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Auteur Fil de discussion: 1er KHALIF: CHOIX A L'UNANIMITE D'ABU BAKR  (Lu 3494 fois)
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Najm
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Detache-toi de ce bas-monde, ALLAH t'aimera


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« le: Octobre 04, 2009, 17:57:38 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

1.1 Récit de la mort du Prophète et discours d'Abou Bakr
        Ôorwa Ibn Zoubèyr, qu'Allah les agrée, rapporte: Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, revint alors du Sonh (quartier des Bènou Alharith Ibn Alkhazraj au plateau de Médine à un mille de la maison du Prophète, Abou Bakr vint en apprenant la mort du Prophète, voir le début de l'histoire ch6 §2.2 C) sur sa monture et s'arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha, qu'Allah l'agrée, et elle l'autorisa à entrer. Il entra, le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d'Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager d'Allah et se pencha sur lui en l'embrassant et en pleurant. Il dit: «Ce que prétend Ibn Alkhattab est faux (Omar affirmait que le Prophète n'était pas mort, mais qu'il était monté parler avec Allah et qu'il reviendrait C). Le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde d'Allah sur toi, Ô Messager d'Allah! Tu es si bon, vivant et mort». Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar (chaire d'où on prononce le discours le vendredi T). En le voyant venir, Omar, qu'Allah l'agrée, s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.

        Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit: «Allah puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Allah puissant et glorieux. Allah élevé a dit: [Mouhammed n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas (quitteriez-vous l'Islam C)? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants] (3/144).

-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens C)!
- Et Allah élevé, continua Abou Bakr, a dit à Mouhammed, prière et paix sur lui: [En vérité tu mourras et ils mourront aussi] (39/30). Allah élevé dit aussi: [Tout ce qui est sur elle doit périr. Seule subsistera la face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse] (55/26-27). Il dit encore: [Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution] (3/185). Allah a fait vivre Mouhammed et l'a gardé jusqu'à ce qu'il établit grâce à lui la religion d'Allah. Mouhammed, prière et paix sur lui, a fait triompher la volonté d'Allah, il a transmis la religion d'Allah et a combattu pour la cause d'Allah, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Allah, Allah est vivant et ne meurt pas, et celui qui adorait Mouhammed et le considérait comme un dieu, alors son dieu est mort. Musulmans! Soyez pieux envers Allah! Tenez à votre religion! Placez votre confiance en votre Seigneur! La religion d'Allah est inébranlable et la parole d'Allah est complète. Allah aidera celui qui l'aide et il fera triompher sa religion. Le livre d'Allah est parmi nous; il est la lumière et le remède; par lui, Allah a guidé Mouhammed, prière et paix sur lui; il contient le licite et l'illicite. Par Allah! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Pour cela que personne ne se lance dans la perdition!» Puis les mouhajirins partirent avec lui voir le Messager d'Allah, prière et paix sur lui.

        1.2 Discours de Omar et le serment collectif pour Abou Bakr
        Anas, qu'Allah l'agrée, raconte: j'ai entendu le deuxième discours de Omar, qu'Allah l'agrée, le lendemain de la mort du Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. Omar dit: «J'espérais que le Messager d'Allah vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammed est mort, Allah a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Allah a guidé Mouhammed, prière et paix sur lui, et Abou Bakr est le compagnon du Messager d'Allah et le [Deuxième de deux] (9/40) (dans le Coran, Allah appelle Abou Bakr le second dans la grotte T). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)». Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Bènou Sèîida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là: «Monte sur le minbar». Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

        1.3 Discours d'Abou Bakr quand les musulmans lui prêtèrent serment
        Anas, qu'Allah l'agrée, rapporte: on prêta serment à Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, dans la cour, et le lendemain il s'assit sur le minbar. Omar, qu'Allah l'agrée, se leva et parla avant lui. Il loua Allah et le félicita comme il le mérite puis dit: «Musulmans! Hier, je vous ai dit une parole fausse: je ne l'ai pas prise du livre d'Allah et le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, ne me l'avait pas confiée (Omar avait dit que le Prophète n'était pas mort C), mais j'avais cru que le Messager d'Allah partirait après nous tous. Allah a laissé parmi vous son Livre par lequel il a guidé le Messager d'Allah; si vous y tenez Allah vous guidera vers ce quoi il a guidé son Prophète. Allah vous a aussi unis avec le meilleur d'entre vous: le compagnon du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, et le [Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte] (9/40). Levez-vous et prêtez-lui serment». Puis Abou Bakr prit la parole. Il loua Allah et le félicita comme il le mérite puis dit: «Musulmans! On m'a placé en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vérité est une responsabilité dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui donne son droit par la volonté d'Allah. Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je prenne ce qu'il doit par la volonté d'Allah. Tous gens qui laissent le jihèd pour la cause d'Allah, Allah les châtiera par l'humiliation. Tous gens parmi lesquels se propage la turpitude, Allah leur infligera une calamité qui les frappera tous. Obéissez-moi tant que j'obéis à Allah et à son Messager. Si je désobéis à Allah et à son Messager, vous ne devez plus m'obéir. Levez-vous pour la prière, qu'Allah vous fasse miséricorde».

        1.4 Ce qu'un homme dit du califat d'Abou Bakr et le discours de Omar à ce sujet et au sujet de l'histoire de la cour des Bènou Sèîida
        Ibn Âabbès, qu'Allah les agrée, rapporte: à Mina, au dernier pèlerinage de Omar Ibn Alkhattab, qu'Allah l'agrée, (l'an 23 H I) Abderrahmane Ibn Âawf, qu'Allah l'agrée, retourna à sa tente. Je lui faisais réviser son Coran et il me trouva en train de l'attendre.

        Abderrahmane me raconta: un homme est venu dire à Omar que quelqu'un a dit: «Si Omar mourait, je prêterais serment à Untel (il s'agissait de Talha Ibn Ôoubèyd Allah I). Par Allah! Le serment prêté à Abou Bakr (quand il fut choisi calife T) n'était qu'un accident puis cela s'est fait (donc si je prête serment à cette personne, elle pourra accidentellement devenir calife comme Abou Bakr C)!»
        - Si Allah le permet, dit Omar, je vais me lever cet après-midi, je vais prononcer un discours parmi les musulmans et je vais les avertir contre ces gens qui veulent leur usurper le pouvoir.
        - Chef des croyants! dis-je. Ne fais pas cela. Le pèlerinage rassemble les masses des musulmans et parmi eux il y a les ignorants et les vicieux. Ces derniers seront les plus nombreux dans ton auditoire quand tu prononceras ton discours. Je crains que tu dises des paroles puis qu'ils en soient ébranlés; ils ne les comprendront pas et en feront un mauvais usage. Attends plutôt de retourner à Médine, car c'est la ville de l'émigration et de la sounna. Tu seras alors avec les savants et les nobles et tu pourras dire ce que tu veux en étant maître de la situation. Ils comprendront tes paroles et les interpréteront correctement.
        - Si je retourne à Médine en bonne santé, dit Omar, j'en parlerai aux gens dès la première occasion».

        Ibn Âabbès continue le récit: nous rentrâmes à Médine pendant les derniers jours du mois de dhoul hajja et nous arrivâmes un vendredi. Je me suis dépêché pour arriver tôt à la mosquée et je suis parti comme un aveugle (qui ne sait pas si c'est le jour ou la nuit ni s'il fait chaud ou froid C). J'ai trouvé Sèîid Ibn Zèyd qui m'avait précédé. Il était assis à la droite du minbar et je me suis assis à côté de lui, mon genou contre le sien. C'est alors que Omar arriva. En le voyant, je dis: «Cet après-midi (dans le sermon du vendredi T), il dira des paroles que personne n'a dites avant lui». Sèîid Ibn Zèyd fut sceptique et rétorqua: «Que veux-tu qu'il dise que personne n'ait dit?» Omar, qu'Allah l'agrée, s'assit sur le minbar.

        Quand l'appel à la prière fut lancé, il se leva, félicita Allah comme il le mérite puis dit: Musulmans! Je vais dire certaines choses car Allah a destiné que je les dise. Je ne sais pas; il se peut que ce soit peu avant ma mort. Quiconque les comprend et les retient, qu'il les répète partout où le mènera sa monture. Celui qui ne les comprendra pas, je ne lui autorise pas à dire des mensonges sur moi (à mal répéter mes paroles et à les déformer T). Allah a envoyé Mouhammed, prière et paix sur lui, avec la vérité et a fait descendre sur lui un Livre. Dans ce qui fut révélé, il y avait le verset de la lapidation (tuer en jetant des pierres T). Nous avons lu ce verset, nous l'avons compris et nous l'avons appris. Le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a lapidé et nous avons lapidé après lui. Je crains qu'après un grand laps de temps, quelqu'un dise: dans le Coran, aucun verset ne mentionne la lapidation (le verset est: [Le vieux et la vieille, s'ils commettent l'adultère, lapidez-les à mort]. Allah a effacé ce verset du Coran, mais la loi est restée I). Ils s'égareront alors en laissant une obligation qu'Allah puissant et glorieux a descendue. Dans le livre d'Allah, doit être lapidé quiconque commet l'adultère en étant marié, homme ou femme, si la preuve est établie (quatre témoins T), ou qu'elle est enceinte, ou que la personne avoue. Sachez aussi que nous lisions: [Ne reniez pas vos pères, car c'est une mécréance que de renier son père] (ce verset aussi a été effacé du Coran I). Sachez que le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a dit: «Ne me prodiguez pas
des éloges à la manière des chrétiens pour Îissa Ibn Mèryèm, prière et paix sur eux. Je suis uniquement un        serviteur, dites: le serviteur d'Allah et son messager».

        (Omar continue T) J'ai appris que l'un de vous a dit: «Si Omar meurt, je prêterai serment à Untel». Qu'il ne se leurre pas en disant: «Le serment prêté à Abou Bakr ne fut qu'un accident puis cela s'est conclu». Il fut effectivement imprévu, mais Allah préserva ce serment et aucun mal n'en découla. Par contre, aujourd'hui, aucun de vous ne dépasse en piété les autres de très loin (alors qu'Abou Bakr nous dépassait de très loin I). Voilà ce qui s'est passé quand le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, est mort. Ali, Zoubèyr et d'autres sont restés entre eux dans la maison de Fatima la fille du Messager d'Allah. Les ançars se réunirent entre eux dans la cour des Bènou Sèîida tandis que les mouhajirins se groupèrent autour d'Abou Bakr. J'ai dit: «Abou Bakr! Partons rejoindre nos frères les ançars». Nous partîmes à la tête des mouhajirins et nous rencontrâmes deux hommes pieux (dans une autre version: Ôouwaym Ibn Sèîida et Maâan Ibn Âadiy). Ils nous informèrent de ce que faisaient les ançars et nous questionnèrent: «Où allez-vous, les mouhajirins?
        - Nous voulons rejoindre nos frères, les ançars, répondis-je.
        - Ce n'est pas nécessaire. N'allez pas chez eux et décidez entre vous, les mouhajirins.
        - Par Allah! Nous partirons les voir». Nous partîmes et nous les rejoignîmes dans la cour des Bènou Sèîida. Ils étaient réunis et un homme parmi eux étaient enveloppé. J'ai demandé: «Qui est-ce?
        - Saâd Ibn Ôoubèda, dirent-ils.
        - Qu'a-t-il?
        - Il est malade».

        (Omar continue) Nous nous assîmes et leur orateur se leva et félicita Allah comme il le mérite. Puis il dit: «Vous, les mouhajirins, vous êtes la tribu de notre Prophète. Certains parmi vous ont émigré vers nous, et veulent nous prendre notre terre et nous écarter du pouvoir». Quand il se tut, je voulus prendre la parole. J'avais élaboré des paroles que je considérais pertinentes et je voulais les dire devant Abou Bakr. Je freinais mon élan à cause de lui et il me dit: «Doucement, Omar». Je ne voulus pas le fâcher et il parla. Il était plus sage et plus posé que moi. Par Allah! Toutes les paroles que j'avais arrangées et préparées, il les dit spontanément dans son discours ou il dit d'autres encore meilleures jusqu'à ce qu'il se tut. Il dit: «Les vertus dont vous parlez, vous les méritez effectivement. Mais les arabes n'admettront pour souverains que les qouraychites car ils ont l'ascendance la plus noble et la terre la plus noble. Je trouve convenables pour vous diriger ces deux personnes, prêtez serment à celui que vous voudrez». Il attrapa ma main et la main d'Abou Ôoubeyda Ibn Aljarrah, et ce fut la seule parole que j'ai désapprouvée parmi ce qu'il dit. Par Allah! J'aurais préféré qu'on me tranche la tête sans que je commette de péché plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr - à moins de changer d'avis face à la mort. Un des ançars (dans une autre version: Alhoubèb Ibn Almondhir) dit: «Je vais vous donner la solution idéale: un émir de chez nous et un émir de chez vous, gens de Qouraych». Les voix s'élevèrent et ce fut un brouhaha. Nous craignîmes que la situation dégénère en dispute et nous dîmes: «Tends ta main, Abou Bakr!» Il la tendit et je lui ai prêté serment, puis les mouhajirins lui prêtèrent serment, puis les ançars suivirent. Nous piétinâmes Saâd Ibn Ôoubèda et un d'eux cria: «Vous avez tué Saâd!» J'ai répliqué: «Allah a tué Saâd!» Par Allah! Nous n'avons pas trouvé dans ces circonstances de solution plus sage que de prêter serment à Abou Bakr. Nous avons craint que si nous les quittions sans serment, ils auraient prêté serment en notre absence. À ce moment-là nous aurions soit rallié leur serment à contrecoeur soit formé notre groupe à part et ç'aurait été le désastre. Sachez que quiconque a prêté serment à un émir sans consulter les musulmans, le serment qu'il a prêté est nul et le serment que son émir a reçu est nul, et s'ils persistent, ils seront tués.

        1.5 Discussion au sujet du califat dans la cour
        Ibn Âabbès, qu'Allah les agrée, rapporte: Omar, qu'Allah l'agrée, raconta: voilà ce qui s'est passé quand le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, mourut. On vint nous dire que les ançars s'étaient réunis dans la cour des Bènou Sèîida pour prêter serment à Saâd Ibn Ôoubèda, qu'Allah l'agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou Ôoubeyda Ibn Aljarrah, qu'Allah les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars: Ôouwaym Ibn Sèîida et Maâan Ibn Âadiy, qu'Allah les agrée. Ils demandèrent: «Où allez-vous?» Nous répondîmes: «Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent». Ils proposèrent: «Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez». Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn Ôoubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent: «Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!» Houbèb Ibn Almondhir dit: «C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Allah! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!» Abou Bakr dit: «Doucement». Je voulus parler mais il dit: «Écoute, Omar!» Il loua Allah et le félicita puis dit: «Ô ançars! Par Allah! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Allah! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou Ôoubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance». Par Allah! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Allah! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr. Puis je dis: «Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, après lui est le [Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte] (9/40): Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres». Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn Ôoubèda.

        1.6 Abou Bakr et Omar se rejettent le califat dans la cour
        Ibn Sirine rapporte: ce jour-là, Abou Bakr et Omar, qu'Allah les agrée, rejoignirent les ançars. Abou Bakr dit: «Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes (car ils accueillent les pèlerins C). Prêtez donc serment à Omar!
        - Non, répondirent-ils.
        - Pourquoi donc? questionna Omar.
        - Nous craignons d'être défavorisés.
        - Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
        - Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à Omar.
        - Tu es meilleur que moi, répliqua Omar.
        - Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr». Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et Omar répondit: «Ma force est à ton service en plus de ta supériorité». Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu'Allah l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou Ôoubeyda Ibn Aljarrah. Il rétorqua: «Vous venez vers moi alors que le [Deuxième de deux] (9/40) est parmi vous!»



Livre Hayat As-sahabas - La vie des compagnons, de Mohammed Youssef Kandahlaoui, traduit par Ben Halima Aberraouf. Editions Le Figuier
« Dernière édition: Octobre 04, 2009, 17:58:13 par Nourya » Journalisée

Les jours sont tel un champ de labour,
chaque fois qu'on y sème 1 graine, 1000 graines sont récoltées.
Najm
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« Répondre #1 le: Octobre 04, 2009, 17:57:38 »
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LES SAHABAS CHOISISSENT ET ACCEPTENT ABOU BAKR COMME CALIFE ET RÉPROUVENT CEUX QUI VEULENT LES DIVISER


        1.7 Abou Ôoubeyda approuve le califat d'Abou Bakr Asçiddiq
        Moslim rapporte: Abou Bakr appela Abou Ôoubeyda, qu'Allah les agrée: «Viens que je te fasse calife, car j'ai entendu le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, dire: chaque
communauté a un homme de confiance, et tu (Abou Ôoubeyda T) es l'homme de confiance        de cette communauté». Abou Ôoubeyda répondit: «Jamais je ne m'avancerai devant un homme auquel le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a ordonné de diriger notre prière (quand il devint malade à la fin de ses jours T)».

        1.8 Abou Ôoubeyda et Othmane affirment qu'Abou Bakr Asçiddiq est le plus digne du califat
        Aboul Bakhtèri rapporte: Omar dit à Abou Ôoubeyda, qu'Allah les agrée: «Tends ta main, que je te prête serment, car j'ai entendu le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, dire: tu es l'homme de confiance de cette communauté». Il répondit: «Je ne peux m'avancer devant un homme auquel le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a ordonné de diriger notre prière, et il l'a dirigée jusqu'à sa mort (du Prophète T)».

        Dans une autre version: Abou Ôoubeyda répondit: «Je ne t'ai jamais vu te tromper avant cette parole depuis que tu as embrassé l'Islam. Me prêterais-tu serment alors que le Siddiq est parmi vous, le [Deuxième de deux] (9/40)?!»

        Homrane rapporte: Othmane Ibn Âaffène, qu'Allah l'agrée, déclara: «Abou Bakr Asçiddiq, qu'Allah l'agrée, est celui qui mérite le plus le califat: il est le Siddiq (le véridique), le [Deuxième de deux], et le compagnon du Messager d'Allah, prière et paix sur lui».

        1.9 Abou Bakr s'excuse d'avoir accepté le califat et Ali et Zoubèyr affirment qu'il en est le plus digne
        Saâd Ibn Ibrahim Ibn Abderrahmane Ibn Âawf, qu'Allah l'agrée, rapporte: Abderrahmane Ibn Âawf était avec Omar Ibn Alkhattab, qu'Allah l'agrée, quand Mouhammed Ibn Maslèma cassa le sabre de Zoubèyr Ibn Alâawwèm, qu'Allah l'agrée. Puis Abou Bakr Asçiddiq, qu'Allah l'agrée, se leva, sermonna les musulmans et s'excusa auprès d'eux en disant: «Par Allah! Jamais je n'ai voulu être émir, même pas un seul jour ou une seule nuit. Je ne l'ai jamais désiré et je ne l'ai jamais demandé à Allah, publiquement ni secrètement, mais j'ai craint la zizanie. Être émir n'est pas pour moi un soulagement, mais on m'a fait porter une responsabilité immense. Je n'ai pas la capacité ni les moyens de l'assumer sauf si Allah puissant et glorieux me fortifie. J'aurais voulu que la personne la plus capable de l'assumer soit à ma place en ce jour». Les mouhajirins acceptèrent ses paroles et ses excuses. Ali et Zoubèyr, qu'Allah les agrée, déclarèrent: «Nous avons été fâchés uniquement parce que nous n'avons pas assisté à la concertation, mais nous savons qu'Abou Bakr est la personne qui le mérite le plus après le Messager d'Allah, prière et paix sur lui. C'est lui le compagnon dans la grotte et le [Deuxième de deux] (9/40), nous connaissons bien ses vertus et son âge. De plus, de son vivant, le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, lui a ordonné de diriger la prière».

        1.10 Ce qui se passa entre Ali et Abou Sofiène au sujet du califat d'Abou Bakr
        Souwèyd Ibn Rafla, qu'Allah l'agrée, rapporte: Abou Sofiène entra auprès de Ali et Âabbès, qu'Allah les agrée, et dit: «Ali! Et toi, Âabbès! Comment se fait-il que le pouvoir soit pris par le clan le plus vil et le moins nombreux de Qouraych?! Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai (à Abou Bakr C) une troupe immense de cavaliers et d'hommes». Ali répondit: «Non, par Allah! Je ne veux pas que tu lui envoies une troupe immense de cavaliers et de soldats. Si nous n'avions pas considéré qu'Abou Bakr en était digne, nous ne l'aurions pas laissé prendre le pouvoir. Abou Sofiène! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées. Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches. Nous avons prêté serment à Abou Bakr et il en est digne».

        1.11 Ali réplique durement à Abou Sofiène
        Ibn Abjèr rapporte: quand on prêta serment à Abou Bakr Asçiddiq, Abou Sofiène vint voir Ali et dit: «Comment la plus vile famille de Qouraych a-t-elle pu vous prendre le pouvoir?! Par Allah! Je vais leur envoyer une immense armée de chevaux et d'hommes si tu veux». Ali répliqua: «Tu es encore l'ennemi de l'Islam et des musulmans?! Cela ne nuira en rien à l'Islam et aux musulmans. J'ai considéré qu'Abou Bakr en était digne».

        Morra Attayyib rapporte: Abou Sofiène Ibn Harb vint chez Ali Ibn Abou Talib et dit: «Comment se fait-il que le pouvoir est pris par le clan le moins nombreux et le plus vil de Qouraych (il voulait dire Abou Bakr)? Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai une immense armée de cavaliers et d'hommes». Ali répliqua: «Abou Sofiène! Tu as longtemps été l'ennemi de l'Islam et des musulmans, et cela n'a nui en rien à l'Islam. J'ai considéré qu'Abou Bakr en était digne».

        1.12 Incident entre Omar Ibn Alkhattab et Khalid Ibn Sèîid au sujet du califat d'Abou Bakr
        Çakhr, le gardien du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, rapporte: Khalid Ibn Sèîid Ibn Alâaç, qu'Allah l'agrée, était au Yémen au temps du Prophète, prière et paix sur lui, et il y était encore quand le Prophète mourut. Il vint un mois après sa mort, vêtu d'une tunique de brocart, et rencontra Omar Ibn Alkhattab et Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah les agrée. Omar cria à ceux qui l'accompagnaient: «Déchirez sa tunique! Il ose porter la soie?!» La soie était interdite pour les hommes en état de paix. Ils déchirèrent sa tunique. Khalid questionna: «Aboul Hasan (Ali)! Bènou Abd Mènèf! Avez-vous été battus pour le pouvoir?» Ali répliqua: «Crois-tu que c'est un coup d'état ou un califat?» Khalid répondit: «Les Bènou Abd Mènèf, vous méritez bien de prendre le pouvoir de force». Omar rétorqua: «Qu'Allah détruise ta bouche! Par Allah! Des menteurs ne cesseront de parler de ce que tu as dit, et ils ne feront de tort qu'à eux-mêmes».

        1.13 Ce qui se passa entre Abou Bakr et Khalid Ibn Sèîid
        Om Khalid, la fille de Khalid Ibn Sèîid, qu'Allah l'agrée, raconte: mon père retourna du Yémen à Médine après qu'on eut prêté serment à Abou Bakr, qu'Allah l'agrée. Il dit à Ali et Othmane, qu'Allah les agrée: «Bènou Abd Mènèf! Avez-vous accepté qu'un autre vous commande?!» Omar la rapporta à Abou Bakr et Abou Bakr n'en tint pas compte mais Omar lui tint rancune. Khalid resta trois mois sans prêter serment à Abou Bakr, puis Abou Bakr partit le voir dans sa maison au temps du dhohr. Khalid lui proposa: «Veux-tu que je te prête serment?» Abou Bakr répondit: «Je voudrais que tu te rallies à un pacte qu'ont conclu les musulmans». Il déclara: «Alors rendez-vous cet après-midi pour te prêter serment». Abou Bakr pensait du bien de Khalid et lui accordait une grande estime. Quand il envoya les armées au Chèm, Abou Bakr le nomma chef d'une armée et lui amena l'étendard à sa maison. Omar intervint: «Comment nommes-tu Khalid général alors qu'il a dit ce qu'il a dit?!» Omar insista à tel point qu'Abou Bakr envoya Abou Arwa Addawsi lui dire: «Le calife du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, te dit: rends-nous notre étendard». Khalid le sortit de la maison et le lui donna en disant: «Par Allah! Votre nomination ne nous a pas réjouie et votre destitution ne nous attriste pas. La cause est une autre personne». Et voici qu'Abou Bakr entra auprès de mon père et se mit à s'excuser et à le supplier de ne pas dire le moindre mot sur Omar. Par Allah! Depuis cette affaire, mon père ne cessa de prier en faveur de Omar jusqu'à sa mort!

        1.14 Abou Bakr sort seul au jihèd et ce que Ali en dit
        Aïcha, qu'Allah l'agrée, raconte: mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça (pour combattre les apostats T). Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah l'agrée, vint et attrapa les rênes de sa monture en disant: «Où vas-tu, calife du Messager d'Allah?! Je te dis comme t'a ordonné le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, le jour d'Ouhoud: range ton
sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S'il nous arrivait un malheur en ta personne, l'ordre de l'Islam ne sera jamais plus rétabli après toi». Abou Bakr retourna alors et envoya l'armée.


RENDRE LE CALIFAT AUX MUSULMANS


        1.15 Abou Bakr prononce un discours sur le califat et dit: «Je ne l'ai jamais désiré, même une nuit ou un jour»
        Abou Nouâaym rapporte: Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, dit: «Musulmans! si vous pensez que j'ai pris ce califat en le désirant ou pour être avantagé par rapport à vous et aux musulmans, alors non! Par celui qui tient mon âme dans sa main! Je ne l'ai pas pris en le désirant, ni pour être avantagé par rapport à vous ni par rapport à aucun musulman. Je ne l'ai jamais désiré, même une nuit ou un jour, et je ne l'ai jamais demandé à Allah, publiquement ni secrètement. J'ai pris une immense responsabilité que je suis incapable d'assumer, à moins qu'Allah m'aide. J'aurais voulu que n'importe lequel des compagnons du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, le prenne, à condition qu'il le gère avec justice. Je vous le rend! Le serment que vous m'avez prêté est nul! Donnez-le à qui vous voulez! Je ne suis qu'un homme parmi vous!»

1.16 Les sahabas répondent: «Par Allah! Tu es le meilleur parmi nous»
        Îissa Ibn Âatiya rapporte: quand on lui prêta serment, Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, se leva le lendemain et dit: «Musulmans! J'ai annulé votre décision. Je ne suis pas le meilleur parmi vous, prêtez donc serment au meilleur parmi vous». Les gens vinrent vers lui et dirent: «Ô calife du Messager d'Allah, @bière et paix sur lui! Par Allah! Tu es le meilleur parmi nous!» Il déclara alors: «Musulmans! Les gens ont embrassé l'Islam de plein gré ou malgré eux. Ils sont maintenant sous la protection et l'abri d'Allah. Si vous pouvez faire en sorte qu'Allah ne vous réclame pas des comptes pour avoir porté atteinte à quelqu'un sous sa protection, faites (ne causez pas de préjudice aux musulmans car ils sont sous la protection d'Allah. Et si jamais vous le faites, Allah vous en demandera des comptes T). J'ai un démon qui me vient (comme tous les hommes sauf les prophètes T), si vous me voyez en colère, évitez-moi pour que je ne lâche pas sur vous ma colère. Musulmans! Vérifiez les rentes de vos esclaves (les maîtres envoyaient leurs esclaves travailler. Les esclaves payaient une somme fixe à leurs maîtres par jour et gardaient le reste C), car toute viande qui a poussé d'illicite ne doit pas entrer au Paradis. Observez-moi; si je suis droit, aidez-moi, et si je dévie, redressez-moi. Si j'obéis à Allah, obéissez-moi, et si je lui désobéis, désobéissez-moi».

        1.17 Ali répond à Abou Bakr: «Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas»
        Aboul Jahhaf rapporte: quand on prêta serment à Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait: «Musulmans! J'ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez». À chaque fois, Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah l'agrée, lui répondait: «Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, t'a placé à l'avant (pour diriger la prière quand le Prophète fut incapable de le faire dans ses derniers jours T), qui donc te fera reculer?»

        Zèyd Ibn Ali rapporte: Abou Bakr, qu'Allah l'agrée se leva sur le minbar du Messager d'Allah, prière et paix sur lui, et appela: «Y a-t-il un personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne?» Il répéta cela trois fois. Ali Ibn Abou Talib, qu'Allah l'agrée, se leva alors et répondit: «Non, par Allah! Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, t'a placé à l'avant?»

        1.18 Accepter le califat pour une nécessité religieuse: reproches d'Ibn Abou Rafiî à Abou Bakr au sujet du califat
        Rafiî Ibn Abou Rafiî, qu'Allah l'agrée, raconte: quand les musulmans prirent Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, pour calife, je me suis étonné: «Lui?! Mon ami qui m'a recommandé de ne pas être l'émir de deux personnes?!» Je pris mon départ, je me rendis à Médine et j'ai rencontré Abou Bakr, qu'Allah l'agrée. Je l'ai questionné: «Abou Bakr! Me reconnais-tu?
        - Oui, répondit-il.
        - Te rappelles-tu de m'avoir dit une chose? Tu m'avais recommandé de ne pas être l'émir de deux personnes et tu es maintenant l'émir de toute la communauté?!
        - Le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, est mort, alors que les gens étaient récemment sortis de la mécréance. J'ai eu peur qu'ils ne renient et qu'ils ne se divisent, j'ai alors accepté le califat à contrecoeur, et mes compagnons m'ont poussé et ne m'ont pas lâché». Abou Bakr ne cessa de s'excuser jusqu'à ce que je lui ai donné raison.

        1.19 La tristesse d'avoir accepté le califat: Abou Bakr dit à Omar: «C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité»
        Ibn Rahawayh rapporte: quand il fut nommé calife, Abou Bakr, qu'Allah l'agrée, s'assit tristement dans sa maison. Omar, qu'Allah l'agrée, entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches. Il lui dit: «C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité» et il se plaint de devoir juger entre les gens. Omar lui dit: «Mais tu sais bien que le Messager d'Allah, prière et paix sur lui, a dit: si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense». Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

        1.20 Ce qu'Abou Bakr dit au moment de sa mort à Abderrahmane Ibn Âawf
        Abderrahmane Ibn Âawf, qu'Allah l'agrée, rapporte: Abou Bakr, Asçiddiq, qu'Allah l'agrée, me dit au moment de sa mort: «Je ne regrette rien à part trois choses que j'ai faites, et j'aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n'ai pas faites, et j'aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j'aurais voulu demander au Messager d'Allah, prière et paix sur lui». Parmi ces choses, il dit: «J'aurais voulu, le jour de la cour des Bènou Sèîida, lancer le califat à l'un de ces deux hommes: Abou Ôoubeyda ou Omar. Il aurait était émir et j'aurais été ministre». Il dit aussi: «J'aurais voulu, quand j'ai envoyé Khalid au Chèm, envoyer Omar en Irak. J'aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie d'Allah. Quant aux trois que j'aurais voulu demander au Messager d'Allah, prière et paix sur lui, j'aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J'aurais aussi voulu lui demander si les ançars y ont droit. J'aurais enfin voulu le questionner sur l'héritage de la tante maternelle et de la nièce par la soeur, car j'ai un doute là-dessus».

Hayat As-sahabas - La vie des compagnons, de Mohammed Youssef Kandahlaoui, traduit par Ben Halima Aberraouf.
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Les jours sont tel un champ de labour,
chaque fois qu'on y sème 1 graine, 1000 graines sont récoltées.
   

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