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Auteur Fil de discussion: FECONDATION IN VITRO LICITE OU ILLICITE?  (Lu 12824 fois)
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dima_mouslima_inchallah
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« le: Mars 06, 2010, 12:57:14 »
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 Salam Alaykoum MES Sourire Mouslima ET MES Rire Mouslim


JE ME POSE CETTE QUESTION EST CE QU'UNE FECONDATION IN VITRO EST AUTORISEE EN ISLAM???

CAR PARTANT DU PRINCIPE QUE SEUL  allah PEUX DONNER LA VIE ET LA REPRENDRE EST CE TOLERE??


 baraka2 POUR VOS REPONSES
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Oum Hasna
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« Répondre #1 le: Mars 06, 2010, 13:02:57 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

wa fiki barak Allahou




 

SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a expliqué, concernant le cas d’une femme qui n’a pas la possibilité d’avoir d’enfant naturellement avec son mari, et qui souhaiterait avoir recours à la fécondation In Vitro, que cela se présente sous deux formes.

La première situation est quand la femme ne peut pas avoir d’enfant avec son mari (stérile) et qu’elle a recours au sperme d’un autre homme que l’on injecte dans son utérus. Cela est strictement interdit conformément au hadîth du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui dit : « Il n’est pas permis à un homme de poser son sperme auprès d’une autre (que sa femme) » Et cela de crainte de détourner la descendance. Il est donc interdit à la femme de recevoir le sperme d’un autre que son mari, quelque soit la situation. Et si la femme fait cela, les enfants qu’elle aura - de cette opération - ne seront pas considérés comme les enfants de son mari.

La deuxième situation est quand la femme ne peut pas avoir d’enfant avec son mari, et que le spermatozoïde de l’homme est prélevé, puis déposé dans l’utérus de la femme. Dans cette façon de faire, il n’y a pas de mal. Il faut être certain auprès des médecins que le prélèvement se fait bien au moment où l’homme éjacule et que cela est prélevé puis déposé dans l’utérus. De cette manière, il n’y a pas de mal. Il y a certes des textes chez les jurisconsultes justifiant de cette situation [1].

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) explique encore que le prélèvement du sperme de l’homme doit être fait d’une manière acceptée, comme le fait que le mari doit être en intimité avec sa femme, et doit éjaculer lorsqu’il est entre ses jambes ou qu’elle fait cela avec sa main, ceci, de sorte que le sperme soit prélevé convenablement pour la fécondation de la femme [2].

Notes


[1] Tiré du site : www.ibnothaimeen.com

[2] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, 17/27-28

Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Mars 06, 2010, 13:20:43 par Oum Hasna » Journalisée



S.3 V.133.Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux,
dima_mouslima_inchallah
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« Répondre #2 le: Mars 06, 2010, 18:52:54 »
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 Salam Alaykoum MA Sourire Mouslima OUM HASNA


 baraka POUR TA REPONSE SI RAPIDE ET PRECIEUSE.
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lila69170
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« Répondre #3 le: Mars 06, 2010, 21:29:06 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh ma  Sourire Mouslima voici un petit complément de réponse,

La fécondation in vitro est-elle permise en Islam ?


Réponse : Avec les progrès réalisés par la science, il est devenu possible, depuis maintenant plus d'une vingtaine d'années, de réaliser en laboratoire une fécondation entre un ovule et une suspension de spermatozoïdes et de réimplanter ensuite dans l'utérus l'œuf fécondé afin que se poursuit le développement de l'embryon. Cette méthode de fécondation a ainsi redonné de l'espoir à de nombreux couples qui ne pouvaient avoir d'enfants. La question qui se pose maintenant est de savoir la position de l'Islam par rapport à ce genre de manipulations médicales. Sur ce point, les avis divergent entre les savants (il est à noter que ces divergences concernent également la fécondation "in vivo", c'est à dire l'insémination artificielle) :

- Pour certains, parmi lesquels Moufti Nîzâm oud Dîn de l'Inde, ce procédé n'est pas permis, car allant à l'encontre du processus naturel de fécondation. De même, son application nécessite l'exposition des parties privées de la femme en présence du médecin qui pratiquera l'insémination; ce qui est totalement prohibé.

- Pour un second groupe de savants, ce genre de question relevant du cadre de la nécessité, et celle-ci pouvant varier suivant les cas, il ne peut être question de donner à ce sujet une "Fatwa" de portée générale. Ceux qui sont confrontés à ce besoin se doivent d'exposer leur situation à un savant compétent, qui se pourra alors les conseiller par rapport à leur cas précis.

- Certains autres savants autorisent l'insémination artificielle, mais interdisent la fécondation in vitro.

- Pour d'autres savants enfin, le caractère licite ou illicite de la fécondation artificielle dépend de l'origine des éléments qui sont fécondés. Si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent d'une femme et d'un homme étrangers l'un par rapport l'autre, c'est à dire qu'ils ne sont pas unis par les liens du mariage, la fécondation artificielle est strictement interdite. Dans ce cas, celle-ci est comparé à un acte "Zinâ" (fornication), car le résultat produit est le même: en effet, dans les deux situations, il y a atteinte à la filiation ("nasab"), dont le respect et la protection est un des principes fondamentaux qui orientent la réglementation religieuse en Islam. Par contre si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent de l'épouse et de l'époux, dans ce cas la fécondation in vitro est considérée comme étant licite sous certaines conditions, qui vont être évoquées par la suite. Cette permission repose essentiellement sur l'argument suivant:

La fécondation artificielle n'est rien d'autre qu'une forme de "traitement" ('tadâwy) motivé par le besoin ("hâdjah") de procréer, et ce, afin de palier aux problèmes d'ascension du spermatozoïde dans l'utérus ou encore, afin de résoudre un éventuel problème de migration de l'ovule, qui fait que la fécondation naturelle n'est pas possible.

Néanmoins, comme évoqué plus haut, cette permission est conditionné par un certain nombre d'éléments:

1- Etant donné que, durant ce processus, la femme va être amenée à dénuder devant le médecin certaines parties de son corps qu'il est obligatoire de dissimuler (faisant partie de la "awrah") , il est indispensable qu'elle veille à ne découvrir que le minimum nécessaire.1

2- Le transfert de l'embryon dans l'utérus de la femme devra être réalisé par une femme médecin. C'est uniquement dans le cas où cela n'est vraiment pas possible que le recours à un homme médecin sera envisagé.

3- Le surplus de liquide séminal récolté devra être éliminé.

4- La fécondation artificielle doit se faire avec l'accord de l'époux.

5- Toutes les précautions possibles doivent être prises afin éliminer le risque d'atteinte à la filiation, pouvant résulter d'une erreur de manipulation en laboratoire. 

A ces cinq condition, de nombreux oulémas en ont rajouté une sixième: Il est nécessaire que le sperme de l'époux soit recueilli par un processus licite (coït interrompu, masturbation par l'épouse ou prélèvement direct des testicules).

Je rappelle que la position de ce groupe de savants est exactement la même en ce qui concerne l'insémination artificielle, qui consiste à placer par un moyen artificiel le sperme dans le col d'utérus de la femme: si le sperme provient du mari - on parle alors d'IAC - , cela sera permis (dans mêmes conditions que citées ci-dessus), tandis que si le sperme vient d'un donneur -IAD- cela sera strictement interdit.

En guise de conclusion, il convient de souligner qu'une résolution qui va dans le sens de l'avis adopté par ce dernier groupe de savants a été émise par l'Académie Islamique du Fiqh lors de la session qui s'est déroulée à Amman en 1986. Néanmoins, les trois directives supplémentaires suivantes ont été énoncées lors de la sixième session de cette même Académie, qui s'est déroulée à Djedda en 1990:

1- Lors de la fécondation artificielle, seuls le nombre nécessaire d'embryons devant être implantés seront formés, et ce, afin d'éviter de se retrouver avec des embryons supplémentaires risquant d'être conservés dans des banques pour servir à d'autres personnes.

2- Si jamais il arrive qu'il y ait quand même des embryons en surnombre, ils ne devront pas être conservés; ils seront laissés tels quels, jusqu'à ce qu'ils périssent naturellement.

3- Il est interdit d'implanter ces embryons en surnombre chez une autre femme. Toutes les précautions possibles doivent être prises pour éviter cela.  

(Réf: "Bouhoûth li ba'dhin nawâzil al fiqhiya al mou'âsirah", "Islâm awr djadîd medical masâïl", "Al fiqh oul islâmiy wa adillatouh", "Mounthakhab Nidhâm oul Fatâwa")

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


--------------------------------------------------------------------------------

1- Il est à noter que dans le cadre du traitement médical motivé par la nécessité, le fait de dénuder certaines parties du corps est unanimement autorisé en Islam, suivant le principe bien connu de "adh dharoûratou toubîhoul mahdhourât" ("la nécessité lève les interdits", ou "la nécessité fait loi"). On pourrait néanmoins se poser la question de savoir si cette règle pourrait être appliquée dans le cas de la fécondation artificielle, étant donné qu'on ne peut aisément parler ici de "situation de nécessité" (dharoûrah). A cette question, Cheikh Khâlid Sayfoullâh de l'Inde répond en substance que, s'il est exact que le recours à des méthodes de fécondations artificielles ne relève pas forcément de la nécessité, il n'en reste pas moins cependant que celui-ci est motivé par un besoin très fort, en l'occurrence le désir irrésistible d'avoir des enfants. Par ailleurs, le fait de ne pas avoir d'enfants peut entraîner des conséquences plus ou moins graves sur la condition physique et psychologique de la femme, et sur la nature même des relations entre les époux. Ce besoin de procréer atteint ainsi, chez certains, le degré de "hâdjah". Et on trouve dans les écrits de certains juristes anciens des permissions concernant le fait de découvrir une partie de sa "awrah" dans des cas qui relèvent du "hâdjah", et pas nécessairement de la nécessité absolue ("dharoûrah")...   

 Salam Alaykoum

source ;
Réf: "Bouhoûth li ba'dhin nawâzil al fiqhiya al mou'âsirah", "Islâm awr djadîd medical masâïl", "Al fiqh oul islâmiy wa adillatouh", "Mounthakhab Nidhâm oul Fatâwa
« Dernière édition: Juin 20, 2012, 11:42:07 par Um~Rayhane » Journalisée
Oum Hasna
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« Répondre #4 le: Mars 07, 2010, 10:27:10 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

wa fiki barak  allah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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S.3 V.133.Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux,
fathéma
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« Répondre #5 le: Juin 20, 2012, 11:42:43 »
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 Salam Alaykoum

 Soubhan' Allah MachAllah  baraka2 mes chères soeurs pour vos infos  Allahou Akbar

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
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Oum Hasna
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« Répondre #6 le: Juin 28, 2012, 11:54:26 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

wa fiki baarak Allah ma soeur
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S.3 V.133.Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux,
esclave du Bienveillant
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« Répondre #7 le: Juin 28, 2012, 15:32:03 »
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                                               As salam alaykoum allah metoulah wa barakatouh

je me permet d'ajouter ceci baraka allah oufikoum :

Sheikh Al Albani a dit à propos de l'injection du sperme dans l'ovule de la femme "il est impossible de dévoilé sa nudité donc ce qui est construit sur un mal est mal et ce qui est construit sur du halam est halam ! nous avons était intérrogé sur se sujet et avions répondu que seul un couple dans lequel l'un des deux époux est médecin peut pratiquer cet acte et c'est tout ...." je rajoute " le questionneur dit:mais si le médecin est une femme? sheikh répond:n'est il pas interdit a une femme de dévoilé sa nudité à une autre femme ?


Louange à Allah l'Unique, prière et paix sur celui que nul prophète ne viendra après lui ; notre maître et prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Que le salut d'Allah soit sur eux !Le conseil du groupe jurisprudentiel islamique a examiné le dossier d'étude qu'a présenté le membre du conseil Mustapha Ahmad Az-Zârqâ' au sujet de l'insémination artificielle et les bébés éprouvettes, sujet qui a préoccupé les gens et devenu l'un des grands problèmes actuels dans le monde.

Le conseil a exposé ce qui a été réalisé dans ce domaine comme performances médicales grâce à la science et la technique pour résoudre les problèmes qui empêchent la procréation.

S'appuyant sur l'étude complète précitée, le conseil a constaté que l'insémination artificielle ( en dehors de la voie naturelle : celle du rapport sexuel direct entre l'homme et la femme ) peut se réaliser selon deux modes principaux :

- Le mode d'insémination intérieure :Il consiste à injecter le sperme de l'homme dans l'endroit qui convient de l'utérus de la femme.
 
- Le mode d'insémination extérieur :Il s'agit d'une insémination obtenue à partir du sperme de l'homme et l'ovule de la femme dans un récipient expérimental dans le laboratoire médical, suivie de l'implantation de l'ovule fécondée dans l'utérus de la femme.
 
Dans les deux cas, il faut immanquablement que la femme se découvre devant celui qui effectue l'opération.
 
A partir de l'étude qui a été présentée à ce sujet et de ce qu'on a tiré des débats et des discussions, il est apparu clairement au conseil du groupe que les méthodes et les moyens grâce auxquels s'effectue l'insémination artificielle par ses deux modes intérieur et extérieur, sont au nombre de six selon les différentes situations : l'insémination intérieure comprend deux méthodes, l'insémination extérieure comprend quatre méthodes dans la réalité des choses et ce, en dehors du fait que la méthode serait licite ou illicite.
 
On distingue les méthodes suivantes
 
L'insémination artificielle intérieure
 

                                                     La première méthode

Elle consiste à prendre le sperme d'un homme marié et l'injecter dans l'endroit qui convient du vagin de son épouse ou de son utérus, pour qu'il y ait rencontre naturelle entre le sperme et l'ovule émise par l'ovaire (de l'épouse), puis fécondation, puis fixation de l'oeuf dans la muqueuse utérine (nidation) avec la permission de Dieu, comme dans le cas d'un rapport sexuel.

On a recours à cette méthode lorsque le mari se trouve dans l'incapacité de  faire parvenir son sperme dans les organes génitaux de son épouse lors des rapports sexuels.
 
                                                        La deuxième méthode

On prend le sperme d'un homme et on l'injecte dans l'endroit qui convient d'une épouse d'un autre homme pour qu'il y ait fécondation interne puis nidation, à l'instar de la première méthode.

On utilise ce moyen lorsque l'époux est stérile ; son sperme est dépourvu de spermatozoïdes, on prélève alors le sperme d'un tiers pour inséminer son épouse. 

L'insémination extérieure

                                                       La troisième méthode

Elle consiste à prélever le sperme du mari et l'ovule de son épouse, et à les mettre dans un récipient expérimental sous des conditions physico-chimiques adéquates, jusqu'à ce que le spermatozoïde du mari féconde l'ovule de son épouse dans ce récipient expérimental. Puis lorsque l'oeuf commence à se segmenter et à se multiplier, on l'implante au moment opportun dans la muqueuse utérine de la même épouse (celle dont l'ovule a été fécondé), l'oeuf se développe et prend forme comme n'importe quel autre embryon. A la fin de la période normale de grossesse, l'épouse donne naissance à un garçon ou une fille. Et c'est cette insémination artificielle qu'on appelle "bébé éprouvette", elle a été réalisée grâce à un énorme travail scientifique que allah a rendu aisé. Beaucoup d'enfants aujourd'hui ; garçons, filles, jumeaux, ont vu le jour grâce à cette méthode et dont les nouvelles ne cessent d'être diffusées par les journaux mondiaux et les différents médias. On a recours à cette méthode dans le cas où l'épouse est stérile à cause de l'obstruction du conduit qui va de l'utérus vers l'ovaire (Trompe de Fallope).
 
                                                      La quatrième méthode
 
A l'aide du sperme du mari, on insémine l'ovule prélevé de l'ovaire d'une femme qui n'est pas son épouse (on l'appelle donatrice) dans un récipient expérimental, ensuite on implante l'oeuf issu de cette insémination dans l'utérus de son épouse. On utilise cette méthode en cas d'ablation des ovaires de l'épouse ou de leur défection, tandis que son utérus est sain ; il permet la fixation de l'oeuf fécondé.

                                                   La cinquième méthode

Il s'agit d'une insémination extérieure qui s'effectue dans un récipient expérimental et qui est obtenue à partir du sperme d'un homme et de l'ovule d'une femme qui n'est pas son épouse (on les appelle tous les deux des donateurs). Ensuite on transplante l'oeuf dans l'utérus d'une femme tierce déjà mariée. Ils ont recours à cette méthode, lorsque cette dernière est stérile, à cause d'une défection de ses ovaires mais dont l'utérus est sain, et que son époux est également stérile alors que tous les deux désirent avoir un enfant.
 
                                                   La sixième méthode

Il s'agit d'une insémination extérieure dans un récipient expérimental, obtenue à partir du sperme et de l'ovule du couple. On transplante ensuite l'oeuf dans l'utérus d'une femme qui se propose pour porter le foetus. On utilise cette méthode dans le cas où l'épouse ne pourrait supporter la grossesse à cause d'une maladie dans son utérus mais que ses ovaires fonctionnent normalement. Il peut arriver que la femme ait recours à cette méthode parce qu'elle ne souhaite pas, de son propre gré, subir l'état de grossesse. Ce qui fait qu'une autre femme volontaire porte le oetus à sa place.
 
Voilà donc les moyens d'insémination artificielle que la science a réalisé pour soigner la stérilité.Le conseil a examiné les publications qui confirment que ces méthodes sont réellement appliquées en Europe et en Amérique pour des raisons diverses ; ce peut être dans un but commercial, ou dans le but de préserver la race humaine comme ils le prétendent, ou pour satisfaire l'instinct de maternité chez des femmes qui ne sont pas mariées, ou des femmes mariées mais qui ne peuvent porter d'enfant à cause de leur stérilité ou de la stérilité de leur mari.
 
Le conseil s'est intéressé à tout ce qui été construit dans ce sens comme banques de spermes qui sont des lieux où on les préserve dans une ambiance adéquate, de sorte qu'on puisse les utiliser pour l'insémination et ce même après une longue période. Ces spermes sont prélevés soit d'hommes qui sont sélectionnés selon des critères bien définis, soit de simples bénévoles, soit d'autres qui le font en échange d'une rétribution...Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet. C'est devenu donc un fait réel dans certains pays civilisés.
Le statut juridique
 
Après avoir observé les informations sûres, recueillies de ce qui a été écrit et publié à ce sujet, et après avoir appliqué les règles -qawâ'id- de la Sharî'a et ses objectifs -maqâsid- pour connaître le statut juridique de ces méthodes et de leurs conséquences, le conseil du groupe jurisprudentiel est arrivé aux décisions suivantes :

                                                       Premièrement : Règles générales
 
 Le fait qu'une femme se découvre devant une personne à qui la Sharî'a ne permet pas d'avoir des relations sexuelles est interdit, sauf pour des raisons légales que la Sharî'a considère qu'elles autorisent qu'elle se découvre.
 
 Le fait que la femme se trouve dans la nécessité de se soigner d'une maladie dont elle souffre ou d'une situation anormale dans son corps qui lui provoque des complications, est considéré comme une raison légale qui autorise à ce qu'elle se découvre devant quelqu'un d'autre que son mari, pour se soigner. Donc le fait qu'elle se découvre dépend de l'ampleur de la nécessité.
 
 A chaque fois qu'il est permis à la femme de se découvrir devant une personne autre que celle qui lui est licite sexuellement pour des raisons légales, la personne qui pratique les soins doit être, dans la mesure du possible, une femme musulmane, sinon, respectivement, une femme non musulmane, un homme musulman digne de confiance, un non musulman. Le tête-à-tête entre la patiente musulmane et le médecin soignant n'est pas permis, la présence du mari ou de d'une autre femme est obligatoire.

                             Deuxièmement : Le statut juridique de l'insémination
 
 Le besoin d'une femme mariée qui n'arrive pas à avoir une grossesse et le besoin de l'époux d'avoir un enfant, est considéré comme une raison légale autorisant l'application de la méthode permise (légalement) d'entre les méthodes d'insémination artificielle.

   La première méthode (qui consiste à prélever le sperme du mari et de l'injecter dans l'utérus de son épouse selon le mode d'insémination intérieur) est un moyen autorisé légalement sous réserve des conditions précitées et ce après avoir déterminé le caractère certain du besoin de la femme à une telle opération.
 
 La troisième méthode (insémination à partir de l'ovule et du sperme d'un couple marié, par le mode extérieur, dans un récipient expérimental, puis implantation de l'œuf dans l'utérus de l'épouse dont est issu l'ovule) est en principe, en elle-même, autorisée par la loi. Cependant, elle n'est pas tout à fait à l'abri des doutes à cause de ses exigences et de ses manipulations délicates. Il convient donc de n'y recourir que dans le cas d'extrême nécessité et après avoir respecté les conditions générales précitées.
 
 Dans les deux cas autorisés, le groupe (jurisprudentiel) a décidé que la filiation est établie entre le nouveau-né et le couple marié dont sont issus les gamètes. De ceci s'ensuit l'héritage et les autres droits. Ainsi, une fois la filiation entre le nouveau-né et le couple marié est établie, l'héritage et les autres règles qui régissent les liens de parenté s'ensuivent.
 
 Quant aux quatre méthodes de l'insémination artificielle selon les deux modes extérieur et intérieur déjà cités, elles sont toutes interdites par la loi islamique. Il n'y a pas de place au caractère licite dans ce qu'elles représentent, car les deux gamètes mâle et femelle, dans ces cas, ne proviennent pas des époux, ou parce que la mère porteuse est étrangère aux époux dont sont issus les gamètes.Or donc, vu ce que comporte l'insémination artificielle comme ambiguïtés, y compris dans les deux cas qui sont permis par la loi, et dans le but de mettre en garde contre un éventuel mélange de spermes ou d'oeufs fécondés dans les récipients expérimentaux, surtout si ces pratiques se répandent et se multiplient, le conseil du groupe jurisprudentiel conseille ceux qui s'attachent à leur religion de ne recourir à ces méthodes qu'en cas de nécessité majeure et avec une extrême prudence. Voilà donc ce que le groupe jurisprudentiel voit dans cette affaire qui est l'une des affaires les plus délicates de l'heure.
 
Ils prient Allah que leur avis soit correct. Allah exalté est plus Savant, Lui qui guide au droit de la voie et permet la réussite. Prière d'Allah sur le meilleur de Ses créatures, notre maître Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons, paix d'Allah sur eux.
 
Le président : 'Abd Al 'Azîz ben 'Abd Allah ben Bâz
Le vice-président : D. 'Abd Allah 'Umar Nacîf (Il met des réserves sur la première et la troisième méthode. Quant aux quatre autres cas, il n'y a pas de différent concernant leur interdiction)
Les membres :- Mohammed Sâlih ben 'Uthaymîn- Mohammed ben Jubayr- 'Abd Allah 'Abd ar-Rahmân as-Sâm- Sâlih ben Fawzân Al Fawzân- Mohammed ben 'abd Allah as-Sebayyil (Il met des réserves sur la troisième méthode)
Mustapha Ahmad az-Zarqâ'/ Mohammed Mahmûd Sawwâf/ Mohammed Rashîd Qabbânî/ Mohammed ash-Shâdhilî an-Nifer/ Abû Bakr Jûmî/ D. Ahmad Fahmî abû Sinnah (" Je suis d'accord avec la première méthode sans les autres ")
Mohammed al Habîb ben al Khûjah/ Bikr abû Zayd (met des réserves)/ Mabrûk ben Mas'ûd (met des réserves sur tous les cas)
Mohammed ben Sâlim 'adb Al Wadûd/ Talâl 'Umar Bâ Faqîh.          Comité permanent [des savants] de l'Ifta 
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