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Auteur Fil de discussion: La femme : Ses devoirs en tant qu'épouse  (Lu 2131 fois)
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convertie38
Invité
« le: Mars 30, 2009, 20:12:16 »
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                                           Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah

 SES DEVOIRS EN TANT QU'EPOUSE

  La vie conjugale que prône l'islam est empreinte
  de sérénité, de tendresse et d'attachement mutuel, car plus la
  famille est solide, plus la communauté est unie et forte.
  En effet, la famille est le support essentiel sur lequel on peut bâtir
  une société forte et équilibrée. C'est sous cet angle qu'on peut  
  considérer l'intérêt accordé par l'islam à la famille et a place de choix
  que celle-ci occupe dans la société islamique. Pour citer l'exemple
  du mariage qui est l'un des premiers jalons pour bâtir une famille,
  celui-ci à un but très noble et très élevé aux yeux de l'islam. Il
  permet aux époux de trouver la tranquillité, l'affection et la bonté,
  de perpétuer la vie, et de se préserver des tentations sexuelles
  illicites. Dieu, le Très-Haut, dit :


    "Et parmi Ses signes, Il a créé de vous,
  pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité
  avec elles et il a mis entre vous de l'affection et de la bonté.
  Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent."
  Coran 30/21

    "C'est Lui qui vous a créés d'un seul être dont Il a tiré
  son épouse, pour qu'il trouve de la tranquillité auprès d'elle[...]"
  Coran 7/189


  Ibn Kathîr écrit, à propos de ce verset :
  "C'est à dire qu'il fit naître entre eux une intimité et une
  compagnie car il n'y a pas de plus grande intimité entre deux
  âmes que celle qui existe entre deux époux." (Ibn Kathîr,
  Commentaire du Coran, p.274, Tome 6)

    Dans un autre verset, le Coran nous donne une belle
  description de cette intimité dans son sens humain le
  plus noble :


    "[...] Elles sont un vêtement
  pour vous et vous êtes un vêtement pour elles [...]"
  Coran 2/187


    Ce verset décrit les époux comme
  étant un vêtement l'un pour l'autre. Or, le vêtement,
  comme chacun le sait, est le tissu que met sur lui l'
  être humain par pudeur et pour se protéger. Le vêtement
  est ainsi l'élément le plus proche de la peau de l'être
  humain. C'est pour cela que le Coran symbolise la
  relation entre les deux époux, par l'exemple du
  vêtement car celle-ci, selon le Coran, doit avoir la
  même signification et le même rôle que le vêtement
  sur le corps. C'est à dire que les deux époux doivent
  être liés par leur coeur et leur âme ; que chacun d'
  eux doit être pour l'autre un habit le protégeant des
  aléas pouvant nuire à leur honneur et à leur intimité.

    C'est là le plus haut degré de l'amour et de la tendresse.
  Cependant, pour que cette harmonie dans le couple
  puisse se réaliser, Dieu a imposé des devoirs à chacun
  d'eux, et leur a accordé des droits en contrepartie. Les
  droits doivent aller de pair avec les devoirs pour que les
  deux puissent vivre en harmonie.


  Le devoir d'obéir à l'époux dans
ce qui est convenable


  Dieu, le Très-Haut dit :

    "[...] Les femmes vertueuses
  sont obéissantes (à leur mari) et protègent ce qui
  doit être protégé, en l'absence de leur époux, avec
  la protection de Dieu [...]" Coran 4/34


  Sayyid Qutb écrit à propos de ce
  verset : "L'obéissance à laquelle il est fait allusion ici
  est celle qui provient de la volonté, du bon vouloir et
  de l'amour et non celle qui est dictée par la force et
  la contrainte. C'est pour cela que le Coran a dit
  "obéissantes" (qânitât) et "non soumises"
  (tâ'i'ât), car c'est le terme qui convient à la
  tranquillité, la tendresse, la protection et l'amour qui
  unissent les deux moitiés d'une seule âme. En outre,
  il est dans la nature de la croyante vertueuse d'être
  fidèle au lien sacré qui la lie à son époux, en l'absence
  de celui-ci ou en sa présence." (Sayyid Qutb, A l'
  ombre du Coran, p. 652, Tome 2)


    Dans ce hadîth rapporté par Nasâ'î que cite Abû
  Hurayra, le Prophète Salla-llah allahi wa salam dit ce qui suit à quelqu'un
  qui l'interrogeait sur la meilleure des femmes : "La
  meilleure des épouses est celle qui réjouit son époux
  lorsqu'il la regarde, lui obéit lorsqu'il lui demande une
  chose et ne fait pas de sa personne ou de ses biens
  des choses qu'il abhorre."
(Nasâ'î, Sunan,
  p. 68, Tome 6)

    C'est le Prophète Salla-llah allahi wa salam qui dit : "Il n'y a pas d'
  obéissance due pour les choses qui suscitent le
  courroux de Dieu. L'obéissance n'est valable que pour
  les choses convenables."
(Nawawî, Sharh Sahîh
  Muslim,
p. 227, Tome 12)

    L'imam Ibn Hajar Al 'Asqalânî écrit : "L'obéissance
  de la femme à son époux ne doit pas sortir des limites
  de ce qui est licite ; si celui-ci l'invite à faire ce qui est
  illicite, elle n'a pas à lui obéir." (Ibn Hajar, Fath Al Bârî,
  p. 304, Tome 9)

    Parmi ses devoirs, elle doit aussi préserver ses biens
  et en prendre le plus grand soin. D'après Ibn 'Umar Radhi Allah 'Anhou,
  le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit : "Chacun d'entre vous est un
  berger responsable de son troupeau. Le chef de la  
  communauté musulmane (imam) est un berger et il lui
  sera demandé des comptes de son troupeau ; l'homme
  est le berger des siens et il est responsable de son 
  troupeau ; la femme est une bergère dans son foyer et
  elle est responsable de son troupeau ; le serviteur est
  un berger responsable du bien de son maître et
  responsable de son troupeau."
(Ibn Hajar, Fath
  Al Bârî,
p. 299, Tome 9)

    A la lumière de ce hadîth, la femme est responsable
  de l'éducation de ses enfants, de la tenue de son
  foyer, en bref, de tout ce que contient la maison. Elle
  doit être à la hauteur de sa responsabilité et y apporter
  toute l'attention requise. Quant à l'obéissance de la
  femme à l'égard de son époux, elle découle de la faveur
  de l'autorité familiale (qiwâma) que Dieu a accordée
  à l'homme. Dieu, le Très-Haut, dit :


    "Les hommes ont autorité
  (quawwâmûn) sur les femmes, en raison des faveurs
  que Dieu leur accorde sur elles, et aussi à cause des
  dépenses qu'ils font de leurs biens [...]" Coran 4/34


    L'autorité veut dire ici le pouvoir
  sur la famille, c'est à dire que l'homme est le chef
  de la famille. Etymologiquement, le verbe qâma
  (de qiwâma)
veut dire s'occuper de quelque chose
  et en prendre soin. En d'autres termes, l'homme doit
  prendre soin de son épouse et satisfaire tous ses
  besoins en matière de nourriture, d'habillement et
  de logement. C'est lui qui doit prendre en charge les
  besoins de sa famille et lui assurer la protection
  nécessaire. Il y a lieu de signaler, cependant, que
  la fonction de chef de famille attribuée à l'homme ne
  veut nullement dire dictature ou contrainte imposée
  par celui-ci. Bien au contraire, celle-ci doit être basée
  sur la concertation et l'égalité.

    Sayyid Qutb écrit à ce propos : "Dieu a créé les êtres
  humains, hommes et femmes, afin qu'ils fassent prospérer,
  dans la communion et l'harmonie, la vie sur terre. Il a
  confié, à cet égard, à chacun d'eux, une fonction qui
  convient à sa nature. A la femme, il a confié, entre
  autres fonctions, celle de porter dans son ventre les
  enfants, de les mettre au monde, de les allaiter et de
  les éduquer pour en faire des hommes et des femmes
  responsables. C'est là une fonction immense et
  décisive en même temps, qui nécessite des aptitudes
  physiologiques, psychiques et intellectuelles
  considérables. Il est donc juste que l'homme assure
  à la femme tout ce dont elle a besoin sur le plan
  matériel et affectif afin qu'elle puisse se consacrer
  à sa fonction primordiale." (Sayyid Qutb, A l'ombre
  du Coran,
p. 650, Tome 2)

    La femme occidentale souffre aujourd'hui de l'absence
  de l'homme capable de remplir cette mission et de lui
  assurer la protection et la quiétude. Or, la femme, en
  général, ne trouve le bonheur et la sérénité qu'en vivant
  sous la protection d'un homme qui exerce avec
  conscience son rôle de chef de famille afin qu'elle vive
  en paix et jouisse de la protection et de la sollicitude
  de son époux. Malheureusement, beaucoup de musulmans
  et musulmanes ont mal assimilé le véritable sens de
  l'autorité. Les hommes abusent souvent de cette faveur
  et la détournent. Il était donc de mon devoir de montrer
  les bases sur lesquelles est bâtie la famille musulmane afin
  que le terme d'autorité soit compris comme l'a voulu Dieu
  et que les femmes musulmanes acceptent de plein gré l'
  autorité des hommes et puissent remplir leurs devoirs
  avec amour, satisfaction et sollicitude.


  1- La condition d'égalité

    Lorsque Dieu a imposé des devoirs
  à l'homme et à la femme, Il leur a accordé des droits en
  contrepartie, afin que chacun d'eux ressent en lui-même
  l'équité et la justice et qu'il puisse vivre dans le bonheur
  et l'harmonie. Dieu a réuni les obligations et droits des
  deux sexes dans sa sublime parole :


    "[...] Quant à elles, elles ont
  des droits équivalents à leurs obligations, conformément
  à la bienséance [...]" Coran 2/228


    L'imam Al Qurtubî explique ce verset
  comme suit : "C'est à dire que les femmes ont les mêmes
  droits sur les hommes que ceux-ci sur elles. C'est dans
  cette optique qu'Ibn 'Abbas dit : "Je me fais beau pour
  ma femme comme elle se fait belle pour moi. Je ne veux
  pas, cependant, réclamer tous les droits que j'ai sur elle
  afin qu'elle n'exige pas les droits qu'elle a sur moi car
  Dieu, le Très-Haut dit :


    "...Quant à elles, elles ont des
  droits équivalents à leurs obligations comme le veut la
  bienséance..."
  (Al Qurtubî,
  Commentaire du Coran, p. 123, Tome 3). Dans
  cet ordre d'idées, M. Darwaza écrit : "Le sens de ce
  verset est que tout ce que l'homme exige de sa femme
  d'obéissance, de fidélité, de loyauté, de chasteté, de
  bonne compagnie, de bon comportement, de tendresse
  et de respect, de confiance et de générosité, de
  bienveillance et d'agrément, de préservation des
  intérêts et de disponibilité et de tout ce qu'il ne veut
  pas voir en elle de morosité, de véhémence, de
  grossièreté, de perversité, de nuisance, d'étroitesse
  d'esprit, de mauvais comportement, de malfaisance,
  d'orgueil, d'arrogance, etc. Tout cela, la femme est en
  droit de l'exiger de son époux." (M. Darwaza, La femme
  dans le Coran et la Sunna,
p. 30)

    C'est là le principe général de l'égalité. Ensuite, vint la
  parole du Très-Haut :


    "Mais les hommes ont cependant
  une prédominance sur elles." Coran 4/34


    Ce verset peut prêter à équivoque
  en donnant l'impression qu'il y a une distinction entre
  les droits des hommes et ceux des femmes, ce qui n'est
  pas le cas du tout, auquel cas il y aurait une contradiction
  avec le verset précédent :

"Quant à elles, elles ont des droits
  équivalents à leurs obligations comme le veut la
  bienséance." Coran 2/228

  Ainsi, la seule explication possible - et Dieu est le plus
  Savant - est que le degré de prédominance accordé
  aux hommes est celui de l'autorité (qiwâma),
  comme je l'ai démontré plus haut.


    2- La condition de concertation

    La vie entre les deux époux doit
  être bâtie  sur les fondements de la shûrâ, c'est
  à dire la concertation. Il ne doit y avoir ni contrainte,
  ni oppression, mais comme dit Dieu, en décrivant les
  croyants :


    "Qui répondent à l'appel de
  leur Seigneur, accomplissent la prière, se consultent
  entre eux à propos des affaires, dépensent de ce que
  nous leur attribuons." Coran 42/38


    Le Coran nous montre que tout
  accord engageant les deux époux dans n'importe
  quel domaine doit se conclure après une consultation
  préalable. Dieu, le Très-Haut, dit :


    "[...] Et si, après s'être
  consultés, tous deux tombent d'accord pour décider
  le sevrage, nul grief à leur faire [...]" Coran 2/233


    Ce verset a trait à la situation
  de la femme divorcée et à l'allaitement de ses enfants.
  Si tel est donc le droit de la femme divorcée à la
  concentration et à l'accord mutuel, qu'en est-il alors
  de la femme vivant avec son époux et administrant
  les affaires de son foyer ?


    3- La condition du bon comportement

    Le Coran a décrit les relations entre
  les deux époux comme devant être empreintes de
  convivialité et de bon sens, car le principe général en
  islam est que toutes les relations et transactions doivent
  se dérouler dans un esprit noble et convenable. Cette
  recommandation revient souvent dans le Coran.

    Dieu, le Très-Haut, dit :


    "[...] Et concertez-vous de façon
  convenable [...]" Coran 65/6


    Ibn Kathîr écrit à ce sujet : "C'est à
  dire que vos affaires soient réglées entre vous de façon
  convenable, sans causer de torts ou de dommages pour
  aucun de vous deux." (Ibn Kathîr, Commentaire du
  Coran,
p. 373, Tome 4)
  Dieu le Très-Haut, dit :


    "[...] Et comportez-vous
  convenablement envers elles [...]" Coran 4/19


    Ibn Kathîr explique ainsi ce verset :
  "C'est à dire soyez polis et agréables avec elles par
  votre comportement, de même que vous voulez qu'
  elles le soient avec vous." (Ibn Kathîr, Commentaire
  du Coran,
p. 466, Tome 1) Le convenable
  (ma'rûf) est "tout ce qui se rapporte à la générosité,
  à la sincérité et à la bonne entente avec un proche ou non.
  C'est un terme qui s'applique à tout acte que la religion
  et la raison jugent bon." (A. Rida, Le Dictionnaire de la
  Langue,
p. 79, Tome 4)

    Si la vie conjugale se base sur ces trois principes et si 
  l'autorité est confiée à l'homme en vertu de la répartition
  des fonctions au sein de la famille, nul doute que celle-
  ci connaîtra la stabilité et la joie.


    La suite arrive... Cheesy

                                         Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh





« Dernière édition: Mars 30, 2009, 22:57:46 par Zahiya » Journalisée
convertie38
Invité
« Répondre #1 le: Mars 30, 2009, 21:23:04 »
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                                           Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah

        voici la suite  Wink

  B/ Le devoir de satisfaire les besoins
  sexuels


    Cela signifie qu'elle doit répondre à celui-
  ci lorsqu'il l'invite dans son lit, sans lassitude ni ennui, car il
  ne lui est pas permis de refuser les avances de son époux,
  sauf en cas de force majeure ou d'empêchement légal. Dans
  un hadîth rapporté par Al Bukhârî que cite Abû Hurayra, le
  Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit : "Les Anges maudissent jusqu'au
  matin la femme qui passe la nuit en abandonnant la couche
  de son époux."
(Ibn Hajar, Fath Al Bârî, p. 294,
  Tome 9)

    Ibn Hajar Al 'Asqalânî écrit ce qui suit, à propos de ce
  hadîth : "Si le refus de la femme n'est pas motivé par une
  raison valable, il n'est pas accepté." Ibn Abî Djamra dit
  que la couche indique les relations sexuelles conjugales.
  Ce hadîth, dit-il, est un conseil donné à la femme afin
  qu'elle veille à satisfaire son époux." Dans un autre
  hadîth, le Prophète dit : "Il n'est pas permis à une
  femme de jeûner tant que son époux est présent, sauf
  avec sa permission."
(Al Bukhârî, Al Jâmi' Sahîh,
  p. 150, Tome 6)

    Ibn Hajar 'Asqalânî écrit : "Sauf sa permission", cela
  concerne les jours autres que le Ramadan (jeûne légal
  obligatoire). (Ibn Hajar, Fath Al Bârî, P. 395, Tome 9)

    Toutefois, la législation islamique n'a pas négligé le droit
  de la femme à satisfaire, elle aussi, ses besoins sexuels,
  en vertu du principe d'égalité. Dans un hadîth cité par
  'Abdallah Ibn 'Umar, ce dernier rapporte que le
  Prophète Salla-llah allahi wa salam lui a dit : "O 'Abdallah ! J'ai entendu
  dire que tu jeûnes le jour et que tu passes la nuit en
  prières."
J'ai répondu : "Oui ! O Envoyé de Dieu" ; il
  me dit : "Ne fais plus ceci, mais jeûne et mange,
  veille la nuit et dors, car ton corps a un droit sur toi,
  tes yeux ont un droit sur toi, et ton épouse a un droit
  sur toi."
(Al Bukhârî, Al Jâmi' Sahîh, p. 153,
  Tome 6)

    Dans son commentaire de ce hadîth, Ibn Hajar
  'Asqalânî écrit : "Ibn Battâl estime que le hadîth en
  question est une réplique au hadîth cité précédemment
  qui invite les femmes à ne pas refuser les avances de
  leurs époux. Dans ce hadîth, le Prophète ordonne aux
  hommes de ne pas se fatiguer dans les actes d'
  adoration, afin de ne pas léser leurs épouses dans leur
  droit à la satisfaction sexuelle et de pouvoir subvenir
  aux besoins matériels du foyer." (Ibn Hajar, Fath
  Al Bârî,
p. 399, Tome 9)
    C'est ainsi que le Prophète Salla-llah allahi wa salam interdit à 'Abdallah
  d'épuiser ses forces afin de pouvoir accorder ses droits
  à son épouse. Ceci atteste de l'équité de la législation
  islamique.

    Dans un hadîth, l'Envoyé de Dieu dit : "Chaque
  fois que vous faites oeuvre de chair, vous faites une
  aumône."
Les compagnons qui étaient avec lui s'
  écrièrent : "Comment chacun de nous satisferait ses
  appétits sexuels et mériterait par-là une rétribution ?"
  Il répondit alors : "Voyons, celui qui assouvit ses
  appétits de façon illicite ne se charge-t-il pas d'un
  péché ? De même, celui qui les satisfait de façon
  licite obtient une rétribution."
(Nawawî,
  Sharh Sahîh Muslim, p.43, Tome 3)


  C/ Le devoir de préserver le foyer

    Il est du devoir de son épouse
  de tenir compte de ses sentiments en n'ouvrant pas
  la porte de son foyer à ceux qu'il n'aime pas voir chez
  lui. L'Apôtre de Dieu a dit ce qui suit, selon un hadîth
  cité par 'Amru Ibn Ahwas : "Vous avez un droit sur
  vos femmes de même qu'elles ont un droit sur vous.
  Votre droit sur elles est qu'elles ne laissent pas les
  gens que vous n'aimez pas fouler le sol de votre
  maison et qu'elles ne les invitent pas. Quant à leur
  droit sur vous, c'est que vous soyez bons envers
  elles, que vous leur assuriez la nourriture et l' 
  habillement."
(Tirmidhî, Sunan, p. 458,
  Tome 3)

    L'imam Nawawî écrit à ce sujet : "Le sens de
  ce hadîth est que la femme ne doit pas permettre
  à ceux que son époux ne veut pas voir chez lui d'
  entrer dans sa maison, que ce soit un homme ou
  une femme étranger(e) à la famille ou des proches
  de l'épouse. L'interdiction concerne tous les cas.
  La femme ne doit laisser entrer chez elle que ceux
  dont elle sait que la visite ne peut contrarier son
  époux. En effet, la règle veut que personne ne puisse
  entrer dans la maison d'autrui sans la permission du
  propriétaire." (Nawawî, Sharh Sahîh Muslim,
  p. 184, Tome Cool


  D/ Le devoir d'avoir une tenue soignée

    Ce devoir est l'un des plus importants
  dans la vie conjugale, à tel point que le messager de Dieu
  a dit : "La meilleure des femmes est celle qui, lorsque
  tu la regardes, te réjouit, lorsque tu lui demandes une
  chose, t'obéit et ne fait rien qui puisse te courroucer."

  (Nasâ'î, Sunan, p. 86, Tome 6) Ce qui nous
  intéresse dans ce hadîth, c'est la phrase "lorsque tu la
  regardes, elle te réjouit", c'est à dire que sa mine soignée,
  son visage épanoui et son sourire quotidien réjouissent
  son époux et font entrer la joie dans son coeur.

    Ces qualités réjouissent l'époux et renforcent les liens
  qui l'unissent à son épouse car la nature humaine aime,
  par essence, ce qui est beau et exhale une bonne odeur,
  comme elle abhorre ce qui est laid et exhale une mauvaise
  odeur. Or, l'être humain, du fait des efforts et de la fatigue
  auxquels il est confronté tous les jours, est exposé à la
  sueur et à la poussière qui, en s'accumulant, dégagent une
  mauvaise odeur. C'est pour cela que l'islam accorde une telle
  importance à la propreté. La toilette du corps est très
  recommandée en islam, en plus des ablutions que chacun
  doit faire cinq fois par jour. La Sunna du Prophète Salla-llah allahi wa salam
  recèle beaucoup de hadîths où il est question de propreté
  et d'ordre dans les affaires. C'est ainsi que le Messager de
  Dieu n'oubliait pas d'instruire les femmes à ce sujet et
  allait jusqu'à les aider à se montrer d'une façon convenable
  devant leur époux. Dans cette optique, on rapporte que lors
  du retour des expéditions, il demanda à ses Compagnons de
  rester hors de la ville jusqu'à ce que leurs épouses, informées
  de leur arrivée, pussent se préparer pour les accueillir.

    Dans ce hadîth, cité par Jâbir Ibn 'Abdallah, ce dernier
  dit : "Nous revenions avec le Prophète Salla-llah allahi wa salam d'une
  expédition. Lorsque arrivés devant Médine, il nous
  ordonna de nous arrêter jusqu'à la tombée de la nuit
  afin que celles de nos femmes qui n'étaient pas coiffées
  pussent le faire et que celles qui voulaient s'épiler pussent
  également le faire." (Nawawî, Sahîh Muslim, p. 161
  Tome 6)

    Le Messager de Dieu veillait aussi à ce que la femme
  fût toujours propre et bien entretenue. Il lui apprenait
  à se laver et à se purifier des menstrues. A la femme
  qui lui demandait la façon de se purifier de ses
  menstrues, il répondit : "Prenez un morceau d'étoffe
  enduit de musc et purifiez-vous."
(Nawawî, Sharh
  Sahîh Muslim,
p. 16 Tome 4)

    D'après Abû Dharr, le Prophète Salla-llah allahi wa salam lui a dit :
  "Ne sous-estime pas les choses convenables, si petites
  soient-elles, comme le fait de rencontrer ton frère avec
  un visage serein."
(Nawawî, Sharh Sahîh Muslim,
  p. 483 Tome 5) Si tel est le cas avec le commun des
  musulmans, qu'en sera-t-il alors avec l'époux ?


  E/ Le devoir de bien entretenir le foyer

    La morale instituée par la législation
  islamique exige des deux époux qu'ils s'entraident dans
  tout ce qui concerne les affaires de leur ménage. Si l'
  homme s'occupe des dépenses de la famille en nourriture,
  habillement, et autres, la femme doit participer avec lui
  dans la gestion du foyer. Celle-ci résulte des usages et
  coutumes ainsi que de l'accord mutuel des époux. La
  plupart des ulémas disent, en effet, que l'homme n'a
  pas à contraindre son épouse à travailler dans le foyer.
  De même, ajoutent-ils, il n'a pas le droit de renvoyer
  les domestiques qui travaillent chez elle, mais se doit
  de les payer selon ses moyens.

    L'imam Shafi'î et les ulémas de Kûfa estiment que l'
  époux doit donner un salaire à son épouse et à son
  domestique. (Ibn Hajar, Fath Al Bârî, p. 507,
  Tome 9)

    Dans les hadîths authentiques relatifs au travail
  de la femme dans le foyer, il est dit, en substance,
  que l'épouse accomplit ses tâches ménagères de
  plein gré et sans aucune contrainte en participant
  à la gestion du foyer et en aidant son époux qui
  ne peut pas lui offrir un domestique par manque
  de moyens. L'exemple nous est donné par Fâtima,
  la fille du Prophète Salla-llah allahi wa salam qui aidait son époux dans
  la gestion du foyer et faisait seule tous les travaux
  ménagers à tel point que cela lui causa de sérieux
  ennuis de santé. Al Bukhârî rapporte que "Fâtima
  vint trouver le Prophète Salla-llah allahi wa salam pour se plaindre
  des meurtrissures causées à ses mains par l'usage
  quotidien de la meule." Une autre version veut que
  Fâtima vint chez son père et lui demanda de lui 
  trouver un domestique. Ce dernier lui répondit :
  "Veux-tu que je t'apprenne ce qui te sera plus
  utile que cela ? Dis, avant de dormir, trente-trois
  fois "Louange à Dieu", trente-trois fois "Gloire à
  Dieu" et trente-trois fois "Dieu est grand".

  (Ibn Hajar, Fath Al Bârî, p. 507, Tome 9)

    Lorsque Fâtima vint se plaindre auprès de son
  père des souffrances que les travaux ménagers
  lui occasionnaient, le Messager de Dieu n'alla
  pas demander à son époux et cousin Ali Ibn Abî
  Tâlib de lui trouver un domestique ou de payer
  quelqu'un pour aider son épouse. Non, le
  Prophète Salla-llah allahi wa salam connaissait les moyens modestes
  de son gendre et cousin. S'il avait pensé que celui-
  ci pouvait se permettre un domestique, il le lui
  aurait demandé, comme il lui avait ordonné de
  donner une dot à Fâtima, avant la consommation
  du mariage, bien que ceci ne soit pas une
  obligation et que l'épouse puisse la retarder si
  elle veut. Comment peut-il donc lui demander
  ce qui n'est pas une obligation et laisser ce
  qui l'est ? Ibn Battâl rapporte, cependant, de
  certains ulémas, le fait qu'Ali et Fâtima s'
  entendirent, suivant la bonne entente et l'
  amour qui les liaient, sur le partage des
  responsabilités. (Ibn Hajar, Fath Al Bârî,
  p. 507, Tome 9)

    Asmâ', la fille d'Abû Bakr, rapporte pour sa
  part, qu'elle s'occupait des affaires de son foyer
  et aidait son époux à l'intérieur et à l'extérieur
  de la maison. Dans un hadîth rapporté par
  Al Bukhârî, elle dit : "Zubayr m'avait épousée
  alors qu'il ne possédait rien, ni terres, ni
  domestiques, sauf une chamelle et un cheval.
  Je menais le cheval au pâturage et ramenais
  l'eau du puits, de même que je lui faisais coudre
  ses vêtements et pétrir son pain. Je ne savais
  pas bien préparer le pain et certaines voisines
  des Ansâr le faisaient pour moi. C'étaient des
  femmes de bien. Je portais sur la tête des
  charges du lopin de terre que le Prophète Salla-llah allahi wa salam
  avait donné à Zubayr et qui était situé à
  quelques lieues de chez nous, jusqu'à ma maison."
  (Ibn Hajar, Fath Al Bârî, p. 319, Tome 9)

    Asmâ', la noble qurayshite, ne faisait ces
  travaux pénibles que pour aider son époux, eu
  égard à sa pauvreté. N'a-t-elle pas dit : "Il
  ne possédait rien, ni terres, ni domestiques,
  sauf une chamelle et un cheval."


    Fâtima et Asmâ' donnèrent ainsi un bel
  exemple de la bonne compagnie et de la
  compassion qui doivent unir les époux. Leur
  exemple doit inspirer toutes les femmes
  musulmanes dans leurs relations avec leur
  époux. Il semble, par ailleurs, que le Messager
  de Dieu n'ait pas voulu donner de domestique
  à sa fille Fâtima pour que cela ne fût pas
  considéré comme une obligation législative. En
  revanche, comme celui-ci voyait dans la vie
  conjugale une entente et une coopération
  mutuelle, il recommanda à sa fille et à son époux
  de rendre grâce à Dieu et de le louer afin qu'il
  leur donnât la force et la patience pour qu'ils
  pussent assumer leurs devoirs ici-bas.

    Quant à Abû Bakr, on rapporte qu'il envoya
  à sa fille Asmâ' un domestique afin de la soulager
  dans son travail. Il donna ainsi un bel exemple
  de l'aide que peuvent apporter les parents à
  leur fille et à leur gendre lorsque ceux-ci se
  trouvent dans le besoin. En résumé, il est
  préférable pour la femme d'administrer son
  foyer et de gérer ses affaires en toute
  sérénité et de plein gré, que son époux soit
  pauvre ou riche. En contrepartie, celui-ci
  doit être compatissant à son égard et
  compréhensif à l'égard de ses tâches
  ménagères. S'il est riche, il peut lui offrir
  l'aide d'un domestique, mais s'il ne peut pas,
  il doit se contenter d'imiter le Prophète Salla-llah allahi wa salam
  dans son comportement avec ses épouses,
  qu'il aidait dans leurs tâches, par respect et
  considération pour elles. En effet, interrogée
  sur ce que faisait le Prophète Salla-llah allahi wa salam dans sa
  maison, 'Aïsha répondit : "Il partageait avec
  son épouse les tâches ménagères et quand
  il entendait l'appel à la prière, il sortait."
  (Ibn Hajar, Fath Al Bârî, p. 507, Tome 9)


  Sources extraites du livre
  ("Droits et Devoirs de la Femme en Islam") à
  la lumière du Coran et de la Sunna

  www.islam-france.com

                                            Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Mars 30, 2009, 23:15:32 par Zahiya » Journalisée
nessrine
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« Répondre #2 le: Mars 30, 2009, 22:21:00 »
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 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh ma Sourire Mouslima,

Baraka Allahou Fik pour ces quelques rappel qui montrent encore une fois que nous les femmes musulmanes nous avons aussi des droits en plus de nos devoir et que nous sommes loin d'être soumise comme beaucoup le pense. Roll Eyes

PORTE TOI BIEN c'est toujours un plaisir de te lire
Journalisée
convertie38
Invité
« Répondre #3 le: Mars 31, 2009, 18:08:43 »
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Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh ma Sourire Mouslima,

Baraka Allahou Fik pour ces quelques rappel qui montrent encore une fois que nous les femmes musulmanes nous avons aussi des droits en plus de nos devoir et que nous sommes loin d'être soumise comme beaucoup le pense. Roll Eyes

PORTE TOI BIEN c'est toujours un plaisir de te lire


                   bismillah

 Salam Alaykoum

    wa fik baraka allahoû ma chère  Sourire Mouslima nessrine c'est toujours
  un grand plaisir pour moi de partager avec vous  Smiley Wink et oui
  comme tu l'as sagement souligné, je tenais aussi à travers ce
  fils faire montrer à mes  Sourire Mouslima et  Rire Mouslim que effectivement les
  femmes ont aussi des droits tout comme les hommes  Smiley Wink
  qu' allah vous protége et vous préserve et qu'Il fasse
  que vous soyez de bonnes épouses et de bons époux  amine

                                           Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Avril 01, 2009, 10:11:19 par Zahiya » Journalisée
   

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