commencaient à y avoir la main haute, notamment avec l’arrivée des émigrants de la Mecque.
Si le Prophète — paix et bénédictions sur lui — les rejoignait, il n’était pas exclu que les musulmans attaquent la Mecque ou qu’ils coupent la route à son commerce caravanier vers la Syrie. Si les Quraysh le retenaient à la Mecque et l’empêchaient d’émigrer, les musulmans se révolteraient probablement et penseraient attaquer la Mecque en vue de libérer leur prophète. S’ils le tuaient, les Banû Hâshim et les Banû Al-Muttalib se soulèveraient et chercheraient à le venger, ce qui menace d’une guerre civile aux conséquences inconnues...
Les chefs de la Mecque se réunirent donc à Dâr An-Nadwah pour discuter de cette affaire. Ils s’accordèrent unanimement sur l’idée de choisir un jeune homme robuste de chaque tribu à qui ils donneraient une épée tranchante. Tous ensemble ces jeunes élus frapperaient Mohamad comme un seul homme de manière à ce que la vengeance contre un grand nombre de tribus devienne impossible. Dans ce cas, les Banû Hâshim et les Banû Al-Muttalib n’auraient plus qu’à accepter le prix de sang. Les Quraysh pourraient enfin se reposer et la Mecque retrouverait son prestige et son unité.
Peu de temps avant son départ, Jibrîl (l’Ange Gabriel) informa Mohamad que Quraysh complotait pour le poignarder dans son sommeil. La nuit où l’assassinat devait avoir lieu, son cousin Alî Ibn Abî Tâlib se coucha dans le lit du Prophète tandis que celui-ci se réfugia avec son Compagnon Abû Bakr dans une caverne au Sud de la Mecque, à l’opposé de la direction de Médine. Heureusement pour `Alî, les meurtriers découvrirent son visage avant de le poignarder ; ils le laissèrent alors lorsqu’ils réalisèrent que leur intrigue avait été déjouée.
Âishah — qu’Allâh l’agrée — raconte à cet effet : « Pas un jour ne passait sans que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ne vienne rendre visite à Abû Bakr à l’une des deux extrémités du jour. Quand il fut autorisé à émigrer, nous eûmes peur en le voyant arriver à midi. Quand Abû Bakr fut informé de la visite du Prophète, il dit : “Seule une affaire importante pousserait le Prophète — paix et bénédictions sur lui — à venir à cette heure.” Aussitôt que le Prophète le vit, il lui dit : “Fais sortir les gens se trouvant chez toi !” Abû Bakr répondit : “Ô Messager d’Allâh ! Il n’y a que mes deux filles.” Le Prophète lui demanda : “As-tu su qu’il m’a été permis de sortir ?” Abû Bakr répondit : “La compagnie ô Messager d’Allâh !” Le Prophète acquiesça : “La compagnie !” Abû Bakr dit : “Ô Messager d’Allâh, j’ai préparé deux chamelles pour le voyage, prends-en une !” Le Prophète répondit : “Je la prends contre son prix...” »

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« Répondre #4 le: Janvier 28, 2007, 02:37:57 »
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Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et Abû Bakr — qu’Allâh l’agrée — sortirent par une issue à l’arrière de la maison de ce dernier, à destination de la grotte de Thawr où ils demeurèrent trois nuits.
Durant cette période, Abd Allâh Ibn Abî Bakr, un jeune homme intelligent et clairvoyant, passait la nuit avec eux et retournait à la Mecque avant l’aube faisant mine d’avoir passé la nuit à la Mecque avec les Quraysh. Chaque fois qu’il avait vent d’un complot ourdi contre eux, il en cernait les tenants et les aboutissants et en informait les deux compagnons à la tombée de la nuit. Sur un autre plan et durant ces trois nuits, `Âmir Ibn Fuhayrah, l’esclave affranchi d’Abû Bakr faisait paître sur leurs pas un troupeau de brebis laitières. Quand la nuit tombait, il ramenait le troupeau auprès des deux compagnons afin qu’ils s’abreuvent de leur lait jusqu’à ce qu’il rassemble de nouveau ses brebis vers la fin de la nuit.
Quoi de plus faibles qu’une toile d’araignée ou une colombe qui couve ses œufs ? Avec si peu de choses, Dieu troubla les Qurayshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n’était pas fréquentée (puisque une colombe s’y était nichée et que la toile d’araignée prouvait clairement que personne n’y était entré depuis un bon moment !). Plus bas, dans la grotte, Abû Bakr dit à son ami Mohamad - que les salutations de Dieu et Ses bénédictions soient sur lui : "Si l’un d’eux regarde sous ses pieds, il nous verra..." Et le Prophète de répondre : "Que penses-tu de deux personnes dont Dieu est le Troisième ?" Cette scène fut consignée par le Coran, sourate le Repentir, verset 40 : "Si vous ne lui portez pas secours... Allah l’a déjà secouru, lorsque les mécréants l’avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu’il disait à son compagnon : ‹Ne t’afflige pas, car Dieu est avec nous.› Dieu fit alors descendre sur lui Sa sérénité et le secourut par des agents que vous ne voyiez pas, et Il rabaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la Parole d’Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage."

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« Répondre #5 le: Janvier 31, 2007, 01:50:05 »
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salam alaikoum

Sur le trajet, le convoi béni passa par deux tentes appartenant à Oumm Mibad Al-Khuzâiyyah, une femme solide dotée d’un caractère fort, qui s’asseyait à l’entrée de sa tente et offrait nourriture et boisson aux passants. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui demanda si elle avait quelque chose à leur offrir. Elle répondit : « Par Allâh, si j’avais la moindre chose, je ne vous refuserais pas l’hospitalité. Mais la chèvre n’a jamais connu le bouc et la sécheresse a été intense cette année. » Voyant une chèvre à côté de la tente, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — lui demanda : « Qu’est-ce que cette chèvre, Umm Mi`bad ? » Elle expliqua : « Une chèvre trop fatiguée pour suivre le troupeau. » Il lui demanda : « Donne-t-elle du lait ? » Elle répondit : « Elle est bien trop fatiguée pour ça. » Il lui demanda : « Me permettrais-tu de la traire ? » Elle répondit : « Oh que oui, par mes père et mère, si tu lui trouves quelque chose à traire, trais-la. » Alors, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — passa sa main sur son pis, mentionna le Nom d’Allâh et fit des invocations. Sur ce, le lait gicla du pis de la chèvre qui venait de s’emplir. Le Prophète demanda un grand bol susceptible d’étancher la soif d’un groupe de gens. Il y traya la chèvre jusqu’à ce que la mousse arrive au bord du bol. Il tendit le lait à Oumm Mibad qui but à satiété, puis le tendit à ses compagnons qui burent à satiété également. Puis il but à son tour et traya de nouveau la chèvre remplissant le bol qu’il laissa à leur hôtesse, après quoi le convoi se remit en route. Peu après, son époux Abû Mibad rentra, conduisant devant lui un troupeau de chèvres frêles qui peinaient à aligner les pas. Il s’étonna de trouver du lait : « D’où vient ce lait, alors que la chèvre n’a pas connu le bouc et qu’il n’y a aucune laitière à la maison ?» Elle répondit :« Par Allâh, je n’y suis pas pour grand chose, si ce n’est qu’un saint homme est passé par chez nous, etc.» Il dit :« Par Allâh, je crois bien que c’est l’homme que les Qurayshites recherchent.»
Le convoi béni poursuivit son chemin. À chaque fois qu’ils croisaient quelqu’un, il demandait à Abû Bakr : « Qui est cet homme qui marche devant toi ? » Il répondait : « Il m’indique le chemin. » Si bien qu’on pensait qu’il lui indiquait la route, alors qu’en réalité il le guidait vers le bien.

salam

la ligne verte sur l'image est le chemin habituel vers Medine
la ligne rouge est le chemin que le Prophete paix et salut de Dieu soient sur Lui a emprunté pour eviter de croiser les Qorashits (entre Mekka et Medine y a 500 km a peu pres

MEDINE
 
MEKKA

salam  Smiley
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« Répondre #6 le: Février 04, 2007, 02:38:03 »
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salam alaikoum

Médine sortit au grand complet pour accueillir le Prophete paix et salut de Dieu soient sur Lui. Tous étaient impatients de le voir et de le contempler. Ils avaient en effet cru en lui et attaché foi (en son message) sans jamais l’avoir vu ni entendu. Ils avaient attendu pendant si longtemps le moment où il émigrerait pour les rejoindre et vivre parmi eux... Et le voici arrivant après qu’Allâh le lui eut permis. Chaque médinois caressait l’espoir d’avoir l’honneur de lui offrir l’hospitalité et d’être à son service...
Le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — arriva sur sa chamelle qui se dandinait paisiblement. Il avait lâché sa bride et la laissait avancer sans la diriger. Les gens profitaient de ce fait pour saisir le bride de la chamelle disant : « Ô Messager d’Allâh, viens donc au soutien nombreux, au matériel, et à l’invulnérabilité. » Il répondait : « Lâchez-la, elle est commandée. » Alors les gens obtemperaient lâchant la bride promptement. Ainsi le convoi béni passa-t-il tour à tour par la tribu des Banû Sâlim Ibn Awf, par les Banû Bayâdah et par les Banû Sâidah. À chaque fois, les tentatives de garder le Prophète se répétaient. Puis il passa par les Banû `Adiyy Ibn An-Najjâr qui caressaient l’espoir d’obtenir cet insigne honneur, car ils étaient ses oncles maternels et étaient donc les mieux placés pour le recevoir. Ils dirent : « Viens chez tes oncles maternels, ô Messager d’Allâh... » Il répondit — paix et bénédictions sur lui — : « Laissez-la, car elle est commandée. » Arrivant aux maisons des Banû Mâlik Ibn An-Najjâr, la chamelle s’agenouilla spontanément, avant de se relever, de faire un tête-à-queue et de baraquer. Un homme sortit de la foule, s’empara des bagages du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — et les emmena dans sa maison. Cet homme n’était autre que Khâlid Ibn Zayd Ibn Kulayb, plus communément appelé Abû Ayyûb Al-Ansârî ; il eut beaucoup de chance du fait que la chamelle avait baraqué près de chez lui. Les Banû Mâlik Ibn An-Najjâr entourèrent le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — exultant de bonheur parce qu’il allait résider chez eux, chacun l’invitant à venir chez lui. El le Prophète de répondre : « L’homme ne peut que suivre ses bagages... » Ainsi Abû Ayyûb Al-Ansârî gagna-t-il le droit de recevoir le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — chez lui, le temps que la mosquée et les appartements des Mères des Croyants soient construits.

Tarik Ramadan

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« Dernière édition: Mars 21, 2010, 16:43:16 par Zahiya » Journalisée

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« Répondre #7 le: Février 05, 2007, 02:57:08 »
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salam alaikoum

l’Hégire (al-Hijra), c’est d’abord clairement la réalité objective de femmes et d’hommes croyants, à qui on ne laissait pas la liberté de pratiquer et de s’exprimer, et qui ont décidé de tout quitter au nom de leur conscience. Parce que « la terre de Dieu est vaste  »[1], comme le rappellera le Coran, ils ont décidé de s’arracher à leurs racines, de rompre avec leur univers et leurs habitudes et de vivre l’exil au nom de la foi. La Révélation louera le courage et la détermination de ces croyants qui par leur geste, si difficile et humainement si coûteux, ont exprimé leur confiance en Dieu :
« Ceux qui ont émigré pour Dieu après avoir subi des injustices, Nous leur affecterons un séjour agréable en ce monde, et leur rétribution dans la vie future sera encore plus belle, si seulement ils savaient. Ceux qui ont patienté et qui ont placé leur confiance en leur Seigneur. »
L’exil est donc une épreuve de la confiance, une fois encore. Tous les Prophètes ont vécu cette épreuve du cœur, de façon toujours très intense, et tous les croyants à leur suite. Jusqu’où sont-ils prêts à aller, que sont-ils prêts à donner, d’eux-mêmes et de leur vie, pour l’Unique, Sa vérité et Son amour. Telles sont les questions éternelles de la foi qui accompagnent chacune des expériences temporelles et historiques de la conscience croyante. L’Hégire fut une des réponses de la communauté musulmane à l’origine de son existence.
Dans les faits, l’exil va aussi exiger des premiers musulmans d’apprendre à rester fidèles au sens des enseignements malgré le changement de lieu, de culture et de mémoire. Médine, c’était d’autres habitudes, d’autres types de relations sociales, un rôle tout à fait différent pour les femmes (socialement bien plus présentes qu’à la Mecque) et des relations entre tribus plus complexes auxquelles il fallait ajouter la présence influente - et nouvelle pour les musulmans - des communautés juives et chrétiennes. Très tôt, après moins de treize ans, la communauté de foi va devoir, en suivant l’exemple du Prophète, faire la part des choses entre ce qui tenait des principes islamiques et ce qui tenait davantage de la culture mecquoise. Ils devaient rester fidèles aux premiers tout en apprenant à être flexibles, et critiques, vis-à-vis de leur culture d’origine. Ils devaient même s’efforcer de réformer certaines de leurs attitudes plus culturelles qu’islamiques.
Omar ibn al-Khattâb l’apprit à ses dépens quand, après avoir réagi très sévèrement à la manière dont sa femme lui avait répondu (et qui était impensable à la Mecque), il s’entendit rétorquer qu’il devait le supporter et l’accepter de la même manière que le Prophète l’acceptait. Expérience difficile pour lui, comme pour d’autres, qui aurait pu être tenté de croire que leurs habitudes et leurs coutumes étaient en soi islamiques : l’Hégire, l’exil, va révéler qu’il n’en est rien et qu’il convient de questionner chacune de ses pratiques culturelles, d’abord au nom de la fidélité aux principes, mais également afin de s’ouvrir aux autres cultures et de s’enrichir de leurs richesses.

Tarik Ramadan

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« Répondre #8 le: Février 08, 2007, 04:10:03 »
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L’Hégire fut donc également une épreuve de l’intelligence invitée à distinguer entre les principes et leur manifestation culturelle avec, de surcroît, un appel à l’ouverture et à l’accueil confiant de nouvelles coutumes, de nouvelles façons d’être et de penser, de nouveaux goûts. Ainsi l’universalité des principes se mariait-elle avec l’impératif de la reconnaissance de la diversité des modes de vie et des cultures. L’exil en était l’expérience la plus immédiate et la plus profonde puisqu’il s’agissait de s’arracher de ses racines tout en restant fidèles au même Dieu, au même sens, dans différents milieux.

Tarik Ramadan

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« Répondre #9 le: Février 10, 2007, 00:09:19 »
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salam alaikoum

A mi-chemin entre les enseignements historiques et les méditations spirituelles, l’Hégire est également l’expérience de la libération. Moïse avait libéré son peuple de l’oppression de Pharaon, il l’avait mené vers la foi et vers la liberté. L’essence de l’Hégire est exactement de même nature : persécutés à cause de leurs convictions, les croyants décident de fuir la tutelle de leurs tortionnaires et d’entamer leur marche vers la liberté. Ils affirment ainsi qu’il ne peut être question d’accepter l’oppression, qu’il ne peut être question d’accepter un statut de victime et qu’au fond l’équation est simple : dire Dieu impose d’être libre ou de se libérer. C’était déjà le message que le Prophète puis Abû Bakr avaient transmis à tous les esclaves de la Mecque : leur entrée en islam signifiait leur libération et tous les enseignements de l’islam étaient tournés vers la fin de l’esclavage. C’était désormais un appel plus large adressé à l’ensemble de la communauté spirituelle des musulmans : la foi exige la liberté et la justice et il faut être prêt, comme ce fut le cas avec l’Hégire, à en payer personnellement et collectivement le prix.
Tarik Ramadan

salam  Smiley

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othmane
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« Répondre #10 le: Février 12, 2007, 01:28:14 »
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salam alaikoum

L’Hégire, c’est l’exil de la conscience et du cœur loin des faux dieux, des aliénations de toutes sortes, du mal et des péchés. S’éloigner des idoles de son temps - du pouvoir, de l’argent, du culte des apparences, etc. - ; émigrer loin des mensonges et des modes de vie sans éthique ; se libérer, par l’expérience de la rupture, de toutes les apparences de liberté paradoxalement confortées par nos habitudes ; telle est l’exigence spirituelle de la Hijra. Plus tard, interrogé par un compagnon sur la meilleure des hijra, le Prophète répondra : « C’est de t’exiler [t’éloigner] loin du mal [abominations, mensonges, péchés]. » Il répétera sous différentes formes cette exigence de l’exil spirituel.
Tarik Ramadan

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« Dernière édition: Mars 21, 2010, 16:42:13 par Zahiya » Journalisée

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« Répondre #11 le: Février 18, 2007, 01:03:52 »
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salam alaikoum

L’Hégire physique, acte fondateur et axial de l’expérience de la première communauté islamique, a eu lieu et ne se renouvellera pas comme l’exposera avec force ‘Aïsha à tous ceux qui voulaient, à Médine, revivre cette expérience. Omar ibn al-Khattâb décidera plus tard que cet événement unique allait marquer le début de l’ère islamique qui commence donc en 622 selon un décompte qui s’appuie sur les cycles lunaires. Ce qui donc reste et demeure offert à chacun à travers les âges et pour l’éternité est l’expérience de l’exil spirituel qui ramène l’individu à soi et le libère des illusions du soi et du monde. L’exil au nom de Dieu est au fond une série de questions que Dieu pose à chaque conscience : qui es-tu ? quel est le sens de ta vie ? où vas-tu ? Accepter le risque de cet exil, faire confiance à l’Unique, c’est répondre : par Toi, je reviens à moi et je suis libre

Tarik Ramadan

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« Répondre #12 le: Février 28, 2007, 01:21:45 »
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salam alaikoum

Lorsque le Prophète — paix et bénédiction soient sur lui — émigra de la Mecque à Médine, il n’opéra pas seulement un transfert de domicile, il ne s’abrita pas simplement dans une autre cité mais, sitôt arrivé à Médine, il commença à transformer cette ville.

la mosquée: Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — commença par ériger une mosquée pour l’adoration du Dieu unique. Il aida lui-même à porter des pierres et à construire ce bâtiment, petit et modeste en apparence, mais d’une immense importance. Ce fut là le commencement ; bientôt d’autres mosquées seraient édifiées à Médine.

l’école islamique et l’institution éducative de la Communauté. Ainsi, As-Suffah fut la première école islamique. Elle fut placée sous la supervision du Prophète — paix et bénédiction sur lui. Par la suite, d’autres écoles furent ouvertes. Selon notre maître Shiblî Nu`mânî, neuf écoles furent ouvertes, rien qu’à Médine à l’époque du Prophète — paix et bénédiction sur lui.

la fraternisation. Il instaura des liens de fraternité entre les Mouhajirûn (les Musulmans qui avaient émigré de la Mecque à Médine avec lui) et les Ansâr (les habitants de Médine qui aidèrent le Prophète et ses Compagnons). Les mosquées et l’école ne suffisaient pas ; il était également important que règnent de bonnes relations entre les Musulmans. Leur relation de fraternité devrait se fonder sur la foi, et non sur l’appartenance tribale, comme cela avait été la coutume avant l’Islam.

Relations entre les diverses communautés et religions : le Prophète — paix et bénédiction sur lui — établit également de bonnes relations avec les autres communautés qui vivaient à Médine. Il y avait une vaste communauté juive ainsi que quelques autres tribus arabes qui n’avaient pas accepté l’Islam. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — mit sur pied un pacte  pour régir les relations entre ces communautés.

Nettoyer la cité : Yathrib (ancien nom de Médine) était une ville sale. Lorsque les Compagnons du Prophète arrivèrent à Médine, beaucoup d’entre eux tombèrent malades et n’apprécièrent pas la cité. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — leur demanda de nettoyer la ville et d’en ôter toutes les saletés. Â’ishah — que Dieu l’agrée — dit : « Nous arrivâmes à Médine alors que c’était la terre de Dieu la plus polluée. L’eau qui s’y trouvait était nauséabonde. » Al-Boukhârî

Le système hydraulique de la cité : Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demanda aux Compagnons de creuser des puits à divers endroits de Médine. Il est mentionné que plus de cinquante puits furent creusés et qu’il y eut assez d’eau potable pour tout le monde.

L’agriculture et le jardinage : Le Prophète — paix et bénédiction sur lui encouragea les Compagnons à cultiver la terre et à entretenir des jardins. Il leur dit que quiconque soignerait une terre inculte la possèderait. De nombreuses personnes commencèrent à travailler et à cultiver. Bientôt, la nourriture devait suffire toute la ville.

L’éradication de la pauvreté : En peu de temps, il n’y eut plus de gens indigents à Médine. Chacun possédait assez pour vivre, et le Prophète — paix et bénédiction sur lui — prit l’habitude d’offrir des présents aux délégations qui lui rendaient visite.

Sûreté, sécurité, loi et ordre : Médine devint la cité la plus sûre du monde. Vols, viols, ébriété ou meurtres étaient rarissimes et on les prenait immédiatement en main.
Docteur Muzammil Siddîqî

quel que soit le lieu où se rendent les Musulmans, ils doivent y apporter le bien. Ils doivent oeuvrer pour le bien-être de la société, tant sur le plan social que matériel."

salam  Smiley
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Fatiima
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« Répondre #13 le: Avril 16, 2008, 08:54:45 »
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 bismillah

Salam Alaykoum mes  Rire Mouslim et  Sourire Mouslima

LE CALENDRIER ISLAMIQUE

Le calendrier islamique a aussi son histoire et son origine. Il est bon de les connaître...

L'usage de compter les années à partir d'une ère est très ancien chez toutes les nations de toutes les contrées.
Quand il se passait un événement ou un fait important dont la renommée se répandait dans le monde, les habitants de la terre le prenait comme point de départ d'une ère.

La meilleure façon aurait été d'établir un depuis l'apparition de Adam 'alayhi Assalam - Sur lui la paix ( pour un prophète ) sur la terre ou encore du déluge de Nouh 'alayhi Assalam - Sur lui la paix ( pour un prophète ) ; car ce sont là des événements importants. mais malheureusement, on ne sait pas exactement depuis combien de temps ont eu lieu ces événements ; il y a un désaccord sur chacun d'eux.

Par conséquent, chaque peuple prit comme point de départ d'une ère quelque grand événement qui se passait parmi eux.


Ainsi, il est rapporté que des descendants d'Ibrahim 'alayhi Assalam - Sur lui la paix ( pour un prophète ) comptaient les années à partir de l'époque où il fut jeté dans le feu.

Les mages ont une ère qui commencent à l'année où Yezdedjerd fut tué. Les arabes aussi basaient leur calendrier sur un événement important, en l’occurrence, l'année de l'éléphant. Un Abyssin, nommé Abrahah fit bâtir une somptueuse cathédrale à Sana (Yémen) avec l'espoir que cette cité prendrait la place de la Mecque comme lieu de pèlerinage le plus fréquenté de toute l'Arabie.

Abrahah ne faisait aucun secret de son dessein, ce qui suscita une colère grandissante parmi les Arabes.

Finalement, l'un d'entre eux se rendit à Sana, souilla la cathédrale et l'incendia.

Quand Abrahah apprit la nouvelle, il jura qu'en représailles, il raserait complètement la Kaaba.

Il se mit alors en route pour la Mecque avec une grande armée, en tête de laquelle marchait un éléphant.

Quand Abrahah s’apprêta à marcher sur la Mecque, dans l'intention de détruire la Kaaba qu'il considérait comme le grand sanctuaire rival, tout à coup, le ciel devint noir et un bruit étrange se fit entendre : une grande vague d'oiseaux dont chacun portait trois cailloux, l'un dans le bec et les deux autres serrés dans chaque patte, déferlèrent sur l'armée d'Abrahah.

Ces oiseaux fondirent sur les soldats, les criblant de pierres au passage, et les galets étaient si durs qu'ils transperçaient même les cottes de mailles.

C'est ainsi qu' allah sauva sa maison sacrée, la Kaaba.
Cet événement, dont la nouvelle s'était répandue dans le monde entier, servit aux Arabes de point de départ d'une ère



Ils dataient donc les lettres et les actes à partir de cette année là. Même au temps du Prophète  Salla-llah allahi wa salam, ils continuaient à se servir de ce calendrier.
Il est toutefois rapporté que le Prophète  Salla-llah allahi wa salam se servait pour certains de ses écrits, d'une date se référant à l'année de l'Hégire.

C'est à l'époque du Califat de Umar  Radhi Allah 'Anhou que l'ère islamique fut établit définitivement à partir de l'Hégire dans les circonstances suivantes :

Abou Moussa Achari  Radhi Allah 'Anhou, qui était à l'époque gouverneur de Basra, écrivit un jour à Hazrat Umar  Radhi Allah 'Anhou en ces termes :

" Nous avons reçu du Prince des croyants plusieurs lettres sans dates. Nous ne savons donc pas à quelle époque remontent tes ordres, et, pour que nous le savions, il faudrait dater les lettres."

Umar  Radhi Allah 'Anhou trouvant que son gouverneur avait raison, rassembla autour de lui tous les hommes instruits et les sages conseillers musulmans pour leur demander leur avis.

C'était là une des bonnes habitudes de Umar  Radhi Allah 'Anhou: il se basait sur la
" Choura ", consultation, comme ligne de conduite pour diriger les affaires de l'état.
Il n'envisageait jamais de prendre une décision sans consulter les musulmans instruits.

Il avait l'habitude de dire :
"L'opinion d'un seul est comme un fil très fin. Deux opinions sont comme deux fils que l'on a noués ensemble. Si les opinions sont nombreuses, cela devient comme une corde solide !"


Enfin, chacun donna son avis, et, après avoir étudié longuement et réfléchi profondément sur les opinions énoncées, Umar  Radhi Allah 'Anhou décida de débuter le calendrier islamique à partir de l'hégire.

Il expliqua ensuite la raison de son choix en ces termes :

"Comptons à partir de l'année où le Prophète  Salla-llah allahi wa salam effectua l'émigration; car en cette année se manifesta le pouvoir de l'Islam, la vérité s'affermit et l'erreur fut confondue; aucun fait plus important que celui-là n'est survenu dans le monde. "

En effet, l'Hégire marqua un tournant dans la mission du Prophète  Salla-llah allahi wa salam et une révolution dans l'Islam.

L'Islam prit une nouvelle forme et se constitua en communauté autour d'un seul chef.
A Makkah, le Prophète  Salla-llah allahi wa salam était un citoyen comme les autres ; à Medina, il devint un guide d'une communauté.
A Makkah, il devait se contenter d'opposer une résistance plus ou moins passive à l'ordre établi; à Madina, il devint actif et organisa une société religieuse.

Bref l'hégire ouvrit une nouvelle ère dans l'Histoire de l'Islam


Quand au nombre des mois de l'année islamique, il est bon de connaître que le calendrier islamique se compose de douze mois.
Ce nombre a été fixé par  allah lui-même qui déclare ceci :

"Le nombre des mois pour Allah est douze dans le livre d'Allah le jour où il créa les cieux et la terre. Parmi eux, quatre sont sacrés."  (9-36)

Ces quatre mois sont les mois de Zoul Hiddjah ainsi que celui qui le précède et celui qui vient après lui, à savoir Zoul Quardah et Moharram. le quatrième est l'avant dernier avant le mois de ramadan ; son nom est Radjab.

Quant aux noms des mois du calendrier islamique, ils sont les suivants :

1) Moharram
2) Safar
3) Rabioul Hawwar
4) Rabioul Akhar
5) Djamadioul Hawwar
6) Djamadioul Akhar
7) Radjab
8 ) Chaban
9) Ramadan
10) Shawwal
11) Zil Quardah
12) Zil Hadjah

Les noms des mois connurent quelques modifications et ne sont pas les mêmes que ceux utilisés à l'époque pré-islamique.

Par exemple, le premier était appelé Mortammar et le deuxième était Nardjizah.

Aussi, il est bon de savoir que les noms de chaque mois rappellent un événement ou un fait qui se produit en des différents mois.
Nous citons ici quelques exemples :

1/ Moharam qui signifie sacré, fut appelé ainsi car les pillages et les guerres étaient interdits pendant ce mois.

2/ Râbi qui signifie automne, fut appelé ainsi car cette saison s'étendait durant les pénibles mois de Râbi;

3/ Ramadan qui signifie chaleur, correspondait à la période de l'année où la chaleur était si torride que la terre se desséchait.

4/ Zil-Hadjah qui signifie pèlerinage fut appelé ainsi pour la simple raison que c'était durant cette période qu'on accomplissait le pèlerinage.

Un des points important à souligner concernant le calendrier islamique est le fait qu'il est lunaire et non solaire. Allah Taala déclare dans le Coran :
"Ils t'interrogent sur les croissants de lune, dis : "Ce sont des éléments de repères dans le temps pour les gens et pour le pèlerinage." (2- 182)


Il affirme encore :

ouvrir verset "C'est lui qui fit du soleil un éclairage et de la lune une lumière. Il détermina la croissance de la lune en vingt huit quartiers, afin que vous sachiez le nombre des années ainsi que le calcul." fermer verset
(10-5).


Pourquoi un calendrier purement lunaire ?

Parmi les plusieurs avantages de ce choix, nous en citons quelques uns:

1- Pour des besoins religieux et pour faciliter les pratiques religieuses ; l'Islam étant destiné au monde tout entier; il a fallu tenir compte des différences climatiques des diverses régions.

Sachant que les mois du calendrier lunaire sont susceptibles de parcourir toute les saisons.
Le jeûne du Ramadan sera donc tout à tour en différentes saisons.

Si le jeûne était prescrit à un certain mois bien défini du calendrier solaire, il fallait donc accomplir toujours le jeûne à une même saison.

Le but en serait alors vicié par la nature et, physiquement , son accomplissement ne serait pas possible.

En effet, l'été des pays du Nord de l'équateur coïncide avec l'hiver des pays situés au Sud de l'équateur.

En outre, il se peut que l'hiver soit considéré comme une saison agréable dans les régions équatoriales, mais très rude dans les régions polaires.
Seul le calendrier lunaire permet d'éviter cette discrimination entre les croyants des différents pays.

Dans une religion mondiale, une saison fixe apportera donc des avantages constants à certains et des difficultés constantes aux autres, ou elle sera gênante d'une manière ou d'une autre pour les habitants de certaines régions.

Les différents peuples du monde goûteront donc tour à tour durant le mois de Ramadan les différentes saisons (aussi bien l'été que l'hiver).

Ainsi, le calendrier lunaire permet aux croyants de s'habituer de garder le jeûne (se priver de manger et de boire) en toutes saisons.

Ce n'est ni toujours facile pour les uns , ni toujours rude pour les autres.

2- Pour faire profiter davantage aux pauvres :

En effet, la Zakâte (Impôt social purificateur) payée sur les épargnes et le commerce est, du fait de l'année lunaire, imperceptiblement augmentée, de sorte qu'en 33 années solaires on paie donc la Zakâte d'un an de plus .

Le mois de Moharam est le premier mois du calendrier islamique et l'un des quatre mois sacrés qu'Allah Taala a mentionné dans le Coran.

Pendant ce mois, Allah Taala manifeste sa bonté et fait descendre ses bénédictions en abondance.

Nous entamons donc une nouvelle année, mais comme les saisons ne comptent pas en islam, on ne fête pas le jour de l'an.
Il n'existe que deux fêtes canoniques en islam : Idoul Fitr et Idoul adhâ.

Les autres nations ont l'habitude de fêter le nouvel an et d'échanger des vœux de bonne année.


Le musulman, lui, que doit-il faire en cette occasion ?

Il doit remercier Dieu qui lui a accordé uniquement par Sa grâce une occasion pour méditer sur son existence passée et pour réfléchir sur son avenir.

Tout comme le responsable soucieux de la rentabilité et la bonne gestion de son entreprise, effectue un bilan et fait l'inventaire à la fin de chaque année , afin de prendre des décisions et commencer un projet pour l'exercice future, ou encore comme à la fin de l'année scolaire , on fait la moyenne des notes pour voir si l'élève monte ou redouble de classe , le croyant également doit dresser le bilan de ses actions accomplies au cours de l'année écoulée et se soucier de l'état de ses préparatifs pour la vie future.

Cette nouvelle année doit donc nous amener à faire une rétrospective de la partie de notre vie qui s'est achevée.
Si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises , nous devons remercier  allah Taala et lui demander de nous accorder davantage de Tawfiq pour passer le reste de notre vie dans les œuvres louables.

Et si, par malheur, les mauvaises actions dominent les bonnes, alors nous devons faire le Tawbah sincère devant  allah Taala et prendre les résolutions fermes de ne plus recommencer et de ne plus passer le reste de notre vie dans les œuvres blâmables.

Pensons aussi sans cesse que les minutes qui s’égrènent à longueur de journée et de nuit nous rapprochent inexorablement de la mort. Mais réfléchir sur l'époque révolue n'est pas une mince affaire.

Mawlana Thanwi  Radhi Allah 'Anhou disait :
"De par sa nature même, l'homme a tendance à oublier ; seule la situation présente retient toute son attention et son intérêt , il est le fils du présent ".

Pourtant, si on s'efforçait de méditer sur les jours passés, on constaterait que l’on a rien préparé sérieusement pour l'au-delà
.


Qu’ allah nous permette à tous de méditer sur nos actes passés, et d’en tirer des leçons pour agir mieux aujourd’hui et demain.

 amine

M. Ismaël Mamode.

Directeur de la Médersa de Saint-Louis de la Réunion


Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh



« Dernière édition: Février 05, 2009, 12:18:05 par nour-el-houdaa » Journalisée

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« Répondre #14 le: Janvier 02, 2010, 21:52:40 »
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 baraka pour cette réponse j'ai trouvé ca trés interressant .  Salam Alaykoum
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« Répondre #15 le: Janvier 03, 2010, 21:20:41 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 baraka c'est instructif. Je me demande pourquoi le calendrier gregorien commence le 1er janvier et toujours en hiver. J'ai ma petite idée mais je ne peux pas en parler ici se serait hors sujet.

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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« Répondre #16 le: Mars 16, 2010, 09:53:01 »
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 Salam Alaykoum

 baraka  Sourire Mouslima fatima pour ce poste ,qui est tres enrichissant   MachAllah.

et pour mon  Rire Mouslim ibn irzi, je suis curieuse et tres intreressée d avoir un reponse à ta question. Baraka Allahou Fik

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