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Auteur Fil de discussion: La Croyance des gens de la Sunnah et du Consensus  (Lu 2122 fois)
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convertie38
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« le: Mars 08, 2009, 00:50:57 »
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                                        Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah
     
La croyance des gens de la Sunnah et du Consensus
La Croyance correcte dans l’Unicité des Noms et Attributs

Parmi les points de la Croyance des gens de la Sounnah et du Consensus : Ils attribuent à Allah le Très-Haut ce qu’Il s’est attribué à Lui-même et ce que Lui a attribué son Messager sal Allah alayhi wa salam comme Noms et Attributs parfaits, et ne passent pas outre le Coran et la Tradition Prophétique rapportée de manière authentique du Messager d’Allah Sal Allah alayhi wa salam.

Ils attribuent les mots et en connaissent leurs sens dans la langue des Arabes qui est la langue dans laquelle a été révélé le Coran, et s’en remettent à Allah pour le comment car Allah seul en connaît le comment et ne l’a fait savoir à personne parmi les Humains. Ils se basent donc dans ce chapitre dangereux sur des bases fermes légiférées, dont celui qui s’y tient sera préservé de la déviance :

La première :

Attribuer à Allah ce qu’il s’est attribué à lui-même ou Lui a attribué son Messager sal Allah alayhi wa salam sans rajout ni diminution, car personne n’est plus savant d’Allah que Lui-Même comme dans (la traduction approximative et rapproché du sens) de la Parole d’Allah :

« Dis: est-ce vous les plus savants, ou Allah ? » (Sourate « Al-Baqara » La Vache ,Verset 140.)

Et personne n’est plus savant d’Allah après Allah que le Messager d’Allah  sal Allah alayhi wa salam:

« Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée »

(Sourate « A-Najm » L’étoile ,Versets 3-4.)

La seconde :

Le fait d’élever Allah au-dessus de toute ressemblance  avec Ses créatures dans Ses Attributs :

La traduction approximative et rapproché du sens de la Parole d’Allah :


« Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant » (Sourate « A-Choûrâ » La Consultation ,Verset 11.)

La traduction approximative et rapproché du sens de la Parole d’Allah :
« et nul n’est égal à Lui » (Sourate « Al-Ikhlâs » Le Monothéisme Pur ,Verset 4 .)

La troisième :

Le fait de ne pas chercher à percevoir le comment de Ses Attributs :

La traduction approximative et rapproché du sens de la Parole d’Allah :


 « eux-mêmes ne Le cernent pas de leur science » (Sourate « Tâhâ » ,Verset 110.)

La traduction approximative et rapproché du sens de la Parole d’Allah : 


 « Lui connais-tu un homonyme ? » (Sourate « Maryam » ,Verset 65.)

Parmi Ses Attributs : Ce qu’Allah nous a cité dans un Texte Coranique (dont la traduction approximative et rapproché du sens du Verset) est :

« le Tout Miséricordieux s’est établi sur le Trône » (Sourate « Tâhâ » ,Verset 5.)

Et ce à plusieurs endroits dans le Coran ; nous pouvons en tirer l’enseignement suivant :

L’affirmation de l’élévation d’Allah sur le Trône, élévation réelle dont nous connaissons le sens et ignorons le comment.


Son sens est : l’élévation comme cela est rapporté dans la langue des arabes, et les gens de la Sounnah et du Consensus sont unanimes sur ce sens.
Tandis que le comment de l’élévation: nul ne le connaît en dehors d’Allah.
Et en fait partie également (La traduction approximative et rapproché) de la Parole d’Allah :

« Allah est certes celui qui voit et entend tout » (Sourate « A-Nisâ » Les Femmes ,Verset 58.)

Nous tirons comme enseignement de ce Verset et d’autres Versets identiques :


L’affirmation de l’attribution à Allah de l’Attribut de l’Ouïe, ouïe qui est dans la langue des arabes la perception des sons.
Nous attribuons donc à Allah une Ouïe avec laquelle Il entend les sons mais cette Ouïe ne ressemble  pas à l’ouïe des créatures d’Allah, et nous laissons à Allah le comment de cet Attribut.


Nous ne disons donc pas : comment entend-Il ? Et nous ne débattons pas de ce sujet car Allah ne nous l’a pas fait savoir et s’est réservé la Science de cela.

Et de même pour la vue qui est la perception des images, comme cela est rapporté dans l’authentique de Mouslim d’après une narration de Abou Moussa Al-Ach‘ari -qu’Allah l’agrée- que le Prophète sal Allah alayhi wa salam a dit :

« Allah ne dort certes pas et Il ne Lui convient pas de dormir, Il fait descendre la balance et l’élève, vers Lui sont élevées les actions de la nuit avant celle du jour, et les actions du jour avant celles de la nuit, son voile est la lumière, s’il venait à découvrir son voile la Lumière de Son Visage brûlerait tout ce qu’Il à vue parmi Ses créatures » (Ndt : c’est-à-dire toutes Ses créatures comme l’a rapporté A-Nawawi dans son explication de l’authentique de Mouslim).

Nous attribuons donc à Allah une Vue réelle (Ndt : qui Sied à Sa Grandeur et à Sa Majestuosité) avec laquelle Il Voit mais nous ne connaissons pas le comment de cette Vue et nous ne savons que ce qu’Allah nous a appris dans ce Verset :

La traduction approximative et rapproché du sens de la Parole d’Allah :


 « Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, Le Clairvoyant » (Sourate « A-Choûrâ » La Consultation ,Verset 11.)

Ce sont des exemples donnés pour mettre en évidence la Voie des gens de la Sounnah et du Consensus dans les Noms et Attributs d’Allah.


Traduit par Mehdi Abou Abdirrahman

source:

tiré du livre amou3taqadou assahihou alwajibou 3ala koulli mouslimin i3tiqadouhou de cheikh abdoussalam bnou barjiss  qu'Allah lui fasse miséricorde.


-------------

Note personnel :

Ceci est donc la croyance des gens de la Sunnah et du Consensus, tout musulman se doit d'avoir cet croyance concernant les Noms et Attribut d'Allah, il est important de bien comprendre ce sujet et la croyance qui est découle, car cette croyance concerne Allah Le Très Haut, et le musulman se doit de connaître Son Seigneur d'une connaissance correct et non érroné. Ceci fait partis des choses que le musulman ne peut ignorer.

Cet croyance est donc très simple nous attestons qu'Allah voit et entend, mais nous ne pouvons dire le Comment de cet ouïe ou le Comment de cet vue, Seul Allah en a connaissance, le musulman se doit simplement d'y croire, et Il en est de même pour les autres Attributs d'Allah, tels que le Visage, le musulman reconnais qu'Allah a un Visage, car Allah nous en a informé, mais le Comment de Son Visage revient a Allah Seul.

De la nous voyons donc le juste milieu de l'islam par apports aux autres religions, comme par exemple le christianisme qui a fait ressembler Allah a Ses créatures, en donnant des caractéristique Humaine a Allah, en disant qu'Il mangait, buvait, dormais etc... hors manger, boire et dormir etc.. ne sont que des caractéristique humaine et non Divine. De la nous voyons l'erreur des chrétiens qui ont fait ressembler Allah a Ses créatures et nous voyons une fois de plus que la croyance islamique est au juste milieu et qu'elle détient la vrai croyance concernant ce sujet ainsi que tout les autres.

En effet la croyance islamique a donc pris les Noms et Attributs d'Allah tels qu'ils sont, elle n'a pas fait ressembler Allah a Ses créatures, elles n'a pas non plus nier les Noms et Attributs d'Allah, elles n'a pas non plus fait dévier le sens des Noms et Attributs d'Allah, elle n'a pas non plus chercher le comment des Noms et Attributs d'Allah, plutot elle a accepter tous ce qu'Allah S'est attribuer Lui même dans le Coran ainsi que ce que son messager Mouhammad sal Allah alayhi wa salam nous a informé dans sa Sounnah (tradition du prophète Mouhammad sal Allah alayhi wa salam), sans ajouter quoi que se soit et sans en retirer quoi que se soit.

"C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez-Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms: ils seront rétribués pour ce qu'ils ont fait. " (Saint Coran)


                                       Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh


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« Répondre #1 le: Mars 08, 2009, 08:03:53 »
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 bismillah   Salam Alaykoum
     
« le Tout Miséricordieux s’est établi sur le Trône » (Sourate « Tâhâ » ,Verset 5.)
j aimerai apporter plus d explication pour ne pas croire que l établissement sur le trône est la meme chose que nous savons
voici l explication selon ahl assunna et du consensus
citation
Un homme a demandé à l'Imâm Mâlik (m. 179) : « Comment Allah a-t-Il fait l'istiwâ sur le trône ? » L'Imâm Mâlik a incliné sa tête et est resté silencieux jusqu'à ce que la sueur de la fièvre ait couvert son front, puis il a levé les yeux et a dit : « L'istiwâ' n'est pas inconnu (ghayru majhûl), sa modalité est inconcevable pour l'esprit (al-kayfu minhu ghayru ma`qul) ; mais y croire est obligatoire, et l'investigation à son sujet est une innovation hérétique. Tu es un innovateur. » Et il a donné l'ordre que celui-ci soit mis dehors.
(Ref: Ibn Abî Zayd al-Qayrawani, al-Jami` fi al-sunan wa al-adab wa al-maghazi wa al-tarikh, ed. M. Abu al-Ajfan ; `Uthman Battikh (Beyrouth : Mu'assasat al-risala ; Tunis: al-maktaba al-`atiqa, 1402/1982) p. 123. )

L'imâm Abû Hanîfa (m. 150) indique dans sa Wasiyya : « Si Allah avait été dans un endroit et avait eu besoin de s'assoir et de se reposer avant de créer le trône, alors la question 'Où était Allah ?' se serait appliquée à lui, ce qui est impossible...Nous affirmons qu'Allah est établi (istawa) sur le trône sans avoir besoin (hâja) de celui-ci, et sans installation (istiqrâr) au dessus de celui-ci, car Il est Celui qui préserve le Trône et les autres [créatures] sans avoir besoin d'aucune d'entre elles. »
(Ref : Abû Hanîfa, Wasiyyat al-imam al-a`zam Abû Hanîfa, ed. Fu'ad `Ali Rida (Beyrouth : Maktabat al-Jamahir, 1970) p. 10. )
 baraka ma soeur  Salam Alaykoum
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« Répondre #2 le: Mars 08, 2009, 16:19:51 »
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                                     Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

 bismillah

                Baraka Allahou Fik mon  Rire Mouslim Malek 7 pour avoir apporter de plus
             amples explications Smiley Wink
             qu' allah soit Satisfait de toi amine

                                       Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh

         
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« Répondre #3 le: Mars 08, 2009, 19:55:30 »
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 bismillah
 Salam Alaykoum wa Rahmatoulahi wa Barakatouh
ma chere  Sourire Mouslima voilace que j'ai trouvé en esperant tu trouve ton bonheur bonne lecture
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« Répondre #4 le: Mars 08, 2009, 20:32:50 »
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 bismillah
À la recherche de l'Islam modéré:] Une réponse à Lawrence Auster
par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
28 janvier 2005

http://fr.danielpipes.org/2380/a-la-recherche-de-lislam-modere-une-reponse-a-lawrence

Version originale anglaise: [The Search for Moderate Islam:] A Reply to Lawrence Auster
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Lawrence Auster qualifie mon approche de l'Islam d'«œcuménique» et la sienne de «civilisationniste». Je préfère considérer mon point de vue comme étant «historique» et le sien «essentialiste» – je mets l'accent sur le fait que les choses changent avec le temps, alors qu'il les estime statiques. Par exemple, il insiste sur les éléments persistants au long des siècles alors que je me concentre sur les grands changements depuis que j'ai commencé à étudier l'Islam, en 1969.

Sa démonstration est axée sur l'affirmation selon laquelle «l'Islam modéré ne peut pas exister». Ce à quoi je réponds que l'Islam peut être tout ce que les Musulmans souhaitent en faire. Je lui recommande de se pencher davantage sur l'histoire musulmane, afin qu'il puisse comprendre par lui-même comment, pour prendre deux extrêmes, les Islams bosnien et najdi devinrent ce qu'ils sont devenus, l'un comptant parmi les plus tolérants et l'autre incontestablement en tête de la liste des plus sévères.

La religion a énormément changé par le passé et elle continuera sans doute à le faire. La majorité d'entre nous s'accordent à dire que le monde musulman traverse actuellement une crise terrible, mais Auster y voit une condition permanente. J'y distingue pour ma part un passage temporaire comparable, peut-être, à l'Allemagne de l'entre deux guerres.

La démonstration d'Auster est basée sur une acceptation statique du Coran, qui ignore à quel point les points de vue des Musulmans ont évolué au cours du passé et jusqu'à nos jours. Il existe d'ores et déjà des interprétations (telles que celle de l'expert soudanais Mahmud Muhammad Taha) qui revisitent des siècles d'interprétation coranique afin de rendre l'Islam compatible avec la modernité. Elles sont là, prêtes à l'emploi.

Je serais «dans l'erreur», écrit Auster, en pensant que l'Islam modéré (ou l'Islam anti-islamiste) existe. Pourtant, j'ai personnellement travaillé côte à côte avec des Musulmans modérés et j'ai décrit certains d'entre eux (voir «Naming Moderate Muslims» – les noms de Musulmans modérés – la liste en question est en anglais, mais les principaux articles indiqués sont traduits, ndt). Par ce déni de leur existence, Auster donne à penser qu'il se laisse guider davantage par sa théorie que par les faits.

Je trouve choquante la comparaison établie par Auster entre l'Islam et le communisme soviétique. Mais s'il souhaite comparer une foi avec une idéologie politique, alors il devrait comparer l'Islam avec l'entier du mouvement socialiste, y compris toutes les nuances séparant la social-démocratie du stalinisme.

Il se demande pourquoi je ne porte pas de jugement sur l'Islam, ce à quoi je réponds que la foi individuelle n'entre pas dans le champ de mon analyse, laquelle se limite aux orientations politiques et aux actions concrètes d'une personne. Je pense, d'une manière générale, qu'il vaut mieux ne pas mélanger l'étude scientifique et les questions de croyance.

Et quant à son coup de griffe – «depuis quand l'étude d'un sujet exclut-elle la possibilité de le critiquer?», j'y réponds en précisant que mon sujet d'étude n'est pas l'Islam mais les Musulmans dans l'histoire. J'ai signalé maintes fois cette distinction, par exemple dans les sous-titres de mes ouvrages («La genèse d'un système militaire», «L'Islam et la puissance politique», «Points de vues sur l'Islam et la politique moyen-orientale»). Et il cherchera en vain dans ma bibliographie des œuvres portant sur des thèmes tels que la notion de divinité dans le Coran, les origines des hadiths, la poésie de Rumi et la foi des soufis.

Le regard que porte Auster sur l'Islam pré-moderne («les splendeurs de l'Islam médiéval sont en grande partie mythiques. Cette civilisation était parasitaire, ses prouesses furent principalement celles des populations asservies telles que les Byzantins, les Juifs et les Indiens et elle périclita après avoir finalement épuisé son hôte») n'est qu'une projection superficielle des problèmes actuels. En fait, son raisonnement est basé sur une contradiction flagrante («une civilisation parasitaire»). Une réelle et vivante civilisation islamique a bel et bien existé et (pour prendre une date commode) elle représentait en 1005 le point culminant de ce que l'humanité avait su atteindre à l'époque en termes de connaissances, de gouvernance et de progrès. Je pense qu'Auster devrait se plonger davantage dans l'étude de cette civilisation avant de la dénigrer de cette manière.

Auster me décrit comme un apologiste de l'Islam traditionnel («Pipes, incroyablement, nie les aspects agressifs, collectivistes, génocidaires et tyranniques de l'Islam traditionnel (…) pour évoquer un Islam romantique et savoureux»). Ma vision de l'Islam historique est censée être «entièrement positive» et mes écrits seraient exempts de toute évocation de sujets tels que le djihad, les conquêtes islamiques, la charia, l'esclavagisme et la dhimmitude. Je ne peux que regretter qu'Auster n'ait pas consacré un peu plus de temps à mes écrits avant de tirer de telles conclusions à leur sujet. Il y aurait trouvé, par exemple, un long article de 2002 intitulé «Jihad and the Professors» (l'Islam et les professeurs) et plusieurs textes plus courts («Harvard aime le djihad», «Qu'est-ce que le djihad?») traitant en profondeur du djihad, et ce avec toute la sévérité qu'auster pouvait souhaiter (j'en parle à un endroit comme d'une «horrible réalité»; à un autre, je cite Bat Ye'or évoquant les souffrances – «la guerre, la dépossession (...), l'esclavage et la mort» – que le djihad a provoquées). Et l'esclavage? Mon premier livre a été intitulé Slave Soldiers and Islam (les soldats esclaves et l'Islam). J'ai également publié des études moins importantes sur ce thème (datées essentiellement de 1980 à peu près et non disponibles en ligne) portant des titres tels que «Mawlas: Freed Slaves and Converts in Early Islam» (Mawlas: esclaves affranchis et convertis dans l'Islam naissant) et «Why Did Military Slavery Exist?» (pourquoi a-t-il existé un esclavage militaire?). Je me demande bien ce que je devrais faire, exactement, pour prouver que mon approche de l'Islam pré-moderne n'a rien de romantique.

Ceci dit, j'évalue l'Islam pré-moderne en fonction des standards de son époque, non des nôtres, et je suis ainsi moins incisif qu'Auster. En outre, je m'associe au large consensus en la matière selon lequel durant la première moitié de l'histoire de l'Islam, ses adeptes furent moins «agressifs, collectivistes, génocidaires et tyranniques» que leurs homologues chrétiens en Europe. Le flux régulier de Juifs fuyant la Chrétienté pour rejoindre l'Islam constitue l'un des signes de cette réalité.

Enfin, je dois répliquer à la description suivante: «Le respect de Pipes pour l'Islam, sa foi dans sa nature bienfaisante et son espoir constant (en dépit de toute évidence) que nous allons pouvoir finir par vivre en totale harmonie avec lui contredisent et affaiblissent son analyse réaliste des dangers qu'il représente.» Il est vrai que j'éprouve du respect pour la religion d'un milliard de gens, mais je ne me rappelle pas avoir jamais exprimé de «foi dans sa nature bienfaisante». Au contraire, j'ai publiquement critiqué la formulation du président George W. Bush selon laquelle «l'Islam est paix». Et quant à mon espoir que les Musulmans et les non-Musulmans pourront vivre en totale harmonie, c'est en effet une espérance. Mais qui, en 1940, aurait pu imaginer vivre en totale harmonie avec l'Allemagne, l'Italie et le Japon? Un tel espoir est justifié. Le fait que nous connaissions maintenant une telle harmonie depuis plusieurs décennies indique que le changement est possible grâce à une victoire militaire puis à des conseils éclairés aux vaincus visant à les aider à comprendre leurs propres traditions d'une manière modérée, moderne et empreinte d'esprit de bon voisinage.

Quant à la deuxième partie de l'analyse d'Auster, à ses recommandations politiques, je constate qu'elles diffèrent singulièrement peu des miennes telles que je les ai exposées trois ans plus tôt dans «Qui est l'ennemi?» Auster affirme ainsi que «l'Occident doit affronter l'Islam en tant qu'Islam et ainsi réduire sa puissance jusqu'au point où les Musulmans n'ont plus la possibilité de lancer le djihad contre nous. Dans de telles circonstances, un type d'Islam plus convenable pourrait apparaître.» Cette approche en deux temps ressemble fort – au point de paraître en être dérivée – à mon programme qui consiste à vaincre l'Islam radical puis à promouvoir un Islam modéré qui le remplacerait. Auster et moi sommes d'accord sur le fait qu'en définitive «un type d'Islam plus convenable» est la seule issue possible.

Je laisse à Auster le soin d'expliquer en quoi son Islam «convenable» diffère de mon Islam «modéré» (dont il affirme avec force qu'«il n'existe pas et ne peut pas exister») et pourquoi, si l'Islam ne peut pas changer, il affiche ainsi son aspiration, comme moi, à un Islam différent.

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Chant: le prophete bien aimé
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