
Il est demandé de faire ses condoléances à la famille endeuillée, hommes et femmes, avant et après l'enterrement., pendant les trois jours qui suivent le décès, à moins d'être absent ou loin. Dans ce cas, il est possible de les présenter après les trois jours. Le Prophète (saw) dit :"
Il n'y a pas d'homme croyant qui console son frère frappé d'un malheur, que Dieu ne revête d'un habit d'honneur le Jour de la Résurrection". (Rapporté par Ibnou Maja).Le but de cette consolation est d'inciter à l'endurance par le rappel de ce qui pourrait alléger le mal et soulager le chagrin. Toutes les formules sont bonnes à dire. On rapporte que le Prophète (saw) envoya le salut à sa fille qui fit part de la mort de son enfant et lui dit
:"Tout appartient à Dieu, ce qu'il offre et ce qu'Il retire. Il a assigné un terme à tout ce qu'Il a crée. Qu'elle supporte son malheur ayant foi en la récompense divine" (Rapporté par Al Bokhari).Une habitude fâcheuse contractée par ignorance et qu'il faut éviter est celle de se réunir pour les condoléances chez la famille du défunt qui organise à cette occasion des festins et supporte des dépenses pour se faire remarquer. Nos ancêtres n'avaient pas connu de telles réunions. Leurs condoléances étaient simples, présentées au cimetière ou à l'occasion d'une rencontre. Il n'est pas interdit de se rendre chez la famille du défunt, quand cette rencontre n'a pas eu lieu au cimetière ou ailleurs. Ce qu'il faut éviter, ce sont ces réunions organisées à cet effet. D'autre part, il est conseillé aux parents et aux voisins d'apprêter le repas pour la famille en deuil, le jour du décès. Le Prophète (saw) dit
:"Préparez pour la famille de Jaffar un repas, car ils ont d'autres préoccupations" (hadith rapporté par Ahmed, Tirmidhi et Al Hakim).