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Auteur Fil de discussion: Les cas exceptionnels pour nouriture illicite:  (Lu 3134 fois)
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muslimclassic
Invité
« le: Août 29, 2007, 22:17:57 »
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 bismillah
 Salam Alaykoum

Le cas de nécessité est exceptionnel

Toutes les interdictions que nous avons citées sont en vigueur s'il y a un choix. Mais, comme nous l'avons dit plus tôt, la nécessité a ses lois. Citons à ce propos le Coran:

{Il vous a indiqué ce qui vous était interdit à moins que vous ne soyez contraints d'y recourrir} [Sourate: Les Troupeaux, 119].Et après avoir rappelé l'interdiction de la bête morte et du sang répandu, Dieu le Tout Puissant dit :

{Nul péché ne sera imputé à celui qui serait contraint d'en manger sans pour cela être rebelle, ni transgresseur. Dieu est celui qui pardonne, Il est miséricordieux} [Sourate: La Vache, 173].
Nous entendrons ici par necessité, celle de la nourriture, comme par exemple la faim dont l'homme peut souffrir. Les théologiens ont fixé les limites de cette faim à "un jour et une nuit", si l'homme ne trouve alors que les nourritures illicites, il peut en manger juste ce qu'il faut pour éviter sa perte. L'imam Malik dit à ce propos: "Il peut en manger pour calmer sa faim jusqu'à ce qu'il trouve une autre nourriture". D'autres ont dit aussi: "L'homme ne doit manger que ce qu'il faut pour se maintenir en vie".

C'est peut-être ce que Dieu veut lorsqu'il dit: {Sans pour cela être rebelle ni transgresseur} C'est-à-dire, sans pour cela trouver une satisfaction dans ce qu'il mange, ni dépasser les limites de la nécessité. La faim qui pousse à la nécessité a été édictée de manière très claire dans le Coran :

{A l'égard de celui qui, durant une famine, serait contraint de consommer des aliments interdits sans vouloir commettre de péché, Dieu est celui qui pardonne, Il est miséricordieux} [Sourate: La Table Servie, 3].
 

Par le Cheikh Youssef Al-Qaradawi
« Dernière édition: Mars 08, 2012, 10:37:24 par Um~Rayhane » Journalisée
muslimclassic
Invité
« Répondre #1 le: Août 29, 2007, 22:22:16 »
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 bismillah
 Salam Alaykoum


La nécessité besoin d'absorber des médicaments

Les théologiens ne sont pas unanimes quant au besoin d'absorber des médicaments, si oui ou non la guérison dépend des choses illicites. Certains théologiens ne considèrent pas les médicaments comme une nécessité pressante, telle la nourriture; ils s'appuient, dans leurs décisions, sur le Hadith suivant :

«Dieu n'a pas permis votre guérison par des moyens qu'il a déclarés illicites» [Rapporté par Al-Bukhari, d'après Ibn Massoud].
Certains théologiens, par contre, ont pris en considération le besoin d'absorber les médicaments, car ils sont nécessaires à la vie, tout comme la nourriture. Pour justifier leur position, ces théologiens prennent l'exemple du Prophète, à lui bénédiction et salut, qui a permis à Abderrahman Ibn Houf et à Zoubeir Ibn Haouam, qui étaient tous deux galeux, de porter la soie, bien que celle-ci fût strictement interdite par le Prophète lui-même. Il est fort probable que cette dernière position soit celle qui se rapproche le plus de l'esprit de l'islam qui, dans toutes ses lois et dans tous ses conseils, veut protéger la vie humaine.

Mais l'autorisation d'absorber des médicaments qui contiennent quelque chose d'illicite comprend des conditions :

Il faut qu'il y ait un danger réel pour la santé de l'homme si ce dernier n'absorbait pas ces médicaments.

Qu'il n'y ait pas d'autres médicaments, licites, qui peuvent les remplacer.

Il faut que ces médicaments soient prescrits par un médecin musulman qui a l'expérience et la foi en sa religion.

Mais la réalité est que les médecins de confiance disent: Il n'existe aucun besoin médical qui oblige à absorber des médicaments illicites, mais nous adoptons la position par précaution, c'est-à-dire, si jamais le Musulman se trouvait dans un endroit où n'existent que les médicaments illicites.
 

Par le Cheikh Youssef Al-Qaradawi
« Dernière édition: Mars 08, 2012, 10:38:07 par Um~Rayhane » Journalisée
muslimclassic
Invité
« Répondre #2 le: Août 29, 2007, 22:23:35 »
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 bismillah
 Salam Alaykoum



L'individu n'est pas contraint s'il existe, au sein de sa société, quelqu'un qui peut lui éviter cette contrainte

Si l'homme se trouve dépourvu de nourriture licite, mais que quelqu'un - Musulman ou autre - au sein de sa société peut lui éviter de se trouver dans la nécessité, ce n'est alors pas un cas de contrainte et il n'est donc pas contraint de manger les nourritures illicites, car la société musulmane est complémentaire et solidaire, tout comme les membres du corps ou les briques de l'édifice qui se tiennent parfaitement.

Et parmi les allusions des théologiens de l'islam en ce qui concerne la solidarité sociale, celle de l'imam Ibn Hazm :

«Il n'est pas permis à un Musulman de manger de la bête morte ou de la viande de porc si son prochain, qu'il soit Musulman ou non, possède de la nourriture licite, car celui qui possède de la nourriture est obligé de nourrir celui qui n'en a pas... si c'est le cas, le Musulman n'est obligé de manger ni la bête morte ni la viande de porc. Il a même le droit de lutter pour avoir cette nourriture. S'il meurt pour cela, la faute en incombe à celui qui le tue, l'homme qui lui refuse la nourriture, ce dernier sera puni par Dieu car il aurait refusé à quelqu'un la nourriture et serait donc un rebelle et un transgresseur. Dieu dit :

{Si deux groupes de croyants se combattent, rétablissez la paix entre eux. Si l'un d'eux se rebelle encore contre l'autre, luttez contre celui qui se rebelle encore contre l'autre, luttez contre celui qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'Ordre de Dieu} [Sourate: Les Appartements Privés, 9].

Celui qui refuse un droit à son prochain a commis une injustice envers son prochain, c'est sur base de ce principe qu'Abu Bakr Seddik a combattu ceux qui refusaient la Zakât (Al Mouhalla d'Ibn Hazm).
 

Par le Cheikh Youssef Al-Qaradawi.
« Dernière édition: Mars 08, 2012, 10:38:32 par Um~Rayhane » Journalisée
   

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