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Auteur Fil de discussion: Abu Bakr as-sasdiq  (Lu 3781 fois)
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DEKRA
Invité
« le: Août 27, 2007, 21:38:53 »
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Salam Alaykoum

Abou Bakr  Radhi Allah 'Anhou
 

Son nom et sa généalogie


Il se nomme 'Abdoullah Ibn Abi Qouhafa 'Othman Ibn 'Amir.

Abou Bakr était le septième dans la descendance de taym, le fils de Mourra, le septième ancêtre du Prophète. le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l'oncle de son père, saqr. Le nom originel d'Abou Bakr avait été 'abdul ka'bah. Il s'appelait également 'atîq. Sa mère n'avait aucun fils survivant, et lorsqu'elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l'amena au temple et s'exclama : "Ô déité ! si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le moi".

Sa naissance

Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant.

Avant sa conversion

Il faisait partie des notables du peuple de Qouraych et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.

Sa conversion à l'Islam (-13 H. ; 37 ans)


Abôu Dardâ a rapporté que le Messager d'Allâh a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager d'Allâh auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur ! ", sauf Abou Bakr qui, lui, m'a cru !". (al-boukhâri)

Le Prophète a dit : "Quand j'ai invité les gens à embrasser l'Islam, tous on pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abou Bakr : il ne s'est pas retenu, et n'a pas hésité ! " (Ibn Ishaq)

'Alî Ibn Abî Tâlib a rapporté qu'Abou Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn 'Asâkir)


La libération de Bilâl (-13 H ; 37 ans)


Il fut affranchi par Abou Bakr As-Siddîq qui l'avait racheté de Umayya Ibn khalaf à neuf onces d'or. Ce dernier exagérait son prix afin de décourager Abou Bakr, tout en se disant toutefois : "Si Abou Bakr insiste à l'acheter à une seule once d'or, je le vendrai à ce prix".
Tandis que Abou Bakr se disait : "S'il ne consent à la vente qu'au prix de cent onces d'or, je les payerai".

Son émmigration vers Médine en compagnie du Prophète (1 H. ; 51 ans)

Dès que le départ du Prophète fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et Aboutirent à l'entrée d'une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s'étaient réfugiés... Allâh troubla les Qoraïshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n'était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad : "Si l'un d'eux regarde sous ses pieds, il nous verra..."
Et le Prophète de répondre : "Que penses-tu de deux [personnes] dont Allâh est le troisième ?"

Allâh a dit : {Si vous ne lui portez pas secours... Allâh l'a déjà secouru, lorsque les mécréants l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : "Ne t'afflige pas, car Allâh est avec nous." Allâh fit alors descendresur lui Sa sérénité et le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allâh eut le dessus. Et Allâh est Puissant et Sage.} (9/40)

Quand ils furent débarrassés de leur poursuivants, le Prophète et Abou Bakr retrouvèrent leur guide Abdullâh Ibn Uraïqit et le berger d'Abou Bakr, 'Âmir Ibn Fuhaïrah, et continuèrent leur route. Ils passèrent à proximité de la tente d'une femme qu'on appelait Oum Ma'bad Al-Khozâ'iyyah. Les voyageurs étaient alors à bout de vivres. Ils demandèrent à Oum Ma'bad de leur vendre de quoi tenir le reste du trajet. Mais la femme, gênée, leur dit : "Par Allâh, si j'avais de quoi vous donner, je vous l'aurais donner gratuitement".
Le Prophète vit dans un coin une chèvre frêle. "Et cette chèvre ?", demanda le Prophète.
"Elle est frêle comme tu le vois", répondit la femme.
Le Prophète lui demanda d'approcher la chèvre. Alors, le Prophète posa sa main sur la chèvre qui subitement prit des forces. Puis, il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophète prit du lait de la chèvre et commença par donner à ses compagnons. Ensuite, il en donna à Oum Ma'bad, il remplit un bol destiné à Abou Ma'bad et il finit par en boire à son tour. Les voyageurs suivirent leur chemin. Quand Abou Ma'bad fut de retour, il s'étonna à la vue du bol de lait car il savait que leur chèvre ne donnait pas de lait. Alors, Oum Ma'bad lui décrivit le Prophète et lui raconta ce qu'il fit. Il lui dit : "C'est l'homme que Qoraïsh poursuit pour l'assassiner". Oum Ma'bad et Abou Ma'bad embrassèrent l'Islam.

La bataille de Badr (2 H)

Anas dit : "Le Messager d'Allah consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."
'Omar Ibn al-Khattab se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, tranche leur le coup!"
Le Messager d'Allâh se détourna de lui. Puis il reprit la parole : "Ô gens, Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."
'Omar Ibn al-Khattab se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, tranche leur le coup!"
Le Messager d'Allâh se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.
Abou Bakr se leva alors et dit : "Ô Messager d'Allah, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...."
Le vissage du Prophète fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.
Puis Allah, le Puissant, le Majestueux révéla : {N'eût-été une prescription préalable d'Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67)". (Ahmad n°13143)


Son pélerinage


En revenant de TAbouk, le Prophète pensa au pélerinage. Puis il dit : "Les Polythéistes font la circumambulation tout en étant complètement nus, je redoute le pélerinage à cause d'eux".

Il envoya Abou Bakr à la Mecque et le fit suivre de 'Ali avec pour mission d'interdire désormais le pélerinage aux polythéistes, et de leur accorder un délai de quatre mois pour se convertir, au bout duquel, la guerre serait déclarée entre eux et les Musulmans, s'ils ne se convertissaient pas.

Le Prophète fit accompagner Abou bakr de trois cent Médinois, emportant vingt chameaux marqués en guise d'offrande. (Ibn Sâ'd)

Récit de la mort du Prophète et discours d'Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

'Orwa Ibn Zoubayr, qu'Allâh les agrée, rapporte : Abou Bakr revint alors du Sonh sur sa monture et s'arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha et elle l'autorisa à entrer. Il entra, le Messager d'Allâh était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d'Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager d'Allâh et se pencha sur lui en l'embrassant et en pleurant. Il dit : "Ce que prétend Ibn Al-khattab est faux. Le Messager d'Allâh est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde d'Allâh sur toi, Ô Messager d'Allah! Tu es si bon, vivant et mort". Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Allâh puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Allâh puissant et glorieux. Allâh élevé a dit : {Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah; et Allâh récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).
-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!
- Et Allâh élevé, continua Abou Bakr, a dit à Mouhammad, prière et paix sur lui : {En vérité tu mourras et ils mourront aussi} (39/30). Allâh élevé dit aussi : {Tout ce qui est sur elle doit périr. Seule subsistera la face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse} (55/26-27). Il dit encore : {Toute âme goûtera la mort. Mais c'est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution} (3/185). Allâh a fait vivre Mouhammad et l'a gardé jusqu'à ce qu'il établit grâce à lui la religion d'Allah. Mouhammad a fait triompher la volonté d'Allah, il a transmis la religion d'Allâh et a combattu pour la cause d'Allah, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Allah, Allâh est vivant et ne meurt pas, et celui qui adorait Mouhammad et le considérait comme un dieu, alors son dieu est mort. Musulmans! Soyez pieux envers Allah! Tenez à votre religion! Placez votre confiance en votre Seigneur! La religion d'Allâh est inébranlable et la parole d'Allâh est complète. Allâh aidera celui qui l'aide et il fera triompher sa religion. Le livre d'Allâh est parmi nous; il est la lumière et le remède; par lui, Allâh a guidé Mouhammad, prière et paix sur lui; il contient le licite et l'illicite. Par Allah! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Pour cela que personne ne se lance dans la perdition!". Puis les mouhajirins partirent avec lui voir le Messager d'Allah, prière et paix sur lui.

Discussion au sujet du califat dans la cour

Ibn 'Abbâs, qu'Allâh les agrée, rapporte : 'Omar raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager d'Allâh mourut. On vint nous dire que les ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, qu'Allâh l'agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, qu'Allâh les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn Âadiy, qu'Allâh les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"
Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent".
Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez".
Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!"
Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Allah! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"
Abou Bakr dit : "Doucement".
Je voulus parler mais il dit : "Écoute, 'Omar!"
Il loua Allâh et le félicita puis dit : "Ô ançars! Par Allah! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Allah! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".
Par Allah! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Allah! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.
Puis je dis : "Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager d'Allâh après lui est le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, qu'Allâh les agrée, rejoignirent les ançars.
Abou Bakr dit : "Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu'Allâh l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

« Dernière édition: Janvier 31, 2014, 09:59:04 par Musc-★- » Journalisée
DEKRA
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« Répondre #1 le: Août 27, 2007, 21:41:07 »
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Salam Alaykoum

abu bakr as-sadiq  Radhi Allah 'Anhou  suite


Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

Anas raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar le lendemain de la mort du Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager d'Allâh vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Allâh a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Allâh a guidé Mouhammad et Abou Bakr est le compagnon du Messager d'Allâh et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

Son premier discours en tant que calife (11 H. ; 61 ans)

Après la mort du Messager d'Allâh et l'élection de Abou Bakr comme calife, il a dit dans un de ses discours : "Allâh a donné à Mouhammed une certaine longévité jusqu'à ce qu'il a pu établir la religion d'Allâh, fait triompher la parole d'Allâh, transmis le Message et combattu pour Sa cause. Allâh a recueilli son âme en cet état et en vous laissant sur ce chemin droit, donc celui qui périra, il périra averti. Quiconque considère que Allâh est son Seigneur, qu'il sache que Allâh est vivant et ne mourra pas. Quant à celui qui adore Mouhammed et le prend pour divinité qu'il sache que celle-ci est morte. Ô hommes! Craignez Allâh! Attachez-vous à votre religion et fiez-vous à votre Seigneur. La religion d'Allâh est déjà établie, la Parole d'Allâh est parfaite, Allâh accorde la victoire à celui qui défend sa religion. Le Livre d'Allâh est entre nos mains, elle est la lumière et la guérison, par quoi Allâh a guidé Mouhammed -que Allâh l'agrée-, et on y trouve le licite et l'illicite. Par Allâh! nous ne soucions plus de ceux qui se rassemblent pour nous combattre. Les sabres d'Allâh sont dégainés et nous ne les avons pas encore mis dans leurs fourreaux. Nous combattrons ceux qui nous seront hostiles comme nous avons combattu à côté du Messager d'Allâh". (Al-Bayhaqi)


La tentative de démission


Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr s'assit tristement dans sa maison. 'Omar entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager d'Allâh a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : "Musulmans! J'ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez". À chaque fois, 'Ali Ibn Abou Talib lui répondait : "Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d'Allâh t'a placé à l'avant, qui donc te fera reculer?"

Zayd Ibn 'Ali rapporte : Abou Bakr, qu'Allâh l'agrée se leva sur le minbar du Messager d'Allâh et appela : "Y a-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne?" Il répéta cela trois fois.
'Ali Ibn Abou Talib se leva alors et répondit : "Non, par Allah! Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager d'Allâh t'a placé à l'avant?"

L'une des premières choses qu'il fait en tant que calife est de régler les dettes que le Prophète n'a pu faire de son vivant (11 H. - 61 ans)

Selon Jâbir , le Messager d'Allâh lui a dit : "Si les contributions du Bahrayn arrivaient, je t'en donnerais telle et telle chose". Mais l'or du Bahrayn n'arriva pas jusqu'à la mort du Prophète . Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakr cria à haute voix : "Que celui qui a une promesse du Messager d'Allâh ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous".
Je vins à lui et lui dis : "Le Prophète m'a dit ceci et cela". Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ou dirhams).
Il me dit : "Prends-en encore le double". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Sa fermeté face aux apostats (11 H. ; 61 ans)

Abou Hourayra a dit : "Lorsque mourut le Messager d'Allâh , qu'Abou Bakr lui succéda et qu'un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, 'Omar a dit : "Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager d'Allâh a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : "Il n'y a de dieu que Allâh", et celui qui l'a dit a mis à l'abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l'Islam, et c'est à Allâh de lui demander des comptes"?
Abou Bakr lui dit : "Par Allâh! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l'aumône légale car l'aumône est la redevance des biens. Par Allâh! S'ils refusent de me donner un bout de corde qu'ils donnaient au Messager d'Allâh, je les combattrai à cause de lui".
'Omar dit alors : "Par Allâh! Je ne tardai pas à comprendre que c'était Allâh qui avait fait choisir à Abou Bakr la solution du combat et j'ai su qu'il avait raison"". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Aïcha (raa) raconte : mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça. 'Ali Ibn Abou Talib vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : "Où vas-tu, calife du Messager d'Allah?! Je te dis comme t'a ordonné le Messager d'Allâh le jour d'Ouhoud : range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S'il nous arrivait un malheur en ta personne, l'ordre de l'Islam ne sera jamais plus rétabli après toi". Abou Bakr retourna alors et envoya l'armée.

La bataille de Mouta

La première affaire que mena à bien Abou Bakr fut d'envoyer 'Ousama Ibn Zayd accompagné d'une légion, avec l'ordre de se rendre du côté des terres de Mouta, là où mourut martyr son père Zayd Ibn Haritha.

Après la mort du Messager , la catastrophe devint grande, l'hypocrisie s'accrut, certaines tribus apostasièrent et certains refusèrent de verser la zaka, l'aumône obligatoire. Abou Bakr s'attacha alors à régler cette affaire primordiale, il ordonna d'équiper les troupes pour combattre les apostats et ceux qui refusaient de verser la zakat. Abou Bakr sortit avec l'armée et marcha jusqu'à arriver à Rabdhah qui est un village voisin de Médine à trois jours de Dhati 'Irq. Puis, il fut rappelé à Médine et y retourna ; il avait organisé onze légions pour combattre les apostats. Les armées se dirigèrent donc vers l'ennemi et combattirent les apostats. Mousaylama le menteur fut tué, et Toulayhah Ibn Khouwaylid s'enfuit vers la terre de Cham, il avait prétendu être Prophète, mais il se convertit par la suite à l'Islam à l'époque de 'Omar Ibn al-Khattab. Parmi les compagnons, environ sept cents moururent martyrs, la plupart était de ceux qui connaissaient le Coran par cœur : parmi eux Zayd Ibn al-Khattab le frère de 'Omar ainsi que Al-Bara Ibn Malik le frère de Anas Ibn Malik, parmi les Bani Hanifah, environ dix-sept mille hommes furent tués.


La compilation du Coran à l'époque de Abou Bakr


Zayd Ibn Thâbit raconte : "'Omar était motivé à cause du nombre important de Houffadh (personnes ayant mémorisés le Coran) décédés. Déjà, à l'époque du Prophète, environ soixante-dix d'entre eux avaient déjà été fait martyrs à Bi'r Ma'ouna. Et plus tard, à l'époque de Abou Bakr , une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de houffadh (en l'an 12 de l'hégire). Tout ceci fit réfléchir 'Omar qui essaya de convaincre Abou Bakr avec succès". (Al-Boukhâri)

Lorsque 'Omar lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : "Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n'a jamais fait ?" Cependant, lorsqu'il réalisa la sagesse et le besoin d'entreprendre un tel acte, il se résolut à le faire et soutint Zayd qui était lui-même hésitant.

C'est pour cette raison que Abou Bakr s'est adressé à lui en ces termes : "Tu es un jeune homme intelligent. Nous ne doutons pas de ton intégrité. De plus, tu écrivais les versets révélés au Prophète ".
La bataille de Dhât As-Salâsil (12 H. - 62 ans)

Dhât As-Salâsil fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse, sous le premier calife.

Elle eut lieu au terme des guerres contre les apostats, où les sassanides de Perse avaient prêté main forte à l'imposteur Musaylima Al-Kadhdhâb.

Les troupes musulmanes comptaient 18 000 hommes sous le commandement de Khâlid Ibn Al-Walîd lorsqu'elles arrivèrent aux frontières de la Perse. Refusant d'embrasser l'islam et de verser le tribut, les chefs sassanides de la Perse durent affronter les musulmans dans cette bataille où ils enchaînèrent leurs soldats de peur que ceux-ci fuissent le combat. A peine les armes se rencontrèrent-elles que Khâlid Ibn Al-Walîd se débarrassa du commandant des troupes ennemies appelé Ormizd, ce qui déclina le moral du reste des combattants. Ensuite, les musulmans ne tardèrent pas à remporter la victoire, prenant un part important sur le golfe Arabo-Persique.

Son empoisonnement par les juifs de Khaybar (12 H. ; 62 ans)

Tabari a rapporté dans son Tarikh qu'Abou Bakr avait été invité à un repas par un des principaux chef de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Harith Ibn Khalada, qui était le médecin réputé des Arabes et on leur présenta un plat de riz.

Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s'écriant : "Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d'une année !"

La désignation de 'Omar comme succeseur au califat (13 H. ; 63 ans)

Lorsque Abou Bakr fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, 'Outhman Ibn 'Affan, 'Abdou r-Rahman Ibn 'Awf ainsi que d'autres parmi les grands compagnons et il les informa qu'il voyait 'Omar Ibn Al-Khattab comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l'éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que 'Oumar serait son successeur. Il leur ordonna de l'écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela 'Outhman Ibn 'Affan et lui dit : "Ecris !" puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager d'Allâh , ce qu'il fit. Ensuite 'Outhman sortit avec le pli et le lut aux gens. C'est alors qu'ils prêtèrent serment à 'Omar Ibn Al-Khattab et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.

Ensuite Abou Bakr convoqua 'Omar avec lequel il s'isola en privé et lui dit : "Je t'ai désigné à ma succession, et je te recommande de craindre Allâh. Allâh n'exige que l'on s'acquitte de certains devoirs de nuit, qu'Il ne peut accepter que l'on retarde pour les accomplir de jour ! De même il y a des charges que l'on doit accomplir de jour, Allâh n'aime pas qu'on les retarde pour les éxecuter de nuit ! Allâh n'accepte pas d'actes surérogatoires tant que l'on ne s'est pas acquitté de l'obligatoire qui est prioritaire ! Et si certains verront au Jour Dernier, leur balance pencher vers le bien, ce ne sera certes que grâce à leur attachement à la Vérité. Tandis que ceux dont les pesées seront légères ce sera parce qu'ils auront suivi les voies de l'égarement ; il est bien évident qu'une balance qui n'aura été chargée que de mauvais actes ne vaudra pas grand chose.
Allâh a cité les gens du Paradis en les louant par les meilleurs actes qu'ils aient accompli, et Il leur a pardonné leurs erreurs. Si tu les cite à ton tour dis toi : "J'ai peur de ne pas être parmi eux !"
De même Allâh a parlé des gens de l'Enfer, et Il leur a rappelé ce qu'ils commettaient. Lorsque tu te souviens d'eux, demande à ne pas être de ceux là. Ne te rappelles pas uniquement des versets où il n'est question que de la Miséricorde d'Allâh, mais souviens toi en même temps des versets qui parlent de Son Châtiment pour que tu sois de ceux qui craignent Allâh et espèrent en Lui. Pour que tu sois quelqu'un qui ne demande d'Allâh que ce qui est conforme à la Vérité, et ne se jette point dans les chemins de la perdition!
Si tu prends en considération mes recommandations, fait alors en sorte que le meilleur absent que tu souhaites rencontrer soit la mort, car elle va te rejoindre ; mais si tu négliges ce que je t'ai recommandé, la mort sera cet absent que tu n'aimes pas rencontrer, alors, qu'en vérité, tu ne pourras point la fuir! "

Quand 'Omar sortit, Abou Bakr leva les mains au ciel et invoqua Allâh en disant : "Seigneur, je n'ai voulu par cette décision que le bien des musulmans, pour les préserver de tout désordre (fitna) c'est pourquoi j'ai agi selon ce que TU sais mieux que quiconque, et j'ai fait de mon mieux pour faire le bon choix ; j'ai donc désigné à leur tête le meilleure d'entre eux, le plus capable parmi eux pour s'acquitter de cette charge, celui qui est le plus attentif et le plus sage. Voilà que Ta décision en moi s'accomplit (par la mort) : Sois Celui Qui les prendra en charge, car ils sont Tes serviteurs ; leur volonté est entre Tes Mains. Seigneur, réforme en ien leur tuteur fais en sorte qu'il soit parmi tes "califes bien guidés" et réforme pour lui ses sujets".


Sa mort (13 H ; 63 ans)


Sa maladie survint le lundi sept du mois de Joumâdâ en l'an 13 de l'Hégire, dura 15 jours, et il mourut le mardi à l'heure de la prière du soir, huit jours avant la fin du mois.

La mort de Abou Bakr As-Siddiq eut lieu la treizième année, la nuit du mardi précédant les sept derniers jours du mois de Joumada Al-'Akhirah, à l'âge de soixante trois ans.

Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours (ou sept jours de moins).

Ce qu'Abou Bakr dit au moment de sa mort à 'Abdarrahmân Ibn 'Awf

'Abdarrahmân Ibn 'Awf rapporte : Abou Bakr, As-Siddiq me dit au moment de sa mort : "Je ne regrette rien à part trois choses que j'ai faites, et j'aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n'ai pas faites, et j'aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j'aurais voulu demander au Messager d'Allah, prière et paix sur lui".
Parmi ces choses, il dit : "J'aurais voulu, le jour de la cour des Banou Sa'ida, lancer le califat à l'un de ces deux hommes : Abou 'Oubayda ou 'Omar. Il aurait était émir et j'aurais été ministre".
Il dit aussi : "J'aurais voulu, quand j'ai envoyé Khalid au Chèm, envoyer 'Omar en Irak. J'aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie d'Allah. Quant aux trois que j'aurais voulu demander au Messager d'Allâh j'aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J'aurais aussi voulu lui demander si les ançars y ont droit. J'aurais enfin voulu le questionner sur l'héritage de la tante maternelle et de la nièce par la soeur, car j'ai un doute là-dessus".

Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha (raa) qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : {Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !".



Le lavage de son corps et son enterrement


Sa femme Asma Bint 'Oumaïss et son fils 'Abd Arrahman se chargèrent du lavage rituel de son corps.

Selon At-Tabari 'Omar Ibn Al Khattab ordonna qu'on l'enterra immédiatement. Il fut enterré à côté de la tombe du Prophète d'Allâh dans la chambre personnelle (chouqqa) du Messager d'Allâh . 'Omar, Talha et 'Abd Arrahman (le fils d'Abou Bakr) descendirent dans la tombe et y placèrent le corps.

Sa description physique

Il était blanc de visage, le corps fin, les favoris non fournis, le front proéminent.

  

« Dernière édition: Janvier 31, 2014, 09:59:25 par Musc-★- » Journalisée
DEKRA
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« Répondre #2 le: Août 27, 2007, 21:42:26 »
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abu bakr as-sadiq 3  Radhi Allah 'Anhou



Ses mérites


On rapporte au sujet de Abou Moûsa Al-Ach'ari qu'il dit : "Je serai aujourd'hui le portier du Messager d'Allâh".
A ce moment arriva Abou Bakr qui poussa la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "Abou Bakr".
Je lui dis : "Attends un peu".
Puis je m'en allai et dis : "Ô Messager d'Allâh! Voilà Abou Bakr qui demande l'autorisation d'entrer".
Il dit : "Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis".
Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager d'Allâh t'annonce le Paradis". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Hourayra, le Messager d'Allâh a dit : "Celui qui réunit deux bonnes actions au service d'Allâh, s'entend appeler à partir des portes du Paradis : "Ô esclave d'Allâh! Voilà une bonne chose que tu viens de faire". Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte. Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite "du Rayyan" et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d'aumônes est appelé à partir de la porte de l'aumône". Abou Bakr dit : "Ô Messager d'Allâh! Que mon père et ma mère te servent de rançon! Il suffit d'être appelé à partir de l'une de ces portes pour être sûr du succès (d'entrer au Paradis)? Est-il possible que quelqu'un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois?"
Il dit : "Oui et j'ai bon espoir que tu sois l'un d'eux". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Le Messager d'Allâh a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Allâh, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon". (al-boukhâri)

Le Prophète a dit : "Abou Bakr et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les Prophètes et messagers d'Allah". (Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Sa'd, Ahmad)

Le Messager d'Allâh a dit : "Certes, Abou Bakr, tu seras le premier individu de ma communauté à entrer au Paradis !". (Abou Dawoud et Al Hakim)

Houdhayfa a rapporté que le Prophète a dit : "Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !". (Tirmidhi et Al-Hakim)

'Aïcha a rapporté que l'envoyé d'Allâh a dit : "Il ne peut être question, lorsqu'Abou Bakr est présent dans un groupe, que ce soit quelqu'un d'autre qui dirige la prière !". (at-tirmidhi)

D'après Ibn 'Omar , le Prophète a dit à Abou Bakr : "Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du Bassin (au jour de la Résurrection)". (at-tirmidhi)

Abou Houraïra a rapporté que le Messager d'Allâh a dit : "Toute personne qui m'a prêté main forte, j'ai pu l'en récompenser, excepté Abou Bakr : il a eu pour moi tant de bienfaits, que seul Allâh saura l'en récompenser au Jour du Jugement dernier, et en vérité, il n'y a pas d'argent qui m'ait été aussi utile, comme l'a été l'argent d'Abou Bakr !". (at-tirmidhi)

Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : J'ai entendu 'Omar Ibn al-Khattâb dire : Le Messager d'Allâh (Prière et salut d'Allâh sur lui) a ordonné de donner l'aumône, et il se trouvait que j'avais une somme d'argent. Alors je me suis dit : Aujourd'hui, je ferai mieux qu'Abou Bakr, si j'arrive un jour à rivaliser avec lui. J'ai fait don de la moitié de ma richesse. Le Messager d'Allâh (Prière et salut d'Allâh sur lui) m'a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille ?
J'ai dit : J'ai laissé l'équivalent de ce que j'ai donné.
Mais Abou Bakr avait apporté toute sa richesse et le Messager d'Allâh (Prière et salut d'Allâh sur lui) lui a demandé : Qu'as-tu laissé pour ta famille?
Il a répondu : Je lui ai laissé Allâh et Son Messager.
J'ai dit : Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit.

Selon 'Abdurrahman Ibn Abi Bakr As-Siddiq, son père dit une fois à ses invités : "Mangez en toute tranquillité. Moi, par Allâh, je n'y goûterai pas". (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde).
'Abdurrahman dit : "Par Allâh, toutes les fois qu'on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu'ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu'au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme : "Ô sœur des béni Firas! Qu'est-ce donc que cela?"
Elle dit : "Par tout ce que j'aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu'au début".
(Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant : "Le serment que j'avais fait de ne pas manger n'était qu'une inspiration du Diable".
Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d'une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu'il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Ibn Kathîr a dit : "Abou Bakr était le plus savant dans le Livre d'Allâh parmi les compagnons , car il est arrivé au Messager d'Allâh de le désigner pour diriger la prière à sa place, or le Messager d'Allâh a dit par ailleurs : "Celui qui guide les autres dans la prière doit être le plus savant d'entre eux"".

  Salam Alaykoum
« Dernière édition: Janvier 31, 2014, 10:01:13 par Musc-★- » Journalisée
safa-marwa
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« Répondre #3 le: Juillet 14, 2010, 11:50:47 »
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Salam Alaykoum

« Abû Bakr As-Siddîq ne vous devança ni par sa prière ni par son jeûne. Il vous devança par une chose installée dans son cœur. [1]
Naissance et Jeunesse à La Mecque

Trois ans après la naissance du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, vers 573 E.C., La Mecque vit naître « le meilleur homme sur terre hormis les prophètes » [2]. Dans une famille Qurayshite de la tribu de Taym [3], naquit `Abd Allâh Ibn Abî Quhâfah (alias Abû Bakr), de son nom complet `Abd Allâh Ibn `Uthmân Ibn `Amr Ibn Ka`b Ibn Sa`d Ibn Taym Ibn Murrah Ibn Ka`b. Sa généalogie rejoint celle du Prophète — paix et bénédictions sur lui — au sixième ancêtre, Murrah Ibn Ka`b. Sa mère, Salmâ Bint Sakhr, surnommée Umm Al-Khayr, fut parmi les femmes ayant embrassé l’islam avant l’Hégire alors que son père ne l’embrassa que tardivement.

À l’époque pré-islamique, Abû Bakr était surnommé « `Abd Al-Ka`bah » (le serviteur de la Ka`bah). Ce n’est qu’aprés l’avènement de l’islam que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui donna le nom de `Abd Allâh (le serviteur d’Allâh) et le surnomma « Al-`Atîq » (l’affranchi, l’épargné) car il expliqua à son sujet : « Abû Bakr est celui qu’Allâh affranchit du feu » [4]. L’on rapporte également qu’il fut surnommé de la sorte en raison de sa beauté [5] et de ses vertus qui, parmi les Qurayshites, le distinguaient ainsi que ses ancêtres. Son surnom Abû Bakr provient du fait qu’il était souvent le premier à proposer et à entreprendre des œuvres de bienfaisance [6] Il fut plus tard surnommé « As-Siddîq » (Le Véridique) pour avoir résolument cru à l’évènement d’Al-Isrâ’ wal-Mi`râj (Le voyage nocturne et l’Ascension) alors que d’autres Compagnons mirent du temps avant d’y adhérer [7].

Avant l’avènement de l’islam, Abû Bakr ne partageait pas les croyances des Qurayshites. Il ne se prosterna guère devant une idole et ne but jamais d’alcool. Un jour, on lui demanda : « Ne voudrais-tu donc pas te prosterner devant Al-Lât et al-`Uzzâ ? » Et Abû Bakr de s’interroger : « Qui sont-elles ? » On répondit : « Les filles d’Allâh ! » Il s’exclama : « Qui est donc leur mère ? » Par ailleurs, Abû Bakr faisait partie des notables les plus respectés de Quraysh et l’un de ses plus fins connaisseurs en matière de généalogie des tribus arabes.

Commerçant aisé, Abû Bakr se maria durant la période pré-islamique avec Qutaylah Bint `Abd Al-`Uzzâ ; mariage qui donna naissance à Asmâ’ Bint Abî Bakr et `Abd Allâh Ibn Abî Bakr, deux grandes figures de l’islam. Il épousa ensuite Umm Rûmân qui lui donna `Abd Ar-Rahmân et la Mère des Croyants `Â’ishah. Après l’avènement de l’islam, Abû Bakr épousa Asmâ’ Bint `Umays, qui lui donna Muhammad, avant d’épouser Habîbah Bint Zayd Al-Khazrajiyyah qui lui donna Umm Kulthûm.

« Abû Bakr, tu es mon compagnon sur le Bassin et mon compagnon dans la grotte » [8]

L’amitié qui lia Abû Bakr au Prophète ne vit pas le jour au lendemain de la révélation du Message puisqu’elle datait de plus loin. Non seulement leurs nobles caractères les avaient rapprochés, mais aussi leurs voyages ensemble avec les caravanes commerciales partant vers la Syrie eurent un grand effet sur la consolidation de leurs liens d’amitié. Ce fut durant l’un de ces voyages, que la caravane Qurayshite croisa le moine Bahîrâ qui, ayant très tôt aperçu les signes de la prophétie de Muhammad — paix et bénédictions sur lui —, conseilla à son oncle de le garder loin des yeux des Juifs.

L’islam d’Abû Bakr fut le fruit d’un long voyage spirituel à la recherche de la Vérité. En tant que commerçant, il passait une grande part de sa vie à parcourir les déserts de la péninsule arabe fréquentant ainsi ses habitants du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest. Bien qu’étant un fin connaisseur des différentes confessions présentes dans la péninsule, il prêtait une attention particulière aux religions monothéistes. Assis un jour devant la Ka `bah, Ibn Abî As-Salt lui demanda : « Ô quetteur du bien, l’as tu trouvé ? » Abû Bakr répondit : « Non. » Ibn Abî As-Salt dit : « Le Prophète attendu sera issu de parmi nous ou de parmi vous. » N’ayant jamais entendu parler d’un Prophète attendu, Abû Bakr alla s’informer à son sujet auprès de Waraqah Ibn Nawfal. Il dit : « Je me rendis auprès de Waraqah Ibn Nawfal qui scrutait longuement le ciel et poussait souvent des soupirs durant ces méditations. » Waraqah dit : « Oui mon frère, nous sommes les gens du Livre et des sciences, mais ce Prophète sera issu d’une tribu arabe. » Dès le début de la mission prophétique, Abû Bakr fut le premier à croire au Message de Muhammad — paix et bénédictions sur lui — et à apporter son soutien indéfectible à cette cause. À cet égard, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Je n’ai invité personne à embrasser l’islam sans qu’il y ait en lui du recul, de la réflexion et de l’hésitation, sauf Abû Bakr Ibn Abî Quhâfah. Il n’a pas attendu un instant lorsque je lui en ai parlé et n’a point hésité » [9].

Fut-ce par précipitation ou naïveté ? Laissons la réponse aux événements qui suivirent. Un jour, au début de la révélation, les Polythéistes de Quraysh s’attaquèrent violemment au Prophète sous les yeux de ses Compagnons. Devant cette scène, Abû Bakr se précipita à la défense du Prophète en criant : « Tuez-vous un homme parce qu’il dit : "Mon Seigneur est Allâh." ? » [10] ; ce qui lui valut d’être encerclé et cruellement frappé. Une fois secouru, mais grièvement blessé et son corps tuméfié, Abû Bakr perdit conscience durant le reste de la journée si bien que sa tribu crut qu’il allait certainement y rester. Mais aussitôt éveillé, il mit de côté les peines et les douleurs dont il souffrait et demanda : « Qu’a t-on fait au Messager d’Allâh ? » Malgré les assurances que sa mère ainsi que Fâtimah Bint Al-Khattâb lui donnèrent que le Prophète était sain et sauf, Abû Bakr insista à s’en assurer lui-même. La nuit tombée, on emmena Abû Bakr chez le Prophète qui, très ému et attristé par ce qui avait touché son Compagnon, se mit à invoquer Dieu pour lui. Mais, aux yeux d’Abû Bakr, même la tristesse ne devait avoir aucune place dans le cœur du Prophète. En guise de consolation pour le Messager d’Allâh, Abû Bakr lui dit : « Je sacrifierais pour toi mes père et mère, ô Messager d’Allâh ! Rien de mal ne m’a touché sauf ces quelques blessures sur mon visage. »

La conversion d’Abû Bakr renforça considérablement les fondements de la nouvelle religion. Sa forte adhésion au Message de l’islam le poussa à défendre, non seulement le Prophète, mais aussi les opprimés et les persécutés parmi les nouveaux musulmans. Ainsi, racheta-t-il sur ses propres deniers la liberté de sept esclaves convertis à l’islam, dont Bilâl Ibn Rabâh et `Âmir Ibn Fuhayrah, afin de les sauver de la ferrule de leurs maîtres. Il eut également le mérite d’être à l’origine de la conversion de cinq Compagnons auxquels Allâh promit le Paradis : `Uthmân Ibn `Affân, `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf, Talhah Ibn `Ubayd Allâh, Sa`d Ibn Abî Waqqâs et Az-Zubayr Ibn Al-`Awwâm.

La compagnie du Prophète — paix et bénédictions sur lui — lui était meilleure que la terre et ce qu’elle renfermait comme trésors et représentait pour lui un honneur inestimable. Quand Allâh ordonna à son Prophète d’émigrer vers Médine, Abû Bakr le supplia : « La compagnie, la compagnie, ô Messager d’Allâh ! » Et le Prophète de répondre : « La compagnie, Abû Bakr ! » Il s’agissait d’un voyage risqué et semé d’embûches, mais Dame `Â’ishah dit à cet égard : « Je n’ai jamais vu quelqu’un pleurer de joie comme Abû Bakr ce jour-là. »

Arrivés à la grotte de Thawr, les deux compagnons décidèrent de s’y reposer avant de reprendre leur chemin vers Médine. Abû Bakr demanda au Prophète d’attendre à l’extérieur jusqu’à ce qu’il inspecte la grotte et s’assure qu’aucun danger ne s’y présentait. Trouvant plusieurs cavités susceptibles d’abriter des serpents ou des scorpions, Abû Bakr passa son doigt à l’intérieur de chacune d’entre elles pour s’assurer qu’elle ne contenait rien de nuisible. Il enleva ensuite son manteau, le déchira en morceau et se mit à boucher les trous de la grotte avant d’inviter le Prophète à rentrer. La nuit tombée, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — se coucha auprès d’Abû Bakr qui bouchait de son pied un trou qu’il venait de découvrir. Piqué par un scorpion caché dans ce trou, Abû Bakr étouffa sa douleur afin de ne pas déranger le Prophète, mais ne put empêcher ses larmes de couler. Ce ne fut que quand une larme tomba sur les joues du Prophète, qu’il se réveilla et vit son compagnon en larmes. Préoccupé, le Messager d’Allâh lui demanda : « Qu’as-tu Abû Bakr ! » Il répondit : « Ce n’est qu’une piqûre, ô Messager d’Allâh, pour toi je sacrifierais mes père et mère. » Par le toucher de sa salive bénie, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — soigna son Compagnon de la piqûre du scorpion... [11]

De nouveau sur leur chemin, Abû Bakr gardait la route du Prophète — paix et bénédictions sur lui —. Il marchait tantôt devant lui, tantôt derrière, tantôt à sa droite et tantôt à sa gauche. Remarquant cela, le Messager d’Allâh lui dit : « M’aimes-tu Abû Bakr ? » Abû Bakr répondit : « Oui, ô Messager d’Allâh. » Le Prophète lui demanda : « Es-tu prêt à mourir pour moi ? » Le Véridique répondit : « Oui, car si je meurs, je ne suis qu’un homme ; mais si tu meurs, tu représentes toute cette religion. »
Abû Bakr et le Coran... un lien particulier

Dans la cour de sa maison à La Mecque, Abû Bakr prit l’habitude de réciter sereinement le Coran laissant ses larmes exprimer la Vérité qu’avait reconnue son cœur. Inquiets par l’intérêt manifesté par ses voisins à l’égard du nouveau Livre, les Polythéistes de Quraysh le menacèrent de représailles si cette habitude devait durer. Cependant, Abû Bakr refusa de se plier à leurs menaces sacrifiant même la protection que lui procurait Ibn Ad-Dughunnah contre les ennuis de Quraysh. Il dit à ce dernier : « Je ne le fais que dans ma propre demeure et je cherche refuge auprès du Très Glorieux et du Très Noble. »

Connu pour sa forte émotion vis-à-vis du Coran, Abû Bakr ne pouvait s’empêcher pendant sa récitation de verser de chaudes larmes. On rapporta que la sourate qui le faisait le plus pleurer était la sourate intitulée Az-Zalzalah (la secousse) : « Quand la terre tremblera d’un violent tremblement * et que la terre fera sortir ses fardeaux * et que l’homme dira : "Qu’a-t-elle ?" * Ce jour-là, elle contera son histoire * selon ce que ton Seigneur lui aura révélé * Ce jour-là, le gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres * Quiconque fait du bien fut-ce du poids d’un atome, le verra * et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra » [12].

Mais quelle opinion avait cet homme de lui-même, celui dont Dame `Â’ishah dit : « Ô Messager d’Allâh, Abû Bakr est un homme larmoyant. Quand il dirige la prière, il pleure et les gens risquent de ne rien entendre. » [13] ? Lorsqu’une délégation venue du Yémen entendit le Coran et en pleura, Abû Bakr les contempla et dit : « Nous étions comme vous avant que nos cœurs durcissent. » Ressentant de la pitié pour lui-même, il pleura ainsi que ses compagnons.

Par ailleurs, Abû Bakr fut à plusieurs reprises évoqué dans le Coran, par exemple dans le verset révélé au sujet de l’hégire : « Si vous ne lui portez pas secours, Dieu l’assista quand, banni par les dénégateurs avec un seul compagnon, tous deux se trouvaient dans la grotte. Lors il dit à son compagnon : "Ne sois pas triste : Dieu est avec nous". Et Dieu fit descendre sur lui Sa sérénité, le conforta d’armées invisibles à vos yeux, et mit à bas la parole des dénégateurs, alors que la Parole de Dieu fut la plus haute. Dieu est Tout-Puissant et Sage. » [14]. Abû Bakr est également désigné dans le verset : « Celui qui vient avec la Vérité et celui qui la confirme » [15].

Il est celui dont l’élan de générosité amena à dépenser toute sa fortune dans le sentier d’Allâh. S’il possédait avant l’Hégire prés de 40 000 dirhams, dix ans plus tard à Médine, il n’avait plus que 5 000 dirhams pour toute fortune ! Le Coran dit à son sujet : « Alors qu’en sera écarté (le Feu) le pieux * qui donne ses biens pour se purifier * et auprès de lui, personne ne profite d’un bienfait intéressé * mais seulement pour la recherche de La Face de son Seigneur le Très-Haut * Et certes, il sera bientôt satisfait ! » [16]. Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit également à cet égard : « Aucun argent ne me fut plus utile que celui d’Abû Bakr » [17].

Un autre verset fut révélé au sujet d’Abû Bakr lorsque, à la suite de l’événement d’Al-Ifk [18], il suspendit son assistance financière à Mistah Ibn Uthâthah qui avait contribué à faire circuler des rumeurs contre Dame `Â’ishah. Allâh révéla alors le verset : « Et que les détenteurs de richesse et d’aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire don aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier d’Allâh. Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous donc pas qu’Allâh vous pardonne ? Et Allâh est Pardonneur et Miséricordieux ! » [19].

« J’aurais souhaité être un poil sur la poitrine d’Abû Bakr » [/`Umar Ibn Al-Khattâb/]

Personne ne doute ni du rang dont jouissaient Abû Bakr et `Umar dans l’islam ni de l’amour que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — leur réservait. Mais parce que rien ne satisfait les âmes passionnées sauf l’agrément de leur Créateur et que « ceux qui le convoitent (le Paradis) de rentrer en compétition (pour l’acquérir) » [20], Abû Bakr et `Umar ne cessaient de se concurrencer dans le domaine de la bienfaisance.

Un jour, alors que le Prophète et les Compagnons venaient d’accomplir la prière de l’Aube, le Messager d’Allâh se tourna vers eux et demanda : « Qui parmi vous jeûne aujourd’hui ? » Personne ne répondit par l’affirmative excepté Abû Bakr. Le Prophète demanda : « Qui parmi vous a rendu visite à un frère malade aujourd’hui ? » `Umar répondit : « Ô Messager d’Allâh, nous venons à peine de finir la prière de l’aube. Comment peut-on l’avoir fait ? » Abû Bakr répondit avec humilité : « Moi, ô Messager d’Allâh. J’ai appris que `Abd Ar-Rahmân Ibn `Awf était malade et je me suis rendu chez lui avant de venir à la mosquée. » Le Prophète demanda : « Qui parmi vous a versé une aumône aujourd’hui ? » `Umar répondit : « Ô Messager d’Allâh, nous venons tout juste d’accomplir la prière et n’avons pas encore quitté nos places. Où pourrions-nous avoir croisé un pauvre pour l’aider ? » Abû Bakr répondit : « Sur mon chemin vers la mosquée, j’ai croisé un besogneux. Trouvant un morceau de pain dans les mains de mon petit-fils, je le lui ai donné. » Le Prophète dit : « Abû Bakr, le Paradis t’est annoncé comme bonne nouvelle. » `Umar dit :« Abû Bakr, je n’arriverai jamais à te devancer ! »

Une situation similaire eut lieu lors de la bataille de Tabûk quand le Prophète — paix et bénédictions sur lui — appela les musulmans à contribuer généreusement au financement de l’armée. `Umar conserva la moitié de sa fortune et offrit la seconde moitié au Prophète. Le Messager d’Allâh lui demanda : « Qu’as-tu laissé à ta famille ? » `Umar répondit : « La moitié de ma fortune. » Le Prophète lui dit : « Tu as bien fait. » Abû Bakr, quant à lui, ne garda que ses actifs immobiles et offrit l’intégralité de sa fortune au Prophète. Lorsque le Messager d’Allâh l’interrogea sur ce qu’il avait laissé à sa famille, Abû Bakr répondit : « Je leur ai laissé Allâh et Son Messager. » `Umar dit alors : « Par Allâh, dorénavant, je ne te devancerai jamais Abû Bakr ! »

Bien que le Paradis lui ait été promis, Abû Bakr cherchait en permanence à s’approvisionner pour sa vie dans l’au-delà par l’accomplissement d’œuvres surérogatoires. Un jour, décrivant le jour de la résurrection, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — dit : « Chaque croyant sera appelé à rentrer au Paradis par l’une de ses portes. Quiconque appartient aux gens de la prière sera appelé par la porte de la prière. Quiconque appartient aux gens du jeûne sera appelé par la porte du jeûne. Quiconque appartient aux gens de l’aumône sera appelé par la porte de l’aumône. Quiconque appartient aux gens du jihâd sera appelé par la porte du jihâd. » Abû Bakr demanda alors s’il était possible que l’on soit appelé à rentrer par toutes ses portes. Le Prophète répondit : « Oui, Abû Bakr, et je souhaite que ce soit ton cas. »
Abû Bakr et les derniers jours du Prophète

Les âmes transparentes et purifiées apprennent, par la grace divine, ce qui pour d’autres serait caché ; les cœurs raffinés comprennent les sens implicites que les paroles du Prophète — paix et bénédictions sur lui — peuvent porter. C’est ainsi que durant le Pèlerinage d’Adieu, quand le Prophète récita le verset : « Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous » [21], tous les Compagnons se réjouirent alors qu’Abû Bakr fut le seul à pleurer. Il expliqua : « C’est l’annonce de la mort du Messager d’Allâh ! »

islamophile.org

suite ci dessous
« Dernière édition: Juillet 14, 2010, 11:51:05 par Zahiya » Journalisée
fathéma
Invité
« Répondre #4 le: Juillet 14, 2010, 13:26:27 »
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 bismillah



 MachAllah MachAllah Soubhan' Allah  baraka ma soeur Safa pour ce partage Magnefique MachAllah


qu'Allah SWT t'en récompense  amine InchAllah

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
Ismaelmuslim
Invité
« Répondre #5 le: Juillet 15, 2010, 17:47:17 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 MachAllah

 Soubhan' Allah


 baraka2

 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
Musc_88
Invité
« Répondre #6 le: Janvier 31, 2014, 10:01:52 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 Allahou Akbar Allahou Akbar Allahou Akbar Allahou Akbar baraka2


 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
Journalisée
   

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