Forum de la Grande Mosquee de Lyon
Nouvelles: Téléchargez sans plus attendre la GML tool, la barre d'outils 100% islamique, 100% Grande Mosquée de Lyon !!
 
*
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Charte du Forum  
Favoris  
Coran 
GML TV
connectez vous !

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session


Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Comment l'islam perçoit-il le divorce ?  (Lu 67120 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
muslimclassic
Invité
« le: Septembre 04, 2007, 23:21:37 »
Share   Modifier le messageModifier

 bismillah

Le divorce n'est pas une chose agréable. Si le mariage est l'occasion de joie pour ceux qui se marient et pour leurs proches, le divorce est cause de tristesse. C'est bien pourquoi, alors que la rumeur avait circulé disant que le Prophète avait divorcé de ses épouses, les Compagnons étaient assis, attristés, dans la mosquée. Omar alla s'enquérir de la réalité directement du Prophète (sur lui la paix), et lorsqu'il apprit de celui-ci que la rumeur était infondée, il poussa un "Allâhu akbar" (de joie) (rapporté par al-Bukhârî et Muslim).

L'islam ne considère pas le divorce comme la rupture d'un sacrement pour la simple et bonne raison qu'il ne considère pas le mariage comme un sacrement, administré par un prêtre pour fondre deux âmes en une seule, mais comme un contrat conclu entre deux personnes consentantes. Cependant, ce contrat, d'un type particulier, doit nécessairement avoir comme objectif, au moment de sa conclusion, de durer de façon indéfinie : c'est bien pourquoi le mariage temporaire ou mut'a est strictement interdit par l'islam. Dès lors, le divorce, s'il est une chose possible, ne doit se produire entre ces deux personnes qu'en dernier recours.
Si l'islam a prévu le divorce, c'est parce qu'il entend tenir compte de la nature humaine : il peut arriver que les deux personnes ayant fondé un foyer pouvant se révèlent, au bout de quelque temps de vie commune, incapables de vivre ensemble. La possibilité de divorcer alors est le moindre de deux maux. En effet, obliger deux personnes qui ne s'entendent absolument plus à rester ensemble serait les exposer à des maux graves, très graves, graves au point de pouvoir conduire à des scènes de plus en violentes, voire même ensuite à des suicides. Et leur permettre de ne plus vivre ensemble mais pas de se remarier ailleurs serait les exposer à ne plus pouvoir connaître de vie conjugale et familiale. Mais si l'islam a rendu possible le divorce, il le considère comme il l'est : quelque chose du dernier recours, quelque chose qui n'est pas agréable, quelque chose qui, lorsque pratiqué abusivement, constitue un problème social.

Une parole est attribuée au Prophète qui dit : "La chose permise la plus détestée de Dieu est le divorce" (rapporté par Abû Dâoûd). Certains spécialistes du Hadîth sont d'avis que la chaîne de transmission de ce Hadîth en fait un Hadîth faible (dha'îf). D'autres, cependant, disent que adh-Dhahabî a authentifié la chaîne d'un Hadîth quasi-identique rapporté par al-Hakim ; en tout état de cause, les différentes chaînes existantes pour ce Hadîth en font un Hadîth sinon authentique (sahîh), du moins bon (hassan) (voir Fatâwâ mu'âssira, tome 1 pp. 114-117). Même à prendre l'avis selon lequel ce Hadîth est faible, son contenu est de toute façon approuvé par d'autres Hadîths qui sont, eux, authentiques. En voici un : le Prophète a dit : "Iblis établit son trône sur l'eau et envoie ses légions. La démon qui a (ensuite) le plus de proximité avec lui est celui qui a réussi le plus grand trouble (fitna). L'un de ces démons vient à lui et dit : "J'ai fait ceci et cela." Mais il lui répond : "Tu n'as rien fait." Puis l'un d'entre eux vient à lui et lui dit : "Je n'ai pas lâché [tel humain], jusqu'à ce que j'ai réussi à provoquer la séparation entre lui et son épouse." Iblis rapproche de lui ce démon et lui dit : "Quel bon fils es-tu !" (rapporté par Muslim, n° 2813, et autres). N'est-ce pas là la preuve que le divorce est bien quelque chose qui est certes permis mais que Dieu n'aime pas ?

Citant ce Hadîth, Ibn Taymiyya écrit : "La règle première à propos du divorce est l'abstention. Il n'en a été rendu possible que la quantité nécessaire" (Majmû' ul-fatâwâ, tome 33 p. 81). Shâh Waliyyullâh écrit pour sa part : "Sache que le fait que le divorce se généralise et qu'il devienne chose à laquelle on accorde aucune importance recèle de nombreux maux." Et de citer, parmi ces maux, le fait que des gens pourraient multiplier mariages et divorces, avec la secrète intention de pouvoir ainsi vivre, sous couvert de mariage, ce qui s'apparente en réalité à du libertinage. Et de citer un autre mal : la banalisation du divorce annihile chez les gens le développement des responsabilités familiales, des qualités d'entraide mutuelle et de patience face aux petites adversités de la vie de couple. En somme on privilégie alors la légèreté face à la conscience du devoir. "Malgré tout, poursuit-il, si l'islam n'a pas voulu interdire le divorce, c'est parce qu'il arrive qu'un couple ne puisse plus avoir de vie commune, les conflits étant insupportables" (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 pp. 367-368).
En somme, l'islam considère que le divorce est possible en soi et est juridiquement valable, mais que c'est la mauvaise gestion de cette possibilité de divorcer – par exemple la trop grande légèreté avec laquelle des gens peuvent l'utiliser – qui en fait quelque chose qui est mauvais sur le plan moral. Le divorce est donc en islam quelque chose du dernier recours. Et pour l'éviter au maximum, il faut que chaque élément du couple sache se préserver de l'égoïsme et de l'individualisme et faire des concessions. Il faut que chacun ne donne pas trop d'importance aux petites querelles, qu'il pardonne, qu'il fasse plaisir à l'autre. C'est pour ne pas savoir passer sur des choses en réalité insignifiantes que trop de couples divorcent trop facilement. Les causes pour lesquelles on divorce doivent donc êtres sérieuses, sous peine de faire quelque chose qui est, de tout ce qui est possible (halâl), ce que Dieu aime le moins.

C'est bien ce que Ibn Hajar a mis lui aussi en exergue en détaillant plusieurs catégories des divorces : juridiquement valables, certains divorces n'en sont pas moins, sur le plan moral, mauvais (mak'rûh) : ainsi en est-il, dit Ibn Hajar, du divorce auquel on a recours sans raison sérieuse. Par contre, poursuit-il, il existe d'un autre côté le divorce devenu nécessaire (même moralement) : c'est celui auquel on a recours quand les conjoints ne s'entendent plus du tout et que la commission de réconciliation prévue par le Coran préconise la séparation (Fat'h ul-bârî, 9).
En effet, le Coran recommande que même en cas de mésentente grave et prolongée, on ait recours non pas directement à la formule du divorce mais à une commission qui tentera la réconciliation. Il s'agit pour ce faire que le juge désigne une commission constituée d'une personne de la famille de la femme et d'une autre de la famille du mari. Cette commission aura pour objectif de tenter la réconciliation entre les deux époux : au cas où il leur apparaît que celle-ci est impossible ou vaine, ils peuvent prononcer le divorce : voir Coran 4/35. J'ai cité là l'interprétation de Mâlik ibn Anas, auquel Cheikh Khâlid Saïfullâh, juge (cadi) dans un des Etats de la Confédération indienne, donne préférence (cf. Islam aur jadîd mu'asharatî massä'ïl, pp. 200-210). Khâlid Saïfullâh rappelle un certain nombre de règles complémentaires élaborées par voie de raisonnement par Mâlik : le juge peut nommer deux personnes ou une seule, il peut nommer des personnes apparentées ou non aux époux, les personnes nommées doivent honnêtes et dignes de confiance, et être au courant des règles de l'islam en la matière.

La dimension du dernier recours que connaît le divorce en islam apparaît dans d'autres règles des sources musulmanes également, qui font qu'on ne divorce pas à n'importe quel moment, sur un coup de tête. C'est bien pourquoi le Prophète a interdit de divorcer dans un moment de colère : "Pas de divorce prononcé dans un moment de colère (ighlâq)" (rapporté par Abû Dâoûd, le terme "ighlâq" ayant été traduit ici d'après une des interprétations existantes). De même, Shâh Waliyyullâh écrit que si le Prophète a interdit à l'homme de divorcer de sa femme pendant qu'elle est en période de règles, c'est à cause du principe voulant que le divorce soit un acte mûrement réfléchi. En effet, les relations intimes étant interdites en période de règles, la grande intimité que connaissent les époux en période de pureté (tuhr) n'est pas présente. Or "l'islam veut que si recours au divorce il y a, ce soit malgré la possibilité d'une grande intimité [et donc forcément sur la base d'une décision longuement réfléchie], ce que présume l'état de pureté" (d'après Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 371).

Il faut également savoir qu'après avoir divorcé, non seulement les deux ex-époux peuvent refaire leur vie chacun de son côté (en se mariant chacun avec qui il veut), mais ils peuvent également, s'ils le désirent, redevenir époux en contractant un nouveau mariage ensemble. Cependant, cette règle de pouvoir refonder le même foyer ne s'applique que lorsque un ou deux divorces ont été prononcés. A partir du troisième divorce prononcé entre deux époux, ces deux ex-époux précis ne peuvent plus contracter de mariage ensemble, sauf si l'ex-épouse s'était remariée avec un autre homme et avait ensuite divorcé de lui aussi : à ce moment elle pourra se remarier avec celui qui fut dans le passé son mari. Lire à ce sujet le Coran 2/229-230. Or, ici entre en jeu une autre parole du Prophète : ayant été informé un jour qu'un homme avait donné d'un coup les trois divorces à sa femme, il se fâcha et dit : "Joue-t-on avec le Livre de Dieu alors que je suis encore parmi vous ?" (rapporté par an-Nassaï, n° 3401, authentifié par al-Albânî dans certains de ses ouvrages). Même en cas de nécessité du recours au divorce, on ne doit donc donner qu'un seul divorce : il est interdit de prononcer les trois divorces d'un coup. Ceci s'explique par le fait qu'un seul divorce prononcé garde ouverte la possibilité pour ces deux ex-époux de se remarier. Dieu dit à ce sujet : "Tu ne sais pas : peut-être que Dieu fera naître quelque chose après cela" (Coran 65/1). Par contre, prononcer d'un coup les trois divorces rend impossible cette sagesse – sauf après remariage et divorce, ce qui est fort peu probable –, et cela est donc interdit. (Cf. Hâshiyat as-sindî 'alan-nassaï, commentaire du Hadîth ci-dessus.)

Qu'il me soit permis de dire ici ma tristesse par rapport à la tradition qui prévaut dans certaines communautés musulmanes du monde, où la grande majorité des musulmans et des musulmanes pensent encore aujourd'hui que le divorce religieux n'est valable (par rapport au mariage religieux) que s'il est prononcé trois fois d'un coup… Quand la tradition occulte les données que la raison peut et doit aller chercher dans les sources de la révélation, qu'on explique, explique encore, explique toujours, mais que c'est encore et toujours l'avis des gardiens du primat de la tradition sur la révélation et sur la raison qui prime par rapport aux données authentiques, que faire ?

Qu'il me soit permis aussi d'exprimer ma tristesse par rapport au fait que dans certaines communautés musulmanes du monde, la grande majorité des musulmans voient encore les divorcés comme des gens qui ont failli : une perception des choses héritée, selon Muhammad Asad, de la tradition culturelle de l'Inde et non de l'islam. En effet, si en islam le divorce est, de tout ce qui est permis, une des choses que Dieu aime le moins, si c'est une chose à laquelle il ne faut avoir recours qu'en dernier recours, on ne peut pas critiquer ceux qui ont divorcé alors qu'ils étaient arrivés à ce dernier recours et que le divorce était devenu pour eux "le moindre de deux maux"… Il faut continuer à expliquer, et ne pas désespérer : "Tu ne sais pas : peut-être que Dieu fera naître quelque chose après cela".

Enfin, il faut rappeler ici que le meilleur moyen pour diminuer les risques de devoir divorcer – le reste étant bien sûr entre les Mains de Dieu – reste de choisir comme conjoint(e) une personne avec qui on a le maximum de chances de s'entendre : il faut prendre en compte les affinités liées à la foi, au caractère, à l'âge, et, dans ce cadre, à l'apparence physique : pour plus de détails à ce sujet, lire mon article : Quels sont les critères pour choisir son conjoint ?. Enfin, comme l'exprime un autre article Les droits et les devoirs du mari et de l'épouse en islam, il faut entretenir la flamme au sein du couple et ne pas laisser la routine s'installer : celle-ci peut parfois se transformer alors peu à peu en indifférence, puis en éloignement, puis en aversion.

Pour diminuer les risques d'être amené à divorcer, il faut donc :
- ne pas se marier sur un coup de tête, mais chercher une personne avec qui on a le maximum de chances de s'entendre,
- passer sur les défauts du conjoint et considérer avant tout ses qualités
- se souvenir que la vie conjugale est une vie faite de concessions,
- être patient devant les petites paroles déplacées,
- en cas de dispute, laisser passer l'orage en se disant que demain les choses iront mieux, et non rendre coup pour coup dans une escalade digne de "La guerre des Rose",
- pardonner,
- entretenir la flamme de l'amour par tout ce qui est permis à ce sujet.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).



Journalisée
salama93
Invité
« Répondre #1 le: Novembre 12, 2009, 21:43:38 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

  Baraka Allahou Fik mon  Rire Mouslim pour ce post.

Je voudrais mettre en avant ces passage qui me semble être important:

Si l'islam a prévu le divorce, c'est parce qu'il entend tenir compte de la nature humaine : il peut arriver que les deux personnes ayant fondé un foyer pouvant se révèlent, au bout de quelque temps de vie commune, incapables de vivre ensemble. La possibilité de divorcer alors est le moindre de deux maux. En effet, obliger deux personnes qui ne s'entendent absolument plus à rester ensemble serait les exposer à des maux graves, très graves, graves au point de pouvoir conduire à des scènes de plus en violentes, voire même ensuite à des suicides. Et leur permettre de ne plus vivre ensemble mais pas de se remarier ailleurs serait les exposer à ne plus pouvoir connaître de vie conjugale et familiale. Mais si l'islam a rendu possible le divorce, il le considère comme il l'est : quelque chose du dernier recours, quelque chose qui n'est pas agréable, quelque chose qui, lorsque pratiqué abusivement, constitue un problème social.


Le divorce est la dernière solution après avoir tout tenté mais il est possible est même préférable de divorcer lorsque le mariage cause plus de mal que le divorce.

En effet, le Coran recommande que même en cas de mésentente grave et prolongée, on ait recours non pas directement à la formule du divorce mais à une commission qui tentera la réconciliation. Il s'agit pour ce faire que le juge désigne une commission constituée d'une personne de la famille de la femme et d'une autre de la famille du mari. Cette commission aura pour objectif de tenter la réconciliation entre les deux époux : au cas où il leur apparaît que celle-ci est impossible ou vaine, ils peuvent prononcer le divorce : voir Coran 4/35. J'ai cité là l'interprétation de Mâlik ibn Anas, auquel Cheikh Khâlid Saïfullâh, juge (cadi) dans un des Etats de la Confédération indienne, donne préférence (cf. Islam aur jadîd mu'asharatî massä'ïl, pp. 200-210). Khâlid Saïfullâh rappelle un certain nombre de règles complémentaires élaborées par voie de raisonnement par Mâlik : le juge peut nommer deux personnes ou une seule, il peut nommer des personnes apparentées ou non aux époux, les personnes nommées doivent honnêtes et dignes de confiance, et être au courant des règles de l'islam en la matière.



Chose importante est souvent négligée. Tout comme le mariage comporte des règles, le divorce en comporte lui aussi.

  Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
Ibn Oumaya
Nouveau membre
*
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Âge: 40
Localisation: lyon
Messages: 2



Voir le profil
« Répondre #2 le: Juillet 04, 2012, 20:24:17 »
Share   Modifier le messageModifier

 Salam Alaykoum

La louange est à AllAh le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

AllAh ta3AlA dit dans le Qour’An honoré :

{ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ ءَامَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَاراً وَقودُها النَّاسُ والحِجَارَة }
( yA ‘ayyouha l-ladhIna ‘AmanOU qOU ‘anfousakoum wa ‘ahlIkoum nAran waqOUdouha n-nAsou wa l-HijArah )

Ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, préservez-vous ainsi que vos familles, d’un feu dont le combustible sera des humains et des pierres ».

3ATA’, que AllAh l’agrée, a dit pour l’exégèse de cette ‘Ayah : « C’est en apprenant comment prier, comment jeûner, comment vendre et acheter, comment te marier et comment divorcer », [sOUrat At-TaHrIm / 7].

Cela signifie que celui qui l’aura négligé ne se sera pas protégé lui-même, ni même sa famille du feu dont AllAh a rendu le jugement éminent. Et 3ATA’, c’est l’Imam moujtahid qui a reçu la science de 3Abdou l-LAh Ibnou 3AbbAs, Ibnou Mas3OUd et d’autres qu’eux deux parmi les compagnons. Le nom de son père est AbOU RabAH.

Il est extrêmement important de connaître les lois relatives au divorce, car il se produit des divorces entre nombre d’hommes et d’épouses sans qu’ils ne le sachent et ils restent à vivre avec elles dans l’interdit.

Selon la religion musulmane le divorce prononcé par l’homme est effectif même sous l’effet de la colère. Cependant si l’homme a divorcé sa femme une ou deux fois il peut la reprendre en mariage, soit en disant je te reprend dans mon mariage si cela est fait avant la fin de la période d’attente poste maritale et avec un nouveau mariage si c’est après.

La période d’attente poste maritale correspond à trois périodes de pureté des règles pour celles à qui arrivent les menstrues et si la femme est enceinte c’est en accouchant. Pour celles à qui n’arrivent pas les menstrues, la période est de trois mois lunaires

Le divorce est de deux catégories : explicite ou implicite.
Ce qui est explicite, c’est ce qui ne nécessite pas d’intention, comme de dire à son épouse tu es divorcée ou je te divorce ou de dire en l’absence de son épouse je divorce ma femme : dans cette catégorie de divorce, le divorce est effectif, que celui qui l’ait prononcé ait eu l’intention de divorcer ou qu’il n’ait pas eu l’intention de divorcer.

Ce qui n’est pas explicite, c’est ce qui n’est un divorce que par l’intention, comme s’il dit à son épouse : « i3taddI » ou « sors » ou « pars en voyage » ou « couvre-toi » ou « je n’ai plus besoin de toi », car ces termes admettent le divorce et admettent aussi de ne pas être un divorce et ceci est proche c’est à dire qu’il est proche pour expliquer ceci comme étant un divorce ou comme n’étant pas un divorce.

Celui qui a prononcé les paroles explicites du divorce, son divorce avec son épouse a lieu, qu’il ait eu l’intention de le faire ou pas.

Et celui qui a prononcé un terme qui n’est pas explicite, le divorce n’est effectif que s’il a eu l’intention de divorcer, l’intention ayant été simultanée avec le début de cette parole non explicite.

Pour ce qui est du divorce triple, que ce soit en une même expression, ou en des temps séparés, même s’il a dit : « tu es divorcée » en ayant eu l’intention du divorce triple, il est compté comme un divorce triple. Ainsi, cette femme ne lui sera licite après un divorce triple que si elle se marie avec un autre époux après lui après avoir passé la période d’attente post-maritale du premier et après avoir passé la période d’attente post-maritale du deuxième époux. Celui donc qui dit à son épouse « tu es divorcée trois fois », elle sera divorcée d’un divorce triple. Et s’il lui dit : « tu es divorcée, tu es divorcée, tu es divorcée » sans avoir eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce sera un divorce triple. Par contre, s’il avait eu l’intention d’insister sur le premier divorce, ce n’est pas compté comme un divorce triple mais compté comme un seul divorce.

De nombreuses personnes ignorent tout cela. Ainsi ils reviennent à leurs épouses, lorsqu’ils ont prononcé un divorce triple en une seule et même expression. Ils pensent que ce n’est qu’un seul divorce et qu’il leur est permis de reprendre leur épouse avant l’écoulement de la période d’attente post-maritale sans nouveau contrat. Ils pensent qu’après l’écoulement de la période d’attente post-maritale il leur suffit de renouveler le contrat [or ceci n'est valable que pour un divorce par une ou deux fois]. Ceux-là vivent en commun avec leurs épouses dans l’interdit.

Il n’y a pas de différence pour le divorce qu’il ne soit pas conditionné ou qu’il soit conditionné par quelque chose. Ainsi, s’il dit à son épouse : « tu es divorcée si tu entres chez Untel » ou bien « si tu fais telle chose » et qu’elle entre ou bien qu’elle fait cette chose, le divorce a lieu. S’il avait dit : « si tu entres chez Untel tu es divorcée par trois fois » et qu’elle entre, c’est un divorce triple. Elle lui sera dès lors interdite et ne lui redeviendra licite que si elle épouse un autre homme que lui.

Cette période appelée « el 3idda », qui est de 3 menstrues, est lorsqu’il s’agit du premier ou second divorce avec le mari. Cette femme doit rester dans la maison de son mari et non pas repartir chez ses parents.mais si le mari prennance le 3 eme divorce et  quit la maison « el 3idda » considérée comme termine Pendant cette période, mais si ils sont sous le meme toit elle est encore considérée comme sa femme car il a le droit de la récupérer à n’importe quel moment si c'est pour a premier ou la deuxiem fois . S’il la récupère pendant la période il ne doit pas refaire l’acte de mariage mais si c’est après la période de 3 menstrues alors il doit refaire l’acte de mariage. mais si le mari  a divorcer la femme pour la 3eme fois elle lui sera interdite car   on a droit à 3 mariages consécutifs avec la même personne (donc 2 divorces qui peuvent ne pas être définitifs), au 3ème il faut d'abord se marier à quelqu'un d'autre pour pouvoir se remarier (ce 3ème divorce est donc considéré comme définitif). 

Cet avis est sujet à l’Unanimité. Celui qui a rapporté l’Unanimité sur ce jugement, c’est le savant spécialiste de jurisprudence, le mouHaddith, le HAfiDH digne de confiance, l’honorable MouHammad Ibnou NaSr Al-Marwaziyy ainsi qu’un groupe de savants autres que lui.

Il n’y a pas de différence entre le divorce prononcé en étant sérieux et le divorce prononcé en plaisantant, en raison de la parole du Prophète Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam :

« ثلاث جدّهن جدّ وهزلـهن جدّ : النكاح والطلاق والرجعة »
 (thalAthoun jiddouhounna jidd wa hazlouhounna jidd : an-nikAHou wa T-TalAqou wa r-raj3ah )

Ce qui signifie : « Il y a trois choses qui, si elles sont faites en étant sérieux sont considérées sérieuses et si elles sont faites en plaisantant sont considérées sérieuses également, il s’agit du mariage, du divorce et de la reprise en mariage », [rapporté par AbOU DAwOUd dans ses Sounan].

Par ailleurs, il est interdit de divorcer son épouse après la consommation du contrat, pendant une période de menstrues ou de lochies ou pendant une période inter-menstruelle durant laquelle il a eu un rapport avec elle mais suite auquel il n’y a pas eu de signes de grossesse ; ce divorce comporte un péché mais il est effectif.
[Le divorce de celle qui a les menstrues ou les lochies est interdit car il entraIne une prolongation de la période d'attente post maritale. Dans le deuxième cas il suscite un regret s'il s'avère que la femme est enceinte de lui].

 baraka2

Journalisée
esclave du Bienveillant
Invité
« Répondre #3 le: Juillet 05, 2012, 08:27:13 »
Share   Modifier le messageModifier

                                             As salam alaykoum allah metoulah wa barakatouh

Le divorce - comme l’a commenté le savant SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm (rahimahullâh) - détruit la maison et son bien être.

Le divorce annule les multiples avantages du mariage comme la procréation, le fait d’avoir des enfants et d’augmenter le nombre des musulmans.

Le divorce est la séparation après la bonne entente heureuse, la tristesse après la joie et le désespoir après les grands projets.

Le divorce est la cause de la haine et de la colère entre le couple et entre les familles ; cela après le rapprochement familial, l’amitié et l’entre-connaissance.

Le divorce sépare les enfants présents entre eux, soit par l’absence du père, son éducation, son apprentissage et son orientation, soit par l’absence de la douceur et l’attention de la mère et de sa bienveillance.

Le divorce (comme mentionné dans le hadîth) est la chose la plus détestée par Allâh – Ta’âla - mais qui est permise, car cela engendre calamités, désastres, difficultés et actes dépravés.

Le divorce n’est pas méritant, comme il n’entre pas dans la sagesse qu’Allâh a légiféré.

Al-Wazîr a dit :
« Il y a unanimité sur le fait que le divorce est blâmable pour la bonne rectitude du couple, en dehors de Abû Hanîfa qui considère que cela est interdit pour le maintien de cette bonne rectitude. » [1]

D’après Ibn ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu), le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« La chose la plus détestée auprès d’Allâh, mais qui est permise, est le divorce. »

Rapporté par Abû Dâwoud, Ibn Mâdja et authentifié par al-Hâkim – Celui-ci a été considéré comme faible par Al-Albânî.

SHeikh Sâlih al-Fawzân dit qu’il y a divergence sur l’authenticité, la liaison et le rapport de ce hadîth, mais il indique clairement que le divorce est blâmable auprès d’Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – même si cela est permis.

Il y a des choses permises mais qui sont réprouvées par Allâh car celles-ci causent du tort. Mais ce qui ne cause aucun tort parmi les choses permises est aimé par Allâh – Subhânahu.

Ce hadîth indique que le divorce est accepté et permis, mais Allâh le réprouve quand il n’y a pas de raison le justifiant.

Allâh aime le fait que le couple soit ensemble.

Ainsi, ce hadîth constitue une preuve que le divorce est blâmable sans raison le justifiant  [2].

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) dans le même sens, dit que ce hadîth indique que le licite comporte des choses qu’Allâh déteste.

Et parmi ces choses, il y a le divorce, car le divorce est incompatible avec le commandement lié au mariage.

Car l’ordre du mariage participe à l’union du couple, alors que le divorce les éloigne entre eux, et cela est incompatible avec le but légiféré dans le souhait du mariage [3].

SHeikh ‘Abdel-‘Azîz ar-Râdjihî dit que ce hadîth est une preuve que le divorce est une chose permise, mais qu’elle est la plus détestée par Allâh [4].


Notes
[1] Kitâb « Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm » du SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm, 5/532-533
[2] Kitâb « Tasshîl al-Ilmâm bi-fiqhi al-Ahâdîth min Bouloûgh il-Marâm » du SHeikh Sâlih al-Fawzân, 5/7-8
[3] Kitâb « Charh Boulough ar-Marâm min Adilat il-Ahkâm » de Ibn ‘Uthaymîn, 4/408-409
[4] Kitâb « Al-Afhâm fî Charh Boulough il-Marâm » de ar-Radjihî, 2/206



Il y a beaucoup de raisons permettant le divorce, telles que :

 le manque d’harmonie entre les conjoints,

 le fait que l’un d’entre n’éprouve pas d’amour pour l’autre,

 ou que ni l’un ni l’autre n’aie de l’amour ;

 ou un mauvais comportement de la part de l’épouse,

 ou un manque d’écoute et d’obéissance de la part de l’épouse pour son mari en ce qui concerne les bonnes choses ;

 ou un mauvais comportement de la part du mari la maltraitant en lui étant injuste ;

 ou une incapacité de la part de l’un ou l’autre conjoint de respecter les droits de l’autre ;

 ou le péché de la part d’un des deux ou des deux, qui peut engendrer une mauvaise atmosphère entre eux par la suite et mener au divorce, tel que la consommation de substances enivrantes et du tabac de la part de l’un ou de l’autre conjoint ;

 ou une mauvaise atmosphère entre l’épouse et l’un des deux parents du mari ;

 ou un manque de retenue et de sagesse dans sa relation avec eux ou un des deux parents [du mari] ;

  ou un manque d’effort de la part de l’épouse pour se conserver propre et à se rendre attirante pour son mari en portant de beaux vêtements, sentant bons, parlant avec des mots gentils en l’accueillement avec un visage souriant quand ils se réunissent. [1]

Notes
[1] Kitâb « Fatâwa al-Mar’a al-Mouslima » - SHeikh Ibn BâZ, p.730


Question :
Ma femme est souvent amenée à se disputer avec ma mère, et ma mère veut que je divorce d'elle.
Je me retrouve ainsi à hésiter entre ma mère, et mes enfants et leur sort après le divorce, sachant que je suis un jeune homme pieux - et la Louange est à Allah -, que je ne veux pas provoquer la colère d'Allah en divorçant, et que je ne veux pas non plus provoquer celle de ma mère, à qui Allah a ordonné l'obéissance.
J'ai de plus lu un hadith rapporté par 'Abd Allah Ibn 'Umar, dont le sens est qu'il avait une femme qu'il aimait, et sa mère a voulu qu'il divorce d'elle.
Il alla donc voir le Messager (صلى الله عليه و سلم) et il lui ordonna de divorcer. Nous espérons donc une réponse, qu'Allah vous récompense.


Réponse :
Louange à Allah.
Premièrement : Le cas de Ibn 'Umar ne concernait pas sa mère, mais son père 'Umar Ibn Al Khattab (رضي الله عنه) [Voir "Moussnad Al Imam Ahmad" (2/42) et "Sunan Abi Daoud" (4/337,338), tous deux d'après 'Abd Allah Ibn 'Umar, d'après son père (رضي الله عنهما), et "Sunan At-Tirmidhi" (4/176) et "Sunan Ibn Majah" (1/675), tous deux d'après Ibn 'Umar (رضي الله عنهما)].
Quant au cas que tu as évoqué, qui se rapporte à la situation de ta femme avec ta mère, au fait qu'elle se dispute souvent avec elle et que ta mère attend de toi que tu divorces d'elle, il apparaît clairement dans ta question que cette femme cause du tort à ta mère, et il ne t'est pas permis de légitimer cet acte.
Si il t'est donc possible que tu la prennes par la main et que tu l'empêches d'arriver à ces altercations, et si tu es dans la capacité d'établir la concorde entre ta mère et ta femme, cela t'est obligatoire.
Dans ce cas, ne divorce pas.
De même, si tu es dans la capacité d'établir ta femme dans un logement, et ta mère dans un autre logement, et que tu peux maintenir la situation ainsi, ceci est une autre solution.
Mais si tu ne peux rien accomplir de cela, et que ta femme continue à entrer en conflit avec ta mère et à la mettre en colère, dans ce cas le divorce sera une issue puisqu'il sera une obéissance à ta mère, et un moyen de faire disparaître le tort qui lui est causé ; celui qui délaisse une chose pour Allah, Allah la lui remplacera par une autre meilleure encore.
En tous cas, améliore les choses selon ta capacité, et Allah (سبحانه وتعالى) se chargera de remédier à ta situation.
Ne place la solution du divorce qu'en dernier recours, si tu n'as pas la capacité d'établir une autre solution.
                                                       Cheikh Salih Bin Fawzan Bin 'Abdillah Al Fawzan
Journalisée
MouslimFrance
Nouveau membre
*
Hors ligne Hors ligne

Sexe: Homme
Âge: 32
Localisation: France
Messages: 1



Voir le profil
« Répondre #4 le: Janvier 17, 2014, 10:20:32 »
Share   Modifier le messageModifier

Salamaleykoum!

Voilà j'ai lu avec attention cet article, j'aimerai un éclaircissement sur une chose que j'ai lu ailleurs.

Le simple fait d'avoir l'intention sans le prononcer à voix haute dans sa "tête" : je veux divorcer avec ma femme ou j'ai envie de divorcer avec elle car je ne supporte plus tel comportement...

Est-ce que cela compte comme à voix haute?

Pour résumer si j'ai pu dire dans ma tête penser ces phrases :  je veux divorcer avec ma femme ou j'ai envie de divorcer avec elle car je ne supporte plus tel comportement...

Cela à trois reprises c'est compté comme un divorce définitif? (sauf s'il y a re marige avec un autre)



Jaza Allah kreiran!


Journalisée
Musc_88
Invité
« Répondre #5 le: Janvier 17, 2014, 23:02:59 »
Share   Modifier le messageModifier

Salam Alaykoum

Soubhan' Allah Allahou 'alim akhy on va chercher
la réponse  InchAllah baraka2

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
   

Apprenez la priere à vos enfants
 Journalisée
Pages: [1]
  Ajouter aux favoris  |  Imprimer  

 
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1 RC3 | SMF © 2001-2006, Lewis Media

XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide ! Dilber MC Theme by HarzeM