Histoire de l’assemblage du Saint Coran et de sa mise par écrit

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Abdoul Mouhaymine:
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Louange à Allah

Premièrement, Allah s’est chargé de préserver le Coran et a dit : «En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9).

Dans son Tafsir (8/14) Ibn Djarir at-Tabari dit dans son commentaire de ce verset : « Allah le Très Haut a dit : « nous avons fait descendre le rappel » ; celui-ci désigne le Coran et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire nous protégeons le Coran de sorte qu’on ne pourra pas y ajouter de faux éléments qui n’en font pas partie et ne pourra enlever une partie de ses dispositions, de ses peines et de ses prescriptions.

As-Saadi dit dans son Tafsir (commentaire du Coran) (p. 696) : « Nous avons fait descendre le rappel ». Celui-ci désigne le Coran qui rappelle toutes les questions et tous les arguments clairs et qui permet à celui qui veut se souvenir de le faire. Et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire : pendant et après sa révélation. Dans le premier cas, nous le protégeons contre l’écoute de la part de tout démon damné. Dans le second cas, Allah l’a déposé dans le cœur de Son messager et l’a transmis aux cœurs des membres de la Umma. Allah a préservé ses mots du changement, de l’augmentation et de la diminution comme Il a préservé ses sens de toute altération. De sorte que, chaque fois on a tenté de modifier son sens, Allah met à la disposition (des croyants) quelqu’un qui rétablit la vérité évidente. Ceci  fait partie des plus importants signes d’Allah, de Ses bienfaits accordés à ses serviteurs croyants. La préservation du Coran implique la protection de ses partisans contre leurs ennemis de sorte qu’aucun ennemi ne parviendra à les écraser ».

La révélation du Coran au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) s’est faite progressivement durant 23 années. A ce propos le Très Haut a dit : « (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l' avons fait descendre graduellement. » (Coran, 17 : 106). As-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Ceci signifie : nous avons révélé le Coran progressivement pour distinguer la guidance de l’égarement, le vrai du faux : «pour que tu le lises lentement aux gens » signifie doucement pour leur permettre de le méditer, de réfléchir sur son sens  et d’en tirer des connaissances  et : «Nous l' avons fait descendre graduellement » c’est-à-dire petit à petit donc progressivement et durant 23 années. Voir Tafisir as-Saadi, p. 760.

Deuxièmement, l’écriture était rare chez les arabes. C’est pourquoi Allah les a décrits en ces termes : «C' est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs .. » (Coran, 62 : 2). Ils se contentaient de mémoriser le Coran. Seul un petit nombre d’entre eux écrivait certains versets ou sourates sur des peaux ou des pierres lisses ou d’autres supports.

Troisièmement, au début, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) interdisait l’écriture d’autres choses que le Coran. Il leur défendit à titre provisoire de transcrire ses propres paroles afin qu’ils se consacrassent à la mémorisation du Coran et à sa transcription et ne pussent confondre  la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avec celle d’Allah le Très Haut, pour mieux préserver le Coran contre tout ajout ou diminution.

Quatrièmement, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) donna mandat à un groupe de Compagnons fidèles et bien instruits pour transcrire le contenu de la révélation. Ce sont les gens qualifiés dans leurs biographies respectives des « scribes de la Révélation ». C’était les quatre califes, Abd Allah ibn Amr ibn al-As, Muawiyya ibn Abi Soufyan, Zayd ibn Thabit (puisse Allah les agréer tous).

Cinquièmement, le Coran fut révélé selon sept lettres (lectures) selon un hadith authentique rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) par Omar Ibn al-Khattab (P.A.a) (cité par al-Boukhari, 2287 et par Mouslim, 818). Les sept lettres (lectures) sont les dialectes utilisés par les arabes réputés éloquents.

Sixièmement, le Coran resta préservé dans la mémoire des Compagnons et sur des peaux et d’autres supports jusqu’à l’avènement du califat d’Abou Bakr as-Siddiq (P.A.a). Au cours des guerres d’Apostasie, de très nombreux Compagnons ayant appris le Coran par cœur furent tués et Abou Bakr craignit que leur disparition n’entraînât la perte du Coran. C’est pourquoi il consulta les grands compagnons à propos du Coran dans un volume pour pouvoir le préserver. La tâche fut confiée à celui qui maîtrisait mieux le Coran, Zayd ibn Thabit (P.A.a). A ce propos, Al-Boukhari a cité ce hadith dans son Sahih, (4986) : « Zayd ibn Thabit (P.A.a) a dit : « Abou Bakr me convoqua à la suite du massacre de Yamama et j’eux la surprise de trouver Omar à ses côtés et il me dit : Omar vient de me dire ceci : « une tuerie eut lieu à Yamama au sein des lecteurs du Coran. Et je crains que si ceux-ci continuent de se faire tuer sur les champs de bataille, une bonne partie du Coran risque de se perdre. C’est pourquoi je pense que tu devrais faire rassembler le Coran ». J’ai dit à Omar : « Comment vas-tu faire quelque chose que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) n’a pas fait ? » - Omar dit : Au nom d’Allah,  c’est mieux ». Et puis il n’a cessé de me répéter son idée jusqu’à ce qu’Allah m’ait inspiré son admission. »

Zayd dit : « Puis Abou Bakr poursuivit : tu es jeune, raisonnable et au-dessus du soupçon. En plus, tu écrivais du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) la révélation qu’il recevait. Va collecter et rassembler les (différents éléments du Coran)…

Zayd dit : « Au nom d’Allah, s’ils m’avaient chargé de déplacer une montagne, j’aurais trouvé cela plus facile que l’exécution de l’ordre de rassembler le Coran qu’ils venaient de me donner. Et j’ai dit : comment allez-vous faire quelque chose que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) n’avait pas fait ? Il (Abou Bakr) a dit : « Au nom d’Allah, c’est mieux. ». Et puis il ne cessa de me répéter son idée jusqu’à ce qu’Allah m’en inspirât l’admission comme Il l’avait fait pour Abou Bakr et pour Omar (P.A.a). Dès lors, je me suis mis à rechercher et à collecter les éléments coraniques transcrits sur des branches de dattier et sur des pierres lisses ou conservées dans la mémoire des gens et j’ai trouvé les derniers versets de la sourate at-Tawba chez Abou Khouzayma al-Ansari et je ne les ai trouvés chez personne d’autre… Les feuilles contenant le Coran furent conservés par Abou Bakr jusqu’à sa mort puis elles furent déposées auprès d’Omar qui les garda jusqu’à sa mort puis elles furent transférées à sa fille Hafsa (P.A.a).

Le terme ussoub signifie branche de dattier qu’ils traitent de sorte à pouvoir écrire sur sa largeur. Le terme lihaf signifie : pierres lisses.

Le Compagnon Zayd ibn Thabit (P.A.a) savait le Coran par cœur, ce qui ne l’empêcha par d’adopter une approche fondée sur la vérification ; il n’acceptait l’insertion d’un verset dans le Coran que quand deux Compagnons attestaient l’avoir entendu du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui).

L’exemplaire ainsi confectionné resta entre les mains des califes jusqu’au temps du calife bien guidé, Outhmane (P.A.a). A l’époque, les Compagnons s’étaient dispersés dans les pays et chacun récitait le Coran selon l’une des sept lectures entendues du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et leurs disciples à leur tour récitaient selon ce que chacun d’eux avait entendu de son maître.

Quand un disciple entendait un autre disciple réciter le Coran selon une lecture différente que celle qu’il connaissait, il le dénonçait jugeant sa lecture erronée. Ceci s’amplifia de sorte que certains Compagnons craignirent qu’il y eût des troubles au sein des générations qui allaient leur succéder. Et ils pensèrent qu’il fallait ramener tout le monde à employer une lecture conforme au dialecte des Quraych selon laquelle le Coran fut révélé afin de mettre fin définitivement aux divergences. Et ils consultèrent Outhmane (P.A.a) et il accepta leur idée.

Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih (4988) d’après Anas Ibn Malick que Houdayfa ibn al-Yaman se rendit auprès d’Outhman après avoir participé avec les armées syriennes et irakiennes à la conquête de l’Arménie et de l’Azerbayjan fut effrayé par la différence des lectures du Coran et il dit à Outhmane : ô Commandeur des croyants ! Rattrape la Umma avant qu’elle ne cultive des divergences à propos du Livre (le Coran) à l’instar des juifs et des chrétiens ». Outhmane envoya quelqu’un dire à Hafsa de lui remettre les feuilles pour qu’on les recopie et les lui restitue. Hafsa s’exécuta et Outhmane donna à Zayd inb Thabit, à Abd Allah ibn Zoubayr, à Saïd ibn al-As et Abd Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, l’ordre d’assurer ladite recopie et il dit aux trois quraïchites du groupe : « s’il y a désaccord entre vous et Zayd à propos de la transcription de quelque chose, transcrivez-le selon le dialect quraïchite car c’est en cette dialecte que le Coran a été révélé ».

Aussi recopièrent-ils plusieurs exemplaires et rendirent l’original à Hafsa. Et puis le Calife envoya dans chaque région un exemplaire du Coran et ordonna l’incinération de toute autre feuille ou copie du Coran (différente du texte officiel).

Ibn Shihab dit : Kharidia ibn Zayd ibn Thabit nous a dit qu’il avait perdu un verset du Coran au moment de la recopie, un verset qu’il avait entendu réciter par le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Et qu’après l’avoir recherché ils l’avaient trouvé chez Khouzayma ibn Thabit al-Ansari et inséré à sa place ans le Coran. Il s’agissait du verset : «Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah.»(Coran,33 :23).

Cela mit fin aux divergences et rétablit la concorde et le Coran fut dès lors retransmis de manière concordante et appris par cœur par les gens (et restera comme tel) jusqu’au jour de la Résurrection. Ceci est une concrétisation de la préservation dont Allah le Très Haut garantit à Son livre : «En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9). Allah le sait mieux.

Islam Q&A

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ibn al quaim:


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Peut-on dire que la compilation du Coran a suivi le même chemin que celle qui s'est fait pour les quatre synoptiques(Evangiles)!.Historiquement le Coran est le seul livre dont les sources aient été fixées dés l'origine .Qu'il n'a pas connu d'apocryphes comme c'est le cas des livres divins antérieures .Il suffit pour cela de voir le nombre de versions supprimées au Concile de Nicée!.


Pour ce qui est du cas du Coran,au fur et à mesure de la révélation les versets coraniques étaient fixés dans la mémoire de Mohammed et de ses disciples et consignés aussitôt par écriture par des secrétaires qui utilisaient pour cela n'importe quel objet plat:Omoplate de mouton,bout de parchemin,etc. Si bien qu'à la mort du prophète le Coran se trouve fixé oralement et par écrit et une confrontation entre les versions étaient toujours possible s'il s'agissait par exemple d'une variante d'ordre phonétique ou d'ordre dialectal..


D'après Imam Ahmed,ibn Habbane, et Al Hakim que le prophète descendait sur lui les versets coraniques et lorsque le verset descendait,il appelait un scribe et lui dit:écrit ces versets dans telle sourate".Imam Souyouti écrit que parmi les preuves qui montrent la classification des versets dans telle sourate,sa façon de récitait plusieurs sourates comme Al Baquara,La famille Imran,les femmes,etc .Et il est passé toute une période de la vie du prophète sans que le Coran ne soit compilé dans un seul livre .


Zeid qui a fait la compilation du Coran sous le Califat de Abou Bakr et celle de Othmane a dit comme il est rapporté dans Al Moustadrak d'Al Hakim :On était chez le prophète où on faisait la transcription du Coran dans des parchemins .Sans oublier qu'il y avait des personnes qui connaissaient le Coran par coeur comme il est rapporté par Bukhari d'après Abd Allah Ibn Amrou que le prophète a dit de prendre le Coran de quatre personnes:Abd Allah Ibn Messaoud,Salim le serviteur chez Abi Houdhayfa,Abi Ibn Ka'b et Mou'ad Ibn Jabal".


Sans oublier certains connus qui le connaissaient aussi par cœur .A ce propos l'Imam Ibn kathir rapporte d'après Moujahid qui dit avoir révisé le Coran en entier devant Ibn Abbes deux fois et en s'arrêtant sur le verset tout en demandant une explication sur le verset. Sans oublier aussi Ali Ibn Abi Tailb,Abou Bakr,Zeid Ibn Thabit,etc.

Pour ce qui est pourquoi Abou Bakr a pensé à sa compilation en un seul livre par ce qui est écrit,comme il est rapporté par Bukhari que après la bataille de Yamamah dans laquelle furent tués des centaines de musulmans dont soixante dix "porteurs du Coran",et redoutant une diminution progressive du nombre de ces lecteurs,Omar suggera à Abou Bakr de mettre la totalité du Coran écrit en sûreté et en état d y recourir au besoin mais aussi sanctionner la forme de ce document uni par l'autorité des lecteurs existants et de tous les compagnons qui savaient chacun en réciter une plus ou moins grande partie.


Naturellement la tache fut confié à Zeid Ibn Thabit qui était secretaire du vivant du prophète.Zeid hésita d'abord à s'en charger pour deux raison:
-L'une celle du disciple qui ne veut pas prendre une initiative que n'avait pas envisagé ni prise le Maitre.


-L'autre celle du croyant rigoureux à l'esprit rigoureux qui s'effraie d'avance à la perspective de la moindre erreur dans l'exécution de sa mission. Abou Bakr insista :Tu es un homme intelligent,nous n'avons aucun soupçon sur ta probité et tu écrivais les révélations sous la dictée du prophète. Charge-toi donc de recueillir le Coran".(Un commentaire sur ce point,Leblois a écrit:Qui ne désirait qu'après la mort de jésus un de ses disciples immédiats n'eut été chargé de mettre son enseignement par écrit".(Le Coran et la bible hébraïque).Une autre raison encore semble avoir contribué pour une part à ce choix c'est que Zeid non seulement était en même temps un secrétaire et un porteur du Coran mais avait assisté en outre à la dernière récitation que le prophète en avait faite .


La commission présidée par Zeid suivi une méthode simple,mais rigoureuse. Ils savaient tous le Coran par coeur et dans l'ordre où ils l'avaient appris en compagnie et sous la direction du prophète. S'il y avait une variante pour lever le doute à son sujet ils consultaient les pièces sur lesquelles avaient été con*signés les versets lors de la révélation .Sans se satisfaire de ces précautions,Zeid et Omar allaient à la porte de la Mosquée de Médine et là ils recevaient les témoignages des autres compagnons en confirmation de la version arrêtée par la commission elle -même.


D'autres part ils n'admettaient aucun écrit qui ne fut certifié par deux témoins comme étant rédigé non de mémoire mais sous la dictée même du prophète et faisant partie du texte dans son état dernier.(Revoir sur cela Bukhari le chapitre sur le Coran).
Après cela l'ouvrage terminé fut remis entre les mains de Abou Bakr qui le gardait chez lui pendant son califat. Avant sa mort il le confia à Omar qui le mit au dernier moment à la garde de sa fille Hafsa du fait que le Calife n'était pas encore élu.


Il ne faut pas oublier que ces travaux avaient fixé le texte Coranique avec des variantes dues aux dialectes usuels à l'Arabe Djahilienne .Ce premier recueil officiel est représenté sous la forme d'un dossier réunissant des feuilles ordonnées mais non reliées qui se distingue des autres copies entières ou partielles qui existaient alors chez des particuliers par une sorte de rigorisme absolu excluant tout ce qui ne fait pas partie du texte même à réciter dans sa dernière collation Tandis qu'un Ibn Messaoud ou un Oubay écrivaient quelque fois de mémoire mettaient une variante appartenant peut- être à une date antérieure,ou se permettaient de marquer en marge ou entre les lignes de leurs exemplaires et souvent d'une couleur différente de petites notes explicatives ou certaines formules de prière hors textes.(Souyouti.Dhar Al Manthour).


Le recueil officiel au contraire se trouve épuré de titres même des chapitres. Mais malgré cela,ce recueil revêtait un caractère plus ou moins privé et n'a acquis cette autorité universelle qu'à partir du jour où il a été publié.

ibn al quaim:


 :salam3

D'autre part quelle est la cause qui a fait que le Calife Othmane édite le Coran qui se trouvait chez Hafsa et prend ainsi cette autorité universelle!.Imam Bukhari rapporte d'après Anas que Houdhayfa ibn Al Yamane vint voir le Calife Othmane après les batailles d'Arménie et de l'Azerbaijan que les Armés de Syrie et de l'Irak étant rassemblés à cet effet s'aperçurent de quelques différences dans leurs récitations .

Les Syriens suivaient la récitation de Oubay et les Irakiens celle de Ibn Messaoud.Houdhyfa demanda à Othmane de mettre fin à ces différences de lecture .

Othmane ne voulant pas de ces variantes ordonna une seule et unique version qui soit rédigée dans la langue de Quoreiche ce qui fait qu'il institua un comité de quatre copistes le même Zeid et trois autres qui sont Abd Allah ibn Zoubeir,Said Ibn Al As et ibn Al Harith les chargeant de copier l'original de Hafsa en autant d'exemplaires qu'il y avait de villes principales de l'empire musulmans. Après cela il rendit les parchemins à Hafsa comme le rapporte Bukhari.



Et s'il a demandé à certains de brûler ce qu'ils possédaient de parchemins afin que le Coran ne soit lu que d'une seule façon et non avec plusieurs variantes. Mais comme on l'a dit il n'a pas dit à Hafsa de brûler la copie original mais de la garder.
Même Ali lors de son Califat a dit que si Othmane ne l'aurait pas fait,ce serait lui qui serait occupé de le faire alors que les Certains Shiites disent que Ali possedait lui aussi une version du Coran!

Imam Souyouti écrit dans son livre"Itquane":Abou Bakr a fait la compilation de peur de voir ceux qui l'ont mémorisé disparaître un par un parce qu'il n'a pas été mis en compilation et Othmane l'a fait lorsqu'il a vu les différentes variantes en lecture selon le dialecte de chaque tribu,ce qui fait qu'il y a eu divergence entre musulmans selon les régions. Il a craint que cela conduit à une dispute ce qui fait qu'il a transcris le Coran à nouveau selon le dialecte Qureichite dont le Coran est descendu en leur langue.


Ibn Kathir à son époque écrit:Pour ce qui est du coran transcris par Othmane le plus connu actuellement chez nous en terre de Cham, celui qui se trouve dans la grande mosquée de Damas .Avant il se trouvait à Tabaria puis il a été ramené à Damas .vers l'année 518 de l'hégire et je l'ai vu un livre grand avec une bonne écriture sur des feuilles qui me paraissaient être fait de peaux de chameaux".



Il y a un point important qui se remarque ce ceux qui ont mémorisé le Coran parmi eux les plus connus Ali Ibn Talib et Ibn Messaoud ont assisté à la compilation du Coran par Abou Bakr et par Othmane et n'ont fait aucune réclamation .Il y avait aussi oubey ibn Ka'b,Abd Allah Ibn Abbes,Abd Allah ibn Zoubeir ainsi que d'autres.



Et on a vu la grande importance des compagnons du prophète qui sont allés jusqu'à dire le verset qui est descendu à la Mecque celui qui est descendu à Médine ainsi que même au cours du voyage .Et que celui qui veut se documenter plus qu'il revient au livre de Imam Souyouti"Al Itquan",Jamal Al Quouraa" Sakhaoui,"Al Mourchid Al Wajiz"Abi Chama".Ce qui est étonnant c'est les paroles de Ali ibn Abi Talib qui a dit:Posez-moi la question sur le Coran,par Allah il n y a pas un verset sans que je ne sache s'il est descendu pendant la nuit ou pendant la journée.




Et comme le rappelle Sheikh Abd Allah Draz, que Abou Moussa recommander aux siens de ne pas supprimer ce qui se trouve dans son recueil mais de compléter ce qui y manque par le codex de Othmane.Et quand à ibn Messaoud quand il reçut les mécontents d'entre ses disciples,fit-il autre chose que de leur rappeler la validité de toutes les variantes révélées!.


Certains pourront se demander pourquoi il y a eu la destruction de certains manuscrits privé à un moment où il n y avait encore d'aucune altération,elle montre cependant combien Othmane a vu grands et visé loin. Dans un discours reconnu par les critiques des hadiths comme authentique que cet acte fut pris en commun accord avec tous les compagnons en présence. Que Ali a dit que si Othmane ne l'avait pas fait,je l'aurais fait moi -même".

fathéma:
                           


Histoire de l’assemblage du Saint Coran et de sa mise par écrit


Premièrement:

La mise du Coran par écrit à l’époque du Prophète Mouhammad:

Sur l’ordre du Prophète Mouhammad, bénédiction et paix d’Allah sur lui, les scribes mirent le Coran par écrit sur des lambeaux de parchemin, des peaux d’animaux, des os et des pierres. Les divers fragments révélés, sans être assemblés dans un seul livre, furent mis en ordre selon la révélation d’Allah. D’autre part, quelques Compagnons écrivirent pour eux-mêmes des parties et des sourates du Coran qu’ils avaient apprises par cœur du Prophète, bénédiction et paix d’Allah sur lui.

Deuxièmement:

La mise du Coran par écrit à l’époque de ‘Abou Bakr As-Siddiq:

Chargé par Abou Bakr As-Siddîq et conseillé par ‘Oumar ibn AI-Khattab, Zayd ibn Thabit rassembla le Coran en un seul livre. Pour afteindre cet objectif, il se référa aux manuscrits déjà écrits par les scribes du Prophète,
 bénédiction et paix d’Allah sur lui.

Troisièmement:

La mise du Coran par écrit à l’époque de Outhman ibn Affan:

Le premier manuscrit du Coran assemblé en un seul volume tut écrit conformément à l’exemplaire rassemblé par Abou Bakr et conservé chez Hafsa la fille d’Oumar. Pour mettre fin aux désaccords, les copistes prirent en considération les différentes Lectures. Les personnes chargées de celle mission furent : Zayd ibn Thabit, Abd’AllBh ibn Az-Zoubayr, Sa’îd ibn Al-Âs et Abd Ar-Rahman ibn Al-Harith ibn Hicham. Celle copie était dépourvue de signes diacritiques. Outhman garda pour lui-même un exemplaire et expédia les autres copies aux métropoles islamiques.

Quatrièmement:

Les trois étapes du développement des signes diacritiques et de ceux de vocalisation:

1- Les signes de vocalisation ont d’abord été mis sous forme de points, sous le règne de Mouawiya ibn Abi Soufiyan. Celui-ci chargea Abou Al-Aswad Ad-Dou’alî d’accomplir celle tâche, et ce afin d’éviter les erreurs tans la lecture du Coran.


2- Les points ont été mis pour distinguer les lettres homographes comme : le bât, le tâ’ et le thâ’. Ceci eut lieu sous le règne de ‘Abd Al-Malik ibn Marwan qui chargea Al-Hajjâj ibn Yoûsouf de cette mission. Ce dernier la confia à Nasr ibn Asim et à Hayy ibn Ya’mour.


3- Les signes de vocalisation tels que le damma (voyelle brève : ou), le fatha (voyelle brève : a),
le kasra (voyelle brève : i) et le soukoun (absence de voyelle)
ont été rajoutés en suivant le système de vocalisation établi par Al-Khalîl ibn Ahmad Al-Farâhîdî;
et ce afin d’éviter les erreurs dans la lecture du Coran.
 

 :baraka2

 :salam4

Source site: Sunna et Coran.

hech69:
 :salam2 :baraka ma chère soeur pour toutes ces précisions, cela faisait tellement longtemps que je voulais savoir comment le Coran avit été assemblé mais je n'osais pas poser la question, par contre le Coran n'est pas, je crois assemblé dans l'ordre dans lequel il a été révélé puisque notre Bien -aimé :saws, lors de son discours d'adieu a prononcé le dernier verset révélé "Aujourd'hui, J'ai parachevé votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. J'agrée pour vous l'islam comme religion" (Coran 5.3), or ce verset est dans la sourate 5 et pas dans la dernière sourate, alors qui a décidé de l'ordre concernant les sourates et pourquoi placer tel ou tel verset dans telle sourate. J'espère   :inchallah que tu m'auras comprise et auras la réponse à mes questions. :baraka

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