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Auteur Fil de discussion: Comportement exemplaire de notre bien aimé Prophète Muhammad  (Lu 1725 fois)
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convertie38
Invité
« le: Mars 27, 2009, 16:30:52 »
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                                             Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah

             Comportement exemplaire de Notre
             Bien Aimé Prophète Muhammad Salla-llah allahi wa salam
                 
                             Vers un monde meilleur


Il ressort de ces enseignements
  que l'Islam est venu pour faire accomplir à l'humanité des pas de
  géant vers une vie scintillante de vertus et de règles de
  bienséance. Car, il considère que ces étapes conduisant à ce
  noble but relèvent de la substance de son Message, et estime
  que le non respect de ces règles éloigne de sa Foi. C'est dire
  que la morale n'est pas un luxe dont on peut se passer. Elle
  est plutôt la source de la vie agréée par la religion qui honore
  ceux qui la pratiquent. D'autant plus que l'Islam a recensé les
  vertus et incite ses adeptes à s'attacher à elles une à une.
  D'ailleurs, si nous nous mettions à rassembler les paroles du
  Prophète Salla-llah allahi wa salam sur la conformité aux nobles caractères
  moraux, nous finirions par avoir dans les mains un volume sans
  équivalent du plus grand maître parmi les réformateurs. Mais,
  avant d'entrer dans les détails au sujet de ces vertus et de
  mentionner les traditions rapportées à propos de chacune d'
  elles, nous voulons évoquer une part de son appel vivant en
  faveur des nobles caractères moraux et des qualités sublimes.
    Usâma Ibn Sharîk rapporte ceci : "Pendant que nous étions
  assis auprès du Prophète Salla-llah allahi wa salam en gardant un silence grave,
  des hommes sont venus et lui ont demandé : Quel est le
  serviteur le plus aimé par Dieu Razza wa jal Il a dit : Celui
  qui a le meilleur caractère moral"
(At-Tabarânî).
    Dans une autre version : "Quelle est la meilleure chose
  donnée à l'homme ? Il a dit : Un bon caractère moral"

  (Ibn Hibbân).
    Il a dit également : "L'indécence et l'obscénité n'ont rien
  à voir avec l'Islam. Et le meilleur musulman parmi les hommes
  est celui qui a le meilleur caractère"
(At-Tirmidhî).
    On lui a demandé : "Quel est le croyant dont la Foi est
  la plus parfaite ? et il a dit : "Celui qui a le meilleur caractère"

  (At-Tabarânî).
    'Abdallâh Ibn 'Amr rapporte ceci : "J'ai entendu l'Envoyé de
  Dieu Salla-llah allahi wa salam dire: Voulez-vous que je vous indique qui m'est d'
  entre vous le plus cher, qui sera le plus proche de moi au Jour
  de la Résurrection ? - et il a répété cela deux ou trois fois -
  Les gens présents lui ont dit : Oui, ô Envoyé de Dieu. Il leur a
  dit : Celui d'entre vous qui a le meilleur caractère"
(Ahmad).
    Il a dit aussi : "Rien ne pèsera dans la balance du croyant
  au Jour de la Résurrection comme le bon caractère. Car Dieu
  déteste l'homme obscène et grossier. Et l'homme doté d'un
  bon caractère atteindra par cette qualité le degré de celui
  qui jeûne et prie"
(Ahmad).
    Si une telle déclaration émanait d'un philosophe concerné
  par l'éthique et la réforme de la morale seulement, cela ne
  provoquerait pa l'étonnement. Mais, ce qui est extraordinaire,
  c'est quand elle émane d'un grand fondateur de religion. Car
  les religions s'appuient, en premier lieu dans leur réalité, sur
  l'adoration pure.
    Or, le Prophète Salla-llah allahi wa salam de l'Islam a appelé pour l'observance
  de nombreux actes d'adoration et instauré un Etat fondé sur
  un long combat contre des ennemis multiples. Aussi, si malgré
  l'ampleur des tâches de sa foi et la diversité des aspects de
  l'action devant ses disciples, il trouve le moyen de leur
  indiquer que le bon caractère pèsera beaucoup dans leurs
  balances au Jour de la Résurrection, cela montre clairement
  la place qu'occupe la bonne morale en Islam.
    A vrai dire, si la religion est question de bon caractère entre
  un homme et un autre, elle est dans sa nature céleste un lien
  sublime entre l'homme et son Seigneur. Ainsi, les deux cas se
  ramènent à la même vérité.
    Il est vrai qu'il y a des religions qui annoncent qu'embrasser
  un dogme particulier remet les péchés et qu'accomplir certains
  actes d'adoration efface les fautes. Mais l'Islam ne le confirme
  que si le dogme embrassé constitue un axe pour faire le bien
  et accomplir le devoir, et que si l'adoration proposée conduit
  à se purifier du mal et à se préparer pour la perfection
  recherchée. C'est à dire que les mauvaises actions ne sont
  annihilées que par les bonnes actions assumées par l'homme,
  ce qui lui permet de s'élever vers un niveau meilleur.
    Le Prophète Salla-llah allahi wa salam a tenu à insister sur ces principes justes
  pour que sa Communauté les assimilent bien, de manière à ce
  qu'elle ne sous-estime pas la valeur de l'éthique et afin que
  la valeur des actes cultuels soit rehaussée. Anas rapporte que
  l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam a dit : "Le serviteur peut, grâce à
  son bon caractère, atteindre les sommets des degrés de la
  Vie future et les plus sublimes demeures, tout en ayant une
  adoration faible. Mais il peut, par son mauvais caractère, s'
  enfoncer dans les abîmes de l'Enfer"
(A-Tabarânî).
    De même, 'Aïcha Radhi Allah 'Anha rapporte ceci : "J'ai entendu l'
  Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam dire : Le fidèle croyant peut, grâce
  à son bon caractère, atteindre le degré de celui qui jeûne
  et passe ses nuits dans la prière".
Dans une autre
  version : "Le fidèle croyant peut, grâce à son bon
  caractère, atteindre les degrés de celui qui prie la nuit
  et jeûne le jour"
(Abû Dâwûd). Ibn 'Omar rapporte
  ceci : "J'ai entendu l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam dire : Le
  musulman économe dans son adoration peut atteindre
  le degré de celui qui jeûne et passe ses nuits à prier
  en récitant les versets de Dieu, et ceci grâce
  uniquement à son bon caractère et à la noblesse de
  sa nature"
(Ahmad).
    Abû Hurayra rapporte que le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit :
  "la noblesse du croyant c'est sa Foi. Sa grandeur d'
  âme, c'est son entendement. Et sa lignée, c'est son
  caractère moral"
(Al-Hâkim). De même Abû Dhar
  rapporte qu'il a dit : "L'homme qui a réussi est celui
  qui a voué son coeur sincèrement à la Foi, qui a rendu
  son coeur sain, sa langue véridique, son âme apaisée
  et son naturel droit"
(Ibn Hibbân).


    Dans la société, le bon caractère n'est pas fondé
  à coup d'enseignements prescrits, de simples ordres
  ou d'interdictions. Car il ne suffit pas, pour imprégner
  les âmes de vertus, que le maître dise à l'élève : Fais
  cela ou ne fais pas cela. En effet, l'éducation utile
  exige une longue initiation et des soins continus. En
  plus, aucune éducation ne réussit que si elle s'appuie
  sur un bon modèle. Ainsi, l'homme mauvais ne peut
  laisser un bon effet sur les âmes autour de lui. On
  ne peut attendre un bon effet que de celui vers lequel
  les regards se tournent pour être saisis par sa
  politesse et ravis par sa noblesse. Alors, par admiration
  pour ses qualités, les regards s'inspirent de son attitude
  et par amour sincère ils suivent ses traces. C'est dire
  que, pour que le suiveur acquiert beaucoup de vertus,
  il faut que celui qui est suivi comme modèle en possède
  davantage.
    Or, le Prophète de l'Islam était au milieu de ses Compagnons
  un modèle suprême pour l'éthique à laquelle il appelait.
  En effet, il enracinait cette morale sublime chez ses
  Compagnons d'abord par son noble comportement et
  ensuite par ses sagesses et ses exhortations.
    A ce sujet, 'Abdallâh Ibn 'Amr disait : "L'Envoyé de
  Dieu Salla-llah allahi wa salam n'était ni grossier ni obscène. Il disait :
  Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui possèdent
  le meilleur caractère"
(Al-Buhârî). Anas rapporte
  pour sa part : "J'ai servi le Prophète Salla-llah allahi wa salam pendant
  dix années. Par Dieu ! Il ne m'a jamais dit : Ouf ! et
  ne m'a jamais interpellé en ces termes : Pourquoi as-
  tu fait cela ? ou tâches de faire cela ?"
(Muslim).
    Anas disait également : "Il arrivait qu'une femme
  prenait la main de l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam et le
  conduisait là où elle voulait. De même, quand un
  homme se mettait en face de lui et lui serrait la main,
  il ne la retirait pas avant que cet homme ait retiré la
  sienne et il ne détournait pas son visage avant que
  cet homme ne le fisse. De même, on ne l'a jamais
  vu adopter une position assise hautaine en présence
  d'un visiteur"
(At-Tirmidhî).
    De son côté 'Aïcha disait : "Chaque fois qu'il avait
  à choisir entre deux choses, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam
  optait pour la plus aisée, tant qu'elle ne comportait
  pas de péché. Si cette chose comportait un péché,
  il était d'entre les hommes celui qui s'en éloignait le
  plus. De même, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam n'a jamais
  sévi pour lui-même. Il ne sévissait que lorsqu'une
  prescription divine était violée. De même, l'Envoyé
  de Dieu Salla-llah allahi wa salam n'a jamais frappé de sa main aucune
  chose, ni femme, ni serviteur, sauf quand il combattait
  dans le chemin de Dieu"
(Muslim).
    Anas disait aussi : "Je marchais à côté de l'Envoyé
  de Dieu Salla-llah allahi wa salam qui portait un manteau avec des bordures
  dures. Un homme l'a rattrapé et l'a tiré brutalement vers
  lui, au point que j'ai vu les traces laissées par les bordures
  du manteau sur le cou de l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam. L'homme
  lui a dit : O Muhammad ! l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'est
  tourné vers lui, a souri et il a ordonné une part pour lui"

  (Al-Bukhârî).
    'Aïcha rapporte que l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam a dit : "Dieu
  est bienveillant et aime la bienveillance. Il donne pour la
  bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la violence ou
  pour une autre chose"
(Muslim).
    Dans une autre version : "Chaque fois que la douceur
  se trouve dans une chose elle l'anoblit, et chaque fois
  qu'elle y est arrachée elle l'altère".

    Jarîr rapporte que le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit :
   "Dieu Razza wa jal et magnifié - donne pour la
  bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la stupidité.
  Et quand Dieu aime un serviteur, Il lui donne la
  bienveillance. Chaque fois que les gens d'une maison
  sont privés de la bienveillance, ils sont privés de tout
  le bien"
(At-Tabarânî).
    On a interrogé 'Aïcha Radhi Allah 'Anha : "Que faisait l'Envoyé de
  Dieu Salla-llah allahi wa salam quand il était chez lui ? Elle a répondu : Il
  était au service des membres de sa famille. Quand
  sonnait l'heure de la prière, il faisait ses ablutions et
  sortait pour l'accomplir". 'Abdallâh Ibn Harith
  rapporte : "Je n'ai jamais vu un homme plus souriant
  que l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam
(Muslim).
    Anas disait : "De tous les hommes, l'Envoyé de
  Dieu Salla-llah allahi wa salam était celui qui avait le meilleur caractère.
  J'avais un jeune frère sevré surnommé Abû Umayr qui
  avait un oiseau malade appelé al-Nughayr. Or, l'Envoyé
  de Dieu Salla-llah allahi wa salam cajolait ce jeune enfant et lui disait :
  ô Abû Omayr ! qu'a fait al-Nughayr ?"
(Al-Bukhârî).
    Parmi ses qualités bien connues, l'Envoyé de
  Dieu Salla-llah allahi wa salam était généreux et ne refusait jamais quelque
  chose. Il était courageux et ne revenait jamais sur
  un droit. Il était juste et ne manquait jamais d'équité
  dans son jugement. Il était véridique et loyal dans tous
  les moments de sa vie.
    Dieu ordonne, d'ailleurs, aux musulmans de se conformer
  à ses hautes qualités et à ses nobles vertus : "Vous
  avez dans l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam un beau modèle pour
  celui qui aspire à Dieu et au jour de Jugement et qui
  invoque beaucoup Dieu".
(Sourate Al-Ahzâb -
  les Coalisés - verset : 21).

    Le Qadi 'Iyâdh disait : "Le Prophète Salla-llah allahi wa salam était le
  meilleur des hommes, le plus généreux des hommes,
 le plus courageux des hommes. Une nuit les habitants
  de Médine furent alerté par un bruit. Certaines
  personnes sont allées vers la source de ce bruit. Mais
  l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam les a croisés à son retour, après
  avoir été le premier à arriver sur les lieux et vérifier qu'
  il s'agissait d'une jument détachée d'Abû Talha qui avait
  une épée plantée au collier. Il a dit alors à ces
  personnes : N'ayez crainte".

    'Alî Radhi Allah 'Anhou disait : "Au comble de la bataille nous nous
  protégions derrière l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam qui se trouvait
  le plus exposé face à l'ennemi".

    Jâbir Ibn 'Abdallâh Radhi Allah 'Anhou disait : "On n'a jamais rien
  demandé au Prophète Salla-llah allahi wa salam et qu'il ait répondu par : non".

    Son épouse Khadîja lui a dit un jour : "Tu supportes
  le plus dur, tu donnes au plus démuni et tu assistes dans
  les moments les plus difficiles".
On lui a apporté un
  jour soixante-dix mille Dirhams qu'on a mis sur un
  paillasson. Il s'est levé et les a distribués jusqu'au dernier
  centimes, sans renvoyer un seul demandeur.


  la suite arrrive... Wink

                                        Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Mars 27, 2009, 17:13:49 par Zahiya » Journalisée
convertie38
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« Répondre #1 le: Mars 27, 2009, 17:09:29 »
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                                            Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah

               Voici la suite  Smiley

Un jour un homme vint
  lui demander un peu d'argent. Il lui dit : "Je n'ai rien,
  mais emprunte en mon nom et quand nous aurons
  quelque chose nous le réglerons".
'Omar lui dit :
  "Dieu ne t'a pas chargé de ce que tu ne peux supporter".

  Le Prophète Salla-llah allahi wa salam n'a pas aimé cela. Un homme des
Ansârs (auxiliaires) se leva et dit : "O Envoyé de
  Dieu ! Dépense et ne crains pas une raréfaction de don
  de la part du Maître du Trône".
L'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam
  sourit, son visage s'illumina et il dit : "C'est ainsi qu'on
  m'a ordonné de faire".

    De même l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'employait à rapprocher
  ses Compagnons et à ne pas les diviser. Il honorait le plus
  illustre de chaque groupe et lui confiait sa direction.
    Il metttait aussi les gens en garde et s'en méfiait, mais
  sans en priver aucun de son sourire et de son bon
  caractère. Il s'enquerrait de la situation de ses
  Compagnons et accordait à ses visiteurs une place de
  mérite, de sorte que chacun d'eux pensait qu'il était le
  plus honoré auprès de lui.
    Il était patient avec son visiteur, jusqu'à ce qu'il partait
  de son plein gré. Celui qui lui demandait quelque chose
  ne partait jamais sans cette chose ou au moins avec
  des paroles apaisantes. Sa bonté et sa libéralité ont
  gagné les gens, au point qu'il était un père pour eux
  et qu'ils sont devenus égaux en droit auprès de lui.
    Il était toujours souriant, de nature simple,
  facilement abordable, ni grossier, ni dur, ni criard, ni
  obscène, ni réprobateur, ni distributeur de compliments.
  Il fermait les yeux devant ce qu'il n'aimait pas et son
  visiteur ne désespérait jamais de lui.
    'Aïcha Radhi Allah 'Anha disait : "Personne n'avait de meilleur bon
  caractère que l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam, jamais aucun
  de ses Compagnons ou des membres de sa Famille ne
  l'avait appelé sans qu'il ne répondisse par : je suis à
  toi".

    Jarîr Ibn 'Abdallâh Radhi Allah 'Anhou disait : "Jamais l'Envoyé
  de Dieu Salla-llah allahi wa salam ne s'est détourné de moi depuis que
  j'ai embrassé l'Islam. Il souriait chaque fois qu'il me
  voyait".

    Il plaisantait avec ses Compagnons, se mêlait à
  eux et les ménageait. Il jouait avec leurs enfants
  et les mettait sur ses genoux.
    Il répondait à la demande de l'homme libre, de l'
  esclave, de la servante et du déshérité, rendait
  visite aux malades au fin fond de Médine et
  acceptait l'excuse de celui qui la présente.
    Anas disait : "Jamais l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam
  n'a détourné la tête face à un homme qui lui
  parlait en confidence à l'oreille avant que cet
  homme ne détourne la tête le premier. Jamais
  il n'a retiré sa main à un homme qui la serrait
  avant que celui-ci ne retire la sienne. En plus, il
  commence toujours par saluer celui qu'il rencontre
  et serre le premier la main de ses Compagnons".

    De même, on ne l'a jamais vu allonger les pieds
  au milieu de ses Compagnons, de manière à gêner
  l'un d'eux.
    Il honorait celui qui entrait chez lui. Il lui arrivait
  même d'étaler pour lui son manteau, ou de lui donner
  l'oreiller sur lequel il était adossé et de l'inviter à s'y
  asseoir s'il refusait.
    Il surnommait ses Compagnons et les appelait par
  leurs meilleurs noms pour les honorer. Il ne coupait
  jamais la parole à quiconque avant que celui-ci s'
  arrête de parler ou se lève pour s'en aller.
    Anas disait : "Lorsqu'on lui apportait un cadeau,
  le Prophète Salla-llah allahi wa salam disait : Portez-le à la maison d'
  une telle, car elle était une amie de Khadîja ; elle
  aimait Khadîja".

    'Aïcha disait : "Je n'étais jalouse d'aucune
  femme autant que de Khadîja en raison de ce que
  je l'ai entendu dire d'elle. Il lui arrivait d'immoler une
  chèvre et de la donner en cadeau à ses amies. Un
  jour, sa soeur (de Khadîja) a demandé qu'il la recoive
  et il a été réjoui par elle. Un autre jour il a aimablement
  reçu une femme et l'a longuement interrogé sur sa
  situation. Après son départ, il a dit : Elle venait nous
  voir du vivant de Khadîja. Or, la fidélité au pacte fait
  partie de la Foi".

    De même, il était attentif et bienveillant avec les
  gens de sa lignée, mais sans les préférer à ceux qui
  ont du mérite.
    Abû Qatâda rapporte ceci : "Quand la délégation
  du Négus (al-Najâchî) est venu à Médine, le
  Prophète Salla-llah allahi wa salam se leva pour les servir. Ses Compagnons
  lui dirent : nous pouvons assumer cette tâche à ta
  place. Il leur dit : Ils ont honoré nos Compagnons et
  j'aime les récompenser".

    Abû Umâma rapporte ceci : "L'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam
  est sorti vers nous et nous nous sommes levés. Il nous
  a dit alors : Ne vous levez pas comme le font les non-
  Arabes pour s'honorer les uns les autres".
Il a dit
  également : "Je ne suis qu'un serviteur qui mange
  comme tout serviteur, et je m'asseois comme s'
  asseoit tout serviteur".
Il montait également à dos
  d'âne, montait à deux sur le dos d'une monture, rendait
  visite aux démunis, tenait compagnie aux pauvres, se
  mêlait à ses Compagnons et s'asseyait là où il y avait
  une place.
    De même l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam a accompli un
  pèlerinage à dos de chameau avec une selle usée, sur
  laquelle il y avait une couverture qui ne valait pas quatre
  Dirhams. Il a dit à cette occasion : "C'est un pèlerinage
  sans la moindre hypocrisie ni ostentation".

    Quand il a conquis la Mecque, il y entra la tête
  tellement baissée sur sa monture qu'elle touchait
  presque le bois placé devant la selle, par modestie
  envers Dieu Razza wa jal.
    Il gardait souvent le silence et ne parlait pas
  inutilement. Il se détournait également de celui qui
  proférait de mauvais propos.
    Son rire était du sourire et son discours était
  tranchant, là où il n'y a ni indiscrétion ni insuffisance.
    Le rire de ses Compagnons en sa présence était
  du sourire, par égard pour lui et par conformité à lui.
    Les séances qu'il tenait étaient des séances de
  magnanimité, de bien et de fidélité, où les voix ne s'
  élevaient point et où on ne portait pas atteinte aux
  honneurs.
    Quand il parlait, ses Compagnons présents baissaient
  la tête en restant immobiles et silencieux.
    Quand il se déplaçait, il marchait en entier et on
  savait en le regardant marcher qu'il n'était ni las, ni
  paresseux.
    Ibn Abû Hâla disait : "Il gardait le silence pour
  quatre choses : par magnanimité, par prudence,
  par égard et par réflexion".

    'Aïcha disait : "Quand il parlait d'une chose
  ses mots pouvaient être comptés".

    Il aimait le parfum et les bonnes odeurs et en
  usait beaucoup. Toutes les richesses de la vie
  d'ici-bas lui ont été offertes, mais il s'est détourné
  de leurs attraits et mourût en ayant son bouclier
  hypothéqué chez un juif en échange de dépenses
  en faveur des siens.


 Sources extraites du livre "L'Ethique Du Musulman"
  de Mohammad Al Ghazali

                                             Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
« Dernière édition: Mars 27, 2009, 18:41:09 par Zahiya » Journalisée
   

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